Amours éphémères

L’abeille butina toutes les fleurs
sans jamais trouver âme soeur
Elle désirait ardemment
rencontré un amant.

Du crépuscule aux aurores
du pourpre à la pâleur
elle est épuisée
à ne  savoir quoi penser.

Aller contre dame nature
n’était pas une sinécure
elle ressentait chaque jour
la fuite de son amour

Je ne suis point sur terre
pour papillonner dans les airs
je dois trouver ma voie
pour te trouver toi.

Un jour dans ses contrés
un beau bourdon fit son entrée
il l’ effleura de ses ailes
et partit courtiser d’autres belles

L’ insecte en fut frustré
d’être délaissé
elle profita de sa faiblesse
pour le piquer en traîtresse.

Je ne suis pas bourdon
pour subir cet affront
je reprends mon chemin
je te laisse à ton destin.

Au matin nous l’ avons retrouvée
 pendue à la toile d’araignée
Il n’y a pas de fin heureuse
pour notre abeille amoureuse.

Village au fond de la vallée

 

 

Dans le village enrubanné de neige

je vois ces volutes de fumée

s’enrouler dans les nuages

en une folle farandole

ils batifolent au firmament

en des serpentins de couleurs.

Le village se blotti

au fond de la vallée

et se donne aux sommets

auréolés de rose

par ce beau soleil couchant.

Dans les rêves des cascades

figés dans la glace

imaginez les marmottes 

se mirant l’été

ou le berger boit

et se rafraîchit à sa source

l’on rêve du son cristallin

des cloches de  nos alpages.

Ce sont les souvenirs d’été

qui assourdisse nos pensées

Ici, tout est figé

l’hiver envahit tout.

La neige a mis son lourd manteau

nous sommes  oubliés de tous

mais la chaleur de l’âtre

éveille les souvenirs

entends tu les chants d’autrefois

montés aux cieux en ce  Noël.

 

 

Trahison

Tu disais l’aimer
et tu l’as délaissé
de ses bras tu t’en es allé
pour rejoindre l’autre aimée

Tes je t’aimes si beau
ne sont que des mots.
Elle ne peut souffrir
elle a oubliée
ce que amour veut dire

Tu peux t’en aller
rejoindre cette femme
brûle toi à sa flamme
et ne la trahi jamais.

A hauteur d'enfants ( d' Olivier Föllmi)

 

 

Voici mon premier cadeau de noël,  arrivé par les airs, que  dis-je? (oui par la
poste, mais qu’importe!!) pour moi, c’est comme si cet ouvrage m’était tombé du ciel.

 

Je  vais vous en donner  un aperçu succint  mais je préfère que vous en preniez connaissance vous mêmes, en preniez possession seuls. à vous
de vous en  imprégniez.

 

C’est géant, c’est le livre à lire et à feuilleter, lentement, longuement. Alors tous ses visages d’enfants vous laisseront pas
indifférents.

 

Je ne peux pas mettre toutes les citations que j’ai lue, mais je vais en mettre une  ou deux, elles seront autant de messages pour vous souhaiter un
Joyeux Noël plein d’espérance.

 



Mon blog va rester au repos pendant  quelques  jours.

 


 

 

Pour les enfants « noël » c’est les cadeaux, pour les enfants de ce  livre c’est autres choses; il est tout en contraste avec la vie que mène les enfants
qui attendent  noël pour recevoir des  joujoux…..

 

 

 

 

Photos de couverture du livre d’Olivier Föllmi

 

 


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L’enfant qui ne joue pas
n’est pas un enfant , mais l’homme qui ne joue pas a perdu à jamais
l’enfant qui vivait en lui et qui lui manquera beaucoup.

 

Pablo Neruda, ( J’avoue que j’ai vécu, éditions Gallimard)

 

 

 

Le monde a ses rois,  ses hommes d’état, ses présidents, ses dictateurs, mais il manque cruellement de princes, de poètes, d’innovateurs, de
porteurs de flambeaux qui maintiennent sans forfanterie une torchère allumée au dessus des enfants des hommes.

 

Bernard Tirtiaux, (le Puisatier des abîmes, éditions Denoël)

 

 

 

Les mots avec lesquels on empoisonne le coeur d’un enfant, par petitesse ou ignorance, restent enkystés dans sa mémoire et, tôt ou tard, lui
brûlent l’âme.

 

Carlos Luis Zafon, ( L’Ombre du vent, éditions Grasset)

 

 

 

 

MERCI  A MA PETITE SOEUR DES MOTS, CE LIVRE EST GEANT.

Tranquillité

 

 

L’on voit monter dans la brume

le village blotti au fond de la vallée,

personne, seules les cheminées fument

pas un pas, aucune voiture c’est immaculée.

 

Le murmure de la cascade s’est figée

la route est bordée de meringues glacées.

 

Dans l’or blanc se profile un renard

c’est une vie dans ce grand espace

 il file sans croiser de montagnards

 dans le ciel tournent deux rapaces.

 

Puis, soudain le village se réveille

satiné de lumière sous le soleil.

 

Le pépiement gai des oiseaux

la glace que l’on casse dans le seau.


Les enfants  jouent dans la  poudreuse

et passent une journée délicieuse.


Ce village de carte postale

s’endort paisiblement

il oublie le froid glacial

je réprime  un doux bâillement.