
d’après un poème
Il était une fois, au bord d’un lac paisible, une vieille barque en bois qui avait vu des jours meilleurs. Ses couleurs vives, autrefois éclatantes, s’étaient ternies avec le temps, et elle était maintenant abandonnée à moitié dans l’eau.
Elle pleurait son passé où jadis avec sa belle coque verte avec un liseré jaune, elle fendait les flots pour emporter au cœur de ses entrailles petits et grands. Elle se souvient des cris de joie qui résonnaient lorsqu’ils jouaient au bord de la plage.
La voici nostalgique de ce passé lointain.
Non loin de là, par un jour d’été chaud, alors qu’ils s’ébattaient sur la rive, un groupe d’amis décida de participer à la grande course annuelle de barques qui aurait lieu huit jours plus tard. Malheureusement, la barque du père de l’un d’entre-deux fut voler la nuit suivant les inscriptions. Sur le point d’abandonner, le plus âgé leur suggère de se rendre vers le port qui abrite les bateaux d’estivants. En longeant la rivière paisible, il les emmène sur un chantier réparant de vieux bateaux. Hélas après avoir mis en commun leurs économies, il fallait se rendre à la raison, malgré la vétusté des barques ils n’avaient pas assez d’argent pour pouvoir en remettre une à flot. Déçus ils s’en retournèrent chez eux, soudain là dans l’eau à moitié caché par les roseaux et les herbes se dissimulaient une barque. Elle prenait l’eau de toutes parts. Mais sa carcasse avait résisté au temps qui passe et aux intempéries. Tous aussi enthousiasme les uns que les autres ils l’entourait, la cajolait. L’un d’entre eux trouvait que ce vestige du passé avait encore fière allure.
« Et si on réparait cette barque ? » proposa avec enthousiasme le plus âgé. Ses amis, d’abord sceptiques, furent vite convaincus par sa passion. Ensemble, ils se mirent à l’œuvre. Avant de lui donner une nouvelle jeunesse, ils n’oublient pas le pêcheur pour qui autrefois sa barque était toute sa vie. Ils s’approchent, passent leurs doigts sur sa coque usée et petit à petit ils sont transporté et se racontent des histoires de pirates et d’aventures, imaginant des mondes lointains peuplés de flibustiers, corsaires, et du capitaine crochet.
La barque bien que silencieuse vibrait au rythme de leur enthousiaste, comme si elle reprenait vie en écoutant leur récit. Avant de la remettre en état il fallait lui trouver un nom pour pouvoir l’inscrire pour le concours. C’est grâce à la seule fille de la bande des sept comme ils se nommaient qu’ils trouvèrent son nom.
L’ARC-EN-CIEL était né et, surtout inscrite pour la course qui aurait lieu dans huit jours. Dans le village tout le monde fut surpris personne ne connaissait Monsieur Macono Hubaléma. Mathéo, Coralie, Noa, Basile, Léon, Marius et Hugo. Bien entendu ils n’avaient pas donné leurs prénoms juste les deux premières syllabes ce qui avait donné : « Macono Hubaléma » Ils étaient tous persuadés que cet étranger au village allait leur voler leur victoire. Mais personne appris qui c’était avant la course. Mais les langues allaient bon train. Pourquoi ne pas réserver la course aux habitants du village ? C’est une honte faire appel à des inconnus.
Aussi pour calmer les esprits qui sur chauffaient, les organisateurs demandèrent à l’ensemble des participants de fournir le papier d’enregistrement de leurs barques. Les jeunes étaient désespérés, où pourraient-ils trouver ce fameux papier ? Bien sûr qu’il existait puisqu’il était noté « MON suivis de trois chiffres ». Si leur petite ville était noté il y avait un chiffre qui leur faisait défaut. Le quatrième qui selon le père de Mathéo était indispensable. Dans un premier temps Coralie se rend au port pour rencontrer le meilleur ami de son père, et là elle apprend qu’il lui faut le certificat de cession de son bateau. Or ils ont trouvés une vieille barque qu’elle restaure avec des copains. Et ils ignorent à qui appartient le vieux rafiot. Il renvoie Coralie rejoindre ses amis en lui promettant d’avoir une réponse avant midi.
Pendant ce temps Mathéo, Léon, Basile et Noa se sont activé. Ils ont nettoyés la barque et ils ont enlevés les herbes humides qui étaient collées contre l’embarcation ainsi que la mousse. Ils récupèrent de vieilles planches pour les mettre en travers à deux endroits. Ils les poncèrent. Le matin ils avaient trouvés six couleurs sur sept. Indigo personne ne voyait vraiment avec quelles couleurs la fabriqué. Aidé de leur smartphone ils firent quelques mélanges hasardeux et lorsque ils furent satisfaits, Coralie et Hugo étaient enfin de retour. Le bateau ne prends plus l’eau, il ne coule pas. Ils pourront y monter à quatre c’est le nombre requis pour la course. Coralie, Marius et Hugo resteraient à quai. Marius suivrait en moto et prendrait des photos. Quant aux deux amoureux ils s’occuperaient de la logistique.
Mais il était temps de la repeindre, Coralie et Hugo piaffaient d’impatience. A midi toujours aucune nouvelle. Sans ce fameux papier ils leur étaient impossible de participer à la course. Quelle malchance !
Il fallait apporter le papier d’immatriculation avant dix-sept heures. A quinze heures trente, Coralie et Hugo se rendirent à la mairie. La secrétaire était la tante d’Hugo. Elle écouta son neveu lui raconter l’histoire de la barque abandonnée dans l’herbe et à moitié remplie d’eau. Marius leur avait fourni des photos avant et après. Elle pris l’initiative d’appeler le maire pour exposer le problème que les jeunes rencontraient. Ce dernier pris rapidement les choses en main. Et à seize heures cinquante, Mathéo, Léon, Basile et Noa frappaient à la porte des organisateurs avec le papier d’immatriculation de leur barque.
» Bravo vous êtes dans les temps, à demain à huit heures tapante ».Ne vous inquiétez pas Monsieur le Maire nous y serons. Il leur fit un clin d’œil et leur dit au revoir Monsieur Macono Hubaléma, ce qui fit rire tous ceux qui étaient au Comité des fêtes.
Et avec un peu d’imagination et beaucoup de travail, ils redonnent vie à la barque. Ils l’appelèrent « L’ ARC-EN-CIEL », symbole de leur amitié et de l’espoir qu’elles portaient aux sept amis.Le lendemain matin, avec l’Arc-en-ciel enfin prête, ils prirent le départ de la course. Leurs cœurs battaient la chamade alors qu’ils glissaient sur l’eau. Au début, la barque tanguait, mais avec la synchronisation de leurs coups de pagaie, elle commença à filer sur le lac, comme si elle avait retrouvé sa jeunesse.
Les concurrents les regardaient avec étonnement. Les jeunes pagaient ensemble, unis par la détermination et le lien qu’ils avaient tissé en réparant la barque. C’est une renaissance elle faisait corps avec eux, semblait vibrer de vie, portée par leur énergie et leur courage.Alors qu’ils approchaient de la ligne d’arrivée, un vent soudain se leva, déchaînant les eaux. Les autres barques luttaient pour garder le cap, mais leur barque avec son équipe soudée, trouva le rythme parfait pour naviguer à travers les flots en colère.Dans un dernier effort, ils ramèrent avec plus de cadence et franchirent la ligne d’arrivée en premier, acclamés par le village. Ils avaient non seulement gagné la course, mais aussi redonné vie à une barque oubliée.
Ce jour-là, L’ ARC-EN-CIEL ne fut pas seulement une barque, mais un symbole de solidarité, d’espoir et de la magie que l’on peut créer quand on croit en quelque chose ensemble. Les jeunes promirent de toujours prendre soin d’elle, car elle leur avait appris que même les choses les plus oubliées peuvent retrouver leur éclat grâce à la détermination et à l’amitié.
A bientôt
copyright EvaJoe 3/12/2024




