L'incompréhension

Elle est là, insidieuse,
a nous pourrir la vie
c’est une vicieuse
elle est partout
se glisse en nous.
Un grand froid nous envahi
à ne plus en dormir la nuit.
Notre coeur bat la chamade
la tête serrée dans un étau
nous voici en rade
sans un mot.

Parmi nos connaissances
il y a ceux qui s’en balance
mais les plus mesquins
sont les donneurs de leçons
il suffit de les écouter
et nous perdons pieds.
Les marrons du feu
ils récolteront
Quand tout sera terminé
il n’y aura plus d’amitiés.

Ils sont profiteurs
de toutes les formes de malheur
ils s’y complaisent
et sont à leur aise
n’écoutons pas les beaux parleurs
les empêcheurs de tourner en ronds
et autres encenseurs.
Voyons le bon côté des choses
faisons confiance
en la providence

Il y a aussi les vrais amis
ceux qui nous font toucher du doigt
ce que nous ne voyons pas
chez eux pas de mépris
juste une forte amitié
ils sont attentifs à nos joies
nos peines  et nos questions
toujours présents mais discret
ils sont  toujours à nos côtés
il suffit de les écouter.

Et puis n’oublions pas
celui qui nous met dans cet état
notre amour dont nous doutons
faisons  lui confiance
sans jouer l’indifférence
donnons une chance
à celui que nous aimons
prenons le temps d’en discuter
c’est la clef pour continuer
de nous aimer.

Si j'étais

Si j’étais un papillon
je me poserais sur ton épaule
et tu en aurais des frissons

Si j’étais une plume
je t’écrirais des je t’aimes
au clair de lune

Si j’étais un pinceau
je te peindrais nue
car j’aime ta peau

Si j’étais une fleur
j’effeuillerais ton coeur
comme  une marguerite

Si j’étais une rivière
je serai ton miroir
et tu te verrais en moi

Si j’étais le vent
j’essuierai tes larmes
et refleurirait ton sourire.

Si j’étais ta ligne d’horizon
tu serais mon firmament
et tu te noierais dans mon océan

Acrostiche avec mon imaginaire et mon prénom

 

E         
Evasion de mes pensées
V          Vagabondage dans un univers féerique
A         Amour  à vous donnez
J         Joie de voir vos yeux brillés
O        Originalité de  Moi à Vous
E        En fermant mes paupières j’imagine vos
rêves.

Poussons la porte

Je t’aimes mon amour, mon trésor
tu es si fort
mes doigts s’affolent
ton regard m’emprisonne
et dans tes bras je chavire
je veux rester éveillée
avec toi à mes côtés
pouvoir te regarder
toute une éternité
me passer de libertés
pour à toi être enchaînée.
Je hais la monotonie
les discordes, le mépris
je te consomme jusqu’à l’excès
et je perds à nouveau pieds.

Nous voguons tel un esquif
en évitant les récifs,
à deux nous ferons la route
oubliant nos doutes.
J’ évite que tu t’emportes
pour laisser la porte
entrouverte pour notre passion
que nous vivons à l’unisson.
Même si nous préférons le silence
aux mots absurdes et méchants
évitons l’indifférence
qui détruit nos coeurs d’enfants
et fait taire nos sentiments.
Il ne faut se mentir à soi même
Lorsque l’on aime.

Le retour du poète

Un vent de folie m’a  poussé sur des chemins peu fréquentable

j’ai perdu mon âme et je n’ai pas réussis à trouver le repos

Je n’ ai plus ma Muse, je l’ai délaissée en suis je  détestable?

J’ai ressentis la haine jusqu’au fond de mon coeur dans leurs  propos.

 

Femmes  et hommes de  papier  êtes vous perdus dans les bas fonds

Je vous sens aigris et égarés  pour ce  monde  de la poésie.

Mes  mots ont besoin de calme, de paix de sérénité, ils ne sont  moribonds

les vôtres s’ écrasent  à la face de ceux qui vous lisent en  folle frénésie.

 

Il me faut fuir et enfin me resourcer, regarder  à nouveau la neige tombée

les flocons s’envoler , tourbillonner, me haper, pousser  et m’étreindre.

Le froid glacial a envahi mon corps, la force de vos « mots » me l’a réchauffé

Je vascille comme la flamme de la bougie  mais je ne vais  plus m’ éteindre.

 

Lorsque les mots deviennent rage, méchanceté voir folie meurtrière

les poètes ressentent d’atroce souffrance et perdent leur raison de vivre.

Mais le démon des écrivains les taraudent  jour et nuit jusquà ce qu’ils cèdent

se lèvent et que sur le papier de leurs nuits bleutées enfin accouchent  sans aide.

 

Cette nuit j’ai tué vos démons, je les ai jeté aux orties de la niaiserie

laissés pour mort sur la terre gelée, je ne peux vous sauver.

Adieu pauvre d’esprit, vous n’êtes rien,il en est finis de vos causeries

j’ai claqué la  porte , il en est ainsi, jamais je n’irai vous réactiver.