Si j’étais….

Si j’étais un élément je serai le vent

A la fois léger comme une caresse

Ou en tempête pour masquer ma tendresse

Tout en vous éprouvant.

 

Si j’étais une couleur je serais émeraude

A la fois le ciel  et le vert des prés

Comme un mélange en diapré

Tout en offrant mes océans de mots à la folie de ma maraude.

 

Si j’étais un animal je serais une tigresse

Pour donner des coups de pattes à la bétise 

Je m’endormirais au soleil pour ne plus voir les maladresses.

 

Si j’étais chanson je serai une complainte

Celle d’un troubadour des temps modernes

Qui pleurerait sur notre pauvre monde en berne.

Images de vacance !

 

Bretagne  Septembre 2015 166

 

C’est sur la mer d’huile que les vagues de satin

Effleurent le sable avec délicatesse

Afin d’en rouler son grain avec tendresse

Pour enfin l’étreindre au petit matin.

 

Le miroitement du soleil dans les rigoles 

Donne des myriades étincelantes et argentées

Au frisson de l’eau de couleur thé

Qui erre encore sur la plage où dansent les lucioles.

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Et lorsque la mer rougie comme un tison

C’est que le soleil embrasse l’horizon

Et donne à l’océan ses titres de noblesse.

 

Ses flots en deviennent encre marine

Et son ciel rouge carmin

Avant de s’effacer sous une bruine.

 

février 2016 copyright

 

 

 

 

 

 

Ma plume et l’océan!

La houle

Se roule

Sur la plage

S’étend tel une image

Soudain,

Se déchaîne

Et entraîne

Mon imaginaire

Didier océan

 

Lorsque la vague se creuse l’océan écume

Il déverse en rafale successive ces volutes blanches

Qui s’engouffrent dans les rochers comme une avalanche

Tout en laissant devant cette féerie  vagabonder ma plume.

 

Cette mer en délire secoue les bateaux partis sur les flots

Oublier les caresses qui, doucement léchait les pieds

La voilà traîtresse, cinglante, déchaînée, jouant à nous rudoyer

Elle s’enfle, se creuse, se tord et gémit pour accourir tel un galop.

 

vagues qui claquent Didier

 

En montant à l’assaut de la jetée, ton écume blanche pourfends les corps

Et ta masse énorme s’abat sur leurs frêles écorces

En devenant immense  tu nous dévoiles ta mâle  beauté et tu uses de  ta force.

 

Bretagne  Septembre 2015 186

Puis au soir couchant les creux des vagues furibondes

S’agitent en un concert et nous jouent  une dernière  musique

Cet océan imprévisible et sauvage  se propage sur les ondes.

 

Les deux premières photos offerte  par un ami ( février 2016 Port Manec’h)

la dernière est de  moi  (septembre 2015  Quiberon) 

 

Image d'un jour

Il danse au bout de la nuit des feux follets orangés

Ce sont les prémices de l’aube qui arrivent doucement

En donnant aux rêves matinaux de légers froissements

Afin que la nuit s’évanouisse en rendant le jour imagé.

 

Dans ce jour naissant que la nature apprivoise

Surgit des spectres aux formes tarabiscotés

Alors qu’au loin apparait la prairie  ouatée

Qui donne à l’ensemble des allures de framboises.

 

Le reflet de la lune s’évanoui dans les eaux claires

Avec elle s’en va le sommeil et son silence de scalaire

Et l’on entend au loin la cloche égrenant les heures.

 

Le village s’anime sous un souffle d’air

L’on entend la vie qui reprend ses droits

Bientôt résonnera dans l’école des cris de joie.

Coulisse crépusculaire

 

 

La mer et le ciel s’embrasse à pleine lèvre

 En faisant miroiter des paillettes d’or

Pour qu’ensemble ils s’étreignent encore

Afin de contempler la beauté que leur donne cette fièvre.

 

 

Des flammèches incandescentes rougissent l’horizon

Entrainant sur son passage la folie d’une étincelle

Qui court au firmament en consumant le ciel

Pour s’évanouir en une belle déclinaison.

 

Et si nous contemplons la beauté de l’océan

Qui tour à tour nous offre ce bel embrasement

C’est que nous y trouvons un peu de notre enfance.

 

Alors qu’au ciel,  le soleil, enfin s’évanouit

L’espace d’un instant c’est un doux mirage

Qui, pour quelques minutes encore, nous éblouit.

 

Copyright octobre 2015

 

Les deux photos sont de Colette  (photos prises au Pouliguen)