Des maux aux mots.

 

 

Je ne puis supporter ces querelles

elle ne mènent à rien

mais m’interpelle

elles sont dignes de vauriens.

 

J’imagine des pantins

se démenant sur leurs claviers

ils n’ont rien d’humains

et ressemblent aux éperviers.

 

A longueur de journées

ils monologuent des phrases sans suite

sont ils givrés

ou sous les effets d’une cuite.

 

J’ai trop l’amour des mots

pour me contenter de si peu

oubliez même l’argot

vous en devenez irrévérencieux.

 

Qu’attendent ils de la vie

Sont ils désespèré

pour se disputer ainsi

et toujours vitupérer.

 

 

 

Je voudrais rendre honneur

à vous mes amis bloggueurs

qui aimé les beaux écrits

contrairement aux chatteurs

qui ne poussent que des cris.






 

 

Qui a le droit?

Il y a des barrières difficiles à lever

des regards en détresse impossible à surmonter

mais de tout temps  des hommes se sont levé

et dans la lumière du matin ont osés parler.

 

 

Au fin fond d’un pays sans âme

chaque jour tu avais peur que l’on t’affame.

tu croupissais dans une masure infâme

subissant chaque jour la honte et le drame.

 

 

La porte de ta prison un jour s’est ouverte

était elle rouge noire ou verte?

Qu’importe c’était enfin la délivrance

Il en était finis de ta souffrance.

 

Au nom de qui peut on commettre des crimes?

Qui a le droit de prendre la vie d’autrui?

Il y à encore de nombreux pays qui oppriment.

Un jour il en sera fini de cette nuit….

 

 

 

Amour effronté

 

 

Bonjour,

 

J’ai reçu pour mon anniversaire un ouvrage magnifique s’intitulant:

 

ORIENT Mille ans de  poésies et de peintures. J’ai trouvé ce petit texte qui date des années 1000 (ce poète est mort en 1037)

 

L’amour d’une beauté nouvelle

chaque jour me ravit

En ouvrant chaque jour la porte

Il entre effronté et hardi.

 

Même si je ferme la porte

A clé et double tour

Trouvant un chemin, il vient

En souterrain comme les fourmis.

 

Et si la nuit je m’échappe

Et qu’ailleurs je m’enfuis

Lui aussi quitte la maison

Et là ou je vais me suis.

 

Ma souffrance vient de mon coeur

Qu’ai je à gémir de l’amour?

Même s’il est sans fin, l’amour

Un jour, lui aussi finit.

 

FARROKHI SISTÂNI

 

Ce poète est originaire de l’Iran, il est rapidement reconnu pour ses talents de poète et de musicien. Alors qu’il travaille à la campagne pour un propriétaire terrien, ses qualités le font
accepter à la cour: l’émir en place lui fournit tout ce qu’il désire afin qu’il puisse composer en paix. Il finit toutefois par être évincé de la cour et retrouve la condition précaire des poètes
de son temps.

 

En souvenirs des Poilus.

 

D’aussi loin que mes souvenirs
remontent, je me remémore ce que me disais mon Grand Père, ce texte nous retrace la guerre de 1914/1918, c’est une page de notre histoire, je vous la livre, elle est fidèle à ce que tous les
poilus ont vécus.

 

 

A la mobilisation générale
Vous aviez tout juste vingt ans
Vous pensiez être revenus
Au moins pour noël
Vos femmes sont allées au champs
Ou bien à l’usine
Car vous n’y étiez plus
Votre vie n’était pas belle
Pour vous il n’y a plus
Ni jour, ni nuit,
C’était un véritable enfer
Ce devait être la der des der
Mais ce ne fut pas la dernière
Tu y étais Grand Père.


Ils vous appelaient les « Poilus »
Combien sont revenus?
Vous buviez un coup
Pour vous donner du courage
Vous dormiez dans la boue
Au fond de vos tranchées
Vous ne saviez plus quel âge?
Il fallait vous donner
Tant vos visages
Avaient changés.


Vous vous battiez avec ardeur
pour votre pays « la France »
Toi, tu as eu de la chance
D’autres pas.
Vous attendiez la nuit
Pour ramener vos morts
Certains étaient vivant
Mais que feront ils demain?
Sans jambes, bras ou mains.


Baïonnettes au canon
Vous montiez à l’assaut
Vous êtes allés au fort de Douaumont
Vous auriez préféré dormir
Au fond d’un lit
Et ne plus penser à vos amis
Qui venaient de périr
Vous les avez laissés
Au fond de la tranchée
Sans oublier d’écrire
A leurs femmes ou fiancées.
Pour eux tout était finis
Il avaient trouvés le repos.


De la bataille de la Meuse
Aux taxis de la Marne
En passant par Verdun
Vous ne faisiez qu’un
Avec tous les morts
Qui sont tombés
Aux Champs d’Honneur,
Vous êtes allés avec la peur
Jusqu’au Bosphore
Aux portes de l’Asie
Combattre vos ennemis.
Vous vous êtes battus
Jusqu’aux Dardanelles
Vous n’avez jamais vu
Le soleil se coucher
Sur les mosquées
Tout était éteint
Au fond de vos prunelles
Jusqu’au petit matin
De votre retour
Ou vous alliez
Retrouver votre « Amour ».

 

Écrit dans un recueil offert à ma famille en novembre 2000.

Pieds de nez

 

 

Comment pourrai-je plagier

alors que mes mots courent dans ma tête

et s’évanouissent au matin sur ma feuille de papier.

 

Pensez vous que je sois si bête?

pour ne pas savoir créer mes  poèmes

avez vous diligentés une enquête?

 

Je  ne saisis pas le sens de ces mesquineries

même sur la toile je découvre la haine

je réponds en un poème à vos bouffonneries.

 

Une expression, un mot une idée

parfois cela peut se ressembler

mais recopier dans son intégralité une poésie

est à mes yeux pire qu’une anesthésie.

 

Toutes les oeuvres crées sont à respecté

je n’ai jamais lu une ligne de vos poèmes

ils n’existent pas car vous êtes là pour critiquer



 

Je prends du bon côté vos imbécillités

grâce à votre paranoïa

cela me donne la facilité

d’ironiser sur vos gribouillas.

 

Il serai de bon ton de balayer devant votre porte

vous ne connaissez de moi que mes écrits

mais je vous avoue que cela me conforte

dans mes idées vous me semblez bien aigris.