Amour impossible

 

 

Tu aurais tant voulu le rencontrer
Ailleurs que dans ces contrées
Ou rien ne fleurit
Si ce n’est la mort
Mais les minutes s’ajoutent aux heures
Et la vie défile trop vite
Nul ne sait freiner le temps
Si tu l’avais su
Aurais tu pu arrêter
La balle qui l’ a tuée
Tu avais pour bagage
Tes cris, ton désespoir, ta rage
Il n’avait pas de fleurs à son fusil
Juste le bruit d’un orage
Au loin l’écho des armes
Répondent à tes larmes
Il gît sur cette terre aride
Tâche de sang encore humide
La mort croise la vie
Là ou la haine remplace l’amour
Il n’a pas vu le jour
Se lever dans le désert
Il en est ainsi mon frère.

 

 

Texte écrit en janvier 2009

 

 

Esclaves d'amour



Esclaves de leurs rêves elles sont enchaînées

leur maître les retient dans une prison dorée

de la fenêtre elles voient les nuages disparaître

elles qui espérant seulement paraître.


Elles ne font rien de leur journée à part se peigner

se parer se faire belles  pour celui qui va les désirer

Certaines deviendront vieilles sans avoir goûter

le plaisir en compagnie de cet homme au regard velouté.



Dans la prison ou les enferme leur bourreau

elles se souviennent de l’amour sur leur peau

ici il n’  y a que souffrance ou compassion

pour être femme une nuit et vivre une passion.


Pendant que le soleil n’en finit pas de rougir dans le ciel azuré

Une fillette cherche un soutien dans les visages familiers

c’est  elle que le maître veut  posséder

toutes détournent leur regard de cette enfant gracile  et apeurée.

 

 

 

 

Le retour

 

 

Je suis sur ce quai  pour mon départ

il me faut encore te revoir;


J’ai ta lettre glissée au fond de ma poche

mais je me sens si las, si moche;


Plusieurs fois j’ai laissé mes doigts s’égarer

je l’ai ouverte puis vite refermée

je sais qu’elle contient tout mon passé

oserais je la lire avant de m’en aller.


Laisse moi tranquille  un moment toi mon chagrin

ou irais je me cacher si ce n’est sur notre chemin;


J’ aime cette femme, oh oui je l’aime

mais sais tu aussi que je suis bohème.


Un homme ne doit pas pleurer m’a dit ma mère

et aujourd’hui je pleure et me désespère.

Mais comment lui dire, puisse t elle comprendre

mon coeur te supplie  peux tu m’entendre;


Tais toi ma douleur, laisse  moi réfléchir

suis je capable de me laisser fléchir.


Je sais j’ai une pierre à la place du coeur

mais ensemble nous avons droit au bonheur.


A peine mes yeux se sont posés sur ta lettre

j’ai compris l’erreur que j’allais commettre

j’ai eu un enfant et je l’ignorais

si je pars sans la voir je me déshonorerais.


Me voici mon amour, ma mie

faites moi une place dans vos vies.


Je n’ai pas cessé de t’aimer

mais je n’osais te le dire, j’avais trop de fierté.


J’arrive, je ne sais si c’est  pour être ensemble

mais je veux voir cet enfant qui me ressemble

Oublions le passé , tournons nous vers l’avenir

même si le chemin  est encore à construire.




La lettre

 

 

Si il suffisait de quelques mots

pour lire dans le regard de l’autre

et se comprendre à demi mot

tu aurais ouvert la lettre.

.

 

J’ai gravé au fond de  mon coeur

les doux instants passés ensemble

l’ardente morsure de ce bonheur

est ce visage qui te ressemble.

 

Un jour es tu allé au grenier

feuilleter l’album de nos souvenirs

ou préfères tu  tout  oublier

pour te tourner vers ton avenir.

 

Tu es en pare-tance pour  nulle part

en un aller sans retour

tes larmes couleront au moment du départ

personne ne sera là pour te dire fais demi tour.

 

Tous les jours  nous t’attendons au bord du chemin

l’endroit tu le connais c’est celui de  nos amours

sais tu que c’est ton enfant qui me donne la main

elle ne sait pas  mais  espère ton retour.

 

 

 

Velouté d'idées

 

 

 

Je ne rature plus mes poèmes
mais sont ils beaux pour autant
Les voyez vous dans ce matin blème
comme un amour naissant.

Je rédige des textes incensés
au gré du vent et de ma plume
Tout est noyé
dans un décor de brume.

C’est l’ébauche de la vie
écrit dans une gerbe d’étincelles.
je n’en connais pas la mélodie..
ce  n’est pas une ritournelle.

Je ne vous offre que du rêve
pimenté de la réalité
Voilà c’est la trêve
retombez sur vos pieds.

 

 

 

Ecrit en novembre 2009