Boomerang!

je ne met que des extraits, mais pour votre lecture ce sera cohérent. On me l’a conseillé pour éviter que l’on me pompe la totalité de mon histoire. Mais tout est déposé sur un site de e.auteurs.

PROLOGUE

Chaque minute qui passait m’emmenait vers mon destin

serait-il celui que j’avais espéré

ou celui que je regretterais

à ce moment là je l’ignorais.

Celle qui m’accompagnait n’avait proféré aucune parole.

Son visage était hermétique,

elle m’avait forcé à la suivre et tiré par le bras

comme si j’étais une jeune pouliche qu’il fallait dompter.

Je n’avais que 10 ans et j’ignorais de quoi ma vie allait être faîtes?

Et surtout où elle m’ emmenait mon petit frère et moi.

Il y avait 2 mois que ma vie avait basculé

En rentrant de l’internat où j’étais avec ma soeur de 4 ans mon aîné

nous avions retrouvé mes frères de 8 ans et 15 ans

assis sur les marches de notre maison

ils avaient un air si désespéré que de suite

nous avions compris qu’un grand malheur était arrivé.

Au lieu de retrouver notre père et notre mère

c’est la jeune soeur de papa qui nous avait ouvert la porte.

Toute habillée de noire comme à son accoutumée, depuis que grand-Pa n’était plus.

Cet après-midi de juin elle paraissait encore plus triste.

Quelle catastrophe allait nous tomber dessus?

En quelques mots elle nous avait asséné

une vérité qui s’était imprégné en moi

comme un mal sournois.

Notre mère était porté disparu

Disparu comment ça ? Avait osé demandé Christophe mon frère aîné.

Moi doucement et en sanglotant j’avais dit , maman est morte

et notre tante avait acquiescé en disant c’est tout comme.

Que voulait dire ce tout comme….

Ou elle était morte ou alors elle n’était plus chez nous?

Personne n’avait expliqué aux enfants que nous étions ce que cela voulait dire.

Au bout d’une semaine de vacances, livrés à nous mêmes

Notre père était revenu de je ne sais où.

Il avait une barbe, était mal peigné,

il ressemblait aux vagabonds  que l’on croisait parfois sur les chemins.

Au sujet de maman il n’avait rien dit mais

il nous avait expliqué qu’à la rentrée nous n’irions pas dans le même internat.

Les deux plus petits ce qui voulaient dire mon petit frère et moi

nous irions « Aux hirondelles « 

drôles de nom pour une école

et Amélie et Christophe seraient interne dans un  lycée privé à Orléans; mais

car il y avait un mais, ils rentreraient rarement à la maison.

Papa allait partir travailler à l’étranger.

Nous les petits on ne savait pas ce que c’était que les hirondelles.

Et depuis cette fameuse journée notre père était partis

les épaules encore plus voûtés, sans un autre mot.

C’est sa petite soeur , tante Aglaé qui s’était occupé de nous.

Deux longs mois de vacances

complètement livrés à nous mêmes

Juste avant la rentrée scolaire notre père était revenu

amaigris comme un jour sans fin.

Il nous avait pris dans ses bras à tour de rôle

en nous demandant pardon, puis il nous avait confié

Nous les petits à une femme à l’air revêche.

Et maintenant avec mon petit frère je me retrouvais

dans ce train qui nous emmenait loin de notre maison

à l’autre bout de la France

Aux hirondelles!

Pourquoi Papa nous avait abandonné

car c’était bien de cela qu’il s’agissait

J’allais rester dans ce foyer pour orphelins

cinq longues années jusqu’au jour ou j’allais fuguer

mais alors que le train rentre en gare de Lyon

j’ignorais tout du tournant qu’allait prendre notre vie.

Chapitre 1er

Cinq longues années se sont écoulé

et ce matin j’ai pris ma décision

mon petit frère m’a quitté au tout début

il faut dire qu’avec ses longs cils bruns ourlant ses deux  yeux bleus

son petit air d’angelot

il avait vite été confié à une famille aimante

alors que moi avec mes cheveux toujours en bataille

mes yeux vert qui lancent des éclairs

je n’intéressais personne.

Puis il parait que je faisais toujours la tête

j’avais un air boudeur comme le disait la directrice

Mais aujourd’hui pour moi c’est un grand jour

j’ai réussis mon brevet des collèges

et je pars dans la vie active

Laquelle je ne le sais pas moi-même mais je fuis.

Avec l’adresse de mon petit frère en poche

je vais aller rôder du côté de chez cette famille

Que dis-je,? Ces nouveaux parents

c’est ce que j’ai appris d’Amélie,

Depuis sa majorité elle et mon frère aîné sont libres

Ils sont retourné à la maison

et là ils ont découvert que papa vivait avec une autre femme.

Un mégère comme disait Christophe.

Aucune nouvelle de maman, papa ne leur en avait rien dit de plus

Disparue certes mais pas morte comme on avait essayé de nous le faire croire.

Mais ou est Maman me disais-je en marchant vers la maison de Bob.

Je suis arrivée, c’est bien ici qu’il habite

Une jolie petite maison nichée dans une prairie, ce n’est pas la grande maison

mais c’est jolie et propre.

Deux fillettes jouent sur une balançoire, mais elles sont plus jeunes que mon frère.

Au moment ou je vais entrer

je vois sortir un jeune garçon blond, mon cœur bat à tout rompre

c’est lui c’est mon jeune frère. Il a grandis, il est encore plus beau que dans mon souvenir

Nos deux regards se croisent.

Mais c’est à ce moment là que je vois sortir une jeune femme de la maison

elle appelle: Philippe, Marie et Maud il est l’heure d’aller à la piscine.

Philippe, mais je suis certaine que c’est mon frère, il ne s’appelle pas ainsi.

Toute la famille sort, je me cache derrière le gros platane qui borde l’impasse.

Bob ou Philippe passe devant moi, sans un regard.

Me voici seule, les grands n’ont que faire de moi

et mon petit frère ne me reconnaît pas.

Combien de temps ai-je pleuré, je ne sais pas, mais ma vue était brouillée

J’ai vu revenir la famille, sa famille à Bob-Phil comme je l’appellerais désormais.

Il m’a vu et a ralentis son pas,

puis, il s’est baissé pour refaire son lacet, le reste de la famille est rentrée

nous voici face à face. Bob ai-je murmuré

C’est moi Lolo

Et, nous nous sommes serré dans les bras.

Comme tu as grandis, tu es devenu un beau jeune homme

Toi aussi ma Lolo tu es belle.

Et de fil en aiguille j’ai su que nous avions été délaissé par notre père

pas complètement abandonné car il versait de l’argent au foyer

mais livré à nous mêmes.

La raison, lui aussi bien que moi nous l’ignorions.

Depuis neuf mois , notre père a signé un acte d’abandon et mon frère a été adopté

il porte un nouveau prénom et le nom de famille de ses nouveaux parents.

Je balbutie mais Maman n’est pas morte

Peut-être mais elle nous a abandonné.

Je crie, je pleure, je tempête, mais on n’en sait rien.

Philippe est affolé devant mes sanglots

Il me fait un gros bisou et me dit adieu

Et je le vois partir vers sa nouvelle vie ou je n’ai pas de place.

Combien de temps ai-je erré dans les rues je ne sais pas

il faisait nuit quand je me suis retrouvé à la gare.

J’ai cherché un endroit pour dormir et j’ai trouvé un banc

Dans mon sac à dos une petite bouteille d’eau

des sucres et du lait concentré

un petit pécule d’argent, ma carte d’identité

et la photo des jours heureux.

Nous quatre entourés de Maman et Papa

devant la grande maison.

Soudain je sens une main qui se pose sur mon épaule

je sursaute, c’est la police

Aurais tu fugué? Je lui répond que non, mais que j’ai raté mon train

pour Orléans , l’année scolaire est terminé je rentre chez moi.

Ou sont tes bagages? Ma tante les as mis à la consigne.

Ou est passé ta tante, je rougis et je répond , elle est au petit coin.

Il n’insiste pas.

M’a-t-il crû, sûrement car il est allé rejoindre son collègue.

Mais je n’étais pas tranquille, aussi j’ai quitté la gare

et je me suis réfugié dans un petit square ou je suis souvent allée au cours de

ces cinq longues années de survie.

Tout le monde a toujours dit que je faisais plus âgée.

Je vais aller prendre un billet de train et  je partirais

rejoindre mon père et mon frère et ma soeur

et le bébé car depuis peu j’ai un demi frère.

J’espère être bien accueillie.

Hélas rien ne va se passer comme je l’ai espéré

Au petit matin c’est la police qui m’a récupérée

et emmenée au foyer, là-bas j’ai subis un interrogatoire en règle

et on m’a confié à un jeune homme pour aller faire un camp dans les Alpes.

Je m’en souviens c’était marche où crève comme disait mon amie

Corvée d’épluchages de légumes, nettoyage des cabinets

et marche en plein air, genre armée.

La nourriture était chiche, il parait que ça forge le caractère

C’était plus une maison de redressement qu’un camp à la montagne.

Mais j’allais semer une panique incroyable dans ces rouages huilés depuis longtemps.

Je suis encore en pause mais j’avais programmé ce texte pour le weekend prochain mais je vous le donne à lire avant.

A Bientôt!

EvaJoe, mars 2013 copyright

Confondu!

Quelques heures plus tard, la bande au complet est arrêtée et hors d’usage de nuire,  et tout s’est déroulée comme ils l’avaient prévu. Chacun avait joué son rôle à la perfection et la police n’avait eu qu’à les cueillir. Mais leur patron était absent, c’était à se demander où il pouvait être!.

A u moment de l’assaut de la police, il n’était pas arrivé, il avait attendu que toute la troupe soit arrêté pour débarquer. Pourtant la police l’avait appelé mais nul ne savait où il était. Quand il a débarqué, tous les protagonistes de cette affaire étaient déjà au commissariat, ne restait dans l’entrepôt que ceux qui cherchaient des papiers compromettants, mais il n’y avait rien qui puisse les amener sur une piste quelconque. Tout correspondait à la vente et l’achat d’oranges.  Ni Pierre, ni ses amis n’étaient dupe mais, le Boss devait payer, car aucun ne parlerait dans ceux qui venaient d’être arrêté. Il devait tomber et ne pas se défausser par une pirouette dont il avait le secret. Et, Pierre avait une idée. Mais pour cela il lui fallait se rendre à l’hôpital et voir si Jeff était sortis du coma. Car cette feuille  de papier à cigarettes l’intrigue au plus haut point. Griffonné à la hâte il y a un dessin avec quelques mots :

 « Ceci est la preuve, Pierre comprendra ».

Le dessin n’est pas trop lisible. Pierre l’examine avec son frère et essaient de comprendre.

–          Regarde cela ressemble à un briquet.

–           

–          Oui, moi aussi je trouve, mais seul Jeff peut te l’expliquer. Maintenant il ne faut pas réfléchir, allons droit au but, sinon l’autre aura le temps de disparaître.

 

 

–          En plus il l’a dessiné sur une feuille de papiers à cigarettes, c’était pour nous mettre sur la piste, mais je ne l’ai eu en ma possession que dans les heures qui ont précédé ma découverte de ce trafic. Le briquet doit correspondre à autres choses.

–           

Aussi c’est à grande enjambée suivis de son frère qu’ils se rendent à l’hôpital. Par la vitre des soins intensifs, une silhouette se dessine, le Boss est auprès de lui. Aurait-il repris connaissance ? Mais une infirmière qui entre à ce moment fait comprendre au visiteur qu’il est indésirable, il bat en retraite, Pierre a juste le temps de  pousser son frère vers une porte, il ne faut pas qu’il les découvre ici. S’il est coupable il comprendrait. Par la porte entrebâillée il voit le Boss repartir, ils s’assoient dans la salle d’attente et voit la femme de Jeff passée dans le couloir, ils lui font signe et apprennent qu’il s’est enfin réveillé et qu’il est agité.

–          Pierre, il te réclame mais je ne savais pas où tu étais, votre patron m’a dit que

tu avais pris quelques congés.

Ne voulant pas l’alarmer davantage, il lui demande l’autorisation de voir Jeff, et, elle le lui accorde car le médecin a demandé de le calmer en le faisant chercher. Pierre voit son ami d’enfance, allongé il est aussi blanc que les draps, il a dû sentir sa présence car il lui prend la main en murmurant :

–          Enfin te voilà !  As-tu résolu l’enquête ? As-tu trouvé le papier à cigarettes ? As-tu compris ?

–          Mon vieux calme-toi, j’ai le papier mais je n’ai rien compris. Pourquoi as-tu dessiné un briquet.

–          Ecoute rends toi aux entrepôts et tu vas pouvoir confondre le commanditaire.

 

La police est sur l’affaire, mais il est vrai que le patron n’est pas du tout suspecté, par contre il était là tout-à l’heure, j’en ignore la raison.

–          Le patron était là et bien il ne manque pas de culot celui-là! Mais dépêche toi car les preuves risquent de disparaître mais je ne lui ai pas tout dit, le croyant de notre côté, je me suis confié à lui avant de ramasser cette balle. Tu dois te dépêcher car je pense qu’il n’en est pas à son coup d’essai et qu’il va partir ailleurs. Il faut que je te confie un secret pour que tu puisses le confondre définitivement. Viens penche toi!

Après les confidences de Jeff, Pierre est abasourdis, mais il la tient sa preuve, maintenant il lui faut organiser la prise sur le fait de son Boss, tout repose sur lui désormais et à sa manière habile d’amener le commissaire à revenir sur les lieux. Car pour l’instant tout porte à croire que c’est Paulo qui a monté ce trafic. Tout l’accuse, car autrefois il faisait de la contrebande de cigarettes. Mais Pierre et son frère ont la preuve de son innocence. Mais il va leur falloir jouer une dernière fois au fin limier et s’introduire là où ils étaient prisonniers, selon Jeff la preuve irréfutable a été planqué par Paulo dans un des wagons abandonnés. Il y en a un nombre important mais il a laissé une marque sur le côté.

Il y a plus de 50 wagons à contrôler, ils se partagent le travail, une heure déjà et pas la moindre trace sur les wagons. Sans preuve il n’y aura pas d’arrestation. Il leur faut réfléchir, les wagons sont ’ils tous au même endroit, brusquement, le capitaine se souvient où il a vu un wagon, c’est lors de l’assassinat des hommes de main de l’armoire à glace.

–          Viens Pierre je pense que le wagon en question est plus au centre du hangar.

 

 En effet il trouve ce fameux wagon, mais oh surprise, alors qu’ils n’ont rien dit à la police sur les assassinats des deux dingues, il n’y a personne sur le sol. Rien ! Tout cela leur semble plus qu’étrange.

Où sont passé ces deux morts, qui est venu faire le ménage ici ?

 

Compte tenu de l’urgence de la situation, ils parent au plus pressé, tout en s’aidant mutuellement, ils montent dans le wagon et en allument le fond, couchés où plutôt jetés dedans, les deux hommes sont là, mais au bout de quelques minutes de recherche, ce qu’ils pensaient trouver n’est pas dans ce wagon.

 

–          Il nous faut cette preuve, sans elle nous ne pourrons pas le confondre et il nous faut aller vite, sinon je pense que notre bonhomme va disparaitre. Vite faisons marcher nos méninges, qu’est-ce que nous avons loupé ?

–          Repartons et prenons les wagons un par un et ensemble, nous mettrons plus de temps mais qui sait  Jeff a peut-être mal compris. Lorsqu’il dit sur le dessus, c’est possible que ce soit en dessous, De toutes façons, Paulo n’a pas dû lui le crier, il a du se faire discret, donc il a pu confondre.

 

Ils cherchent depuis quelques minutes lorsque Marco hurle :

 

–          Euréka, j’ai trouvé, viens m’aider.

Munis du précieux sésame, Pierre se rend seul aux entrepôts et c’est d’un pas nonchalant qu’il entre chez le patron. Il est debout et fait du ménage. Pierre discrètement entre et toussote, l’autre sursaute et le voit.

Il glapit plutôt qu’il parle :

–          Dégagez, je ferme ma boutique, je ne puis plus exercer, je suppose que c’est vous l’instigateur de cette mascarade, mais je vais de ce pas au poste leur dire que c’est vous le commanditaire avec ce nigaud de Paulo.

Après l’avoir laissé vociférer, Pierre, calme, s’assoit et se met à jouer avec un beau briquet en or. Sur ces entrefaites, le commissaire entre. Le boss accuse Pierre d’être l’associé de Paulo, mais il le laisse vociférer tout en disant :

–          Voici la preuve que vous cherchiez Monsieur le Commissaire, j’ai trouvé dans une cagette d’orange le briquet de mon Boss et la preuve est dessus, il y a deux initiales entrelacées, les siennes.

Au même moment son Boss met la main à sa poche et en retire un paquet de cigarettes, semblable à ceux retrouvés le matin même, et, dedans il en sort un briquet de forme et de couleur identique à celui que détiens Pierre. Vous voyez bien que je l’ai. Pierre s’en saisit et lui demande s’il voit ses initiales. En effet, c’est un briquet qui ressemble à celui qu’il détient, mais d’initiales aucune.

–          Et tant à prouver votre innocence, dîtes-moi pourquoi vous avez en votre possession un des paquets de cigarettes trouvé ce matin en grande quantité ?

 

–          Votre consommation personnelle je suppose, lui assène le commissaire.

 

Il baisse la tête, conscient de s’être vendu, mais au moment de partir il tend la main vers Pierre et lui réclame son briquet.

 

Pierre éclate de rire et lui le montre, c’est un briquet comme il en existe des millions, le sien est dans la caisse cachée par Paulo, dans cette caisse il manque une rangée de paquets de cigarettes. Pierre l’a laissé pour qu’il soit confondu mais a voulu voir ce dont il était capable.

En effet, Pierre a laissé la pièce à conviction et sûrement les empreintes de son patron, pour éviter de se faire avoir par le Boss qui a plus d’un tour dans son sac. Il aurait pu se jeter sur lui et vouloir récupérer son bien. Mais c’était sans compter sur son frangin, qui a eu le réflexe d’appeler le commissaire d’où son arrivée impromptue. Le Boss s’est trahi.

Quelques jours plus tard, les manchettes de journaux relataient l’arrestation du Chinois de son prénom Yang, vendu par leur Boss, car il ne voulait pas être le seul à payer.

 

Tous les amis sont venus attendre Paulo à sa sortie de prison. Dans quelques mois le procès aura lieu mais en attendant la Région a retrouvé son calme.

 

 

 

EvaJoe novembre 2013 Copyright

 

FIN

 

 

J’ attend vos réactions! Merci…

L’attente (suite)

 

 

 

Pierre a juste eu le temps en roulant de s’aplatir derrière un vieux chariot, il doit faire le mort, mais espère que Jeff n’est  pas grièvement blessé. Des bruits, des cris se font entendre :

–          Que personne ne bouge, sinon vous risquez de prendre une balle perdue, à quel jeu  jouez-vous ?

Pierre entend l’éducateur répondre :

–          A rien, je suis éducateur de rue et je suis venu récupérer les gamins dont je m’occupe, je sais qu’ils passent leur temps ici à refaire le monde. Mais cet homme doit être blessé, pourquoi lui avoir tiré dessus ?

 

–          Ce ne sont pas vos affaires, nous allons nous en occuper, dégagez et plus vite que ça !

–          Vous n’êtes pas d’ici, car vous ignorez que les jeunes ont fait de ces hangars leur base de jeux !

 

–          Déguerpissez ! Moins vous en saurez mieux vous vous porterez,  Et, Monsieur l’éducateur, n’oubliez pas que votre petit frère est sous surveillance constante, aussi, tenez-vous à carreaux.

Pierre essaye sans faire de bruit de se glisser à nouveau dans un des recoins que cet entrepôt regorge, mais ce n’est pas chose facile, il est à quelques encablures de son ami d’enfance, et hélas il ne peut rien faire. Le plus grand de ceux qui est intervenu se penche sur lui, et dit : il a son compte, ce traitre ne nous mènera plus en bateau, quand à l’autre, il doit être loin, rentrons, nous avons encore du boulot sur la planche. Cette nuit c’est le grand jour et à nous la marchandise, les deux gêneurs ont disparu. Vous deux, vous allez rester à l’entrée B, au cas où il se passe quelques choses d’inhabituelles, ne vous montrez sous aucun prétexte, faîtes le mort.

–          Pas de problèmes, chef

Ils s’éloignent et à nouveau un silence, mais ce silence est glacial, il fait froid dans le dos de Pierre, c’est comme si la mort flottait dans les hangars. Jeff, mort, quel horreur, que va-t-il pouvoir dire à sa femme ? Il lui faut en avoir le cœur net, mais se méfier ce ne sont pas des enfants de chœur. En rampant, Pierre avance millimètres par millimètres et petit à petit il voit de dos les deux hommes s’éloigner pour se rendre à l’autre extrémité, il lui faut encore attendre.. Il faudrait faire diversion, mais comment ? Il lui faut réfléchir mais les minutes jouent en défaveur de son ami. Pierre a brusquement une idée, il prend une de ses pommes, se lève et la jette sur un des wagons qui se trouvent quelques mètres devant lui. C’est un bon tireur, il devrait faire mouche. Lorsque sa cible atteint son but, il voit les deux hommes porter la main à leur côté et s’avancer dans la direction du bruit. Pierre se lève et se laisse tomber auprès de son ami. Il met la main sur son cou vers la veine et sent un faible battement, ouf il n’est pas mort, mais au ventre il a une vilaine plaie faîtes par la balle, il lui faut des soins. Elle saigne abondamment. Au même moment, il aperçoit que sa main est ouverte, paume vers le plafond et il a entre ses doigts un papier pas plus grand qu’une feuille à cigarette. Pierre la prend et à ce moment-là  il entend des sirènes, ce sont les pompiers, l’éducateur a dû les appeler, à défaut des flics, ce sera mieux. Mais il lui faut éviter d’être là, car il ne sait pas ce que vont faire les deux malfrats. En effet,  à leur tour ils s’enfuient de son côté, il ne doit sa chance qu’à la faible lumière, ils filent sans demander leur reste. Les pompiers font rapidement le nécessaire et toutes sirènes hurlantes repartent vers l’hôpital le plus proche. Et à nouveau le silence. Dans la lumière des phares il a vu la tête des deux hommes, eux aussi ce sont des négociants en fruits et légumes. Il doit y avoir une affaire juteuse, c’est bien le cas de le dire, là-dessous.

Pierre pense se rendre à la police mais il a si peu d’éléments, quoique son ami blessé puisse sûrement l’aider, mais sera-t-il en état de parler et surtout va-t-il pouvoir accéder à sa chambre. Pierre en se guidant de sa lampe de poche, s’en va vers une des sorties, surtout éviter la grande porte la B et partir par une des petites portes qui donnent sur l’entrée qu’il a vu de sa fenêtre lorsqu’il était enfermé. Il va lui falloir de la dextérité, car les fils de fer barbelés sont un peu hauts et assez coupant, mais avec son canif il devrait y arriver. Il escalade rapidement un des poteaux, et une chance il y a déjà un énorme trou, il se glisse par là et saute à pieds joints de l’autre côté. Maintenant il lui faut se repérer, voici au loin le port et la ville et pas âme qui vive ici. Tant pis, en rasant les murs, sa capuche sur la tête pour faire banlieusard, le voici partis et il court, car il lui faut être sur le port avant le départ pour la mer de son frère. Pendant sa pêche il aura l’occasion de lui parler et ensemble ils aviseront.

 

La nuit est tombée depuis déjà deux heures, et Pierre attend le départ de son frère pour se glisser sur son bateau, pas la peine de se faire repérer par les marins, cela évitera les mauvaises surprises. Il espère qu’il n’est pas surveillé, car tout le monde le connait comme détective amateur, il a déjà résolu de nombreuses affaires au nez et à la barbe de la  police. De toutes façons si les négociants étaient venu le questionner, cela lui aurait mis la puce à l’oreille, car Pierre ne fait pas les manchettes des journaux, personne n’a pu signaler sa disparition, puisque  il était censé être en congé  jusqu’à la fin de la semaine. Après ce serait une autre histoire, mais on en était pas là. Enfin, voici la corne qui annonce leur départ, vite, Pierre se glisse sur le bateau in-extrémis. Il va directement à la cabine de son frère et au moment où il rentre, il aperçoit un Chinois, immense qui est allongé sur la couchette de son frère.

–          Enfin, vous en avez mis du temps à venir Monsieur le fouilleur de merde.

 

A suivre….

 

 

EvaJoe novembre 2013 Copyright

L’attente

 Espérons qu’il n’est pas mort, sinon gare aux retombés, le cuisiner sans le tuer, en quelques sortes lui faire subir une ou deux tortures et il devrait parler. Après que le Chinois lui aura mis la main dessus, il ne devrait pas être en état de dire quoi que ce soit, chez lui, c’est du raffiné. En attendant, planque car cette bande de jeunes qui circulent dans l’entrepôt ne me dit rien qui vaille.

   Ce sont des potes au petit con de Paulo, si il a parlé, ils doivent se douter qu’il y a anguille sous roche, de toutes façons il va tomber, et se prendre des années de prison, et adieu le caïd !

Pierre entend un rire gras qui lui est familier mais pour l’instant aucun nom à mettre sur ce rire. Il bande ses muscles en attendant que l’autre homme se penche sur lui, et dès que ce sera fait il lui montrera qui fait la loi ici. Après il avisera pour l’autre, car si il le connaît l’effet de surprise devrait jouer en faveur de Pierre et non de l’inconnu dont le  rire lui dit quelques choses. Et, comme l’avait pressentis Pierre, son kidnappeur ne s’attendait pas  à voir Pierre lui faire une prise de judo, le voici au tapis et là, stupéfaction c’est un gros négociant du coin. L’autre git maintenant à ses pieds, Pierre ne s’embarrasse pas de principe, un bâillon, un coup sur la tête et il l’attache avec la cordelette trouvée à même le sol. La porte est entrouverte et il se glisse doucement de l’autre côté, tout d’abord s’orienté, mais avant il lui faut appeler, qui va pouvoir le croire, son patron en l’état actuel des choses c’est impossible il risque le renvoi et cela ne fera pas avancer l’enquête, Jeff, maintenant il hésite, il ne sait pas ce qui le retient. Il lui semble préférable qu’il croit que la planque c’est bien passée. Finalement en se dirigeant à l’opposé de la sortie où le deuxième homme planque et après avoir fermé la porte et emporté la clef, il décide d’appeler la police, ils se débrouilleront avec, et puis c’est de leur ressort. Mais que leur dire, pour l’instant il ne sait absolument rien, il va vraiment falloir trouver une raison pour innocenter ce môme, savoir qui commande et à quoi cela sert. Il pense que ces deux-là sont des comparses, il lui faut la tête. Et, pour cela il lui faut être certain que Jeff est bien de son côté. Il va donc attendre et voir comment les évènements vont tourner.

Tout en réfléchissant il se remémore leurs mots, qui peut bien être ce Chinois qui aime faire souffrir, il n’en connaît aucun qui gravite autour de son patron où de l’entreprise. Il faudrait en parler au frère de Paulo, mais en attendant il doit se planquer, on va sûrement le chercher et il va falloir aviser pour voir ce qui va se passer. Tiens mais sa carte de la ville va lui servir pour s’éloigner rapidement des entrepôts. Il lui faut rejoindre le vieux port et ensuite se perdre dans la foule, ne pas aller chez lui, mais sans sa carte bancaire il n’est rien, sans argent il ne peut pas prendre le train, sans parler du TGV. Rejoindre son frère serait le mieux, mais son bateau est –il à quai ?  Il en est là de sa réflexion lorsqu’il entend à nouveau ce bruit qui à la fois l’agace et à la fois lui fait peur. Il se glisse dans un couloir et attends, il passe si prêt de lui qu’il sent son aftershave, tiens c’est « azzaro ». Il lui faut noter cet indice supplémentaire, plus tard, il l’espère il fera le point et qui sait son frère  pourra l’aider. Mais Jeff, va-t-il le prévenir ? Tiens se dit-il en riant, il met ce parfum et, mais oui, c’est Jeff, c’est pour cela qu’il savait où il se planquait, ah le salop, il l’a bien eu, à jouer au gentil, et lui, il est tombé, tête baissée dans son piège.  Du reste la chaussure, c’est lui qui lui a mis ce petit morceau de fer, le même qu’il mettait aux sabots de ses chevaux, car Monsieur avait de belles bottes et une était percée, il préférait la garder, voilà pourquoi cela faisait un son métallique une fois sur deux, l’autre botte était en bon état.

Mais qu’est-ce que Jeff gagne dans ce trafic et qu’elle raison l’a poussée à le sacrifier, alors qu’il aurait pu se taire, mais bien sûr c’est Paulo qui a dû découvrir le pot aux roses et il la sacrifié en connaissant son passé. Vraiment il se sent mal, Jeff son copain d’enfance passé à l’ennemi, mais quel est donc cet ennemi et qu’est-ce qu’ils cherchent à cacher. Ce doit être du gros, car essayer de le supprimer en lui faisant subir  je ne sais quoi, mais pourquoi, Jeff sait bien qu’il n’est au courant de rien du tout, puisque c’est lui qui l’a poussé à se planquer. C’est à n’y rien comprendre et pour l’instant l’écheveau de laine est bien embrouillé, il va falloir mettre tout à plat et voir comment sortir de ce cauchemar. En attendant il est piégé dans cet entrepôt, et pour sortir il va falloir être plus malin qu’eux deux.

Déjà deux heures depuis qu’il a faussé compagnie à ses deux geôliers, il a pris un petit repas pour pouvoir attendre, mais il lui faut maintenant sortir de sa cachette et passer à leur barbe. Au loin il entend des rires, les jeunes doivent jouer où faire ce que tous les jeunes font dans ces entrepôts. Si c’était des comparses ils ne riraient pas et seraient silencieux, tant qu’à faire, autant diriger ses pas vers eux en étant attentif au bruit de la semelle ferrée de Jeff. En deux ou trois enjambées il se retrouve à hauteur des rires, c’est les copains de Paulo, il les connait bien, mais est-ce des amis ou des ennemis. Il en est là de sa réflexion lorsqu’il entend l’un d’entre eux s’adresser à Jeff.

–          Alors tu ne l’as pas retrouvé,

–          Non, j’ai bien peur qu’il me prenne pour son ennemi, il faut dire que je ne l’ai pas aidé et même je lui ai frappé sur la tête, mais il a bien dû voir que ce n’était pas si grave.

–          Es-tu certain qu’il t’a reconnu ?

–          Bien entendu, il m’a mis un morceau de fer sous ma botte et ce bruit s’entend très bien, on dirait que je claudique. Et, lui, c’est un doué, il reconnait n’importe quel bruit, on a souvent joué ensemble à ce petit jeu. Il m’a toujours battu à plate-couture.

Des sifflements se font entendre, ils sont admiratifs des prouesses de Pierre.  Pendant ce temps, Pierre, attend, il n’est pas certain que Jeff dise la vérité, il faut être prudent, ils vont tous s’en aller, il est fort tard, et les petits dealers vont prendre le relai, il a intérêt d’avoir filé avant , surtout qu’il a remarqué que leur éducateur était avec eux, ce qui veut dire que la version de Jeff serait la bonne, mais, alors pourquoi ce coup sur la tête, jouerait-il double jeu pour en savoir davantage. Au moment où Pierre sort de sa cachette, un coup de feu retentit et Jeff s’écroule.

 

L’inconnue du GR 20

 

 

 

 

 

 

Lorsque elle reprend ses esprits, elle est à l’hôpital mais ne sait même pas ce qu’elle fait là et par quels moyens elle y est arrivé. Une infirmière  lui dit de rester coucher que le médecin va être content de la voir éveillé, ainsi que Damien. Un flot de paroles lui vient aux lèvres, elle l’a appelé par son nom de famille pourtant elle est certaine de ne l’avoir communiqué à personne, elle était là incognito, mais il a dû se passer de nombreuses choses pendant la journée. Elle demande l’heure et elle s’aperçoit qu’il est à peine neuf heures du matin. Alors, comme l’infirmière lui sourit elle lui demande mais on est  quel jour ?  Devant son incrédulité,  l’infirmière lui explique que cela fait trois jours que l’hélicoptère l’a redescendue du refuge.

Elle lui explique que lors de sa dernière chute elle avait eu une commotion cérébrale et qu’à son arrivée sur Bastia elle était plongée dans le coma. Le médecin avait vu qu’elle était en pleine forme et ne s’inquiétait nullement pour elle, ce n’était à son avis qu’une question de  jours.

Depuis qu’elle sait que l’on est mercredi, elle est de plus en plus agitée, il faut qu’elle se lève et qu’elle quitte l’île. Mais l’infirmière lui intime l’ordre de rester coucher, elle va être aidée par Damien qui franchit la porte, il est en civil mais est accompagné de deux policiers. Il s’assoit à son chevet et lui demande si elle est contente de s’être moqué de lui, elle rougit comme jamais cela lui est arrivé, et prétexte qu’elle est fatiguée et fait mine de s’endormir. L’infirmière demande aux autorités de quitter la chambre leur signifiant qu’elle ne peut leur accorder un interrogatoire car Mlle Minelli vient juste de se réveiller et qu’elle préfère attendre que le médecin l’ait examiné pour leur permettre de l’interroger. D’un signe de main, Damien dit aux deux policiers de s’éloigner et il s’assoit auprès de Manon et se penchant assez prêt il l’embrasse et dit à l’infirmière Madame est ma fiancée. Au moment où Manon va pour se lever, il la serre davantage et lui murmure à l’oreille, ne fais pas l’enfant je sais que tu me désires, et maintenant que je sais qui tu es, je ne te quitterais plus.

Manon soupire et se laisse aller sur l’oreiller complètement épuisée par cette joute muette menée contre Damien.  A quoi cela lui sert-il de le combattre, il a deviné qui elle était. Et c’est d’une voix éteinte qu’elle lui demande si la jeune Américaine a été retrouvée et devant son hochement de tête, elle soupire, enfin elle va être mise hors de cause par la jeune femme, car elle se doute que les propos sibyllins de Damien sont porteur d’autres choses. De plus il a dit à l’infirmière qu’il était fiancé. C’est vraiment n’importe quoi, quand  son frère aîné va l’apprendre il va la tuer, tuer est un bien grand mot, tout au moins lui tourner le dos car chez eux la Famille c’est sacrée et pour se fiancer il faut que l’heureux élu soit agrée par la famille. Certes autre temps autres mœurs, la vendetta est passée mais les familles ne marient pas leurs enfants avec les ennemis d’hier. Manon en sait quelques choses, n’a-t-elle pas quitté l’île il y a plus de 10 ans après que son père est refusé d’accepter comme gendre  le fils Pieri. Tout en se souvenant de cet homme qu’elle aimait passionnément, elle trouve que Damien a une certaine ressemblance avec Mario.  Pourtant comme Damien l’attire, comme elle se sent protégé en sa compagnie, mais pour l’instant il va falloir répondre aux questions de la police, voir qui sait d’un juge.

Une fois Damien mis dehors par le médecin, Manon adossée à un oreiller pense que cela va être difficile d’avouer à Damien que c’est pour les besoins d’un futur roman qu’elle s’est laissé embarquer dans cette histoire.  Elle n’a même pas osé lui demander si l’échange avait eu lieu, le demander c’était implicitement avoué qu’elle était au courant, et ça elle ne le veut pas. Il lui faut s’assurer qu’elle ne sera pas de près ou de loin mêlée à cette histoire, qui, après tout, n’est pour elle qu’une folie de ses anciens copains de jeunesse. S’en prendre à cette touriste cela s’est passée au dernier moment, c’était elle, Manon qui devait être emmené, elle connue sur l’île à cause de son nom : Manon Minelli, un pseudo pour ne pas être reconnue des habitants de l’île et en particulier de Mario, Pourquoi avoir voulu la kidnapper, elle en est là de ses pensées quand on frappe à la porte. C’est son père accompagné de Damien. En le voyant elle fond en larmes, elle la grande romancière se sent toute petite face à son père, 10 ans qu’ils ne se sont plus adressé la parole. Alors que fait-il ici et pourquoi accompagné de Damien.

Damien présente Manon à son chef, le commissaire Roconci, à ce moment-là, Manon comprend que l’histoire n’est pas terminée. C’est un jeu de dupes, Damien doit ignorer son lien de parenté avec son chef, sinon ce dernier serait venu seul. Une Manon Minelli aussi rousse que sa fille cadette était brune, qui a changé de nom, qui a vieilli et qui a laissé pousser ses cheveux alors qu’auparavant elle courait avec ses frères dans le maquis en short et les cheveux courts et surtout qui l’a quitté  un dimanche matin alors qu’on allait célébrer ses fiançailles avec le fils de leurs amis et non avec son Mario adoré ne peut se trouver dans cette chambre. Dix ans qu’ils ne se sont vu, croisé, voir même qu’il sait ce qu’elle a fait de sa vie. En dix ans son père est devenu un bel homme. Il a assis sa réputation en devenant commissaire de police, bien sûr que Manon, puisque c’est ainsi qu’elle se fait appeler suivait sa carrière de loin. Mais en ce moment présent, elle va être obligé de lui dire qui elle est, et, elle se demande ce qui va se passer, d’autant plus que Damien a quitté la pièce.

Une fois la porte refermée, il s’assoit et au travers de ses longs cils ils s’observent, pas un ne parle. Manon où plutôt Amélia de son vrai prénom attend que les questions fusent.

–          Alors Amélia peut tu me dire ce que tu faisais avec Mario sur le Monte Rotondo.

–          Comment sais-tu que c’est moi !

–          Ma petite fille je sais tout ce que tu as fait depuis 10 ans j’étais fier de toi mais tu me connais je n’ai pas voulu faire ce premier pas. Maintenant, et une fois que cette sale histoire sera réglé nous recommencerons notre histoire au moment où nous l’avons laissé.

–          Mario mais il n’était pas avec moi, enfin ce n’est pas possible, pas lui, il me l’aurait dit.

–          Tu n’as pas reconnu mon jeune inspecteur, Mario qui se fait appeler Damien à cause de la vendetta entre nos deux familles, c’est un brillant inspecteur et j’ai tiré un trait sauf ton frère aîné, mais ça tu le sais. C’est le Mario de ton adolescence,  celui que tu aimais autrefois.

 

A ces mots, Amélia-Manon fond en larmes et c’est ainsi que Damien-Mario les retrouvent dix minutes plus tard, l’un soutenant l’autre, plutôt enlacé qu’en train de répondre aux questions de son chef. Il est stupéfait et ne comprends pas. A ce moment là leurs yeux se croisent et devant le regard plein de larmes de Manon et du commissaire, Damien assommé comprend que la belle romancière dont il est tombé amoureux n’est autre que son amour de toujours la belle Amélia. 

Le temps de la vendetta pour un lopin de terre est , il l’espère révolu, son chef l’apprécie, et il sait qui il est, mais de là à lui donner la main de sa fille. sachant que sur cette dernière pèse de  lourds soupçons suite à ce kidnapping. Il va falloir jouer serrer et surtout démêler l’écheveau. Que va-t-il apprendre?

 

 

Fin de la 1ère partie

 

© 2013 EvaJoe  

 

 

la première image vient d’ici

La deuxième de  là