Un passé bien encombrant. ( 2)

Dans l’avion de notre retour en France, Papa nous raconte que notre Maman est partie pour toujours. Si Charlotte ne comprend pas, moi je capte rapidement que notre Maman est morte. Pourquoi Papa ne nous le dit qu’aujourd’hui. Est-ce par ce que nous allons vivre chez les parents de notre Maman? Je suis à côté du hublot, papa me montre le Mont-Blanc avec sa neige éternelle, je me souviens de nos parties de luge, avec mes deux parents, autrefois lorsque nous habitions dans le chalet de Papy Paul et Mamie Laurette, les parents de notre papa. Les grands faisaient du ski, je détestais ça. Mais pourquoi Papa ne nous parle jamais de ses parents.

C’est une main qui me secoue, j’ai dû m’endormir. Papa me passe un gros anorak sorti de je ne sais où. Charlotte a des moufles, un bonnet en laine, une écharpe sur sa bouche. Je dois m’habiller avec tous ces vêtements. Papa en fait autant. Nous descendons de l’Airbus. Nous marchons sous un vent glacial, nous empruntons un long tunnel vitré. Nous sommes à Charles de Gaulle. Il neige, il fait froid. Je déteste la France. Je voudrais tant rejoindre mes amis Joseph et sa sœur. Il me manque déjà.

Papa nous indique un banc où nous allons l’attendre il récupère nos valises. Il doit nous dire où nous allons. Je sens qu’il se passe quelque chose d’anormal, mais ce n’est pas tout de suite que je vais en saisir toutes la portée. Je vais recevoir les paroles de notre père comme un upercut en pleine figure. Je vais m’écrouler au sol au sens propre. Lorsqu’à nouveau je vais ouvrir les yeux il y aura une femme qui ressemble étrangement à la photo de ma Maman. Au fil des jours je vais apprendre que c’est sa petite sœur. Je ne sais pas où se trouve Papa ni Charlotte. Je suis à l’hôpital. J’ai fait une syncope. Anne la soeur de Maman me dit tu es tombé dans les pommes. Mais le docteur a dit que tu étais en bonne santé tu vas pouvoir rejoindre ta sœur chez Bon papa et Bonne Maman.

Mais qui sont ces gens ? Je ne comprends rien. Je somnole, j’entends les bribes d’une conversation. Je vais leur dire que j’entends tout. Soudain il prononce mon prénom.

  • Bastien a tout de même treize ans il est en âge de comprendre.
  • Tu as vu lorsque Paul lui a dit la vérité ce qu’il lui est arrivé.
  • C’est la fatigue du voyage, puis c’est bouleversant d’apprendre que son père ne peut plus s’occuper d’eux.
  • Crois-tu Maman que vous avez eu raison, Papa n’a jamais rien fait pour nous et là parce que Bastien est un garçon il a décidé pour lui ce que ma soeur et moi avons toujours refusé. Avec emphase et d’un ton qui ne demandait aucune réplique il a dit Bastien sera l’unique héritier de mon vignoble. Il n’y a rien à dire. Son père part loin de la France, je vais demander à Paul la garde exclusive de mes petits enfants. Crois-tu que Paul va se laisser faire.
  • Ton père préfère s’occupé des enfants de ta sœur, ton beau-frère a signé un papier, tant qu’il n’a pas de travail il s’en remet à ton père.
  • Je préfère Maman, car Bastien est très intelligent.

Il faut que je leur montre que je suis réveillé je ne veux plus rien entendre d’horrible.

A suivre…

Un passé bien encombrant. ( 1 )

Je m’appelle Bastien, je vis avec ma soeur Charlotte et notre père dans une réserve Africaine. Notre mère a disparu de nos vies depuis plus de deux ans. Notre père nous a interdit de prononcer son nom. Ce dernier est chasseur mais il ne tue pas les animaux, il est juste chasseur d’images. Il travaille pour un journal, plus exactement une revue vendue à des milliers d’exemplaires, ou des millions comme dit Charlotte. Nous nous n’en préoccupons pas, sauf parfois lorsqu’il nous demande notre avis concernant tel ou tel photo. Nous allons à l’école avec les enfants du village voisin. Notre instituteur est un blanc pâle comme dit mon ami Joseph qui, lui est de la couleur de l’ébène. Et nous notre couleur c’est pain d’épice, bien que nous soyons Français. Mais à force de vivre la vie des enfants de Dakar notre couleur c’est épicé comme dit Marie la sœur de Joseph.

Lorsque nous parlons de nos copains à Papa il rit tout le temps en disant leurs parents auraient pu leur donner d’autres prénoms. Je n’avais jamais compris pourquoi jusqu’au jour où le Padre est venu pour nous demander pourquoi nous ne venions pas à la messe du village. Nous, on obéit à notre père lui ai-je répondu. Votre mère venait toujours le dimanche prier Marie. Je l’avais regardé me disant il se paye ma tête ce Padre ou Pere ou Curé ou je ne sais quoi. Marie a douze ans, notre mère la priait de faire quoi ? Et aller à la messe. C’est là qu’elle a dû se faire dévorer par cet homme à la barbe blanche pointue. Jamais je n’irai là -bas. Le soir j’avais préféré demander à Marie ce que ma mère faisait en la priant.

Elle avait roulé des yeux effarés, s’était tapé un doigt sur la tête puis elle m’avait demandé pourquoi je lui posais une question pareille. J’avais compris que ce n’était pas d’elle que le Père me parlait. Je n’avais rien demandé à personne. Par contre si ma mère allait dans cette église pourquoi nous avait-elle abandonné ?

la vie suivait son cours jusqu en novembre 1999 ou notre vie allait basculé. Nous étions arrivé sept ans auparavant, Charlotte avait trois ans moi j’en avais cinq. C’est dire que la France pour nous c’était juste là où nous étions nés. Nos grands-parents maternels nous les voyons dans le bureau de Papa à Dakar sur son ordinateur. Ils habitent en Bourgogne au pieds de la Roche de Solutré. Le papa de notre Maman est propriétaire récoltant. Je ne sais même pas ce qu’il fait exactement.

Lorsque Papa est rentré ce soir de novembre, il avait la mine sombre. Il nous a dit de rentrer car il avait des choses graves à nous apprendre. Son contrat est terminé, nous devons rentrer en France. Pour nous la France c’est tellement loin. Nos souvenirs se sont estompés.

J’avais des milliers de questions dans ma tête, j’en ai posé aucune. J’ai même entendu Papa dire au père de Joseph, ils ne m’ont rien demandés. Aujourd’hui c’est trop tard j’ai quitté mes amis, mon collège et nous partons dans l’inconnu comme des moutons que l’on mène à l’abattoir.

A suivre…

Une famille tuyau de poêle ! Hum hum…

Les enfants nés des viols naissaient , mais dès que les femmes connaissaient leur état , elles venaient se plaindre à Monsieur de Bougainvilliers. Elles avaient interdiction de le dire sinon leurs maris, leurs fils auraient été bannis de leur maison et bien entendu ils auraient perdus leur emplois.

D’autres avaient préféré faire passer l’enfant, d’autres les avaient abandonnés. Ce n’est pas moins de vingt enfants tous âges confondus qui pouvaient prétendre à la fortune du vieux. Cela allait sur une période de trente ans. Des qu’il était arrivé les femmes avaient subi sa loi. Femmes de chambre, femmes de mineurs, ou jeunes filles et femmes croisées lors de soirées donnees dans la grande maison située hors de la ville. Toutes les couches de la Société étaient passées dans son lit. Voir même sur le sol et dans des lieux improbables du grand public.
Ce qui avait paru étrange à Nicolas c’était le sexe des enfants. A part le fils de Chantal, toutes les autres étaient des filles. Mais seule Chantal n’avait rien dit de sa grossesse au vieux.
Les autres étaient allé s’en plaindre. Après recherche tous les garçons avaient été déposé dès leur naissance à l’orphelinat de Lille. Par précaution il avait éloigné celles qui refusaient malgré tout d’abandonner leur enfant. Ce n’était pas ce qui manquait comme mines. D’autres avaient été jetés à la rue comme des malpropres.
Pour tous les autres les mères devaient présenté leur enfant à la date anniversaire de leur naissance, le vieux dans son immense bonté leur offrant une pièce de cinq francs.
La fortune du vieux amassé au fil des ans étaient colossales. Elle fut réparti entre tous les enfants vivants et connus et aussi pour les enfants abandonnés et dont la mère fut capable de donner des renseignements précieux. Une somme pour leur permettre de faire des études et une autre bloquée jusqu’à leur majorité.
Quant à Charles, Claire, et Cécile, tous les trois soit majeurs soit en passe de l’être ils décidèrent d’unir leur fortune et d’acheter la grande maison afin d’en faire une partie un résidence pour les personnes âgées travaillant à la mine. Et l’autre partie serait un orphelinat pour tous les enfants abandonnés. Claire refusant même de toucher l’argent sale de ce vieux pervers.
Le vieux échappe à la peine de mort réclamé par les avocats de Mariane, Charles et Claire et aussi celui de Cécile. fut condamné à la perpétuité au bagne de Cayenne. La sentence fut immédiate, c’est la seule chose que ce sont accordé les jumelles c’est le voir partir en tenue de bagnard, des boulets aux pieds enchaînés sous les huées des mineurs.

Charles et Annabelle sont resté jusqu’à ce qu’un nouveau directeur soit nommé. Mais deux jours après le départ du géniteur de Charles, Annabelle a accouché d’un joli petit garçon qu’elle a appelé Pierre et dix minutes plus tard naissaient la petite Amélie un peu plus chétive que son frère mais en bonne santé.

Après avoir supervisé le chantier de la grande maison, vu arriver les premiers orphelins, embrassés leur Oncle Stéphane, et permis à leur grands parents maternels d’avoir une chambre pour finir leurs jours ensemble, ils retournèrent vivre au grand air dans leurs vignes. Mais chaque été ils rendaient visite à Chantal qui vivait désormais dans une maison sur le grand domaine, son mari étant à la fois le concierge et le jardinier.

Une année s’est écoulée depuis le procès, la petite Margot n’a pas été inquiétée, elle est même là sur le Domaine et est toujours au service de Mademoiselle Cécile, cette dernière est à nouveau avec son Jules, il file le parfait amour. Le bébé né du viol a été confié à une famille qui ne pouvait pas avoir d’enfants. C’était un joli petit garçon que Cécile avait appeler Robert. De temps en temps elle se renseigne auprès des services sociaux pour voir comment il va, mais elle n’interfère pas dans sa famille. Du jour où il est parti à l’adoption elle a tiré un trait sur lui.

Aujourd’hui les cloches carillonnent car on célèbre le mariage de Nicolas et Claire. C’est aussi le jour anniversaire des jumelles. Elles ont vingt-et-un an. Jules est le témoin de Nicolas, Cécile le témoin de Claire. Sur leurs visages se lit le bonheur. Cécile aurait dû se marier en même temps, mais Claire lui a dit. Tu te maries en septembre et toi aussi tu auras un beau mariage. On fera deux fêtes .

Ce qu’elles se sont promis c’est d’avoir leur premier enfant en même temps ce qui a fait dire à Jules et Nicolas, ça ce n’est pas gagné.

Le lendemain une fois les flons flons éteints alors que la maison semblait endormi, un télégramme est arrivé. Il était adressé à Charles, Claire et Marie Cécile. Il avait été envoyé de Cayenne par le directeur du Bagne. On pouvait y lire ceci :  » Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Monsieur votre père décédé d’une crise cardiaque alors qu’il subissait sa punition à Cayenne sur la route Numéro 35 au km cent. Vous nous dites si vous voulez faire rapatrier son corps afin qu’il est des obsèques.

Charles a lu et a laissé tombé le télégramme au sol puis il est allé chez lui, il a téléphoné au jumeau de son géniteur en lui apprenant la nouvelle et demandé ce qu’il pensait faire.

Stephane de Bougainvilliers lui a répondu je m’occupe de tout. Quelques jours plus tard est arrivé un courrier où nous apprenions que son corps avait été laissé à Cayenne et enterré comme un indigent. Mais ce qui nous a le plus surpris c’est une petite clef ou notre oncle avait écrit, à moins que ce soit le vieux, à remettre à Claire et Cécile le jour de leur majorité.

Et dix jours plus tard arrivaient aux Domaines un gros colis, a l’intérieur un coffret, il y avait des bijoux, et une somme d’argent colossale en bons du trésor et le montant de lingots d’or qui se trouvaient cachés dans le mur de la chambre de notre géniteur. Ainsi qu’une vingtaine de Napoléon. Fallait-il rejeter cet argent ? Après mûre réflexion, nous nous sommes partagés la somme et mis de côté un petit magot pour le fils de Chantal pour lui permettre de poursuivre des études.

Ainsi va la vie loin de tout ce tumulte, Nicolas a été muté sur Lyon dans un grand commissariat, nous avons une jolie maison dans la campagne environnante et un bout de chou né le vingt-et-un juin pour nos vingt-deux ans car nous avons réussis avec ma jumelle à avoir un bébé le même jour. Mais si moi j’ai un garçon que j’ai appelé Laurent qui pesait 3 kg 750 Claire a une fille elle l’a appelé Laurence , elle pesait 2 kg six cent. Tous les deux vont très bien.

Cecile habite désormais à Marseille car Jules est un tout jeune Commissaire. Ils ont une luxueuse villa et sont aussi heureux que nous.

Nous n’avons pas changé notre nom Charles s’appelle De la Roche Vineuse moi j’ai pris le nom de Stéphane et Claire a refusé de garder le nom des Bougainvilliers, aussi Papa l’a reconnu et nous avons nous les filles le nom de notre époux mais au moins pour nos enfants nos parents sont ceux qui m’ont donnes toute leur affection et Cécile emmené pendant les vacances Laurence à son papy et sa mamie et elle joue avec les enfants de Charles et mon fils Laurent.

Quatre petits enfants vous avez ma chère amie qu’elle chance. Deux paires de jumeaux chez Charles et Claire. Non a répondu Maman seul Charles a eu des jumeaux. Les deux autres sont de mes deux filles. Gageons que la brave amie de Maman n’a rien du comprendre. Mais pour nous c’était une belle vie qui commençait. Enfin ! Il était temps.

FIN

Une famille tuyau de poêle ! Hum hum ça sent la fin…

Lorsque j’appréhende la jeune Margot cachée dans le potager, elle est tétanisée par la peur. Elle roule les yeux, est hagarde. Claude et moi y allons avec douceur. Cette toute jeune fille a dû avoir la peur de sa vie pour être dans un état pareil. Elle tremble de la tête aux pieds. Et même sans l’interroger, simplement en lui demandant ses noms et prénoms, elle panique totalement.

Avec l’accord de Monsieur de la Roche Vineuse nous nous installons dans son bureau. Margot tremble de la tête aux pieds. Nous appelons Cécile afin qu’elle ne s’effondre pas, nous garderons cela pour nous devant nos supérieurs car nous n’avons pas la possibilité d’appeler un avocat. De plus nous sommes dans la demeure du Comté et non au commissariat. Ce n’est pas très raisonnable mais c’est plus rassurant pour cette toute jeune fille.

Lorsque Cécile arrive, la jeune fille se jette dans ses bras en disant :

  • Maîtresse je n’ai rien fait, c’est lui qui qui…
  • Calme-toi Margot, personne ne te veux de mal, raconte-nous ce que tu as fait depuis ce matin où tu t’es levé ?
  • Maitresse je me suis pas levée j’étais prisonnière
  • Quoi ? Comment ça réagis Claude, plus prompte que moi.
  • Prisonnière mais où donc ?
  • J’étais enfermée dans la serre, j’ai même bu l’eau des plantes tant il faisait chaud.
  • Qui vous avait enfermé ?
  • Je ne sais pas, il faisait sombre je n’ai rien vu, mais la nuit on m’a m’a…

Et la petite éclate en sanglots, que lui a-t-on fait ? De suite je pense au jeune Monsieur de Bougainvilliers. Mais je veux que ce soit la petite demoiselle qui achève son récit. Aussi je lui repose la question.

  • Que vous a-t-il fait, parlez sans crainte. Cécile demande le lui
  • Margot tu m’as toujours confié tes peurs, tes chagrins, alors dis-moi ce qu’il s’est passé dans la serre ?
  • Un homme m’a dit que j’étais une véritable ouïe blanche, il n’a pas eu à m’ôter ma robe je l’avais fait, lui m’a dit j’aime bien les petites boniches nues. C’est celle-ci que je préfère. Mets ton tablier mais ôte ta culotte. Je ne voulais pas, alors il a pris un sécateur et a coupé ma culotte et mon haut. Il a noue le tablier et m’a fait très mal, j’ai hurlé. Il a mis sa main sur ma bouche, ça m’ étouffait. Il m’a dit ce n’est pas grave si tu meurs.
  • Et ensuite
  • Il m’a fait sortir de la serre et m’a dit regarde comme il est beau mon pistolet
  • Son pistolet ? Comment etait-il ?
  • Jaune qui brillait et en haut noir. Il.me l’a mis sur la tempe et m’a dit on va recommencer.
  • Et il t’a violé une seconde fois
  • Oui une deuxième fois puis je ne sais pas combien de fois. Il a fait tomber son arme. Il m’a dit dort, on verra demain.
  • Et qu’as tu fais ?
  • J’ai ramassé l’arme et je lui l’ai mis sur la tempe, il m’a regardé puos s’est débattu et le coup est parti tout seul.

Apres ce récit glaçant Claude et moi nous étions plus que mal en point. Cette enfant avait été violé par cet individu maintes et maintes fois. Mais elle ne l’avait pas tué délibérément bien qu’elle en avait sûrement eu l’intention. Mais dans quel état etait-elle après cette nuit épouvantable. Je pense qu’elle ne serait pas condamnée comme criminelle. Ce n’était pas possible.

Toutefois une chose me tracassait, qui avait remporté l’arme ? Margot n’en faisait pas cas. Il fallait que j’en ai.le coeur net.

  • Dis-moi Margot, c’est toi qui a remis l’arme dans la vitrine
  • Non je suis restée à côté de Monsieur Jules sans bougé. Puis j’ai entendu du bruit et je me suis cachée.
  • As-tu regardé qui arrivait ?
  • Oii
  • Qui est-ce ?
  • Ma Maîtresse

Cecile se lève et lui file une gifle magistrale en lui disant

  • Sale menteuse, j’étais prête à comprendre ton geste mais là dépasses les bornes.
  • Mais si je suis sûre de ce que j’ai vu. Vous avez même mis votre main dans le cou de Jules et vous avez dit tu as eu ce que tu mérites. Je ne te regrette pas. Et vous êtes partie en cachant le pistolet sous votre robe. Je sais même de quelle couleur est votre jupon.
  • Vous savez Nicolas, c’est Margot qui repasse min linge et tous mes jupons sont blancs ce n’est pas difficile de trouver sa couleur.

Et Cécile sans aucune gêne soulève sa robe et nous montre son jupon.

Nous emmenons la jeune Margot au poste de police de Mâcon afin qu’elle signe ses aveux. Et c’est à ce moment-là que je reçois un appel téléphonique du Pete de Claire Charles qui m’apprend que l’opération s’est très bien déroulée. Charles et Claire se sont réveillés. Ils vont très bien. Entre temps il a appris les derniers événements et promet que son avocat va s’occuper de défendre cette petite orpheline. Et il ajoute, par contre il faut que le procès ai lieu à Béthune car le procès du Père Bougainvilliers commence lundi en huit. Et Claire, Charles et Cécile doivent être présents.

Bien Monsieur, j’en prends bonne note et j’avise mon Chef. La petite a été examiné par un médecin et… Ce fou furieux lui a

Mais je n’ai pas pu continuer mon récit , j’ai vomi mon petit déjeuner tant le souvenir de cette enfant m’a rendu malade car voir les dégâts occasionnés sur cet enfant si cette fillette ne l’avait pas tué je pense que si Claire ou ses sœurs n’avaient plus pu avoir d’enfants je l’aurais démoli moi-même. Mais de cela j’en ai parlé qu’à Jules et Claire en remontant sur Béthune par le train.

Dans la Région le procès du Patron des Houillères a eu du retentissement. Un Monsieur digne selon le gratin de la ville, une pourriture selon ses employés, un vicelard selon certaines filles, femmes voir fillettes coincées dans les toilettes, un violeur selon une dizaine de femmes qui ont osé porter plainte. Et pour son jumeau un assassin. Toutes ses accusations ont porté le procès en haut du journal du Nord pendant quatorze jours. Quatorze jours de récits insoutenables. Claire rentrait à l’hôtel avec moi, ayant refusé de dormir dans la maison de l’ogre comme il avait été dit dans les toutes premières minutes du procès.

Un ogre c’était même gentil en égard aux atrocités reprochés. La liste est interminable des chefs d’accusation. Un assassin, il a fait assassiner don fils André, sa femme quelques années plus tard. Tentative d’assassinat veut son frère, sur Chantal qui n’a du la vie sauve qu’à ses collègues de travail, ce jour-là il a eu la vie sauve grâce au maire de la ville qui passait par là. Sinon la foule des mineurs commençait à lui lancer des pierres.

Puis les dix femmes ont racontes leur viol qui ressemblaient en tout point au récit de Margot. Ensuite est venue l’inceste de Cécile et de la soeur de Margot qui furent violés par leur propre père. Certaine femme ont même témoigné à la barre en faisant nous avons préférés nous laisser faire pour éviter les dégâts que beaucoup avaient subi. Par contre elles reconnaissent toutes qu’elles avaient mis le doigt dans un engrenage d’où elle n’arrivait plus à sortir. Il venait à tout moment les chercher pour les prendre de force quand elles disaient non ou gentiment a-t-il dit. Quel goujat en a conclu mon beau-père quinze jours plus tard.

Apres la charge des avocats des femmes et de l’avocat de Monsieur de la Roche Vineuse, j’ai trouvé que l’avocat du citoyen Bougainvilliers était plat.

Juste un résumé de sa plaidoirie mais un tout petit. Ce n’était pas sa faute à Amaury oh non c’est ce que son père avait fait et il avait été initié lui comme son frère. Alors pourquoi l’un et pas l’autre.

En ce qui concernait son fils , les femmes violées étaient au nombre de trente, déçues certes mais soutenant pleinement la petite Margot pour la mort de leur tortionnaire.

Quant au verdict…. Et bien vous le saurez demain… Prochainement… Promis …. Et me direz-vous et la fortune du vieux. Oui promis vous le saurez aussi..

Mais n’allez pas croire que je vous dirais autres choses… A moins que ..

A suivre…

Hum! Une famille tuyau de poêle !

Élémentaire mon cher Watson , non je ne me prenait pas pour Sherlock Holmes, mais mon père m’avait conseillé de ne pas me lancer sur une piste qui me conduirait dans une impasse.

Il me fallait réexaminer chacune des pistes que nous avions élaboré Claude et moi. La première excluait Monsieur mon beau-père, la seconde Annabelle et Claire de cela j’en étais certain. Il ne me restait que Cécile et Madame De la Roche Vineuse. Mais mon père m’avait mis un doute dans mon cerveau en ébullition. Il fallait que je compulse mes dossiers, j’avais griffonné sur mon calepin toutes les personnes qui ce matin se trouvaient à dix heures dix à proximité du jardin. Monsieur Vineuse parlait à son jardinier, de cela il en était sûr puisque le jardinier, son beau-père et la cuisinière avaient tenu le même discours avec des mots différents mais ils étaient ensemble.

En fait tout ce beau monde parlait de la même chose. Ils élaboraient le repas de midi comme tous les matins. J’ai le dialogue tel que ces trois-là m’en ont fait le récit.

La cuisinière

Rose pouvez-vous me dire où vous étiez aux alentours de dix heures

  • C’est très facile Monsieur l’inspecteur j’étais comme tous les matins dans la cuisine à récurer les casseroles.
  • Seule ?
  • Non, j’étais avec Monsieur mon Patron et la petite de Béthune était sous la tonnelle.
  • Vous faisiez quoi ?
  • Rien on parlait du menu, je voulais des tomates, des carottes…

Je l’avais interrompu nullement intéressé par le menu de midi. J’aimais bien le découvrir dans mon assiette. Ensuite j’avais interrogé les femmes de chambre mais je n’avais pas vu la petite jeune au service de Cécile, c’était son jour de congé m’avait dit Madame ma future belle-mère. Ensuite ce fut au tour du jardinier qui me confirma le menu , tomates carottes, le reste ne m’intéressant pas, lui aussi je l’avais arrêté dans son élan. Monsieur de la Roche avait confirmé tout ceci. Sa femme papotait avec Cécile dans le boudoir attenant au bureau de Monsieur. Elle parlait layette ce qui m’avait interloqué. Puis Cécile m’avait dit je vais apprendre à tricoter pour faire des vêtements au bébé d’Annabelle. Au début rien ne m’avait effleurer l’esprit mais en racontant tout cela à mon père, celui-ci m’avait appris une chose incroyable. Cécile était enceinte, le père de Jules l’en avait informé ce matin avant de se rendre à Édouard Herriot. Mais avait-il ajouté, sa grossesse ne date pas d’hier. Et ce n’est pas des bêtises de Jules que cette jeune fille attend un enfant.

A cet instant tout s’éclaircit, à part Jules qui avait pu la mettre dans cet état ? L’autre Jules son frère, et oui Jules de Bougainvilliers devait être le père. Qu’avais dit Cécile à Claire que c’était l’enfant de Jules, mais c’était impossible que ce soit de mon ami. Il venait juste de faire connaissance. Il est vrai que la ressemblance avec Claire avait attiré Jules, car je savais que dès que nous étions arrives avant de rejoindre nos casernes respectives, tous les deux nous étions amoureux de Claire. Alors savoir que sa jumelle lui ressemblait en tout point ne pouvait que faire craquer mon ami. Mais en deux jours on ne peut pas être enceinte de plus de quatre mois.

Mais où elle cachait son bébé ? Elle était plate comme sa soeur. Comment allais-je m’y prendre pour lui faire avouer son crime. Et me dirait-elle la vérité ?

Claude a réussi à trouver Cécile ils sont tous les deux installé dans le jardin sous la tonnelle. J’arrive, l’embrasse car lui dis-je

  • Tout-à-l’heure je n’ai pas voulu t’embrasser devant Madame la maman d’Annabelle, je ne sais pas ce qu’elle en aurait pensé.
  • Que veux-tu qu’elle en pense
  • A toi de me le dire
  • Ne tourne pas autour du pot, j’ai eu Jules il m’a dit que tu me soupçonnais. Alors fais ton travail.

Je n’ose dire la garce mais à ce moment c’est exactement ce que je pense. J’en veux d’une part à Jules de l’avoir mis au parfum, de l’autre part à Cécile de me mettre au pied du mur.

  • Ah c’est ce que t’as dit Jules, et bien il en sait plus que moi. Donc tu es la meurtrière de ton propre frère.
  • Lui mon frère mais tu rêves mon pauvre Nicolas, il m’a violé à maintes reprises, il y a que toi et la famille de Claire à n’avoir rien vu. J’ai même peur qu’il est violé Claire.
  • Elle me l’aurait dit

Je sais que je n’aurai jamais dû l’interrompre mais ces sous entendus étaient malsain.

  • Bon continue mais ne mêle pas mon amour à tes sordides pensées.
  • Que veux-tu que je te dise ? Oui j’étais dans le jardin mais ce n’est pas moi qui l’est tué et pourtant j’aurais bien aimé être le bras qui le tuait.
  • As-tu vu la femme qui l’a tué
  • Oui j’ai vu une femme qui est arrivée dans une camionnette de la Coop. Elle avait une cape noire. Je me suis même fait la réflexion mais elle est folle celle-ci. Avec cette chaleur.
  • Oui je me fiche de tes réflexions, la connais-tu ?
  • Peut-être…
  • C’est oui ou c’est non
  • Et bien je n’en suis pas sûre car celle à qui je pense ne sait pas conduire.
  • Dites-moi Mademoiselle Claire à qui vous pensez, nous irons l’interroger.
  • Je crois que c’est Marieck ma femme de chambre, mais elle a juste quinze ans.

L’orage se serait abattu sur nous avec le tonnerre cela aurait été moins violent que les mots de Cécile. Comment cette petite avait pu récupérer l’arme et la remettre et qu’elle était la raison de son geste bien qu’en y réfléchissant je pensais que la petite avait dû y passer comme sa maîtresse.

C’est Madame de la Roche Vineuse qui m’a donné l’explication pour le pistolet du père de Monsieur. La veille la petite s’ennuyait elle lui avait dit de faire la poussière dans le bureau de son mari. Au bout d’une heure, Marieck avait fait remarquer à Madame que les objets dans la vitrine était tous plein de poussière. Elle lui avait donné la clef et montré ou la remettre. Et le lendemain la gamine était là car selon la cuisinière, la petite voulait vendanger. Mais comme elle connaissait pas son nom elle avait juste dit la petite de Béthune, et moi j’avais pensé à Cécile.

A suivre…