L’abeille butina toutes les fleurs
sans jamais trouver âme soeur
Elle désirait ardemment
rencontré un amant.
Du crépuscule aux aurores
du pourpre à la pâleur
elle est épuisée
à ne savoir quoi penser.
Aller contre dame nature
n’était pas une sinécure
elle ressentait chaque jour
la fuite de son amour
Je ne suis point sur terre
pour papillonner dans les airs
je dois trouver ma voie
pour te trouver toi.
Un jour dans ses contrés
un beau bourdon fit son entrée
il l’ effleura de ses ailes
et partit courtiser d’autres belles
L’ insecte en fut frustré
d’être délaissé
elle profita de sa faiblesse
pour le piquer en traîtresse.
Je ne suis pas bourdon
pour subir cet affront
je reprends mon chemin
je te laisse à ton destin.
Au matin nous l’ avons retrouvée
pendue à la toile d’araignée
Il n’y a pas de fin heureuse
pour notre abeille amoureuse.

