Des doutes (La traversée dangereuse )

Après avoir avalé un bon petit déjeuner nous voici en route pour Courtefontaine pas très loin de la frontière Suisse, mais voilà que cela commence mal, le chemin n’est plus balisé, je prends mon topo guide doublé de ma carte IGN et je choisis ce qui me semble le meilleur des chemins vu que les couleurs des GR rouges et blanches sont inexistantes. Le chemin est assez facile il est dans la forêt, j’en profite pour faire quelques clichés, petit à petit Maud se met à traîner des pieds, elle a l’air de souffrir, il est vrai qu’elle vient d’acheter ses chaussures de randonnées depuis hier matin et elle ne les a pas cassé, nous ralentissons notre marche, je lui propose de se reposer, or elle préfère atteindre la frontière Suisse qui est toute proche. La voici, elle est reconnaissable grâce à ces grosses bornes de pierres, je lui déconseille de s’approcher de la frontière, si mon signalement est lus pointu je n’ai nullement envie de me faire arrêter car si Maud m’a reconnu d’autres ont pu arriver à la même conclusion. Nous continuons d’un pas moins guilleret notre chemin, cela monte un peu et nous arrivons en vue du fort de Lomont alors que je sais qu’il est interdit d’y pénétrer sauf avec autorisation je propose à Maud de s’y arrêter et de n’en repartir que demain matin afin que je puisse lui soigner ses ampoules au talon. Je vois dans ses yeux briller une flamme que je connais trop bien, ma femme a les mêmes idées que moi. Il nous faut trouver un lieu propice à l’envie qui nous dévore.

Entrer dans le fort n’est pas chose aisée mais il n’y a pas âmes qui vivent et je suis pleins de ressources je trouverais bien la faille de ce lieu à la fois reconstruit et à la fois assez mal en point sur certains pans de murs. Soudain nous voici face à un long boyau où je vois que la voûte a été en partie refaites, il ne nous reste plus qu’à nous enfoncer dans ce lieu et à chercher une des petites pièces dont on voit en façade les fenêtres. Quelle chance nous avons lorsque nous tombons sur une pièce dont les murs sont blanchis à la chaux et qui comporte des matelas à même le sol. Maud est épuisée mais je vois sa langue passée sur ses lèvres et je sais qu’elle rêve de se faire posséder. Je suis assez fougueux au lit et elle c’est un volcan en éruption. Je ne tergiverse pas longtemps et me jette sur elle pour la prendre sur ce matelas de fortune, la mutine ne cherchait que ça et je ne dis plus un mot mais la met nue en deux temps trois mouvements, elle pousse un soupir et se blottis dans mes bras après m’avoir ôté mon short et le tee shirt que je portais en haut, je suis nu comme un ver et nos deux corps s’entrelacent et j’ai tellement envie que devant son consentement je lui plante ma verge dure dans son nid bien humide sans aucun préliminaire, elle crie aussi bien de plaisir que d’étonnement , je pense que je la possède en vainqueur plus qu’en amant, comme si je la punissais pour tout ce qui vient de m’arriver. Nous somnolons plus que nous dormons et nous passons la journée à forniquer tant je suis possédé par le corps de cette femme qui aime ce que je lui fais et qui ose encore réclamer, je lui dis qu’elle est insatiable, elle rit de son rire de gorge et je la prends à nouveau telle une bête en rut. Alors là elle rend les armes et je la câline et je murmure des mots fous que je regretterais sans doute à sa prochaine incartade mais en ce moment je suis tellement bien que j’oublie les affres des tourments que je viens de subir à cause de cette femme. 

 Nous nous endormons plus épuisés par l’amour que par la randonnée, c’est un bruit imperceptible qui va nous réveiller. Nous entendons des voitures, voire peut-être des chars. Qui peut venir à une heure pareille ?  La montre de Maud affiche 20h, que viennent faire ces hommes ? Nous n’allons pas tarder à le savoir quand après avoir plié bagages nous nous sommes glissés dans une ramification un peu plus éloignée de la galerie principale. Ils sont là car il recherche deux randonneurs, je tends l’oreille mais m’aperçois que ce sont deux hommes qui sont traqués et non un couple. Il va falloir nous éloigner à moins que ce soit eux qui le fassent, aussi nous nous collons l’un contre l’autre et attendons que ces hommes prennent possession de leurs piaules ou déguerpissent. Hélas ils n’ont nullement l’intention de quitter les lieux ni de dormir à l’intérieur ils sont sur le pied de guerre et prêt à partir en direction des Vosges. Il nous suffit d’attendre, mais la nuit risque d’être longue quand nous sentons une odeur de feu de bois ainsi que de saucisses grillées. Ils mangent alors que nous, pensions le faire en forêt, c’est bien notre veine, voilà ce que c’est que de ne pas résister au plaisir de la chair. Nos estomacs affamés gargouillent, j’arrive à récupérer des boîtes de thon, une fourchette en plastique fera ‘affaire et nous dévorons notre repas frugal. Un peu d’eau dans notre gourde calme notre soif, il va falloir que nous dormions si demain nous voulons continuer notre randonnée. Nous nous allongeons dans le boyau étroit et vaincu par notre journée mouvementée nous arrivons à nous endormir.

Au petit matin tout est calme, la troupe de soldats a levé le camp, ils n’ont laissés personnes derrière eux. Nous buvons un bon café chaud et nous partons en direction de l’étape que nous aurions dû atteindre hier. Enfin voici le Doubs, nous passons sur un petit pont et le temps s’y prête bien et nous salivons à l’idée de cette plage qui nous tend les bras, aussi nous descendons et nous pénétrons dans cette eau fraîche mais c’est tellement agréable, il y a du courant et nous nous laissons porter, nous jouons comme des fous, lorsque soudain nous voyons arriver un groupe de randonneurs, cela ne fait pas mes affaires, mais nous allons bien voir ce que ces derniers vont faire. Ils ne sont pas des randonneurs proprement dits ce sont des personnes qui balisent les GR, nous leur signalons le problème que nous avons trouvé hier au départ du pont des Sarrasins car c’est leur sens de marche et non la nôtre. Je leur demande où je vais pouvoir m’approvisionner en eau, ils nous indiquent une source à proximité de Courtefontaine, comme son nom l’indique nous allons y trouver des fontaines avec une eau délicieuse. Ce sera une étape plutôt courte puisque je pense m’arrêter, pour ménager les pieds de ma compagne, à la ferme de la Mine qui fait office de gîtes d’étape avec repas. Nous ne sommes ni bousculés par le travail ni coincés par l’argent, j’ai le nécessaire sur mon compte et le sien n’a pas besoin d’être approvisionner puisque nous sommes à nouveau ensemble. Par moment il me vient à penser qu’elle joue un jeu, j’espère que je ne vais pas me faire piéger à nouveau par cette femme, je mets de côté mes idées noires et l’envoie demander s’il reste de la place dans le gîte pour une nuit. Elle revient toute souriante et me dit qu’il est possible de passer la nuit mais que nous pourrons prendre possession de notre chambre qu’à partir de 14 h, qu’à cela ne tienne nous retournons sur la petite plage et passons un après-midi fait de caresses et de trempette dans l’eau. Notre repas est rapidement avalé, ce soir nous mangerons à la table d’hôtes, cela nous fera un bon repas pour continuer notre périple. Avant d’aller manger en compagnie de randonneurs que nous avons vu arriver et de nos hôtes j’ai droit à une scène de Maud comme elle savait si bien en faire il y a quelques mois. Elle exige plus qu’elle ne veut que je me rase, alors que moi je pense qu’il est préférable que je garde ma barbe ne  voulant pas être reconnu par ceux qui semblent m’accuser. J’ai tout de même eu ma photo de diffuser sur les médias écrits ainsi qu’à la télévision, certes Régionale, ne sachant si je l’ai été  au point de vue Nationale. Mais au cours du repas j’allais en être informé par un des randonneurs.

A suivre…

 

Pour ceux que ça intéresse c’est là le fort et sa batterie

Une rencontre inattendue (La traversée dangereuse )

 

Les gamins s’en sont emparés comme d’un trophée, en fait elle a dû choir lorsque le filet m’est tombé dessus. Après examen il s’est avéré que c’était bien les fils de mon écharpe que le pauvre homme avait dans la main. Ma chance je la dois au fait que personne ne m’ait encore reconnu ; je vais pouvoir fuir ce petit hâve, il faut auparavant que je recharge mon téléphone pour voir si ce n’est qu’à la télévision que mon nom n’apparaît pas encore, si mon frère ne m’a pas laissé de messages, voire même ma garce d’ex-femme qui va se faire un malin plaisir à m’enfoncer davantage. A cet instant je songe à ma pauvre mère, je vais lui faire de la peine alors qu’elle était si contente de ma réussite. Je me dois de l’appeler, un téléphone est posé sur la table de nuit. J’ai rapidement mon père au bout du fil, il ne sait rien car il ne me fait aucune allusion, si ce n’est à la fin :

  • Fiston fait attention, ton frère m’a dit hier que tu faisais le GR 5 Il semblerait qu’un individu louche tue où laisse faire sans apporter son aide.
  • Que veux-tu dire papa ?
  • Ils ont trouvé un mort en dessous du Grand Ballon, dans les éboulis, possible que le pauvre n’a pas vu que le chemin n’est pas en bon état, mais il avait dans les mains des bouts d’une écharpe verte comme la tienne.
  • Des écharpes comme la mienne il y en a des tonnes, rappelle-toi quand je l’ai achetée ? Cela ne date pas d’hier et puis j’ai vu les gendarmes et ils m’ont rien reprochés.
  • Je ne te reproche rien fiston mais…
  • Mais ? A quoi penses-tu ?
  • Tu as déjà été mêlé à des histoires louches dans le passé je ne voudrais pas découvrir que mon fils a été l’assassin d’un professeur qui faisait une sortie avec ses élèves.
  • Je n’ai vu ni le professeur, ni les élèves, quel âge ont-ils ?
  • Ce sont des jeunes de terminale de Colmar. Il y avait la fille de mon patron. Elle a fait une mauvaise chute mais a eu la chance d’être tombée sur un matelas que les gamins avaient installés au pied de l’arbre. Cela a amortis le choc. Elle s’en tire avec quelques bleus, là aussi elle a fait un signalement d’un homme qui te ressemblait.
  • Si tu penses papa que je suis, encore aujourd’hui ce garnement d’autrefois, alors va me dénoncer à la gendarmerie. Mais je t’avertis je n’existerais plus pour toi, tu n’auras plus que deux enfants le troisième tu ne le reverras jamais.

Et excédé par les dires de mon père je lui ai raccroché au nez. Je suis certain qu’il essayera de me rappeler sur mon portable.

Deux heures plus tard je découvre un nombre impressionnant d’appels sur mon téléphone. Cela va de mon frère à ma sœur, en passant par ma mère, suivis de mon père, à des amis qui s’inquiètent pour moi, tous me disent qu’un fou dangereux est sur le GR5 personne ne pense que le soi-disant fou c’est moi. Fou, je ne suis pas fou, je suis seulement un homme qui n’a pas donné l’alerte en ce qui concerne ce professeur, la gamine quant à elle j’en étais bien trop loin et je ne pouvais pas la rejoindre. De plus cette péronnelle n’est pas très mal en point, elle joue à la justicière sur un chemin de randonnée. Lorsque je quitte la chambre plus de deux heures plus tard, j’ai écrasé mon téléphone récupéré ma puce, et je suis sortis en sifflotant par la grand porte. De suite je me suis rendu dans une grande surface, là j’ai acheté un nouveau téléphone, si par malheur quelqu’un de mon entourage me reconnaissait je ne voudrais pas que la gendarmerie me trace. Je préfère avoir les coudées franches et réfléchir à ce que je vais devoir faire. Soit je me rends de suite dans un commissariat et je fais une déclaration en expliquant ce qu’il s’est réellement passé, soit je ne dis rien mais c’est allé droit dans le mur, car petit à petit on va me reconnaître. J’en suis là de ma réflexion lorsque je vois venir vers moi mon ex-femme. Que dois-je faire, changer de trottoirs ou entrer dans ce magasin ? J’opte pour la meilleure solution je lui fais face. Elle m’avait vu arriver, elle est seule, son gringalet d’amant n’est pas avec elle, elle semble endimanchée dans cet accoutrement, ce pantalon ne lui va pas. Je ne lui en ferais pas part, j’attends car si elle s’est arrêtée, c’est qu’elle a quelques choses à me dire :

  • Mario je t’ai reconnu, c’est toi qui n’es pas venu en aide au professeur,
  • Contrairement à ce que tu penses je suis venu en aide à cet homme mais je ne sais comment me justifier car l’hallali a sonné, plus personne ne va me croire, je n’ai pas dit la vérité aux gendarmes que j’ai croisé.
  • Mario au nom de l’amour qui nous unissait il y a encore quelques semaines je te promets que je ne dirais rien, j’ai commis une faute, toi tu as eu l’absurdité de t’éloigner de moi car je sais que je t’ai blessé, mais tout est finis avec celui que tu nommais mon amant. Si tu me trouves sur Montbéliard c’est que je cherche du travail. C’est surement le destin qui fait que nous nous croisons ici.

J’ai à la fois envie de la serrer dans les bras et à la fois envie de la gifler, mais je ne sais ce qui me pousse à lui demander de m’accompagner. Certes elle m’a fait énormément de mal, si je suis confronté à ces morts sur le GR 5 c’est en partis à cause d’elle, mais l’avoir avec moi est préférable que de l’avoir contre moi. Ce sera un enlèvement moderne, la convaincre a été relativement facile, nous sommes allés dans un magasin de sport lui acheté tout le nécessaire pour m‘accompagner. Je lui ai donné des conseils pour acheter des vêtements utiles sans chercher à avoir le plus beau mais seulement  ce qui va lui permettre de marcher sur les chemins du Jura et bientôt des Alpes. Des vêtements confortables, un sac à dos, des bâtons. Je lui ai même fait prendre une corde, on ne sait jamais on pourrait en avoir besoin. Il n’est pas loin de midi quand nous commençons notre périple. Aujourd’hui j’avais prévu une quinzaine de kilomètres je ne suis pas certain qu’avec Maud nous allons pouvoir tenir la cadence, certes c’est une bonne marcheuse mais les circonstances font que nous commençons cette « rando » sous le signe de la fuite en avant, alors que j’imaginais bien autres choses. Le parcours est plat, c’est d’autant plus facile que Maud doit se mettre en jambes. Lorsque nous arrivons au pont Sarrasin, ultime halte pour cette journée, je vois qu’il y a pas mal de moustiques, ma trousse à pharmacie n’a pas de révulsif pour ces satanés bestioles, je n’ai pas envie de faire une allergie, nous partons plus loin et établissons notre bivouac. La nuit se passe tranquillement malgré un intrus qui est venu goûter au relief de notre repas, malencontreusement abandonné sur place. C’est un renard, nous faisons du bruit, et il s’enfuit, auparavant nous récupérons le sac d’ordures que nous enfournons dans le fond de mon sac à dos et nous repartons dormir. Je suis à l’extérieur alors que Maud a pris possession de ma tente. J’ai lu dans mon topo guide que ce pont était selon la légende une arche naturelle qui s’était formée afin de laisser passer une jeune fille fuyant les Sarrasins, je me demande ce que tous les deux nous fuyons.

Le lendemain matin je suis un peu courbaturé, j’ai dormis sur une pierre ce qui fait rire Maud, moi, je ne trouve pas cela drôle le fait que j’ai eu la  mauvaise idée de lui demander de m’accompagner. Je vais être obligé de tenir une conversation et depuis quelques jours je me sens plus ours qu’humain. Mais j’ai sentis dans son feu roulant de questions qu’elle ira me dénoncer, je préfère qu’elle soit là, et puis je l’aime je ne vais pas le nier. Et joindre l’utile à l’agréable ne me laissera pas indifférent ; Dans l’hôtel je n’avais pas l’idée à la bagatelle, mais maintenant si je trouve une cabane je ne dirais pas non, et mon ex future femme aime bien ça, je pense qu’elle se laissera tenter. Je me ferais tendre, je suis en manque. A moins que la mousse de la forêt lui donne des idées. Etre exposée dans la nature au regard de randonneurs doit faire partis de ce qu’elle aime, je lui parlerais de fantasmes à assouvir. Sur ces bonnes paroles je me sens prêt pour la posséder dans des lieux forts insolites. Finalement mon idée de lui dire de m’accompagner n’était pas si négative.

 

A Suivre…

 

Si le pont Sarrasin vous intéresse vous pouvez aller le voir ici

 

Pris au piège ( La traversée dangereuse )

Je n’ai dû ma survie devant cette bande de fous qu’à ma vigilance, je ne me suis pas rendormi, j’ai somnolé, et, soudain les cris se sont rapprochés, les jeunes ne connaissant pas la cheminée, j’ai rapidement plié bagage et exécuter ma descente rapidement mais en veillant aux endroits où je posais mes pieds. Ils ont trouvé ma planque et je les ai entendus vociférer car l’oiseau s’est envolé. Je n’ai pas attendu aux pieds de l’escalier de fortune, je me suis enfoncé rapidement dans les souterrains. J’ai consulté ma montre, il est tout juste 4 h du matin, il fait encore nuit, il faut que je dorme pour pouvoir poursuivre mon chemin. Je peux tenir encore une journée, mais manger froid n’est pas ma tasse de thé. Un café chaud cela m’est possible, je le ferais en me réveillant. Pour l’instant je m’enveloppe dans mon duvet, j’ai placé mon sac sous ma tête et je sombre dans un sommeil s’il n’est pas réparateur il me fait oublier mon triste sort.

Lorsque je me réveille, ma montre affiche 7 h, pour la randonnée c’est une excellente heure, pour attendre que les jeunes partent c’est largement tôt, ils ont dû faire comme moi, dormir, contrairement à moi ils sont nombreux ils ont dû faire des gardes, enfin c’est ce que nous aurions fait mes amis et moi, il y a quelques années. Il semblerait que ce soit une sortie scolaire, pour quelles raisons ces gamines observaient la montagne, possible que ce soit une sortie ornithologique, c’est à la mode ces temps-ci. Ce serait une coïncidence si cette gamine m’avait repéré. En tout cas elle était en pleine forme, sa chute devait être de moins haut que je l’avais pensé. Ce que j’en avais vu était différent de la réalité. En songeant à cet accident cela me renvoie dix ans en arrière lorsque j’avais tout juste 17 ans sensiblement l’âge de ces jeunes. 

Lors d’une sortie avec mon lycée j’avais désobéis aux ordres donnés et en compagnie d’un copain, j’étais partis dans la nuit pour faire une virée, nous avions volé une voiture et roulé jusqu’à ce que je perde le contrôle du véhicule, je ne conduisais que le tracteur de mon père cela n’avait rien à voir avec une bagnole. Lorsque j’étais revenu à moi j’étais sonné mais sans bobos apparents, par contre mon copain était décédé. Je n’avais pas mis longtemps pour comprendre que ma vie était fichue, je conduisais sans permis et j’avais tué mon ami, aussi j’avais réussis à déplacer le corps de mon infortuné compagnon, je l’avais mis à la place du conducteur. Puis j’étais revenu sur le camp et glisser dans ma toile de tente comme si  rien ne s’était passé. Comme les autres j’avais joué l’innocent sauf que pour moi l’enquête avait révélé que mon canif se trouvait sur les lieux de l’accident. J’avais dit qu’il me l’avait emprunté au cours de l’après-midi lorsque nous nous étions amusés à faire des flèches pour s’imprégner du jeu que nous devions organisés dans les jours qui suivaient. Hélas, en poursuivant l’enquête, ils avaient aussi trouvé mon portefeuille. Là j’étais fait comme un rat, c’était sans compter sur ma petite amie de l’époque qui m’avait sauvé la mise en osant dire que nous avions passés la nuit ensemble. La suite ne s’était pas fait attendre, j’avais été viré du lycée pour avoir enfreint les ordres et mes parents m’avaient mis dans un lycée qui ressemblait plus à une maison de redressement.

Ce n’est pas aujourd’hui que je vais parler, mais si je dois payer pour cet accident d’autres seront aussi dans la tourmente comme Bénédicte celle qui m’a couvert. Il faut que je balaye ces mauvaises pensées, oublier j’ai fait ça toute ma vie.

Une heure plus tard, mon café bu, mangé deux biscuits énergétiques je suis fin prêt pour faire une sortie hors du fort, à peine ai-je mis un pied dehors que je me sens pris dans un filet, une espèce de nacelle qui se referme sur moi. Je suis piégé. Ils ont tissé leur toile comme une araignée, je suis leur cible, en dehors de ça ils ne peuvent que me remettre aux autorités, je suis face à un tribunal, ces sales gosses ont qu’une envie me faire avouer un crime que je n’ai pas commis. Même si tout m’accuse. Payer pour un drame qui date de 10 ans et qui n’a aucun rapport avec le drame de l’avant-veille, où un homme, leur professeur a chuté car je n’ai pas réussis à le soulever pour lui permettre de remonter. Au lieu de leur donner ma version des faits je m’enfonce dans mon mensonge et me tait, niant toute implication, je ne fais que ça depuis dix ans, mentir à tout le monde et me mentir à moi-même. Ils ont un sens de la justice à faire rire ; ils se disputent pour savoir s’ils vont me remettre aux gendarmes ou appliquer leur justice, qui semble ne pas être au point, car là aussi il s’en suit un long débat pour savoir qui fait quoi ? Pendant ce temps, les heures tournent et ils ont relâché leur surveillance à mon égard, ils ne m’ont pas fouillé et j’ai toujours mon couteau dans ma poche et mon revolver dans mon sac à dos. Je suis toujours dans ce filet, je commence à récupérer mon opinel et coupe les mailles du filet. Petit à petit je me glisse hors de leur champ de vision, je les entends se disputer, aussi je n’essaye pas d’en savoir davantage je me précipite hors de leur vue et disparaît rapidement à leur regard. Je sors ma boussole pour m’orienter et rapidement je descends vers les lacs en prenant bien soin de mettre mes pieds aux bons endroits pour éviter de chuter malencontreusement. Cela fait une heure que j’ai faussé compagnie à mes geôliers que j’entends l’hélicoptère qui tourne au-dessus de moi. Je me demande si je suis celui qu’ils recherchent car il est fort bas et fait des tours concentriques de plus en plus rapprochés, si je ne trouve pas un lieu pour me planquer il est certains qu’ils vont se poser. Je vois Montbéliard, je coupe au travers, l’hélicoptère c’était une coïncidence. Je vais prendre un hôtel et attendre que tout se calme dans les environs, ensuite je reprendrais mon périple. Je n’ai pas envie de revenir en arrière, il faut que j’avance, que je sache ce que j’ai dans le ventre et que j’oublie. Oublier c’est la seule chose que je ne maîtrise pas. Pourquoi cette gamine m’a rappelé les filles du patron de mon père, l’aîné avait mon âge, la cadette une dizaine d’années, la gamine d’hier lui ressemblait en plus vieille. Je suis fatigué et je mélange tout dans ma tête, il me faut trouver un lieu pour prendre une douche et dormir, ne plus penser. Enfin voilà un hôtel ni un trois étoiles, ni un miteux, juste ce qu’il me faut ? Un Première Etape, en espérant que ce ne sera pas la dernière. J’ai une carte qui fait office de clefs, je suis loin de la réception, et c’est plan pieds. J’ai dit avoir perdu mes papiers et j’ai donné un nom quelconque, en fait celui que je venais de lire sur la devanture d’un magasin en venant. J’ai payé en espèce, j’ai fait un détour pour que l’on ne me suive pas grâce à ma carte bancaire. Je suis en plein délire, les gendarmes ne m’ont même pas demandés mon nom, juste écouté et non pris une déposition. Quant aux gamins ils étaient juste en mal de sensations fortes et jouaient comme des mômes aux gendarmes et aux voleurs et ne m’ont jamais appelé par mon prénom voire mon nom.Combien d’heures ai-je dormi, je n’en sais rien, mon téléphone est éteint, je dois le charger. J’ai perdu ma montre, voilà autres choses. Par la fenêtre je ne vois rien qui pourrait me donner l’heure, j’ouvre malgré moi le téléviseur et voit qu’il est 8 h. J’ai fait le tour de l’horloge, je n’en reviens pas. Je ne vais pas m’attarder je dois reprendre mon périple, mais je suis attiré par les informations et ce que j’entends me donne à la fois de la colère et à la fois de la rage contre les gamins que j’ai croisé sur le fort. Ces chenapans se sont rendus à la gendarmerie et on fait de moi un signalement assez précis, même mon visage, certes un peu déformé apparaît à la télévision, la chasse à l’homme est commencée, je serai d’après les journalistes soit le seul témoin d’un drame, soit l’instigateur soit celui qui a poussé le professeur. Car ils ont trouvés dans les doigts de celui qui est considéré comme la victime des fibres de mon écharpe verte. Les gamins s’en sont emparés comme d’un trophée, en fait elle a dû tomber lorsque le filet m’est tombé dessus. Après examen il s’est avéré que c’était bien les fils de mon écharpe que le pauvre homme avait dans la main. 

A suivre…

Le fort ( La traversée dangereuse )

Lorsque vous aurez lu et si voulez visualiser le fort allez le voir ici, vous comprendrez la raison pour laquelle Mario y est allé.

 

C’est en sifflotant que je m ‘approche des jeunes mais je n’ai pas fait dix pas que j’entends  le cri de la fille, elle doit avoir environ une vingtaine d’années.

  • C’est lui je le reconnais, il m’observait avec une paire de jumelles, sale type tu n’as pas daigné lever un petit doigt pour me venir en aide.
  • Vous devez rêver Mademoiselle, je ne comprends rien à vos vociférations ;
  • Prenez moi pour une idiote du temps que vous y êtes, on vous suit mon ami et moi depuis deux jours et ce n’est pas votre volteface qui va changer quoi que ce soit, de plus hier nous avions pris du retard pour vous suivre, mais nous sommes certain que c’est vous qui avez poussé notre professeur dans l’abîme.
  • Vous avez vu un peu trop de films d’horreur pour m’accuser de quoi que ce soit. Du reste les gendarmes, eux m’ont crû alors vos accusations je me les mets là où je pense.
  • Malotru, je suis certaine que c’est vous l’assassin ;
  • Si vous le croyez alors bon courage, mais je me défendrais j’ai un témoin, un randonneur qui m’a laissé dans la montée du Ballon. «  En lui disant cela je m’autorise à lui dire que je viens de faire demi-tour, il me faut donner une explication assez plausible et après je repartirais à nouveau en sens inverse. » Comme j’ai entendu votre conversation, je pensais vous donner les éléments que j’ai en ma possession mais je vois que vous êtes complètement, tout au moins pour vous Mademoiselle un tantinet hystérique. Quand à vous Monsieur je suppose que vous accréditez les faits tels que Mademoiselle vous les a donnés. C’est un tas de mensonges et je vous prie de m’excuser si je ne suis pas le parfait imbécile qui répondrait à je ne sais quel signalement que vous pourriez faire aux autorités. Je ne vous dis pas au revoir mais je vous laisse.

 

Je tourne rapidement les talons et repart sur le chemin qui mène au fort, si je me dépêche je pourrais y passer la nuit, plutôt que de m’exposer avec ces deux gamins en mal de sensations fortes à une nuitée sous ma « guitoune »

Sale gamine, ce serai donc elle qui m’observait car là j’en suis certain elle regardait bien dans ma direction, et c’est en le faisant qu’elle a dû perdre l’équilibre, et bien la chute n’a pas l’air de l’avoir arrangé vu les propos incohérents qu’elle m‘a débité. Je veux vraiment me convaincre en me disant cela que c’est elle qui dit des mensonges, je sais pertinemment que j’ai rien fait pour cette « gonzesse », quand à l’autre j’aurais mieux fait de ne pas chercher à l’aider puisque de l’avoir fait me donne le mauvais rôle. Assassin elle y va fort la gamine. Je veux bien pour non-assistance à personne en danger, et encore je serais descendu de quelle manière dans les rochers. J’étais juste bon à y passer moi aussi. Merci je tiens à la vie, même si j’en ai douté après les frasques de mon amie.

Je cours plutôt que je marche, rapidement la montée devient plus rude et je ralentis la cadence, j’entends les jeunes qui arrivent, il me reste 200 mètres et cela monte tout le temps. En haut je connais comme ma poche le coin et je vais pouvoir me cacher, là je ferais le point sur ma vie. Il faut que je réfléchisse à ce qu’il me tombe dessus. Il faut certainement que je paye pour mes erreurs du passé, mais je ne vais pas m’accuser de ce que je n’ai pas fait, cet homme m’a lâché délibérément la main, je ne l’ai pas poussé, c’est juste un grand malheur, il est bien évident que j’aurais dû en informer les autorités mais on ne se refait pas. Enfin voilà le fort, je m’approche de la grande porte, là elle est fermée par un cadenas dans mes souvenirs je rentrais plus facilement il y a une dizaine d’années, Il doit y avoir du changement, mais bon ce n’est pas grave, j’aviserais demain matin si les jeunes gens connaissent le fort autant que moi je vais bien m’amuser ; Dans le cas contraire je repartirais en direction de Montbéliard et je continuerais ma traversée. J’aimerais bien faire les Alpes et aller dans le Parc du Mercantour, mais pour l’instant je dois me planquer, de façon à passer une nuit calme et reposante, je sens la fatigue dans mes jambes, normal j’ai fait le parcours à une cadence infernale, et maintenant ces garnements viennent m’agacer, voire me pousser au pire.

Brusquement je vois au travers des arbres le tunnel que je cherchais, je m’engouffre rapidement et atteint le long boyau où je peux me dissimuler, personne ne peut me voir de l’extérieur, et le temps qu’ils me cherchent je serais au cœur de l’édifice. Les marches sont de plus en plus rouillées, c’est dangereux, il faut que je monte avec plus de précautions, me voici installé dans ce qui autrefois appelions la salle de garde, le vent qui souffle à l’extérieur ne vient pas me glacer, certes il ne fait pas très chaud mais au moins s’il pleut je serais à l’abri. La fenêtre a été masquée par une couverture, il doit y avoir des squatters, il me faut être vigilant car c’est un domaine militaire, qui risque d’être réhabilité de manière à ce qu’il soit dans un futur visité. Pour l’instant je dois m’installer pour la nuit, afin que je la passe le plus confortablement possible. Il faut aussi que je prévois l’intrusion de ces gamins, je vais faire comme par le passé, tendre une ficelle au travers du sol, j’y accroche deux gamelles, si on vient violer mon sommeil je serais réveillé en sursaut mais je leur ferais peur, de plus avant de partir j’ai glissé mon révolver dans la poche intérieur de mon sac, je ne leur tirerais pas dessus mais je les affolerais en tirant en l’air. Après il ne me restera qu’à me jeter dans la cheminée, à descendre le plus rapidement possible ce que je viens de monter, mais je n’en suis pas à ce stade, et ce n’est même pas certain qu’ils aient l’idée de venir par ici.

Pour ce soir je ne mangerais pas du chaud, je ne veux pas les attirer avec la bonne odeur de mon repas. Petit à petit le jour baisse, je n’entends plus les appels des gamins, qui ont dû rameuter leur troupe. Je m’installe et sombre rapidement dans un sommeil profond. Mais vers minuit, heure fatidique pour les gamins j’entends des hululements, ils semblent m’entourer, mais ils ne savent pas qui je suis. Je ne vais pas m’attarder là, je vais faire une sortie, je jette un regard par la fenêtre et je les vois qui courent de ci de là avec des lampes torches. Je ne sais pas si c’est un jeu ou une chasse à l’homme. Il faut que je descende dans les profondeurs, le fort est souterrain dans sa majeure partie, je pensais être à l’abri, croyant que les jeunes jouaient dans les pièces du bas même si tout est fort endommagé car il a été en partie brûlé. Il y a de la suie de partout. Il est interdit d’y pénétrer à ses risques et périls, les jeunes du coin hier comme aujourd’hui aiment bien faire des jeux grandeur nature.

 

A suivre…

Des éclats de voix (La traversée dangereuse )

Vous ne vous étonnerez pas si vous vous apercevez que j’alterne entre la troisième personne et la première, je ne sais si on a le droit, mais je l’ai pris…

 

 Le hurlement qu’il pousse va alerter tous ceux qui sont en montagne, mais personne ne va me rejoindre cette nuit, du reste je me demande où le mort et moi nous aurions pu dormir car il y avait juste la place pour une seule personne. La nuit se poursuit sans encombre, je dors comme un bébé, mais le lendemain la surprise est immense, lorsque je mets le nez dehors il y a un  peloton de gendarmes.

  • Bonjour, vous avez passé la nuit dans la petite cabane ?
  • Oui, et que puis-je pour vous Messieurs ?
  • Rien, mais maintenant que vous nous posez la question, j’aimerais savoir à quelle heure êtes-vous arrivé hier au soir ?
  • Je ne sais pas, vers les 20 h, il faisait presque nuit, j’ai eu du mal à trouver l’endroit qu’un promeneur m’avait indiqué.
  • Ah vous avez croisé un randonneur, il était seul ?
  • Oui, et…
  • Et ?
  • Je lui ai trouvé une sale tête, mais ces explications étaient parfaites je n’ai pas eu le moindre mal à trouver le refuge, refuge pour lilliputien.
  • Oui, vous avez raison, ce n’est pas à proprement parlé un refuge, c’est juste pour dépanner. Bon nous allons voir si nous retrouvons votre indicateur.
  • Il y a un souci, ce Monsieur a disparu ?
  • Non, mais en contrebas de la cabane, nous avons trouvé un homme qui a fait une sale chute, compte tenu que le corps est plutôt disloqué et vu que vous nous avez pas entendu frapper plusieurs fois à la porte, nous pensons soit que vous étiez profondément endormis et vous n’avez rien entendu, soit cela s’est passé avant votre arrivée.
  • Pauvre homme !

Une fois les gendarmes partis, Mario se caresse le menton où sa barbe naissante pointe légèrement, il prépare son petit déjeuner, s’étire et récupère ses chaussures qu’il avait laissé près de l’entrée, et il part en direction du Jura. En chemin il se félicite d’avoir mentis au gendarme, il aurait pu avoir des ennuis et cela ne l’intéresse nullement. Le voilà repartis sur les crêtes en direction du Ballon d’Alsace, je fais pression sur mes bâtons pour pouvoir monter et là je découvre devant moi le Lac des Perches, la vue est magnifique mais bientôt elle s’efface car le brouillard monte de la vallée. Le sentier devient plus abrupt et là surgissant de nulle part je vois un chamois qui disparaît vers le sommet. Celui-là a bien su me narguer et je n’ai même pas eu le temps de prendre mon appareil photo. Dès mon arrivée je vois un bar ouvert, heureusement car il fait un vent glacial et ce café chaud me réchauffe. La femme qui me sert n’est pas très bavarde, au moment où je vais pour sortir elle me demande si hier j’ai croisé un jeune homme, cela semble être son fils, mais je lui dis que j’ai croisé qu’un homme d’une quarantaine d’années à la mine patibulaire.  J’ajoute :

  • mais quel âge a votre enfant ? Pour se promener sur les sentiers il doit être adolescent.
  • Il a 17 ans et il connait la montagne comme sa poche, mais hier il n’est pas rentré.
  • Si je le croise je lui dirais que vous l’attendez, moi je me dirige vers le fort du Salbert.
  • C’est le lieu où il joue avec ses amis, vous avez des chances de le croiser.
  • Mais il n’a pas un portable ?
  • Non, il a perdu le sien, et il ne me répondait jamais.
  • Ah ces jeunes ;

Je ne m‘attarde pas, car le vent est de plus en plus fort et j’aimerais que pour midi je sois vers les étangs, si le temps le permet je ferais quelques photos, ensuite ce sera la montée vers le fort, là j’admirerais la vue et j’entamerais ma descente pour dormir dans les bois. Je serais à l’abri du vent qui se déchaîne, météo France n’avait rien annoncé, encore une erreur des météorologues. Tous des bons à rien !  Mais rien ne va se passer comme je l’espérais. Je vais devenir une proie pour les amis de l’homme qui a chuté hier au soir. Mais pour l’instant je sifflote, fort heureux de ma randonnée. 

Je bois à même la source lorsque j’entends des éclats de voix, je tends l’oreille et ce que j’arrive à comprendre e fait froid dans le dos. Ce sont deux jeunes gens, un gars et une fille, la fille semble ne pas être d’accord, mais l’autre l’a convainc de le suivre, et, surtout de faire monter leurs copains qui font une battue pour trouver le dingue qui a tué leur père.

Une battue, je ne suis ni un chevreuil, ni un faon, voire même un sanglier. Ces jeunes gens sont aveuglés par la douleur, mais de là, à être en rage contre moi, et encore me dis-je ils ignorent totalement que c’est moi. Il me faut à ce moment précis prendre une grande décision, je dois redescendre la montagne et leur laisser croire que je fais le tour du GR en venant de Montbéliard. Oui voilà c’est la meilleure idée, je repartirais dans quelques semaines quand toute cette histoire sera terminée, je ne tergiverse pas longtemps, je fais demi-tour et part dans leur direction, il va falloir que je joue serré et surtout qu’aucun muscle de mon visage ne bouge, signe chez moi d’une grande fragilité depuis les événements que j’ai vécu il y a quelques années. Mais il ne faut pas que je m’en souvienne, je me suis fait une autre identité, je ne peux reprendre l’ancienne cela mettrait en jeu toute ma vie. Et puis quelle idée j’ai eu de partir sur les chemins en plus pour cette femme que j’aimais et qui m’a laissé comme  un vulgaire crétin, j’aurais dû me battre, rester, et non être là entre e marteau et l‘enclume à jouer ma vie pour ne pas avoir eu le courage d’affronter le regard de mes amis et parents. Je ne suis pas un assassin, j’ai essayé de le sauver ce type, mais sa main à lâcher et moi je n’ai pas pu le récupérer, j’espère qu’une chose c’est qu’il est mort sur le coup, si par malheur il était vivant je pourrais passer pour un type qui ne s’est pas préoccupé de son prochain. Merde c’est bien ma veine, moi qui depuis cinq ans ait fait profil bas, pas un bruit, j’ai tissé ma toile, monté une affaire, il a fallu mon coup de sang pour reprendre mes habitudes de voyou.

 

A suivre