Lumières sur la lande 1/4

La stupeur de leur chef  est moindre que la colère qui s’empare de lui à la vue de l’emplacement vide là où se trouvait un soi-disant cadavre.

  • Bande d’incapables, qui m’a donné ces subalternes aussi idiots, vous voyez il n’y a aucune trace de sang, aucun cadavre, rien, juste l’herbe semble avoir été piétinée, mais nous sommes nombreux à avoir traîné nos pieds dans ce jardin. Bande d’idiots déguerpissez!

Les gendarmes montent rapidement dans leurs véhicules sans un mot, ils connaissent le courroux de leur chef, mais ils savent que beaucoup plus tard il relativisera ce moment surprenant, car en voitures les langues vont bon train :

  • Es-tu certaine Gladys d’avoir vu la tête fracassée du pseudo mort.
  • Maintenant je ne sais plus très bien.
  • Quoi?
  • Je ne sais pas.
  • Et bien ma belle tu as intérêt à t’en souvenir.
  • Oh mais attendez les mecs je n’étais pas seule, le stagiaire m’accompagnait.
  • Tu crois que notre chef fera cas du stagiaire, c’est toi qui fait tes armes, il te faudra être certaine de ce que tu as vu.
  • Et bien au risque de passer pour une folle j’en suis certaine, le type avait le visage écrasée, ou…
  • Où quoi?

Crient d’une seule voix ces trois collègues!

  • Où alors il était grimé, maintenant que j’y pense l ‘élève gendarme m’a fait une réflexion.
  • Laquelle
  • Il lui trouvait une tête de comédiens
  • Comment ça?
  • Il a ajouté vu que tu dis qu’il est mort je veux bien  te croire mais on dirait qu’il a une couche de peinture rouge sur le visage.

Un grand éclat de rire se fait entendre dans la voiture; mais Gladys le prend très mal, car il faut bien qu’elle l’admette ce devait être la bonne raison, le gamin a fait du théâtre et il avait l’air d’en connaitre un rayon. Mais jamais au grand jamais elle n’a pu penser que ce type était bien vivant au sol. Et pourquoi avoir monté ce subterfuge? Comment pouvait-il savoir qu’il se laisseraient prendre dans ce piège grossier, car il faut bien se l’avouer la supercherie aurai pu ne pas fonctionner, si elle avait eu la présence d’esprit de vérifier son pouls. Mais vu la tête qu’il avait et ce, dans le noir elle n’avait pas osé le toucher.

Tous se murent dans un mutisme et regagne leurs chambres, Gladys devra affronter le chef et eux aussi car ils ont des grades plus élevées et c’était à eux de vérifier si l’homme était bien mort. Mais leur chef les avait rapidement appelé et du coup comme le mort ne pouvait se sauver on avait laissé les jeunes recrues dehors.

Dès 5 h du matin le Colonel et le préfet sont arrivés à Kermilliget, ils attendent la brigade, les voilà au grand complet, sauf l’adjudant André qui se remet doucement de son coma est absent. Le Major interroge le jeune élève gendarme qui répète ce qu’il a dit à Gladys tout en évitant de trop se moquer de cette dernière, personne ne sait si le mort n’a pas été emporté par des complices cachés assez prêt qui auraient pu tromper les deux jeunes gens. Surtout qu’un des gendarmes dit qu’il était certain que l’homme était bien mort ce qui ajoute une énigme de plus à ces faits étranges qui mettent en émoi non seulement un village mais toute la Bretagne qui reparle de ce qui s’était passé dans ce village il y a une vingtaine d’années. Mais du Préfet au major sans oublier le Colonel, et à part quelques gendarmes ils ne sont pas nés sur cette lande et ces histoires voire légendes les laissent de marbre.

A ce stade de l’enquête qui est vraiment nébuleuse Gladys pense qu’elle doit expliquer à ses collègues ce qui s’est passé il y a 20 ans, mais auparavant elle va se rendre au chevet de son ami André pour connaitre ce qu’il en pense et pour avoir son soutien. Quand elle sort de l’hôpital elle n’est pas plus avancée, André lui a interdit de parler des meurtres non élucidées d’il y a  20 ans, dire qu’ à cet  époque la famille d’André y était déjà mêlée,tous les deux ont l’impression que l’histoire se réécrit. Par contre son ami Yann serai au cœur de cette affaire si le coup et les drogues qui ont blessés André ne le font pas radoter, Yann son amour serai de retour. André l’a vu , il en est certain. Donc il n’aurai jamais été emporter par une vague comme on leur l’aurait fait croire. Mais qui donc a jeté le discrédit sur cette famille et l’a plongée dans un drame, qui, aujourd’hui a des conséquences désastreuses sur ceux qui sont encore vivant. Gladys aimerait bien découvrir ce qui se trame, mais elle n’est pas encore aux postes d’avant garde, elle sort tout juste de son école et a eu la chance de pouvoir revenir sur sa terre grâce à sa belle promotion. André lui a donné carte blanche en ce qui concerne l’enquête. Elle va se rendre à la pierre des « Korrigans » et voir si elle ne trouve pas des indices  qui auraient pu passer inaperçus. Surtout qu’André lui a donné exactement la position où il se trouvait lorsqu’il a à la fois entendu la voiture et, aussi reçu le coup. Il lui a aussi parlé de l’odeur de la pipe et tous les deux connaissent une personne qui fume ce genre de tabac, mais alors si c’est lui, pourquoi serait-il de retour dans leur village et surtout où logerait-il?

Gladys est fort absorbé par ce qu’elle vient d’apprendre qu’elle ne voit pas le buraliste la suivre des yeux et faire des signes à un individu qui lorsqu’il la voit prends ses jambes à son cou comme si il avait à se reprocher tous les crimes du village. Mais cette course effrénée a alertée  Gladys et un de ses collègues et,  prennent  en chasse le fuyard. Ils sont  rapidement à son niveau et ils l’appellent par son prénom

  • Yann!

Ce dernier dans un premier temps ne se retourne pas, au contraire il accélère sa course. Puis, il se retourne mais cela lui est fatal car à ce moment un gendarme lui tombe dessus.

Dans la voiture, Gladys n’en croit pas ses yeux, c’est bien son amour d’enfance, mais lui fuit son regard, il semble en proie à un tremblement comme si il était drogué. A part sa disparition il y a quelques années ils ne peuvent l’accuser de quoi que ce soit, mais courir à la vue des gendarmes ne lui donnent pas une bonne attitude.

  • Yann

Mais là encore, ce dernier ne lui répond pas.

  • Yann où étais-tu passé toutes ces années et de quoi as-tu peur?
  • Gladys ce n’est pas ton uniforme qui va te sauver, si je parle je ne donne pas cher de ta vie.
  • Mais à quoi es-tu mêlé toi et ta soeur?
  • Laisse ma soeur tranquille, elle n’a rien à voir avec moi.

Gladys se mord les lèvres elle a faillis dire ce qu’André a vu, mais à lui aussi elle a promis son silence. Mais comme tout cela la gêne, elle aime être claire dans ses enquêtes et là c’est un imbroglio de nouvelles qui si elles sont accrochées toutes ensemble cela risque de leur exploser au visage. Et qu’adviendra-t -il de sa carrière si elle ne dit rien.

 

A suivre….

Lumière sur la lande (suite 1/2)

Grâce à l’alerte donné par Gibee j’ai modifié le nom de famille de certains de mes personnages, à compter d’aujourd’hui Yann (Queffelec) se nommera Yann Lebihan. Tout auteur n’a pas le droit de prendre un nom de personne existant et de le mêler à une fiction quel qu’elle soit…

Je trouvais que ce nom me rappelait quelques choses mais il a fallu sa mise en garde pour que j’en prenne conscience et en lisant les avertissements des maisons d’édition, voire des procès qui ont eu lieu, je me suis empressée de corriger mes textes. Mais le polar reste le même….

 

Les bijoux et les paquets de sable sont emporté au laboratoire de la gendarmerie pour être ouvert, rapidement on s’aperçoit que les bijoux et candélabres ont été volé chez la grand-mère assassinée il y a quelques jours. Quand aux paquets ils vont révéler à l’équipe chargé de les ouvrir une énigme supplémentaire. En effet tous les paquets à des degrés moindre contenaient des pépites d’or pour les premiers et des perles de culture pour les seconds. Était-ce la grand mère qui les possédait ou ont-elles été apporter beaucoup plus tôt dans le temps. Nul ne pouvait répondre à cette question. Quand aux protagonistes de cette affaire ils n’étaient pas là pour le dire. Par contre le capitaine est persuadé que personne n’a découvert le mécanisme pour ouvrir la  grotte, ils ont dû venir par l’océan ce qui à ses yeux est beaucoup plus facile. Les voilà avec une enquête supplémentaire sur le dos, il va lui falloir un peu plus d’hommes pour mener à bien ces mystères. Quant au sous officier André il tient des propos plutôt décousus pour que sa hiérarchie puisse à ce stade de l’enquête en tenir compte.

Des événements imprévus allaient empêcher le capitaine de se rendre à la clinique ou son adjoint était encore hospitalisé. En effet au retour à la caserne un témoignage fiable avait vu la belle « Gwen  » au Guilvinec paradant au bras d’un officier qui était présent à la table du préfet trois jours plus tôt. La femme du capitaine, car c’était elle, le témoin fiable se souvenait de ce jeune capitaine, elle était assise à ses côtés, la femme du préfet lui avait dit:

  • Mon amie, la fille du commissaire est malade, et il se trouve seul, comme ton mari est absent, peux tu lui faire la conversation.

Et, elle avait discuté assez brièvement mais elle se souvenait de son nom à consonance grecque, ce qui l’avait toutefois étonné, car il parlait un français approximatif, et  pourtant il lui avait affirmé travailler pour la Marine Française ce qui avait été confirmé par la femme du préfet, mais lorsque le capitaine avait téléphoné chez le préfet l’affaire s’était corsée. Car ce fameux capitaine de corvette n’avait pas l’âge qu’il aurai dû avoir, mais comme il y a toujours foule pour la célébration de la fête Nationale, personne n’avait remarqué la supercherie. Mais alors où était le vrai capitaine? Encore une affaire à suivre mais elle n’était pas de leur ressort, sauf si tout cela était mêlée à la disparition de Gwen.

Si cette dernière était présente au village c’est qu’elle pensait assister à l’enterrement de sa grand-mère qui devait avoir lieu dans les jours suivant. Les scellés sur la porte de la maison n’avait pas été ôtés, tout cela était bien étrange. Aussi il fut décidé d’envoyer une patrouille vers la lande avec l’ordre express de ne pas se laisser aller à dormir, voire à bailler aux corneilles, ce qui pour les deux agents se ressemblaient. Les uns passeraient la nuit et les suivantes, quand aux autres ils les relèveraient au petit matin et ainsi de suite. D’autres patrouilleraient sur le port et à proximité de la crique tout en surveillant le « trou des Korrigans ».

Pendant deux jours il ne s’était rien passé, puis une ombre s’était faufilé vers la maison de la lande, des lumières clignotaient sur la lande comme si plusieurs personnes se répondaient, ce qui allaient être confirmé par la patrouille de la crique. C’est un cri à glacer le sang qui a réveillé la torpeur du village, de ci de là des lumières dans les maisons s’allumèrent, mais personne n’osa mettre le nez dehors, le cri était glacial. Les gendarmes braquent de grosses lampes sur la maison et font une première sommation:

  • Veuillez ne plus bouger et mettez les bras en l’air

Seule une détonation leur répond, puis, stupéfait ils voient une ombre blanche se déplacer et s’élever dans les airs et être happé par les arbres. Ils courent comme des fous pour se rapprocher rapidement de ce phénomène étrange, mais hélas à leur arrivée ils découvrent un corps sans vie, passablement amoché, la tête écrasée par une pierre qui se trouve à proximité. Il semblerait que ce soit un homme, il est vêtu d’un veston noir et d’un jeans. Ses poches sont vides.Cela va encore être difficile de savoir qui est cet homme et surtout où est passé cette forme blanche.

A Suivre…..

Lumières sur la lande (suite 1)

Bretagne Septembre 2015 169André est allongé dans une chambre d’hôpital, car à la suite de sa chute il a été relevé des signes de piqûres sur ses bras, et actuellement personne ne sait si c’est lui qui se drogue, ce qui aux yeux de ses chefs semblent improbable, ou si il a été drogué par ceux qui l’ont immobilisé. Personne n’a encore de réponses car André est dans le coma. La drogue s’est propagée dans son organisme pendant son interrogatoire. Sa femme est auprès de lui et le veille, elle doit appeler le major dès qu’il aura repris connaissance. Elle espère que cela va intervenir rapidement, car le voir ainsi la désole.

A force de le regarder, elle a l’impression qu’il a bougé les paupières, voire un doigt, elle se penche sur lui et elle l’entend bredouiller:

  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Puis à nouveau ses paupières se font lourdes et il s’endort. Sa femme appelle le major, qui la rejoint rapidement.

  • Vous m’avez appelé mais pourtant votre mari est toujours dans le coma
  • Non, il vient de me parler mais ses propos sont étranges.
  • Qu’a-t-il dit?
  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Le major semble dubitatif, Yann Lebihan, mais il est mort! Mais est-ce lui qu’il a vu, mais pourquoi a-t-il drogué son meilleur copain? Pourquoi? Il en est là de ses réflexions lorsque son téléphone sonne, il est appelé sur la lande où les gendarmes ont découvert quelques choses d’important. Il fait ses recommandations à la femme d’André afin qu’elle note tout ce que son époux va dire dans son demi sommeil.

Sur la lande les gendarmes sont devant le trou des korrigans, lieu mythique de cette contrée, où naguère les contrebandiers avaient trouvé une faille, une anfractuosité de rocher qui par un mécanisme ingénieux se refermait lorsque l’on trouvait l’endroit pour l’ouvrir. Mais tous jusqu’à aujourd’hui pensaient que c’était une légende, et là, ils venaient par un hasard heureux de trouver la cachette, et, devant le trésor qu’elle refermait ils avaient jugé bon d’avertir leur chef. Au milieu d’un bric à brac de cigarettes passablement humide, il y avait des colliers, des perles, des candélabres en or. Mais le pire c’était des sacs de calibres tous semblables, recouvert d’un plastic noir qui sert habituellement dans les jardins.. Ils n’avaient pas osé les ouvrir, mais maintenant ils étaient effaré devant la quantité impressionnante qui était étalée devant leurs yeux. Munis de gants, le premier sac ouvert laissent toutes les personnes présentes interloquées. C’est de la terre, une espèce de sable brun blond. Mais pourquoi au milieu de ses joyaux, on trouve ces paquets bien enveloppés. Qui les a cachés là? A quoi vont-ils servir, et est-ce mêlés à la disparition d’André, de Gwen, voire même de Yann puisque il en est question depuis qu’André en a parlé.

  • Les bijoux vont parler, nous en saurons plus d’ici quelques heures, quand à la terre où plutôt le sable il va falloir enquêter.

Les jeunes gendarmes qui pensaient avoir trouvé de la drogue sont passablement déçu. Mais possible qu’ils aient découvert une affaire importante.

A suivre…..

Lumières sur la lande

ocean en furieLa tempête faisait rage sur la Bretagne en ce matin du 15 juillet, jour à marquer d’une pierre noire pour le petit village de Kermilliget  appelé le village maudit depuis des décennies, mais cela ne gênaient en rien ses habitants. Hélas en cette nuit de pleine lune tout allait changé, ils allaient devenir le centre de la Bretagne.

Pourtant ses ruelles pavées fleuries  d’hortensias. ses maisons de granit et ses belles balades par beau temps le long du chemin côtier  en font un joli coin où l’hiver il y a peu d’habitants,  Même le port a perdu son âme, quelques rares bateaux sont encore amarrés, les autres les bateaux pour la pêche en haute mer sont  au Guilvinec, alors ici comme  il n’y a plus de travail, ils ne restent que les vieux, les femmes et quelques rares enfants en bas-âge.

Mais dès l’été venu les habitués reviennent, cela fait des années qu’ils connaissent ce petit village, autrefois il y avait les grands parents maintenant ce sont les jeunes de la troisième génération qui se retrouvent, leurs parents quand à eux viennent se ressourcer dans le giron de cette terre  Bretonne où ils sont nés car  pour l’aimer il faut en connaitre tous ses silences, son âpreté, sa rudesse et ses odeurs marines.

Cette nuit du 14 juillet les jeunes, comme chaque année avait fêté la fête Nationale, ici c’était une coutume on allait de maisons en maisons chantés pour les jeunes filles qui venaient d’avoir 18 ans. Puis comme à l’accoutumée ils avaient pris leurs vélos, scooters ou leurs voitures pour aller danser au bal des pompiers. A minuit les couples s’étaient formées et tout ce petit monde s’étaient éparpillés sur la lande…On voyait de ci de là des petites lumières, mais personne ne prêtaient attention au drame qui se déroulait sur la plage de Kermilliget. C’était en contrebas du chemin dit  » Des douaniers » , de la route c’était impossible d’en voir la plage.Et puis la lune jouait à cache cache.

C’était une belle nuit d’été, chaude, les esprits étaient excités. Au bal elle avait osé venir la belle rousse, l’Islandaise comme tous la nommait, elle était de retour.Cela faisait  cinq  ans qu’elle n’était pas revenue. La dernière fois, c’était le jour où son jeune frère avait été emporté par une vague, tous s’en souvenaient encore. Aussi lorsque  huit jours plus tôt elle était arrivée avec une seule valise, un silence de plomb s’était abattu sur la rue principale, les habitant s’étaient calfeutrés derrière les persiennes bleues claires, mais elle n’avait regardé personne, elle avait fière allure, elle portait une robe longue ce qui paraissait encore plus incongru, mais seul le silence l’avait accompagné jusqu’à la demeure de sa grand-mère, vieille femme de plus de 80 ans qui n’avait plus sa tête depuis l’affreuse tragédie. Irma n’avait pas reconnue sa petite fille, mais quelques heures plus tard, elles allaient bras dessous, bras dessus au cimetière déposer quelques ajoncs sur la tombe, enfin cette pierre qui n’avait pas de corps, l’océan n’avait jamais rendu sa proie. Les deux femmes se soutenant mutuellement aimaient venir sur ce bout de lande battue par les vents, mais ce jour là le 7 juillet, la plus jeune murmurait à l’oreille de sa grand-mère des mots, ce qui avait fait dire à un de leur plus proche voisin, que les deux sorcières préparaient un sale coup.

A suivre…..

La saga de l’été (chapitre 4 FIN)

Bon, ne m’en voulez pas, je sais que j’ai mis un mois pour vous écrire la fin…Mais j’ose vous l’avouer, aucune des « fin » que j’avais programmé me satisfaisait, aussi j’ai laissé mûrir, d’où ce retard..Mais là, cela y est j’ai une fin digne de vos attentes. Pour vous remettre dans l’histoire je reprends la fin du chapitre précédent. C’est en penché….

Toutefois souvenez-vous que le jeune Amaury servait de traducteur pour l’inspecteur.

 

Quand à Marco son interrogatoire n’a rien donné, il est muet comme une carpe. Même en présence de son avocat il n’a pas proféré un mot. Ni qu’il était innocent, ni coupable Il est campé dans son mutisme. Cela ne fera pas avancé l’enquête.

–    Signora, potete dirvimi i vostri nomi e nomi ?

–    Nanie

–    No, il vostro vero nome, ciò questo è come se mi dicevate sono la balia

–     Inspecteur je lui ai demandé de ne pas me répondre qu’elle est une nounou

–  Ditemi il vostro nome  (Dîtes- moi votre prénom)

– Sono il Nanie, o se preferite la Balia (je suis la Nanie ou si vous préférez la Nounou)

– Ditemi il vostro nome (dîtes-moi votre prénom)

– Isabella

Au moment où Amaury va pour lui demander son nom de famille, la mère d’Adrien et de Rebecca fait son entrée, et lorsqu’elle voit la femme, elle l’interpelle en lui disant :

  • Mais que faîtes- vous ici Isabella ?
  • Vous la connaissez ?
  • Oui, c’est la sœur de ma belle-mère
  • La tante de votre mari, vous êtes certaine

Mais Serena n’a pas le temps de répondre, Rebecca qui vient d’entrer avec sa maman se précipite vers la femme et lui dit :

  • Ma Nanie, tu n’es pas morte ?
  • Je ne suis pas ta Nanie, Rebecca, je suis sa sœur jumelle.

L’inspecteur est dans une colère monstre, cette femme leur fait perdre leur temps, d’une elle connaît parfaitement le français, deux elle aurait pu leur dire être parente avec Amaury, car en définitive elle est aussi sa grande tante, quelle est cette mascarade ? De qui se moque-t-on ? Il va pour l’apostropher  vertement mais à cet instant on voit arriver Léa, la jeune sœur d’Amaury. Elle est accompagnée par Dorian qui a finalement osé franchir le seuil du commissariat pour signaler qu’il avait passé la nuit précédente avec la jeune fille mais en tout bien tout honneur.

L’inspecteur décide de renvoyer chacune des personnes non utiles à l’enquête chez elles, elles sont toutes sous surveillance de la police, sauf bien entendu Dorian qui n’est pas utile à l’enquête. Il quitte Léa et lui promet de prendre de ses nouvelles. Cela met un peu de baume au cœur de voir les deux jeunes échangés un regard langoureux et un baiser chaste. Le commissaire suit des yeux le jeune Dorian et souri en se disant «  Il fait bon être jeune »

Une réunion de crise a lieu chez le Commissaire auxquels s’est joint l’inspecteur et deux de ses subalternes.

Un récapitulatif des deux affaires est mené tambour battant, il faut trouver ce qui relie les deux affaires, qui a commandité? Est-ce les mêmes personnes ? Qui pouvait en tirer profit ? Et pour quelles raisons il y a eu un second enlèvement ?

L’inspecteur a tout d’abord appris qu’il y avait un enjeu sur la maison de famille de Tours, le fils aîné, le père des quatre enfants a eu en héritage la maison, mais il devait donner sa part à son frère, or il ne l’a jamais fait, serait-ce la raison ? Son frère c’est bien le jeune malfrat qu’ils ont intercepté dans la ferme rénovée, ferme qui appartenait aussi à leur famille. Pour quelle raison lors du premier enlèvement personne n’a fait état de cette ferme ? Et si le second des frères a eu en héritage cette ferme et ses dépendances pourquoi voulait-il la maison Familiale de Tours ? Autant de questions sans réponse. Et surtout pourquoi avoir enlevé des enfants innocents ? Pourquoi a-t-il laissé croire à Adrien qu’il était son papa, et surtout qui est le petite Charles ? Cet enfant que personne n’a réclamé, serait-ce celui de la jeune femme tuée d’une balle dans la tête, mais alors qui l’a tuée ? Tous ceux mêlés de près ou de loin à cette affaire sont soit hospitalisé, soit en cellule, sauf, oui sauf la mère des deux grands. Que des questions sans réponse ?

L’inspecteur demande que l’on aille chercher la mère d’Amaury et Léa, et il s’accorde un moment de repos. Il n’a pas dormis depuis plusieurs nuits et pour pouvoir boucler une enquête il lui faut dormir un tant soit peu.

Dans la salle du commissariat il y a un silence de mort, l’inspecteur a convoqué l’ensemble des protagonistes, le père des quatre enfants, qui a l’air sonné, mais qui a retrouvé la mémoire. Enfin il était temps ! Sa première femme, Maud, sa seconde femme Selena, son amie, celle qui fait office de bonne, Marco le souteneur, ainsi que le frère du père, cette Nanie ainsi qu’Amaury et Léa qui ont envie de savoir qui les a kidnappé et surtout quelle en est la raison. L’inspecteur se fait attendre et déjà des clans se forment. Marco est bien isolé dans son coin, bien qu’il jette des regards en biais à l’oncle des gamins. Derrière la vitre sans tain l’inspecteur observe ce petit monde disparate, il voit que Marco se rapproche de Nanie et du frère. Les autres sont assis et attendent bien sagement son arrivée. Que vont faire ces trois-là ? Mais il ne va pas attendre, il doit se rendre dans la salle et signifier au coupable qu’il va être mis en examen. Or à ce degré de l’enquête il ne sait toujours pas qui est le coupable et surtout la raison qui a poussé le ou les kidnappeurs d’opérer. C’est une pelote de laine inextricable, il ne sait par quel bout commencer, il lui faut un éclair de génie pour mener à bien et jusqu’à la fin son enquête. Faut-il leur faire peur, les mettre en garde à vue et les cuisiner. Déjà que le Commissaire n’apprécie pas du tout qu’ils soient tous dans la même pièce, si maintenant il les arrête tous, il va être renvoyé à la voie publique en un rien de temps, mais que faire quand personne ne veut parler, personne ne semble connaître la raison. Et, surtout chacun détient un secret qu’il ne veut dire. Pourtant il lui semble que l’on avancerait, d’autant plus vite que les affaires en cours sont nombreuses. Bon il va y aller et mettre un pied dans la fourmilière. Mais auparavant il se doit d’appeler ses hommes. Il définit à chacun un rôle. Sans un mot ils pénètrent tous dans la salle d’interrogatoire, chacun des policiers s’est vue désigner une personne coupable ou non, mais chacun va emmener la personne qu’il lui a été désigné. Certains vont en cellule, le temps qu’ils réfléchissent et d’autres sont relâché, comme les deux enfants, bien que ne sachant où aller ils seront remis temporairement pour Amaury à la famille d’accueil, pour Léa la jeune auxiliaire l’emmène dans son bureau où elle attendra l’issue des interrogatoires, mais Amaury ne l’entend pas ainsi et il refuse de rejoindre sa famille d’accueil, désormais sa famille c’est Léa. Le commissaire invite les deux jeunes gens à se rendre dans un petit hôtel en attendant l’issue des gardes à vue. Quant à l’inspecteur il se charge du père et de la mère des deux aînés, car il pense que pour résoudre le second enlèvement il lui faut comprendre le premier. Qui du père ou de la mère détient le bout de l’écheveau ?

Il va à nouveau les mettre face à face, pour voir s’ils ont des griefs l’un contre l’autre, s’il y a de sombres secrets et de les mettre au grand jour détruiraient des familles. Mais il lui faut savoir. Il faut qu’à la fin de la journée son enquête soit terminée.

Lorsque l’inspecteur entre dans la pièce il voit de suite que la mère va parler, le père des jeunes gens semblent mal à l’aise, mais la mère semble décider. Il va l’écouter.

  • Monsieur l’inspecteur, nous avons bien réfléchis et nous pensons que le premier kidnapping est lié à la mort de la fille du frère de mon ex-mari.
  • Donc la ressemblance de cet homme n’est pas le fruit du hasard, il est bien de votre famille. Qui est la femme de la voiture ?
  • C’est sa femme,
  • Elle est morte dans l’accident !
  • Celui où vous avez retrouvé mon fils s’écrie le père,
  • Oui, mais récapitulons, la jeune femme dans la voiture où j’ai retrouvé les deux enfants, accompagné de cette femme nommée Nany était votre belle-sœur.
  • Oui
  • Et c’est elle qui avait enlevé votre fils et la fille de votre bonne ?
  • Oui !
  • Et vos deux aînés c’est elle aussi
  • Oui !
  • Seule !
  • Non
  • Ecoutez ! Je ne vais pas vous arrachez les mots de la bouche, ou vous m’expliquez tout et rapidement ou je vous mets en cellule.

A ce moment-là, Maud explique ce qu’elle sait apparemment depuis quelques jours.

  • Au début de notre mariage nous avions la garde de notre nièce pendant que sa maman se faisait soigner dans un hôpital. Un jour la fillette alors âgée de 2 ans pour une raison inconnue a échappé à ma surveillance et elle s’est noyée dans le petit ruisseau qui passait non loin de la maison où nous étions. Son père nous a maudit et nous a promis de grandes souffrances, ils ont quitté la région, enfin nous le pensions et, moins de deux semaines plus tard, nous nous trouvions confronté au kidnapping de nos enfants.
  • Mais à l’époque vous n’aviez pas fait part des menaces de votre beau-frère ?
  • Oui, mais l’inspecteur n’en n’a pas tenu compte, enfin je crois.
  • Et maintenant qu’est-ce qui vous fait dire que c’est encore votre frère, qui a kidnappé votre fils.
  • Le fait que vous les ayez tous retrouvés dans sa ferme.
  • Mais il y a quinze ans, personne n’était allé voir dans la ferme.
  • Je ne sais pas, nous n’avons pas été énormément renseignés par les inspecteurs qui suivaient l’enquête au moment.

L’inspecteur se lève brutalement et les laisse tous les deux, il lui faut en parler avec son chef, c’est lui, après tout qui a mené la première enquête. Tout en se rendant dans le bureau du Commissaire, il comprend à qui appartient le petit garçon qui a été placé ce matin dans un foyer, c’est le neveu du père d’Amaury, de Léa d’Adrien et de Rebecca.

Quand il entre dans le bureau du Commissaire il voit de suite que ce dernier est mal à l’aise, sa première enquête va remonter à la surface, le préfet lui a déjà tenu des propos qu’il laisse supposer qu’il va en faire les frais. Il avoue à son jeune inspecteur qu’effectivement l’enquête a été bâclée, que l’on s’est plus intéressé au passé de la première femme qu’à cette histoire d’enfant décédé.

Après des heures de garde à vue l’affaire du siècle voit enfin poindre le dénouement. Certes ce n’est pas très beau mais au moins tout se tient. Si le Commissaire il y a quinze ans avait tenu compte des menaces du frère et de la sœur de Maud, car c’était une vengeance à double tranchant. D’une part le fils Paillet, le plus jeune et d’autres parts Martine la femme qui a été tuée d’une balle dans la tête est la sœur de Maud la mère des deux aînés.

En résumé ces deux-là s’étaient rencontré au mariage pour l’un de son frère, pour l’autre de sa sœur. Rapidement ils s’étaient mis ensemble et vivaient un parfait amour. A la venue d’Amaury, Martine s’était elle aussi retrouvée enceinte et avait accouché deux jours avant Maud d’une jolie petite fille qui moins de deux ans plus tard allait trouver la mort dans des circonstances mal élucidées. Les parents fous de chagrin avaient proféré à l’encontre  des deux autres des menaces qu’ils avaient mis à exécution, aidés en cela par Marco l’ancien souteneur de Maud, car lui avait plus de facilité pour exécuter un kidnapping. Les deux enfants avaient été conduits dans un premier temps chez la sœur jumelle de la Nounou des deux enfants, car elle avait élevé Bertrand Paillet, alors que l’aîné était lui élevé par la grand-mère. Amaury gardait de cet époque que la gentillesse de celle qu’il considérait comme sa grand-mère, car pour brouiller les pistes il fallait que les enfants ne pensent jamais avoir été enlevés, tout au moins pour Amaury, la petite Léa n’était encore qu’un bébé. Une fois que la disparition des enfants n’étaient plus à la Une des journaux, Nanie Bertrand comme elle se faisait appeler avait conduit les enfants dans la ferme qu’avait hérité celui qu’elle considérait comme son enfant. Alors que tous pensait se faire oublier et constituer une famille avec les enfants, Marco qui était à la solde de trafiquants de drogue s’était vu ordonné de kidnapper à nouveau la petite Léa. Mais on connait la suite. Mais la vengeance tenaillait toujours le couple, dès que Jean-Charles eut épousé Serena et surtout dès que cette dernière eu sa petite fille, le couple maudit si l’on peut dire était sur leur trace pour récupérer à nouveau Rébecca, ils ignoraient qu’il y avait aussi un petit garçon, d’où la confusion lors du kidnapping. mais hélas, Marco qui avait perdu Maud et plus tard Léa avait des comptes à rendre avec la famille de Charles. Mais cette fois-ci il n’a pas fait dans le détail, pour assurer son train de vie, il voulait la rançon et il n’a pas hésité à tuer Martine et le chauffeur de la voiture, c’est aussi lui qui s’est débarrassé du second homme de main de Bertrand Paillet. Tout ce beau monde est désormais sous les verrous, seul Bertrand Paillet devra répondre désormais du quadruple kidnapping. Car sa Nanie en prenant connaissance des évènements a fait un malaise et elle se trouve désormais entre la vie et la mort. Il lui sera difficile de comparaître pour complicité car à ce jour elle est amnésique. Décidément dans cette famille ils perdent souvent la raison a conclu le Commissaire, qui lui a été envoyé  dans un petit commissariat, le juge ayant trouvé que la première enquête avait été bâclé.

Les mois ont passé, le procès de Bertrand Paillet doit avoir lieu demain, Mario notre inspecteur ira témoigner et raconter son enquête il espère ce jour-là croiser Amaury, car ce jeune homme lui avait dit vouloir devenir inspecteur comme lui. Il le considère un peu comme un petit frère, il a fait une forte impression sur lui. Léa est devenue fleuriste il la voit assez souvent, c’est la seule qui soit restée sur Tours, elle va bientôt se marier avec son sauveur comme elle aime à le dire.

Le second couple Paillet a quitté définitivement Tours, ils sont dans le sud de la France où Serena avait une maison, la grande bâtisse a été vendue à un promoteur qui en a fait une maison de retraite, D’ailleurs il y a Nanie qui n’a jamais pu répondre à aucun interrogatoire, simule-t-elle ? Ou non, il n’a jamais vu dans son regard un éclair de lucidité, pourtant Léa, qui lui rend visite a laissé échapper l’autre jour qu’elle se souvenait d’elle étant enfant.

L’inspecteur sait que depuis quelques jours je petit Charles a été confié à son oncle et que la petite famille va bien, vu qu’un troisième , que dis-je quatrième enfant va arriver. Il verra Jean Charles Paillet au procès, et Maud il la verra au second procès puisque Marco sera jugé, mais lui aussi sera seul devant les jurés, ces commanditaires n’ayant jamais été retrouvés. Son enquête bouclée il a pu voler en juste noce, et lui aussi il attend un petit garçon.

L’inspecteur ferme le dossier kidnapping Paillet, fier du devoir accomplis, il va pouvoir passer à sa seconde grosse affaire qui pointe déjà son nez.

FIN