Le reflet dans le miroir

Résumé

 

Celle qui va vous raconter son histoire se nomme Marion, elle a tout pour elle, c’est une belle femme, élancée, brune aux yeux myosotis, elle est étudiante à la Sorbonne, a de nombreux amis, sort beaucoup, songe à prendre un job pour l’été pour avoir un peu d’argent de poche. Elle n’en n’a pas vraiment besoin mais cela cassera sa vie monotone, hélas les événements vont s’en charger pour elle. La voilà confrontée avec une autre femme, elle ne sait plus si c’est elle ou si elle rêve. Petit à petit elle va être entraînée vers des lieux qu’elle n’a jamais côtoyés. Va vivre des situations dramatiques, elle frôlera la folie et sombrera dans un puits sans fond où le seul rendez-vous pour s’en sortir sera la mort.  Une seule personne peut lui tendre la main, mais est-ce qu’elle acceptera ?

 

Le souterrain de la désespérance (fin)

Voilà la boucle est bouclée, Claudie, Marine et la petite Lilli devaient toutes avoir été enlevées par ces trois types, Rapidement une voiture est envoyée au musée, les recherches dans l’usine désaffectée sont arrêtées, les précisions apportées par Marine sont très fiables, car un des mineurs confirment qu’une des galeries avaient bien été fermée par une porte en bois à claire-voie. Accompagné par cet homme ils retrouvent rapidement le boyau par lequel Marine est sortie, ils admirent sa ténacité car il y a des marches qui ne tiennent pas, mais quand on fuit pareille horreur on a une force qui soulève les montagnes.

A partir de maintenant, nous ne parlons plus, nous marchons doucement en file indienne, tout le monde éteint son mobile,  nous prenons toujours à droite et quand nous serons en vue de la fameuse porte en fer nous aviserons. Les kilomètres de galeries sont faits au pas de charge mais fort silencieusement, à chaque intersection deux policiers sont postées, non pour retrouver leurs chemins mais pour pouvoir parcourir les autres galeries. Les voici devant cette fameuse porte en fer, effectivement elle grince. Il parcourt le couloir plongé dans le noir le plus complet, chaque cellule est visitée mais aucune n’a la petite Lilli encore moins Claudie. Dans la dernière cellule il y a un matelas avec du sang, des vomissures, des bouteilles abandonnées, personne n’est revenue depuis la fuite de Marine. Ce sont des pièces à conviction, ils en ramassent le plus possible et repartent. Ils vont désormais refaire le chemin jusqu’aux escaliers qui se trouvent à la deuxième intersection et les prendre. Ils ont été refaits assez récemment, après avoir parcouru une vingtaine de marches ils accèdent à une nouvelle porte en fer mais cette dernière est verrouillée. Ils décident de redescendre et avec l’ancien mineur ils font un point au bas des escaliers pour savoir où ils peuvent mener en surface. Le plan est étalé à même le sol, mais à ce moment-là un bruit de verrou se fait entendre. Tous se plaquent contre la paroi et plus un bruit ne se fait entendre à part les vociférations d’une fillette, ce doit être Lilli qui hurle. Un homme passe à deux pas du premier policier qui ne fait aucun geste, il leur faut le suivre et l’empêcher de faire du mal à la petite. L’homme ne se rend compte de rien, au moment où il va pour ouvrir la porte il dépose au sol la petite qui semble entravée aux pieds, aussi le capitaine n’hésite pas et se rue sur l’homme et il le plaque au sol, rapidement il est aidé par deux de ses collègues, il lui passe les menottes et à leur tour le bâillonne. Il ne faut pas que ses cris gutturaux alertent ses frères. La petite Lilli s’est évanouie, rapidement il l’emmène hors des souterrains.

Quant au kidnappeur, menotté, ils l’emmènent vers la sortie en passant par une ouverture plus facile d’accès. Dès qu’ils sont dehors, le mineur reconnait l’homme, c’est le frère d’un de ses amis. Son ami ancien mineur se nomme Éric, c’est bien le prénom que Marine a signalé comme étant le frère aîné de ce rustre.

Finalement Marine avait raison de se méfier, Éric était bien le gardien du musée, à la fermeture de la mine un de ses frères étant assez jeune, il était resté dans la région et avait proposé ses services au musée. Quant au cadet il était infirmier en milieu psychiatrique, d’où la raison pour laquelle son frère était sorti si facilement. 

Mais hélas il fallait se rendre à l’évidence, l’homme qu’ils avaient attrapé était le cadet, le plus jeune, le bourreau de Marine n’avait pas été retrouvé, quant à Éric et la jeune Claudie nul ne savait ou à cette heure où ils se trouvaient.

Il fallait agir rapidement car l’absence du cadet allait donner l’alerte aux deux autres, Claudie était encore entre leurs mains. La petite Lilli allait certainement leur dire d’où elle arrivait, en effet, après avoir été enlevé par l’homme aux cheveux noirs et en broussaille elle s’était retrouvée dans la maison de Monsieur Éric et sa future femme Claudie. Claudie lui avait mis une belle robe blanche et lui avait dit qu’elle allait assister à son mariage. Puis elle avait mis son doigt sur sa bouche et lui avait dit, je t’en supplie sois bien sage, tant que je serais avec toi il ne t’arrivera rien. Aussi lui avait-elle obéie, et la cérémonie avait commencée. Après il y avait eu le repas, tout le monde avait bu, celui qui disait être son amoureux l’avait forcé à boire mais son frère Éric lui avait dit d’arrêter. Ensuite il l’avait emmené dans une chambre et l’avait fait déshabillé, lui avait dit couche toi je reviens. Elle ne savait pas quoi faire, elle avait peur. Elle avait entendue Claudie rire, puis après de drôles de bruit. Mais personne ne pleurait, alors elle s’était endormie. Quand elle s’était réveillée le Monsieur qui l’avait kidnappé dormait tout contre elle, elle avait crié en le voyant nu, mais quand il avait ouvert les yeux il ne lui avait rien fait, juste il avait rigolé et lui avait dit :

  • Je ne veux pas de toi tu es un bébé, tu as quel âge ?
  • 12ans ;
  • Et bien tu n’es pas une femme, tu es un bébé, je vais te descendre à la cave, car je ne te veux pas, mon frère aime tout, les bébés et les grandes filles je vais t’offrir à lui il a perdu sa poulette.
  • Et, c’est tout, car vous m’avez retrouvé.

Ouf tout est bien qui finit bien pour Lilli, quant à Claudie elle doit aimer son tourmenteur pour que au vu de ce que Lilli leur a raconté elle se soit donné à lui sans un cri. Mais à force d’être violé, elle a certainement préféré accepter que de lui résister. De plus selon les dires de Lilli elle attendrait un bébé. Et si cela se voit c’est que la date d’un avortement est largement dépassée. Pauvre gamine pense l’inspecteur en chef.

Une réunion de crise a lieu dans les locaux de la police, il faut que Bernie le second des frères Reno parle. Ils vont le cuisiner sans répit.

Tout d’abord il se défend d’avoir touché la gamine, il l’a juste mis dans son lit, caressé, puis il a vu que la gamine était encore une enfant et lui préfère les jeunes filles en fleur. Depuis il ne disait plus rien il s’était muré dans le silence. Il leur faut le secouer et passer à la vitesse supérieure :

  • Qu’as-tu fais à Marine ?
  • Marine c’est la poulette à mon frère, je ne l’ai pas touché !
  • Menteur, tu l’as violé,
  • Elle aimait ça je ne l’ai pas violé, elle criait de plaisir ;

Les policiers ne peuvent le gifler mais c’est ce qu’il mériterait, mais il leur faut du sang froid et avec ce genre d’individus ce n’est pas chose facile.

  • Où est ton frère ?
  • Lequel ?
  • Le plus jeune il se nomme comment ?
  • Pierre, mais on l’appelle Pierrot,
  • Où est Pierrot ?
  • Il est parti !
  • Quand et où ?
  • Hier mon frère a appris que sa poulette devait être en train d’errer dans les souterrains alors Éric l’a envoyé la chercher et depuis il n’est pas revenu.
  • Il s’est perdu tant pis pour lui ! On n’ira pas le chercher ; Et ton frère aîné ou est-il ?
  • En voyage de noce ;
  • Où ?
  • Dans notre maison du lac !

Après avoir écouté les explications de Bernie, la police est allée cueillir à 6 h du matin le couple. Éric est en prison et Claudie est à l’hôpital ou elle se remet lentement de ces 5 mois de captivité. Elle attend son bébé, et ne sait pas si elle donnera l’enfant à l’adoption ou si elle va le garder. Quand à Pierrot lui aussi a été récupéré errant sur la départementale, il n’avait plus sa tête mais cherchait sa poulette. Il est désormais enfermé dans un hôpital spécialisé, le père de Marine et les parents de Claudie se battent pour qu’il soit jugé normalement.  Marine est certaine qu’il joue la comédie.

 

Quelques mois plus tard, Claudie a accouché d’une jolie petite fille, elle a préféré la donner à l’adoption, elle lui a laissé un mot pour si plus tard elle voulait savoir qui était sa mère.

Lilli s’est remise rapidement, car elle avait juste été traumatisée. Quant à Marine, elle et son père ont quitté la Région, elle n’a pas cherché à revoir Jules surtout après avoir appris le rôle qu’il avait joué. Ses blessures physiques se sont estompées, elle sait qu’elle pourra avoir quand le moment sera venu des enfants. Elle fait toujours des cauchemars, mais entouré par son père et sa nouvelle femme elle va arriver à se reconstruire. Ils reviendront pour le procès, elle sera à nouveau confrontée avec son bourreau et son frère, . Marine sait qu’elle est désormais capable d’affronter leur regard, ils seront jugés tous les deux aux Assises, le plus jeune n’est nullement fou, il est même fort intelligent, mais comme il boit énormément, cela lui fait perdre ses repères et lui décuple ses bas instincts.

 

Dix-huit mois après ces événements le jugement a eu lieu, les trois hommes ont reconnus les faits, que dis-je les horreurs qu’ils ont fait. Les deux plus jeunes ont été condamnés à la réclusion à vie avec obligation de soin. Eric a écopé de 30 ans de prison pour avoir violé Claudie mais pour Marine, rien ne sera retenu contre lui, la concernant, à part ses sous-entendus il ne l’a jamais violé.  Claudie a récupéré sa petite fille, car elle ne pouvait la laisser. Quant à son père, elle ne vivra jamais avec lui, mais à ce stade elle ne sait pas si un jour elle pourra en parler à sa fille… Ses parents allaient l’aider pour lui permettre de bien démarrer dans la vie.

  Marine quant à elle vit avec son père et sa belle-mère, elles sont très complices, maintenant elle va pouvoir tourner la page, même si elle fait encore des cauchemars, mais le procès la aider car elle sait que ces bourreaux ne ressortiront jamais. Au procès elle a vu Jules, il est venu lui demander pardon, car c’est à cause de lui qu’elle a été enlevé, il ne lui aurait pas démonté sa roue rien de ce qui lui est arrivé aurait pu se passer. La famille de Marion est venue l’embrasser, Marion et elle, échangent par Skype, et Marion va venir la voir pendant les vacances. Le père de Marine accepte plus facilement que sa fille sorte, tous les deux sont sortis grandis de cet épreuve, mais lui particulièrement se demande si d’avoir enfermé sa fille dans une bonbonnière n’a pas été  un handicap pour sa fille, aidée en cela par sa femme il arrive à surmonter ses démons. Marine est suivie psychologiquement elle a besoin de raconter encore et encore, mais quand elle sort elle retrouve son ami, il se nomme Tom, elle lui a tout raconté, il est plus âgé qu’elle, son père l’a rencontré. Marine et Tom s’embrassent, il fait beau, ils en sont aux balbutiements de l’amour. Tom sait qu’il doit prendre beaucoup de précaution avec Marine, mais il l’aime.

 

FIN

 

 

 

Le souterrain de la désespérance ( suite 10)

Déjà trois semaines que la petite Marine a été enlevée, rien n’est venue étayer sa mort, aucun suspect n’a été arrêté, la famille de Claudie et le père de Marine ont unis leurs efforts. Les policiers étaient arrivés à la maison du lac le lundi matin à 6 h. Il n’y avait personne dans la maison, seule la camionnette blanche était devant le portail. Les deux frères avaient dû repartir avec l’autre voiture, la camionnette rouge, Ils avaient questionnés les deux pères pour savoir ce qu’ils avaient fait le samedi. Ni l’un ni l’autre ne les avait renseignés concernant leur entrée dans la maison, mais ils avaient dû alerter les deux frères, car la clef était restée dans la serrure. C’était certainement la raison pour laquelle ils avaient abandonnés la voiture. A cause de ce concours de circonstance, l’enquête piétinait, car personne n’avait pu suivre la voiture, et la plaque d’immatriculation ne correspondait pas à cette voiture et son propriétaire avait un tracteur qui portait la même plaque. Décidément tout se liguait contre eux.

Aussi sans rien dire aux policiers ils avaient repris leur recherche après avoir appris de Madeleine que Bernard avait une coquette maison sur la départementale du côté de l’usine désaffectée.

Quatre jours avant la fuite de Marine, une conversation téléphonique avait alerté les policiers. En effet tous les jeunes avaient été mis sur écoute, au cas où un élément en la faveur de leur enquête puisse être apporté par les gamins. Le fils du commissaire avait vers 8 h appelé la jeune Marion et lui avait dit ceci :

  • «  Est-ce que le fait que je n’ai pas dit que c’était moi qui avait ôté la roue du scooter puisse avoir une incidence sur le cours de l’enquête ? » Marion avait eu une hésitation, puis ne sachant quoi lui dire avait raccroché. Mais Jules avait rappelé :
  • Ton silence en dit long, j’aurais dû parler dès le départ, j’ai entendu une conversation de mon père j’ai peur qu’il pense que la roue a de l’importance sur la disparition de Marine. De plus il n’est plus en charge de l’enquête, je n’en connais pas la raison.
  • Ecoute-moi Jules si tu aimes Marine autant que tu le prétends, tu dois parler à ton père. Si tu ne le fais pas je le ferais moi-même et  je me rendrais au poste de police et je demanderais à parler à l’inspecteur.

Mais rien ne s’était passé comme Marion l’espérait, car à 8 h 15 une voiture de police toute sirène hurlante et avec le gyrophare s’était arrêtée à la fois devant le domicile de Jules et aussi devant celui de Marion. Ils avaient été emmenés au poste et depuis une heure, séparément ils étaient interrogés. Mais rapidement il avait fallu se rendre à l’évidence, malgré cette roue démontée, ils n’étaient coupable de rien. La jeune Marion avait été rapidement relâchée, quant au fils du commissaire il avait été placé en garde à vue plus pour que cela lui serve de leçons, mais l’inspecteur voulait le présenter à un juge pour entrave à l’enquête. Il leur avait fait perdre un précieux temps.

Même si l’enquête piétinait ils avaient épluchés des listes de délinquants sexuels, car c’était l’évidence même ce devait être un prédateur. Ils en avaient montrés des photos à leurs témoins, dessinés des portraits robots. Aucune ressemblance n’avait été trouvée avec aucun des délinquants de la région. Ils avaient visité des hôpitaux psychiatriques pour savoir si tel ou tel malades étaient sortis récemment, rien cela n’avait rien donné. Ils étaient dans une impasse. Mais maintenant ils avaient la description assez fidèle par les deux pères, des trois frères. L’aîné avait travaillé à la mine, le second là il y avait une énigme, personne ne trouvait de traces le concernant, quant au plus jeune il avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique mais depuis 6 mois personne n’avait eu de ses nouvelles, il ne rendait plus aucune visite à l’infirmière qui le suivait. Son appartement en ville était vide et aucun de ses voisins ne l’avaient vu.

Ils allaient passer à la vitesse supérieure, visiter chaque maison qui se trouvait proche du lieu de l’enlèvement et petit à petit s’en éloigner. Fouiller des carrières, la mine tous les endroits susceptibles de cacher ces deux gamines, mais surtout il leur fallait les retrouver vivantes.

Mais à 10 h un appel téléphonique allait bouleverser le petit commissariat, un homme de passage dans la région avec femme et enfants avaient découvert, gisant dans un fossé le long de la départementale, une fillette voire une jeune fille. Une patrouille s’était rendue immédiatement sur les lieux, en effet il s’agissait de la petite Marine, elle était habillée d’une longue robe noire, pieds nus et semblait dans le coma. Les pompiers diligentés sur les lieux avaient découvert l’indescriptible, l’horreur, cette jeune fille avait subis des sévices sexuelles innommables. Son cœur battait faiblement, elle avait les pieds en sang. Point n’est besoin de dire qu’elle avait été rapidement transporté à l’hôpital le plus proche où ils avaient mis un policier devant sa porte En haut lieu il avait été décidé de ne pas informer la presse pour laisser le temps à la jeune fille de sortir de son coma et pour éviter d’alerter le ou les kidnappeurs, qu’elle avait été découverte. Bien entendu Monsieur Duchamps avait été prévenu, et depuis il n’avait pas quitté le chevet de sa fille. Pour ses voisins il était allé dans sa famille, ne pouvant plus supporter l’attente.

Les investigations avaient repris sur la départementale, car d’un côté il y avait une usine désaffectée avec des abris plus ou moins écroulés et de l’autre côté il y avait l’ancienne mine que l’on murait petit à petit, mais aussi le musée ou ils passaient chaque jour un grand nombre de visiteurs, les recherches se dirigeaient donc plus vers l’usine que la mine. Chaque jour qui allait passer était un jour en moins pour sauver l’autre gamine, car les policiers avaient peur des représailles sur la première. Mais tout allait virer au cauchemar quand l’après-midi du quatrième jour depuis que Marine avait été découverte, au lac sur le même lieu de sa disparition, une fillette de 12 ans avait à son tour disparue. Le capitaine s’était rendu à l’hôpital car Marine donnait des signes d’un réveil imminent, sans la brusquer ils espéraient qu’elle pourrait leur dire si elle connaissait son lieu de détention car tout portait à croire qu’elle s’était échappée seule, et non déposée là par ses violeurs. En effet il n’avait pas été relevé de pas aux alentours, seuls les pieds nus de Marine s’étaient imprimés dans la terre humide. Ce n’est que le soir que Marine avait ouvert les yeux, d’abord éblouie elle les avait refermé assez rapidement puis peu à peu elle avait commencé à s’habituer à la lumière de la chambre. Son père était là, il l’avait prise dans ses bras, embrassé sur le front, puis, ils s’étaient mis à pleurer. Marine ne comprenait pas ce qu’elle faisait là, qui l’avait amené ? Elle se souvenait juste du balai incessant des voitures, du froid qui l’avait envahi et elle avait sombré dans le sommeil. Mais son père et le policier lui apprennent qu’elle était dans le coma lorsque le couple l’avait trouvé sur la départementale couchée dans un fossé au trois quart remplis d’eau.

  • Est-ce que vous pouvez nous dire comment vous avez pu échapper aux personnes qui vous retenaient prisonnière.

Marine se souvient, toute l’horreur de ces trois semaines revient à la surface, elle se met à pleurer, son père à qui on a demandé de sortir s’inquiète pour son bébé, mais le policier qui est avec lui, le rassure, c’est normal votre fille est obligé de se souvenir de ce qu’elle a vécu, mais mes collègues connaissent leur métier, ne vous inquiétez pas ils vont veiller sur elle. Ils sont venus de Paris, ce sont de grosses pointures en matière de criminologie et d’enlèvements.

  • J’espère qu’avec ces Messieurs il y a une femme, c’est plus facile pour une jeune fille de parler de ce genre de choses avec une femme.
  • Ne vous inquiétez pas, allons venez avec moi, ne restons pas là.

Et, bien malgré lui le père de Marine accepte de s’éloigner, et pendant ce temps Marine explique à ses policiers qui ont déjà entendu des horreurs l’innommable, les atrocités que cet homme barbu et son frère lui ont fait subir. Bien qu’habitué à recueillir ce genre de confessions ils sont fort émus, voire bouleversés, cet homme est le pire des sadiques dont ils ont eu connaissance à ce jour. Puis, Marine en vient à sa fuite, elle explique, elle voit sur leur regard qu’ils sont sceptiques alors elle insiste :

  • Non, j’en suis certaine je n’étais pas à l’usine désaffectée, j’étais dans la mine.
  • Nous vous croyons, mais nous sommes étonnés car elle a été fermée puis la plupart des boyaux ont été condamnés voire murés.
  • J’ai reconnu le grand parking où les visiteurs se garent, j’ai vu que certains puits étaient murés mais celui-là est assez loin et à ciel ouvert, il y a bien un grillage autour mais il a été à moitié arraché.
  • Donc je résume, vous étiez comme dans une cage, fermée par une grille, couchée sur un matelas. Au milieu il y avait un couloir peu éclairé, et au bout une porte en ferraille qui grinçait. Quand vous vous êtes échappé, vous avez toujours été sur la gauche, vous avez compté au moins 5 intersections, ces couloirs étaient éclairés par des petites lampes de chaque côté, le sol était meuble, des murs tombaient par moment de la poussière grise, à un moment donné ce mur vous a fait tomber dans un trou d’eau, puis légèrement plus loin la galerie était fermée par une porte en bois à claire-voie que vous avez réussis à casser. Ensuite à partir d’ici vous savez sentis de l’air frais et entendu crier des enfants. Vous en avez conclus être proche du musée. Puis il y avait un mur devant vous mais en allumant votre lampe vous vous êtes rendu compte que des marches avaient été faîtes et vous avez réussis à vous hissez et à sortir au grand jour. Là, vous avez dû vous évanouir et quand vous êtes revenue à vous c’était la nuit tombante mais vous avez reconnu le parking du musée, par contre vous ne vous souvenez pas combien de mètres vous avez pu faire pour vous retrouver vers le mur d’enceinte, mais nous devrions le retrouver car vous nous dîtes que le grillage avait un trou assez large. Ensuite vous vous êtes dirigé vers la départementale et là vous aviez tellement mal que vous vous êtes allongée dans le fossé où dans un premier temps l’eau fraîche vous a apporté un peu de réconfort, vous vous êtes lavé les jambes, puis vous ne vous souvenez plus de rien. Et vous venez de sortir de votre coma qui a duré plus de quatre jours.

 

  • Que voulez-vous ajouter ?
  • Claudie !

Puis, épuisée Marine a replongé dans le sommeil, le calmant qui lui avait été donné venait de la terrasser mais elle avait eu le temps de leur livrer le seul prénom que tous espéraient entendre.

 

A suivre (‘demain la fin)

 

 

Le souterrain de la désespérance (suite 9 )

Marine attend patiemment que ce dingue se réveille, ce matin elle n’a pas eu droit à son petit déjeuner, elle a soif, elle a terminé ses deux bouteilles d’eau, elle se sent si faible. Soudain il bouge, mais elle a peur car dans son regard elle voit qu’il est arrivé à un degré de folie qu’elle n’a jamais connue, en plus il pue la bière. A nouveau elle se met à trembler comme une feuille. Le gros lourdaud s’en aperçoit et la prends dans ses bras.

  • Toi froid ! Je vais te réchauffer !

 

Il lui malaxe les seins, l’embrasse, la serre contre lui, lui frictionne le corps et finalement s’éloigne d’elle et revient avec deux bouteilles de bière.

  • Champagne chérie ! Bois ! Toi avoir chaud !

Elle sent qu’elle va être rapidement saoule, et elle ne va plus savoir ce qu’elle va faire, elle hésite mais il lui met le goulot aux lèvres, lui renverse la tête et la force à boire, à la première goulée elle s’étouffe et recrache tout, il lui assène une gifle qui la couche, il la relève et lui dit de boire sans cracher sinon…Ces mots sont lourds de conséquences, alors elle boit. La bouteille à peine terminée il revient avec une autre bouteille, rapidement Marine perds conscience de ce qui l’entoure, elle flotte sur un petit nuage et se rapproche dangereusement du frustré. Lui la caresse et aussi vite qu’il s’est réveillé il se rendort.

Combien d’heures se sont écoulées ? Marine ne le sait pas, quand elle revient à elle, elle gît à même le sol couché sur la couverture, pleine de vomissures les siennes et celles de son bourreau, son corps est meurtri, elle ne pourra pas tenir, elle a mal de partout, elle s’examine, elle a les cuisses couvertes de bleues, de griffures de morsures. Le sang a coagulé, tout son corps est une plaie, cet homme s’est acharné sur elle, il lui faut s’en aller. Et tant pis s’il la tue. Elle n’a plus ses fers, même les anneaux ont disparu, si elle osait elle l’attacherait mais elle a peur qu’il se réveille. Alors tant bien que mal elle se lève, prends la lampe cela peut toujours lui servir, elle va vers la grille, elle est ouverte, marche rapidement vers ce qu’elle espère une sortie. Voilà la fameuse porte en ferraille, celle qui grince. Ouf elle est ouverte, Elle entend le bruit qui l’angoissait, elle écoute elle n’entend rien. Elle passe la porte et se retrouve dans un autre couloir moins lugubre que le précédent, il y a des petites lumières de part et d’autre. Au bout il y a une intersection, deux couloirs s’offrent à elle. D’un côté ce sont des escaliers, ils doivent mener à leur maison, alors elle préfère aller à gauche et continue tant bien que mal son long périple, toujours aucun bruit, maintenant elle en est certaine, elle est dans les galeries de l’ancienne mine. Pourvu que tout le toit tienne pense-t-elle ? Elle a de plus en plus des difficultés pour avancer, elle a mal au ventre et envie de vomir, mais il faut qu’elle mette énormément de distance entre elle et son bourreau. A nouveau deux galeries qui se croisent, depuis un bon moment il n’y a plus de lumières, elle décide de toujours aller à gauche de manière à pouvoir revenir sur ses  pas au cas où cette voie soit sans issue.

Tout à coup la voici devant une autre porte mais celle-là est à claire- voie, elle la secoue et la porte s’abat de l’autre côté, elle passe sans encombre, à nouveau une intersection, elle a tellement mal qu’elle s’appuie au mur qui cède sous son maigre poids et elle tombe dans une cavité pleine d’eau, elle a froid, et sa douleur s’est réveillée, elle va mourir ici, elle vomit la bière, l’alcool, l’eau tout ce que son ventre ne peut plus retenir et sent ses paupières s’alourdirent, alors au prix d’un immense effort, elle se relève, cherche à tâtons l’ouverture et réussis à sortir de ce trou et c’est à ce moment-là qu’elle commence à sentir de l’air frais, elle ne doit pas être loin d’une sortie. Elle entend même des cris d’enfants. Elle émerge petit à petit en s’aidant des mains et des pieds, elle a trouvé comme des marches taillées dans le sol. Vite il lui faut sortir au grand jour, après elle sera sauvée. Elle se sent complètement épuisée, il lui faut encore tenir, la voilà qui sort par un boyau assez large, elle ne voit personne, pas âmes qui vivent. Où sont les enfants ? Elle a dû rêver, elle se trouve bien dans l’ancienne mine, mais elle est seule au milieu de nulle part. Elle voit au loin une fumée, mais elle n’ira pas de ce côté, il lui faut parcourir les quelques mètres qui la séparent  de la route départementale ; pourvu que l’autre ne la rejoigne pas, mais il était complètement gorgé de bières. En plus si elle ne se souvient pas combien de bouteilles elle a bues, lui a dû boire autre chose que la bière, car elle a aperçu des bouteilles de whisky mais elle aussi a dû en boire, elle a la gorge en feu. Elle titube et tombe derrière un buisson. Puis elle attend, elle sombre dans un sommeil profond, elle ne réagit à aucun des bruits alentour, des enfants se chamaillent, mais elle est trop loin d’eux et elle ne les entend pas. Quand elle émerge de son semi- coma, elle voit que la ligne d’horizon est rouge, elle sait que la nuit ne va pas tarder, il lui faut mettre de la distance, mais elle se dit que vu l’heure qu’il est, ils ne peuvent pas la chercher ici. Elle est toujours allée à gauche, et elle a croisé pas mal de bifurcation. Si ils sont partis à sa recherche, ils auraient dû déjà déboucher par le boyau, et vu l’heure il la cherche plus loin. Ils vont peut-être jamais la retrouver. Comment pourront-ils savoir quelle direction elle l’a prise,  son bourreau était complètement saoul, il lui en faudra du temps  pour comprendre qu’elle  s’est enfuie, puis le temps qu’il reprenne ses esprits elle sera loin.

La nuit est à présent là et les lumières de la ville lui paraissent fort lointaines, il lui a bien semblé reconnaître quand il faisait encore jour un lieu où enfant elle était venue avec son école pour visiter le musée de la mine.

Il lui faut quitter son abri précaire et s’enfoncer plus en avant vers les habitations. En effet elle ne s’est pas trompée elle est bien au musée de la mine, bien maintenant il lui faut atteindre la limite de propriété et trouver un endroit pour sortir. Pourvu que ces trois dingues ne soient pas les gardiens de la mine, si cela était cela expliquerait comment ils leur étaient faciles de se déplacer sans attirer l’attention. Il faut que  pour Claudie elle arrive à sortir de cet enclos. Cette prison est en plein air, mais elle ne pense pas qu’il y ait des rondes car il n’y a pas grand-chose à voler. Elle avance péniblement, et arrive au portail, il est bien entendu fermer par un gros cadenas, la voilà à nouveau prisonnière, c’est impossible qu’il en soit ainsi. Elle doit à tout prix et n’importe comment s’en sortir. Elle va tout d’abord chercher une sortie dans la clôture, elle est certaine que tout à l’heure il y avait des enfants, elle avance à tâtons quand brusquement il y a un trou dans le grillage, elle passe au travers et sort. Il n’y a aucun bruit, sauf au loin sur la route. Il lui faut rapidement trouver un endroit pour se reposer, elle marche pieds nus et elle a mal  de partout. Son bas ventre est en feu, ses seins lui font très mal. Cet homme était impuissant mais il a utilisé des objets immondes ; elle les revoit et veut chasser de son esprit ses images d’enfer, voire apocalyptiques mais ces images passent en boucle devant ses yeux. Combien de temps va-t-elle mettre pour les oublier. Enfin la voici sur la route, finalement elle en était plus proche qu’elle ne le pensait, que faut-il faire ? Attendre le jour au risque de se retrouver avec ces bourreaux. Mais dans un sens jamais ils ne pourront penser qu’elle ait pu rester dans les parages, bien qu’elle ignore totalement où ces types habitent. Comme ce sont les vacances, la mine va ouvrir demain alors elle pourra téléphoner, avertir son père, oui voilà elle a pris la bonne décision, elle va s’envelopper dans sa longue robe et se mettre dans un fossé. Et elle va dormir. Demain elle trouvera certainement une voiture.

Pendant ce temps dans la cellule de Marine dort toujours son bourreau, mais il commence à geindre, il ne va pas tarder à se réveiller, en effet il émerge, il tâtonne à la recherche de sa poulette et ne la voit pas.

    • Où es-tu ma chérie, bébé viens là, j’ai besoin de toi!

Mais personne ne lui répond et il avance jusqu’à la porte, il l’ouvre et tourne de suite à droite, son frère a dû lui voler sa femme. Mais il est tellement imbibé d’alcool qu’il s’effondre avant d’atteindre la première marche  et il repart dans un sommeil lourd comme seuls les buveurs connaissent.

 

A suivre

Le souterrain de la désespérance ( suite 8)

Les jours se succèdent tous de la même manière. Elle mange, elle dort souvent, et elle est violée tous les jours. La nuit Pierrot vient, la couche sur son ventre, lui passe les bras autour du corps et elle s’endort, car avant de dormir il lui administre un puissant somnifère. Quand elle se réveille, elle est souvent seule, mais elle sait qu’il ne lui a rien fait.

Elle vit avec la peur chevillée au ventre. Elle a compté le nombre de fois ou le blond est venu, accompagné de Pierrot c’est le prénom du grand dadais comme l’appellent ses deux frères. Pendant cinq matins, elle ne sait plus si elle a mal parce qu’ils la prennent de force ou si elle a mal parce qu’elle a peur. Puis deux jours où elle n’a reçu que la visite de son bourreau qui lui a dit « mon bébé » ces jours-ci il est gentils il la berce dans ses bras, l’embrasse doucement sur la bouche, il lui dit qu’il l’aime. 

Puis à nouveau la folie des deux hommes pendant cinq après-midi, ce qui lui a fait penser que le blond devait travailler tantôt le matin, tantôt l’après-midi. Aussi horrible que cela puisse lui paraître, elle s’est habituée à être violé, elle se dit qu’il faut qu’elle accepte ce qu’ils lui font, qu’elle se détache de son corps pour ne pas avoir à souffrir.

 

Aujourd’hui les deux papas ont décidé d’une expédition, le père de Claudie en a fait part à sa femme, elle n’est pas vraiment d’accord, mais elle le comprend, il faut que son mari soutenu par le père de Marine ou le contraire réagisse, car il a été prostré pendant tous ces mois, incapable de faire quoi que ce soit mais le deuxième enlèvement et la détermination du Monsieur Duchamps font que ce matin, après avoir eu au téléphone Madeleine la sœur des frères Reno, ils vont se rendre dans la maison de leur mère. Elle leur a indiqué où ses frères cachaient la clef.

Ce samedi matin il est à peine trois heures lorsque tels des voleurs les deux hommes rentrent dans la maison du lac comme il est écrit sur la porte. A l’intérieur aucun bruit, la cuisine est propre, rien ne traîne, personne n’est venue là depuis des mois. Par contre dans le salon il y a des bouteilles de bière sur le sol. Ils ont pris la précaution de mettre des gants ne voulant pas salir un lieu qui peut devenir une scène d’enlèvement ou tout au moins un lieu qui aurait pu servir de planque. En effet dans la chambre du haut il y a une longue vue qui est braquée sur le ciel, mais il est facile de la braquer sur la plage qui se trouve en face. Leurs doutes deviennent certitude, quand soudain une voiture s’arrête devant le porche, en descend Bernard dit »Bernie » comme lui a dit le père de Claudie. Mince les voilà pris au piège. Que faire ?

 

Ce week-end Marine n’a pas vu son bourreau mais Claudie dont le ventre s’arrondit a été remise dans la cellule voisine. Elles sont tombés dans les bras l’une de l’autre, puis Éric a mis fin à leur effusion en leur disant :

  • vous allez rester ensemble, n’imaginez pas que vous allez pouvoir partir, c’est impossible ; quant à toi Claudie tu m’as déçu, je pensais que tu m’aimais, mais ta fuite d’hier m’a beaucoup peiné, je pensais t’emmener te promener, mais je te punis en t’enfermant dans cette cellule qui, je sais te fait faire des cauchemars toutes les nuits. Vous pourrez vous déplacer, je vous laisse la lampe allumée. Voici de la nourriture pour ces deux jours et quatre bouteilles d’eau. Ne les mélangez pas j’ai écrit vos prénoms sur celles que vous devez boire. Nous serons de retour dimanche dans la nuit. 

    Et, sur ces paroles il avait tourné les talons et Marine et Claudie s’étaient prise dans les bras, avaient pas mal pleuré et rit aussi, car il leur fallait extérioriser leurs peurs. Claudie avait une pommade dans la poche de sa robe, Éric la lui avait donnée pour qu’elle l’applique sur les hématomes de Marine. Au départ elle avait refusé, mais Claudie l’avait persuadé de se soigner mais elle la comprenait.

    • Tu ne veux rien accepter d’Éric ?
    • Comment peux-tu l’appeler par son prénom, tu as voulu t’échapper, de suite il te punit en t’enfermant ici, alors que tu attends un enfant. Et si l’enfant s’annonçait.
    • Ce n’est pas encore le moment, je ne suis enceinte que de 5 mois, si j’accouche je perdrais l’enfant.
    • Parce que tu veux le garder ! Tu es folle Claudie, c’est l’enfant d’un viol, toute ta vie il va te le rappeler.
      • Tu sais Marine, cet enfant je le sens bouger, ce n’est pas de sa faute, puis son père l’aime.
      • Ses pères tu devrais dire, tu ne sais même pas qui est le père.
      • Bernie dit que ce n’est pas le sien car il est stérile.
      • Ah bon, il est marié ?
      • Non, mais il a eu les oreillons l’an passé et le médecin lui l’a dit.
      • Alors son père l’aime, il aurait pu te pardonner de t’être enfuis, puis ne parlons pas d’eux. Dis-moi as-tu vu où nous sommes.

Tout en parlant à Claudie, Marine buvait sa bouteille d’eau, elle avait tellement soif que rapidement elle s’effondrait telle une poupée de chiffons. Sa bouteille d’eau devait contenir un puissant somnifère. Claudie ne voulant pas se retrouver seule décide contre l’avis du père de son enfant de boire la fin de la bouteille de Marine. Elle aussi s’endort. Ni l’une ni l’autre n’entendent des portières de voitures qui claquent, ni des enfants chantés. Elles dorment d’un profond sommeil.

Pendant ce temps à la maison du lac où leurs pères se trouvent pris au piège, il y a du nouveau car après l’arrivée de Bernie voici l’aîné qui arrive, il donne le bras à sa mère. Il l’installe dans un fauteuil sur la terrasse et aidé de son frère fait rapidement disparaître les bouteilles du salon. Soudain les deux pères qui ne font aucun bruit à l’étage voient arriver une camionnette blanche, en descend le plus jeune des frères, c’est un homme grand, genre ours des bois, il a un regard qui fuit, c’est exactement le signalement que lui en a fait la dame en bordure de forêt. C’est lui le kidnappeur, le père de Marine comprend qu’il n’y a pas de doutes. Mais ni l’un ni l’autre n’ont emporté leur mobile. Il leur faut partir par le balcon qui se trouve dans la chambre d’à côté, en s’aidant des chenaux et de l’arbre ils devraient y arriver, ensuite ils s’en iront par les champs et regagneront le chemin, il ne leur faut en aucun cas passer par où ils sont arrivés.. A la police ils se feront discrets, ils ne divulgueront pas qu’ils se sont introduits dans une maison. Ils signaleront juste la camionnette avec un conducteur qui répond au signalement donné par plusieurs témoins. Mais avant de partir ils relèvent l’immatriculation, cela peut toujours servir.

Après s’être enfuis comme des voleurs ils se sont rendus au commissariat, l’inspecteur n’était pas là, mais le plancton, celui qui faisait la permanence les avait assuré qu’il préviendrait son chef. Ils avaient insisté pour qu’il lui téléphone séance tenante, mais il les avait congédiés, les assurant de son professionnalisme. De force, ils étaient repartis et avaient attendu leur arrivée, hélas il avait fallu se rendre à l’évidence, aucun gyrophare n’était venu troubler ce weekend. Que s’était-il passé ? Personne ne les avait pris au sérieux. Le père de Marine s’en voulait, tout se liguait contre eux. Déjà deux semaines depuis la disparition de sa fille chérie. On entamait la troisième semaine. Ils avaient vu le fils aîné s’en aller, dans la voiture il y avait sa maman, il n’était pas revenu. A minuit, rien n’avait bougé, les deux camionnettes étaient toujours devant la maison, les deux frères devaient passer la nuit. Le père de Claudie avait promis à Mr Duchamps de le prévenir si la camionnette blanche partait, quitte à ce qu’il la suive.

Ce lundi matin quand Marine se réveille, elle sent de suite qu’elle n’est plus sur le matelas mais attaché sur le ventre de Pierrot, sans faire trop de bruit, elle arrive à lire sur sa montre qu’il est 7 h du matin, depuis quand est-il là ? Elle ne s’est même pas rendu compte de son arrivée. Est-ce qu’il lui a fait subir des violences, en tous les cas elle n’a rien senti, à moins que ce soit cela qui l’ait réveillé. Brutalement elle croise son regard, elle voit comme une flamme de folie à l’intérieur. Il est nu, il la bascule sur le côté car il aime l’écraser se met à califourchon sur elle et essaye de la pénétrer, elle le voit pour la première fois en érection, il rigole, il semble content, elle ne peut rien faire, il est énorme, corpulent il l’écrase totalement, quand il réussit à la pénétrer elle n’a pas mal mais sent de suite qu’il n’a pu se retenir, aussitôt son pénis devient mou et flasque, cela a dû l’épuiser, car il la lâche et s’endort d’un sommeil lourd mais elle a les deux pieds d’attachés.

 

A suivre…