Les Catherinettes.

 

 

Aujourd’hui c’est la fête

pour toutes les Catherinettes.

Joli chapeau sur leurs têtes.

Elles rêvent d’une amourette.

 

L’une d’entre elle se  nomme Pierrette

elle a un chapeau avec de  jolies violettes.

La seconde est son amie Rosette

son  couvre chef est celui d’une reinette.

 

Elles prennent la poudre d’escampette

au son d’une clarinette

elles vont retrouver Jeannette

qui rêve sur son escarpolette.

 

Quand à l’amie Josette

elle vogue sur sa goélette

elle connait un marin à la  jolie binette

la coquine  le voit en cachette.

 

Munie de son amulette

la jolie Lucette

ira au bal des coquettes

avec sa jolie voilette.

 

Elles font les starlettes

voir même les vedettes

mais demain dans les oubliettes

elles disparaissent en une  pirouette.




Overdose

 

 

Ah mes amis, j’ai pris une overdose

de mots, de cris, de folie

là j’ai ma dose

ce sont tous des impolis.

 

J’ai mis mes pas dans l’inconnu

c’était des bruits d’outre- tombe

ou je n’étais pas la bienvenue

j’entendais même le bruit des bombes.

 

J’ai ouvert ma porte  à des fous furieux

il en va de leur santé

voyons soyez sérieux

vous allez rester aimantés.

 

Je préfère ma Liberté

je la reprends ne vous en déplaise

gardez votre  imbécillité

mais filez  à l’anglaise.

 

 

je ne vous garde pas rancune

vous m’avez ouvert les yeux

vous avez beaucoup de lacunes

et vous n’êtes point heureux.

 

Demain je retourne à mes rêves

vous n’y avez pas vote place

une nouvelle ère s’achève

j’ai pris ma gomme et vous efface.

 

 

 

 

 

Des maux aux mots.

 

 

Je ne puis supporter ces querelles

elle ne mènent à rien

mais m’interpelle

elles sont dignes de vauriens.

 

J’imagine des pantins

se démenant sur leurs claviers

ils n’ont rien d’humains

et ressemblent aux éperviers.

 

A longueur de journées

ils monologuent des phrases sans suite

sont ils givrés

ou sous les effets d’une cuite.

 

J’ai trop l’amour des mots

pour me contenter de si peu

oubliez même l’argot

vous en devenez irrévérencieux.

 

Qu’attendent ils de la vie

Sont ils désespèré

pour se disputer ainsi

et toujours vitupérer.

 

 

 

Je voudrais rendre honneur

à vous mes amis bloggueurs

qui aimé les beaux écrits

contrairement aux chatteurs

qui ne poussent que des cris.






 

 

Qui a le droit?

Il y a des barrières difficiles à lever

des regards en détresse impossible à surmonter

mais de tout temps  des hommes se sont levé

et dans la lumière du matin ont osés parler.

 

 

Au fin fond d’un pays sans âme

chaque jour tu avais peur que l’on t’affame.

tu croupissais dans une masure infâme

subissant chaque jour la honte et le drame.

 

 

La porte de ta prison un jour s’est ouverte

était elle rouge noire ou verte?

Qu’importe c’était enfin la délivrance

Il en était finis de ta souffrance.

 

Au nom de qui peut on commettre des crimes?

Qui a le droit de prendre la vie d’autrui?

Il y à encore de nombreux pays qui oppriment.

Un jour il en sera fini de cette nuit….

 

 

 

Amour effronté

 

 

Bonjour,

 

J’ai reçu pour mon anniversaire un ouvrage magnifique s’intitulant:

 

ORIENT Mille ans de  poésies et de peintures. J’ai trouvé ce petit texte qui date des années 1000 (ce poète est mort en 1037)

 

L’amour d’une beauté nouvelle

chaque jour me ravit

En ouvrant chaque jour la porte

Il entre effronté et hardi.

 

Même si je ferme la porte

A clé et double tour

Trouvant un chemin, il vient

En souterrain comme les fourmis.

 

Et si la nuit je m’échappe

Et qu’ailleurs je m’enfuis

Lui aussi quitte la maison

Et là ou je vais me suis.

 

Ma souffrance vient de mon coeur

Qu’ai je à gémir de l’amour?

Même s’il est sans fin, l’amour

Un jour, lui aussi finit.

 

FARROKHI SISTÂNI

 

Ce poète est originaire de l’Iran, il est rapidement reconnu pour ses talents de poète et de musicien. Alors qu’il travaille à la campagne pour un propriétaire terrien, ses qualités le font
accepter à la cour: l’émir en place lui fournit tout ce qu’il désire afin qu’il puisse composer en paix. Il finit toutefois par être évincé de la cour et retrouve la condition précaire des poètes
de son temps.