Peinture sur toile Mon canal: la lune se mire dans les eaux froides sous l’oeil du héron
TOUS MES VOEUX A MES BLOGUEURS ET AMIS. A L’ANNÉE PROCHAINE.
Peinture sur toile Mon canal: la lune se mire dans les eaux froides sous l’oeil du héron
TOUS MES VOEUX A MES BLOGUEURS ET AMIS. A L’ANNÉE PROCHAINE.
Je nous revois , assis à même le sol
dans le vieux pigeonnier
de notre dernier été
tu venais d’avoir dix huit ans
tu étais insouciant
je buvais tes paroles
comme toi tu dévorais les miennes
tu voulais que je sois à toi
Mais tu savais que cela ne se ferai pas
mais je ne te contrariais pas
tu ignorais tout du mal
qui peu à peu te rongeais.
La dernière fois ou je t’ai vue
c’était au mois de juillet
midi sonnait
au carillon de la vallée
tu étais allongé
sur la civière des pompiers
tu t’en es allé
et aujourd’hui j’ai retrouvé
un je t’aime entrelacé
au milieu tu as collé
une mèche de tes cheveux
avec tes mots
comme un cadeau
ma bien aimée, adieu.
L’abeille butina toutes les fleurs
sans jamais trouver âme soeur
Elle désirait ardemment
rencontré un amant.
Du crépuscule aux aurores
du pourpre à la pâleur
elle est épuisée
à ne savoir quoi penser.
Aller contre dame nature
n’était pas une sinécure
elle ressentait chaque jour
la fuite de son amour
Je ne suis point sur terre
pour papillonner dans les airs
je dois trouver ma voie
pour te trouver toi.
Un jour dans ses contrés
un beau bourdon fit son entrée
il l’ effleura de ses ailes
et partit courtiser d’autres belles
L’ insecte en fut frustré
d’être délaissé
elle profita de sa faiblesse
pour le piquer en traîtresse.
Je ne suis pas bourdon
pour subir cet affront
je reprends mon chemin
je te laisse à ton destin.
Au matin nous l’ avons retrouvée
pendue à la toile d’araignée
Il n’y a pas de fin heureuse
pour notre abeille amoureuse.
Dans le village enrubanné de neige
je vois ces volutes de fumée
s’enrouler dans les nuages
en une folle farandole
ils batifolent au firmament
en des serpentins de couleurs.
Le village se blotti
au fond de la vallée
et se donne aux sommets
auréolés de rose
par ce beau soleil couchant.
Dans les rêves des cascades
figés dans la glace
imaginez les marmottes
se mirant l’été
ou le berger boit
et se rafraîchit à sa source
l’on rêve du son cristallin
des cloches de nos alpages.
Ce sont les souvenirs d’été
qui assourdisse nos pensées
Ici, tout est figé
l’hiver envahit tout.
La neige a mis son lourd manteau
nous sommes oubliés de tous
mais la chaleur de l’âtre
éveille les souvenirs
entends tu les chants d’autrefois
montés aux cieux en ce Noël.
Tes je t’aimes si beau
ne sont que des mots.
Elle ne peut souffrir
elle a oubliée
ce que amour veut dire
Tu peux t’en aller
rejoindre cette femme
brûle toi à sa flamme
et ne la trahi jamais.