Conciliabules

La journée s’étire lentement, jamais elle ne m’a paru aussi longue, mon père s’éloigne de moi chaque fois que je m’approche de lui, décidément il l’aurait mieux fait de rester avec maman, car je trouve son attitude perturbante. Quant au faux Wladimir, il est sortis dès midi et il est plus de 18 h il n’est pas réapparu. Que fait-il en ce moment, vraiment je me le demande. 

Je prépare le repas car bien entendu je dois m’y coller, évidemment je suis la seule femme, mais demain je me vengerais je les laisserais faire le repas, je prétexterais une migraine, j’en souris car je n’ai jamais de migraines, mais bon je jouerais là-dessus, cela sera plausible.

La porte d’entrée claque, c’est le sosie de mon mari, car de plus en plus je le ressens, ce n’est pas lui, il a son aura, ses manières mais c’est un piètre imitateur, mon père se serait donc laisser berner par ce sous fifre…Étrange, ou alors il est au courant….Je ne lève pas le nez de mon livre, il passe tout près de moi sûrement pour que je relève la tête mais je ne bouge ni le pieds, ni un cil. Il en sera quitte pour faire son rapport à mon père. Peu à peu j’entends des éclats de voix qui me parviennent par la porte entrouverte. Mon père est dans une colère comme il lui arrive rarement, qu’as donc fait de mal mon faux mari. Je me le demande encore plus de deux heures plus tard, mon père ne décolère pas et a refusé de manger à table, du coup j’ai décliné moi aussi et je me suis servie le repas dans ma chambre. Je n’ai nullement envie de me trouver en tête à tête avec mon ex, si vraiment c’est lui, ce que je doute. Puis, prise d’une idée je me glisse dans la chambre de papa, mais il n’est pas là, étrange je ne l’ai pas entendu quitter la maison. Où se trouve-t-il en ce moment. Sa voiture est toujours dans la cour, un froid m’envahi, je me pose de nombreuses questions, décidément rien ne se passe comme prévu. Et pour me conforter dans ce malaise je sens comme une présence dans la maison, et non des moindres, qui essaye de me faire peur? Je suis aguerrie à toutes sortes de choses mais là cela se complique. Dans l’anfractuosité de la porte de la grange j’aperçois mon inconnu, je sursaute, lui ne me voit pas, comment est-il entré dans la propriété, les bras m’en tombent, moi qui avait préparé mon message, je ne sais quoi penser. Bien entendu il disait qu’il allait me retrouver, mais je ne crois pas à ce hasard, je pense que tout était voulu dès le départ. Aurait-on voulu m’éloigner de mon travail, gênerais-je? Mais qui? Un seul nom me vient aux lèvres: Pierre!

Il attend quelqu’un j’en mettrais ma main au feu, mais qui. Au même moment je vois une ombre qui se déplace vers la haie qui est limitrophe avec nos voisins dont les enfants sont fort bruyant. Cette silhouette semble se cacher j’essaye de me hausser sur la pointe des pieds lorsque la voix de Wladimir résonne dans le salon.

–            Alors chérie tu épies, penses-tu que je ne te cerne pas?

–            De quoi parles-tu? Je regarde les gamins qui se baignent

–          Mais bien sûr, vas tu es aussi bête qu’autrefois.

C’est bien la première fois qu’il me parle, et encore il ne m’a jamais tenu de propos pareils, de plus en plus étrange. Même au pire de notre vie de couple, il ne m’a jamais dit que j’étais bête, au contraire il m’a toujours trouvé trop intelligente et capable du pire comme du meilleur, aussi ses propos sonnent encore plus faux. Je l’observe en coin et il détourne son regard, il me semble même inquiet.

Je dois me faire des idées, mais plus tard je ne serais pas rassurée par la conversation que j’allais surprendre. La journée se passe à ne rien faire, j’aurais du aller me promener comme mon père me l’avait suggéré mais j’attends quelques choses, je ne sais quoi et rien ne vient. C’est long l’oisiveté, moi qui n’ai jamais connu cela, ma vie jusqu’à ’à la semaine passée était trépidante, jamais un temps mort, ici c’est lugubre.

Je m’allonge sur le transat avec un livre, et, lorsque j’ouvre à nouveau les yeux, la nuit est lentement descendue, je frissonne, je me lève et le dirige vers le patio où je vois de la lumière, mais au moment où je vais pour pousser la porte j’entends des mots qui m’intriguent.

–          Vous savez Monsieur il va falloir tout lui expliquer

–          Hervé, je préfère que Pierre l’informe

–          Alors si vous comptez sur lui il y a encore de l’eau à couler sous les ponts.

–          Mais par contre vous devriez lui dire en ce qui vous concerne

–          Que je ne suis pas son mari, elle le sait ce sont des choses que l’on sent quand on a vécu ensemble.

–          Oui, cela mais aussi ce que j’ai pressentis.

–          Je….

J’ai dû faire du bruit car je n’entends pas la suite de la conversation et lorsque je pousse le rideau, l’inconnu lit un courrier et mon père a disparu.

Je fais celle qui n’a rien entendu et vais me chercher l’en-cas que ces Messieurs m’ont préparé, je monte dans ma chambre après avoir embrassé mon père qui a le regard fuyant. L’atmosphère est de plus en plus lourde, j’espère que demain les nouvelles seront meilleurs, car je n’ai pas vraiment envie d’attendre un hypothétique drame.

La lendemain matin, le journal est sur la desserte et la maison est vide, aucune voiture à l’extérieur à part la mienne. Je me saisis du journal et lit les annonces, il y en a deux.

La première m’intrigue :

« L’ogre a été décapité ! La forêt n’est pas sûre ! Prenez la poudre d’escampette ! Je vous aime…..RV. »

Quant à la seconde, elle est pire :

« Pierre retenu prisonnier, rejoignez-nous à la seconde adresse. « 

Si mon inconnu avait un lien quelconque avec mon boulot, je le saurais, mais tout de même ce n’est pas le cas. Et pourtant j’ai un sursaut en voyant la signature : RV ! Serait-ce possible que les deux affaires soient lié, mais alors ?

A ce moment j’entends la porte d’entrée se refermer avec fracas, il faut que je fuis car il me semble avoir compris, vite passons à la bibliothèque, j’ai les clefs de ma voiture, mon sac à main et une somme d’argent. La bibliothèque tourne je suis de l’autre côté, mais ou suis-je ? Je distingue rien , mais aperçois le bout incandescent d’une cigarette. Je sens une odeur d’après-rasage et une main se pose sur ma bouche.

 

A suivre

Interrogation

Il maugrée dans sa barbe un merde sonnant et tonitruant et tourne les talons. Mais c’est à ce moment-là que mon père fait son entrée par la même porte secrète dans le mur, la bibliothèque tourne sur elle-même et Wladimir lui dit :

-Enfin vous voilà, mais vous ne m’aviez pas dit que c’était votre fille que je devais garder. Croyez-vous que ce soit une bonne idée ?

Là ! Les bras m’en tombent, c’est lui que j’ai eu au téléphone  ce matin, comment cela se fait-il que je n’ai pas reconnu sa voix. Et je me demande ce que veut dire cet imbroglio ; d’un côté Pierre le suspecte et de l’autre mon père lui demande de me surveiller. Avec lui, la garde étroite va vite virer au cauchemar. Il va me faire du chantage et vouloir reprendre sa place de mari, mais il n’en sera pas question. Pendant que mes pensées vagabondent, mon père entre et me serre dans ses bras en me disant :

–          Ouf, tout va bien, il ne t’est rien arrivé de fâcheux !

–          Pourquoi il y a quelques choses que je devrais savoir ?

Wladimir et mon père ont leur figure des mauvais jours, je crains le pire. Mais pour l’instant je suis dans les bras de mon père et Wladimir a un petit sourire ironique et il daigne enfin m’embrasser, tout en me murmurant :

–           Cela faisait longtemps que nous n’avons pas été aussi proches.

–          Remercie mon père, je pense que c’est à lui que tu dois avoir le bonheur de me revoir.

–          Non, Edith, c’est toi qu’il doit remercier, si tu n’avais pas eu l’idée d’intégrer ce projet, je ne pense pas que Wladimir serait ici.

–          Papa, tu sais très bien en quel terme nous nous sommes séparés tous les deux.

–          Oui, mais Wladimir est le meilleur garde du corps tu peux en convenir. C’est son nouveau métier, il fait dans la garde rapprochée, cela lui va comme un gant.

Mais de suite mon père met fin à cette conversation qui n’a pas lieu d’être, vu les circonstances. Et rapidement il me met au courant et m’explique qu’il s’est passé de drôles de choses pendant que j’attendais mes deux autres gardes du corps. Alors que la voiture s’éloignait en compagnie de mes parents et de mon fils, le chauffeur avait reçu un appel téléphonique de Pierre, lui intimant l’ordre d’empêcher mes parents de communiquer avec moi, de façon à ce que je sois facile à manipuler pour la suite des évènements. Le chauffeur ne s’était pas montré assez discret et mon père avait compris la conversation, aussi avait-il fait appel à mon ex-mari et un de ses amis pour venir les récupérer à la fameuse villa bleu qui, pour le malheur de Pierre était un lieu que mon père avait déjà utilisé il y avait quelques années. Ensuite il avait été facile pour Wladimir et Sergueï de venir les récupérer, ils avaient tout d’abord mis ma mère et notre fils en lieux sûr, embarqué le chauffeur pour un interrogatoire et ils étaient là pour m’aider dans la suite des évènements. Il nous fallait être vigilant car les deux gardes du corps allaient sûrement faire leur apparition et quant au reste il me fallait attendre le lendemain pour voir l’annonce. En mon for intérieur je pensais, pour voir les deux annonces.

Dans ma chambre je me prend à faire le point sur les évènements qui viennent de se dérouler sous les yeux, mon ex-mari, certes est bien là mais il y a comme quelques choses d’étrange, c’est lui sans être lui. Il a toujours son sourire charmeur, ses dents blanches bien alignées, sa mèche rebelle, ses yeux bleus gris qui peuvent être froid ou câlin, mais je ne sais ce qui me dérange. Il me semble qu’il est sa doublure, sa copie conforme, car au moment où il s’est penché sur moi pour m’embrasser je n’ai ni reconnu sa manière de faire et surtout son après rasage  dont en 15 ans de vie commune il n’a jamais changé, n’est pas le même.

Je n’ai jamais rien su de sa famille, avait-il des frères ? Des sœurs, ses parents au moment de notre rencontre étaient décédés. Il y a bien eu ce Sergueï dont mon père a fait allusion tantôt, mais c’était un vague cousin. Je m’endors non sans mal car toutes ses questions me viennent à la tête et forcément mon sommeil s’en ressent. Quelques heures plus tard je me réveille, le jour pointe à peine son nez, mais je sens le café et le pain grillé. Une bonne douche et me voici sur pieds. Le journal est posé sur la table et dans la cuisine se trouve deux autres hommes en compagnie de mon père, je me glisse derrière le paravent qui sépare le bureau de la cuisine et j’écoute les conciliabules qui sont mené par le plus grand des deux hommes.

–          Vous savez Monsieur, je me demande ce que va en penser le boss

–          Que m’importe !

–          Mais j’ai une idée, rentrez chez vous je double votre salaire et nous communiquerons à l’aide de ce téléphone, vous rendrez compte à votre chef, mais faîtes vous tout petit. Je surveillerais bien mieux ma fille, seul qu’avec vous deux, de plus vis-à-vis des voisins, un père et sa fille cela passera mieux.

Devant les arguments de mon père, les deux hommes se rangent vite à ses côtés, je vais attendre leur départ pour faire mon apparition, mais c’est sans compter sur Wladimir qui brutalement me met une main sur la bouche et m’intime l’ordre de ne pas crier. Je sens sa chaleur contre mon corps ainsi que sa virilité qui caresse le bas de mon dos. Je suis désarmée face à lui, il sent mon désarroi et resserre son étreinte, je me sens fondre dans ses bras. Mon Dieu il faut que je me ressaisisse sinon il va tirer profit de la situation. Qu’ai-je appris à l’école de police lorsqu’un adversaire nous ceinture, aussi mes réflexes reviennent en automatisme et je lui assène un coup de coude dans l’œil avant de l’envoyer valsé au sol. Sous le choc il reste étourdi et se relève non sans me glisser un « on se retrouvera ». J’hausse les épaules et le laisse partir. Après avoir remis un semblant d’ordre dans ma tenue vestimentaire je me glisse dans la cuisine où mon père imperturbable lit le journal, mon journal. Mais je ne bronche pas et attends qu’il en ait terminé pour m’en saisir. Je vois un sourire se dessiner sur les lèvres de Wladimir, qui de plus en plus m’intrigue. Je suis désormais persuadée que ce n’est pas lui. Tout dans sa manière de faire peut le laisser croire, mais tout à l’heure quand il m’a serré contre lui un détail infime m’a frappé, mais il faudrait qu’il me prenne à nouveau dans ses bras, ce dont je n’ai pas envie pour m’en assurer.

Après quelques paroles banales avec mon père, il me tend le journal et attend que j’en prenne possession, il me signale n’avoir rien vu concernant l’échange que Pierre doit faire avec moi, je soupire et me saisis du journal et je vais m’installer sur la terrasse.

 

Je tourne les pages lentement car je me sens observer et je ne veux pas que mon père ou l’autre, je le nomme ainsi car je sais désormais que ce n’est pas lui, m’observent, ils aimeraient savoir si Pierre m’a signalé quelques choses dans le bon déroulement de notre affaire. Dans les petites annonces il n’y a rien de Pierre, par contre mon inconnu m’a écrit, et là je sens la panique m’envahir, je dois maîtriser ma peur et me concentrer sur la réponse à apporter à ce texte étrange.

Votre fossette au menton me manque, je n’ai qu’une envie c’est vous serrer dans mes bras, bientôt cela sera possible, je le pressens, même si vous en doutez encore. Votre cachette je vais la découvrir, ce n’est qu’une question de temps. Votre corps s’enflammera sous mes baisers j’en suis convaincu. Répondez-moi…Sinon….

 

En colère je réponds ceci :

Si vous me menacer je pense que nous n’avons rien à faire ensemble. Je sais que je suis fascinée par vos yeux mais j’ai encore la tête sur les épaules.

Et je conclue par :

Attends votre prochain courrier si vous êtes tant attirer par moi, vous devez modérer vos ardeurs.

Une vierge qui n’en n’est pas une.

 

Quelques choses me chagrinent je ne sais pas ce que c’est mais ce malaise va me suivre une partie de la journée. Je pense que les yeux de celui que mon père me présente comme mon ex-mari et ceux de l’inconnu du 7 h 12 me perturbent énormément.

Mais pourquoi ?

 

A suivre

 

Je  programme la suite, vu que mes vacances approchent et vous pourrez suivre les aventures d’Edith et son inconnu du 7 h 12.

Suspicion (suite)

Avant que Pierre ne parte il m’a expliqué ce qu’il allait se passer, mes deux nouveaux garde du corps arriveraient d’ici 2 h, mais compte tenu de l’appel téléphonique qu’il venait de recevoir il ne pourrait pas les attendre, et donc nous convenions d’un code entre un interlocuteur que je nommerais Monsieur X, Pierre et moi-même, Monsieur X étant au téléphone je lui expliquais la marche à suivre, où ils devaient garer leur voiture et aussi les deux coups frappés à la porte, puis ils attendaient une minute et à nouveau deux coups. Puis ils s’annonçaient en disant c’est les copain du petit chaperon rouge. Et moi je devais leur ouvrir en disant , le petit chaperon rouge vous souhaite la bienvenue. Je conçois que c’était plat mais je n’avais rien trouvé de plus intelligent. Mais en matière de code il y en a de toutes sortes et celui-ci avait le mérite de m’appartenir.

Cela fait plus de trois heure que Pierre m’a laissé et les gentils gardiens n’ont pas montrés le bout de leur nez. Mais qu’est-ce qu’ils fabriquent, ils sont capable de s’être perdu. Je me moque d’eux et je vais me préparer une salade et des œufs brouillés. J’entend une voiture qui remonte l’allée, si c’est eux, ce sont deux gros nuls, car les voitures ne doivent pas emprunter l’allée. J’écoute, mais ce sont les voisins qui doivent arriver pour le weekend, Des enfants s’interpellent, c’est bon, je me sens moins seule mais je pense à mon petit bonhomme et j’ai le cœur gros.

J’ai choisis ma chambre en fonction de mes goûts, j’ai lu un peu et il est maintenant 20 h, aucun appel téléphonique, personne ne m’a, donné signe de vie. Je ne l’en plains pas, mais si je suis vraiment en danger, il y a eu comme un couac dans l’organisation.

Mon repas pour une personne est prêt, je m’installe sur la terrasse et regarde les enfants d’à côté faire des plongeons dans la piscine, j’espère qu’ils n vont pas hurler de la sorte pendant des heures, je suis censée prendre du repos, ce n’est pas ainsi que je vais guérir. Je lis depuis plus de deux heures à l’intérieur car je me suis faîtes piquée par des moustiques, et puis j’en avais marre d’entendre les éclats de rire des voisins, quand j’entends marcher sur le devant de la maison. J’éteins la lampe de chevet, les persiennes sont closes, personne ne peut déceler ma présence, attendons. Qui peut bien venir à une heure aussi tardive. Mes gardes du corps, c’est possible, mais je ne puis en être sûr tant que je n’ai pas eu le code. On frappe à la porte une fois puis plus rien, donc c’est un inconnu et non eux. J’attends, plus rien ne se passe, mais je ne sais si la personne est là à attendre que je révèle ma présence ou si elle est partie. Je suis capable de me déplacer sans faire aucun bruit. Je vais aller à l’étage, fermer ma porte, et dans l’après midi j’ai baissé les volets roulants et il n’y a aucun jour qui passe par les interstices. J’allume le plafonnier et j’entends marcher autour de la maison.Puis à nouveau plus rien, mais c’est à ce moment là, alors que je suis dans la salle de bain que toutes les lumières s’éteignent. Je retiens un cri, on dirait que l’on veut me faire sortir. J’allume mon portable et vais dans la chambre, en effet tout est éteint. Je n’ai pas vraiment envie de me coucher, aussi je redescends au rez-de chaussée et c’est à ce moment là que j’entends comme une latte du plancher craqué. Il y a quelqu’un avec moi. Je sais où se trouve la planche qui craque, c’est dans le petit salon rose. Je me demande par quel endroit ils ont pu rentrer, toutes les fenêtres sont closes en bas par un gros cadenas. Je me dissimile entre la comtoise et le buffet, il y a une jolie place et je me baisse, je vais attendre pour voir qui me rend visite. Je suis bien entraînée, si cet individu est seule il va avoir du souci, si ils sont deux je vais aviser. Mais comme il n’y a qu’une latte qui a craqué j’opte pour la personne seule. Au bout de trente minutes personne n’a franchis le seuil du séjouR, et je n’entends plus rien, ni les voisins, ni l’intrus. Mais que je suis sotte il est peut-être à l’ étage, et moi qui bêtement l’attend en bas.

Et, c’est à ce moment là que mon téléphone se met à vibrer, je pose les yeux dessus, et je lis maman….Mon Dieu est-il arrivé quelques choses, je décroche et chuchote:

– Maman que ce passe-t-il?

 

– Ne t’inquiètes pas, ton père a décidé de venir t’épauler, tu ne l’as pas encore vu

– Comment ça, Papa est revenu,mais par où doit il rentrer

– il a trouvé une faille à la maison

– C’est du salon rose que tu parles

– Oui, alors il est là

– Possible mais personne ne m’a dit quoi que ce soit, si c’est lui il doit attendre que je me découvre.  Fais sonner son téléphone, je connais sa sonnerie, je verrais si il est là.

 

Aussitôt dit je raccroche et j’attends, mais aucune sonnerie, et je ne sais toujours pas qui a pénétré dans la maison, mais si mon père a découvert cette faille de sécurité, d’autres aussi on pu la découvrir.  Tout-à-coup j’entends comme une petite toux sèche, je connais cette toux, je vais allumer ma torche que j’ai dans mon sac à dos et je vais la braquer sur l’intrus qui se trouve à quelques mètres de moi.

Je l’allume et qui je vois face à moi avec les deux mains sur les yeux, mon ex- mari Wladimir!

 

A suivre