Entre poèmes et suspenses… Voici quelques nouvelles

Je vais profiter de ce laps de temps pour vous embarquez dans une nouvelle destinée. Plutôt que d’écrire de longs textes qui vous tiennent en haleine je vais vous emmenez sur des chemins non encore explorés. Véridiques ou semi-inventé, voir le fruit de mon imaginaire voici la première d’entre elles.

L’hôpital de tous les dangers

Huit h du matin un jeune homme se présente aux Urgences de sa ville. Petite bourgade de quinze mille habitants. Il a une douleur terrible à une jambe, cette dernière est rouge violacée, un liquide coule de l’eau mélangé au sang. Cela lui brûle le talon. Il a mal, il serre les dents.

Quelle chance il est pris immédiatement …

Dès son arrivée une infirmière lui fait rapidement une prise de sang pour éventuellement une suspicion de diabète. Plus tard après avoir vu un médecin qui le salue sans regarder sa jambe, il part faire un scanner, on l’emmène sur un lit médicalisé et il revient dans son box.

premier diagnostic c’est une infection

Ah bon tout ça pour ça…

Et là les questions affluent

Avez-vous de la fievre ? NON

Vous êtes vous fait piquer : NON

Vous êtes-vous taper NON

Le médecin le regarde lui, et ne comprend pas. Étrange… Mais qu’est-ce qu’il peut bien avoir ?

Comble de l’ironie il doit avoir peur d’attraper ce que cet homme a sur la jambe, ni il a regardé sa jambe, ni palpé… Rien…

Il part moins de vingt minutes plus tard il revient avec une ordonnance, lui l’a donne et repart sans un mot.

Ce doit être un interne se dit le jeune homme…

L’infirmière revient, elle a deux autres papiers à la main s’approche de Pierre, autant l’appeler ainsi car on a pas plus fait cas de ce Monsieur que d’un cailloux qui dévale une pente.

Bon que vous a dit le Docteur Bananian ( la terminaison est bonne , mais le nom est changé)

Pierre répond

  • Rien et j’ai ceci à prendre à la pharmacie.
  • Et pour le pansement ou est l’ordonnance de pommades ou pansements complexes
  • Je pensais que c’était vous qui l’aviez
  • Non j’ai juste une ordonnance pour un doppler et pour vos sous cutanés à faire faire par une infirmière.

L’infirmière se confond en excuses, ce n’est pas de sa faute si le médecin est incapable de lui demander de faire un pansement. Son supérieur est en-dessous de tout.

Pierre s’en va, il regarde ses ordonnances, comble de l’ironie c’est le Chef de service qui s’est occupé de lui. Pauvre petit chou… Tu as dû avoir peur de désinfecter la plaie. Mais et les gants ce n’est pas fait pour les chiens.

Mais que devient l’hôpital de proximité si personne n’est en mesure aux Urgences de vous apporter les soins appropriés. Sept à huit ans de médecine pour ça… Trois petits tours et puis s’en va…

Je dénonce l’hôpital de ma ville de ne pas avoir apporté les soins appropriés à mon fils.

J’accuse de négligence les Urgences de ma ville de n’avoir pas vérifier et regarder l’état de santé de mon fils.

J’espère ne pas être obligé de porter plainte…

Texte véridique, quelques prénoms et noms de changer… La ville est passée sous silence…

A demain

Un passé bien encombrant (30)

Maintenant Maman est pâle allongée sur une civière, dehors il y a Monsieur Maurice il a des menottes aux mains, les autres ce sont des hommes inconnus pour moi. Mais Papa a dit :

  • Si j’avais su que Maurice était à la tête de cet enlèvement, j’aurais pu me souvenir de cette maison. Mais j’étais persuadé que ma Belle-mère l’avait vendu. Du moins c’est ce qu’elle a toujours tenu comme propos. Et mon ami Joseph était leur complice je n’en reviens pas. Il m’a bien joué la comédie, je suis abasourdi, mais je pense que nous allons allé de découvertes en découvertes. J’ai bien peur d’affronter d’autres épreuves. Comment ma femme va pouvoir s’en remettre ? Je n’ai pas compris ses mots. C’était incohérent, est-ce que Charlotte a tout entendu ? Et ses types d’où viennent-ils ? Pour qui travaillaient-ils ? Qui était le commanditaire et surtout pour quelles raisons a-t-on arraché à sa famille, ma femme enceinte de 7 mois. Pourquoi cet enfant les gênait -il plus que les deux autres ? Pour moi dans l’état actuel des choses c’est une véritable énigme.

Je comprends pourquoi mon Papa est dans cet état, mais même si je n’ai pas tout compris, je vois que l’énigme de Papa tourne autour de Maman et de Monsieur Maurice. Maman quand elle croyait qu’on lui voulait du mal car Romain voulait lui faire une piqûre pour m’a-t-il dit soulager son cœur, je l’ai entendu murmurer :

  • Mais qui sont-ils ? Pourquoi maintenant ? Que leur ai-je fait ? Et Maurice l’ami d’enfance qui voulait m’épouser serait mon frère…
  • Maman que dis-tu ?

Mais Romain qui j’en suis sur à tout entendu m’avait attrapé comme un vulgaire sac de pommes de terre et éloigné de ma Maman. J’étais très en colère, mais il m’avait expliqué que ma Maman avait subi des choses tellement dures qu’elle racontait n’importe quoi.

Maintenant que nous roulons vers Mamounette je réfléchis et je suis certaine que ma maman a dit la vérité. Monsieur Maurice que ma grand- mère aimait bien était lui aussi son fils. Donc pour moi ce gros dégoûtant c’était mon oncle. J’en avais pas envie de ce sale type dans ma famille. Je n’ai rien formi de la nuit , la voiture me berce, mes yeux s’alourdissent.

  • Charlotte Charlotte
  • Quoi ? Où suis-je ?
  • Charlotte réveille toi, tu vas expliquer à l’inspecteur tout ce que tu as vu et entendu le temps où tu es restée avec ta maman. Essaye de ne rien oublier, mais ne t’inquiètes pas, Romain sera avec toi, tu n’as pas l’âge légal pour être seule. Et si tu oublies quelque chose Romain pourra t’aider. Est-ce que tu veux bien y aller ?
  • Oui

Je me frotte les yeux, j’ignore totalement où je suis, papa me tient la main, me donne un verre de lait chaud. Il est très attentionné. Je lui trouve une tête bizarre.

Papa ignore que lorsque je serais plus grande je veux être gendarme. Mais pour l’instant je ne suis que Charlotte une petite fille de dix ans trop délurée pour son âge a dit le copain d’Aurélien le fameux inspecteur de police. Celui qui faisait des ronds sur le sol comme moi lorsque je m’ennuie.

Il m’a demandé si je voulais répondre à toutes ses questions et il a ajouté si tu ne comprends pas un mot tu me demandes je t’expliquerai. Il me prend pour qui, je n’ai pas besoin d’explication pour décliner mon identité. Il est pire que mon prof de français. Par contre il n’a pas du tout rigolé quand je lui ai dit :

  • Je n’ai pas gardé les cochons avec Toi pour que tu me tutoies. À partir de maintenant vous me dites vous.

J’ai bien vu à sa tête qu’il était désarçonné, peut-être que j’aurais dû lui le dire ce verbe… Bastien lorsque Romain l’a raconté se fendait la pêche comme à son habitude. Mais Papa m’a fait les gros yeux tout en disant. C’est tout à fait toi ma fille. Bon alors j’ai eu raison. Ouf … Même Papounet et Aurélien ont ri. Quant à l’inspecteur, il n’était pas franchement content. Il a juste dit à mon Papa, cela ne m’étonne pas de ta fille on dirait ta femme au même âge.

Quel sac de nœuds ils se connaissent tous !

Bastien et moi attendons notre Maman, c’est aujourd’hui qu’elle sort de l’hôpital. Nous ne sommes pas rentré chez ses parents, je n’en connais pas la raison. Nous sommes dans le chalet des parents de Papa. Pourtant Grand-mère a appelé plusieurs fois, et Bastien m’a même dit qu’elle était venue avec son chauffeur. Puis repartie avec l’inspecteur, depuis personne n’y a fait allusion. Et le chauffeur est même reparti tout seul, pour revenir avec Grand-père. Lui il.nous a pris dans ses bras et nous a juste dit : « n’oubliez jamais que je vous aime « . Ça aussi c’est un mystère. Il n’a pas voulu rester, il est allé selon Bastien à l’hôtel. Décidément je ne comprends plus rien du tout.

Un mois plus tard, Maman se remet doucement et ce soir Papa a dit à Papounet que notre mère sa femme était assez forte pour découvrir ce qu’ils avaient appris. Seulement au moment où je pense être convié à la table des grands, Papa me dit ce n’est pas pour toi. Va avec Maryline et Aurélien, demain je t’expliquerai tout.

Je suis en colère, j’ai vécu des choses dures, et, là ce soir alors que Bastien lui a le droit de rester on me puni….Et je n’ai pas envie de manger chez Aurélien et Maryline, ou tout au moins pas ce soir. Aussi quand ils arrivent je leur dit que Papa a oublié de les prévenir et que je vais assister aux révélations. Aurélien semble sceptique et Maryline ne me dit rien mais je suis sûre qu’elle aussi a des doutes. Ils mettent du temps avant de partir. Papa a dit à Bastien que sous aucun prétexte on devait venir les déranger. Ah voilà c’est juste un guetteur, lui non plus n’est pas dans le salon de Papounet…

Si j’avais su….Mais comme dit Papounet la curiosité est un vilain défaut. Et Papa m’a consolé, mais c’est moi qui vais vous raconter la raison pour laquelle le passé est revenu nous exploser à la tête.

J’ai écouté à la porte et ce que j’ai entendu m’a fait mal au cœur. Ma grand-mère Anne Marie est en prison, elle a organisé le kidnapping de sa propre fille. Mais comment peut-on faire ça à son propre enfant ?

Faut dire que je n’ai pas entendu la suite je me suis évanouie. En tombant j’ai basculé à l’avant et la porte c’est ouverte et je suis tombée aux pieds de mon oncle. Si cela n’avait pas été aussi dramatique cela aurait pu être un bon gag. Et ce n’est que plusieurs heures plus tard que Papa nous a tout expliqué.

Le kidnapping de votre Maman a été orchestré par celle que vous considérez comme votre Grand-mère.

il y a 50 ans Anne-Marie avait 15 ans, elle habitait la maison où nous avons trouvé votre Maman. C’était la fille unique de Paul et Marie. Hélas ses parents ne s’occupaient pas beaucoup d’elle. Elle faisait de nombreuses bêtises jusqu’au jour où vsa maman découvre que sa fille attend un bébé. Elle est bien trop jeune et sa mère l’emmène en Suisse où elle va terminer sa grossesse. Cinq mois plus tard elle accouche d’un petit garçon qu’elle appelle Maurice. Les amis de ses parents déposent l’enfant dans un orphelinat, mais la religieuse demande les noms et prénoms de la jeune mère.

  • Je croyais que l’on ne donnait pas les noms et prénoms dit Bastien
  • Et bien l’amie de votre arrière-grand-mère a laissé des renseignements…
  • C’est comme ça que Maurice a retrouvé sa mère
  • Tu as tout compris Margotte
  • Ce n’est pas difficile le bébé s’appelait Maurice, Maman a dit que Maurice était son frère.
  • Ah ma petite Charlotte c’est bien plus compliqué que ça.
  • Ah bon pourquoi ?
  • Tais-toi que l’on sache pourquoi
  • Je peux continuer mes enfants
  • Oui Papa
  • Dix années se sont écoulées. Anne Marie vivait à la propriété et côtoyait des jeunes gens dont votre grand-père et bien d’autres. Mais ce jeune homme plaisait bien à ses parents et c’est tout naturellement qu’elle l’a épousé. Il s’est écoulé cinq longues années et aucun enfant ne venait, votre Grand-mère était désespéré par ses années d’échec, de grossesse espérée et les fausses couches s’enchaînaient. Un jour elle fit part à votre grand-père de son secret. Elle lui avoua qu’en Suisse dans un orphelinat grandissait un fils qu’elle avait eu hors mariage. Comme votre Grand-père espérait lui aussi un enfant il fit des recherches et un jour il revint de Suisse avec deux enfants. L’aîné agé de 15 ans était Maurice. Quant au bébé votre grand-père en avait pas dit grand chose sauf que la petite fille se laissait mourir et que sa survie serait une famille aimante. Lui rêvait d’une petite fille, de cette manière ils auraient tous les deux un enfant. Anne Marie est tombé amoureuse de cette petite fille qui avait à peine deux mois. Elle a délaissé Maurice et c’est consacré à…

Zut Papa est obligé d’aller répondre au téléphone. Bastien et moi nous avons compris le bébé c’est notre Maman. Mais pourquoi elle l’a kidnappé. Enfin papa revient et il termine son récit. Il va vite. On passe la maternelle le CP, le collège, le lycée. Puis on arrive à la rencontre avec notre Papa.

Sa maman ne voulait pas de ce galopin qui était le fils de son cuisinier, elle préférait que Maurice son fils épouse notre maman, de cette manière le Domaine de Bourgogne restait dans la famille. Mais Maman s’est mariée avec notre père et ils ont acceptés un poste en Afrique. Mais notre Maman poussé à la fois par Maurice et notre père a cherché à savoir qui était ses vrais parents. Catastrophe pour notre Grand-père, il ne l’avait pas ramené de Suisse c’était une amie de Grand-mère qui venait d’accoucher et Bon papa était son père.

Bastien m’a dit tu as compris. Il me prend pour une oie blanche. Bien sûr que j’ai tout compris. Mon Grand-père était le vrai Papa de notre Maman. Le reste ne m’intéresse pas.

Et c’est à partir de là que le drame s’est noué. Nous vivions notre vie tranquille en Afrique, le Domaine viticole resterait dans la famille puisque Bon Papa avait une fille à lui. Robert n’était pas son fils. Et Anne Marie a pensé faire disparaitre la seule fille qu’elle avait aimé, aidé par Maurice qui voulait devenir le propriétaire du Domaine. Faire disparaitre sa sœur avait été un jeu facile. Joseph le copain Africain de Papa était devenu un espion. Il avait crû aux mensonges de Maurice. Papa dit qu’il est tombé dans un piège machiavélique. Son copain a enlevé notre Maman en lui racontant que sa fille Charlotte avait été transporté à l’hôpital. La suite on ne l’a pas vraiment su. Mais un avion sanitaire avait ramené notre maman et on l’avait enfermé dans les caves de la demeure de sa mère adoptive. Maurice venait tous les jours , elle devait renoncer aux domaines en sa faveur. Mais elle ne voulait pas car elle savait que nous pourrions la retrouver, notre papa était un gendarme.

Ce que Bastien et moi ne comprenons pas c’est pourquoi cette femme est venue nous chercher en Afrique. Notre Papa n’était pas intéressé par le domaine viticole ni notre Maman. C’était peut-être ma faute car j’avais dit à Bon Papa un jour c’est moi qui régnera sur ton Domaine.

On ne le saura jamais.

Fin..

Un passé bien encombrant (29)

  • Maman, c’est toi
  • Charlotte, je dois rêver c’est impossible, ma petite sauvageonne, ma fille adorée c’est bien toi.
  • Oui Maman, mais que t’es -t-il arrivée ? Jamais tu ne vas pouvoir monter sur la table et passer au travers du soupirail.
  • Si tu es là c’est que tu n’es pas seule, qui t’accompagne.
  • Attends Maman je dois les prévenir que tu es là

Je monte sur la table et attache au montant du soupirail le foulard blanc que m’a donné le copain d’Aurélien. C’est à ce moment que j’entends frapper à la porte. C’est mon Tonton, il tourne la clef dans la serrure, ouvre la porte, entre et la referme à clef. De son sac il sort une grosse lampe qu’il allume sans la diriger vers ma Maman. Je le vois s’approcher d’elle et lui dire :

  • Tout le monde est là. Ton amour, ton beau-père tes copains d’enfance y compris Fabrice. Comme Charlotte a mis le foulard blanc et qu’il le guettait, il a déjà dû appeler la gendarmerie et ils vont rentrer en force. Qui te garde ? La sorcière n’est pas là.
  • Non, elle ne salit pas ses jolies mains, elle donne juste des ordres.

Mais elle existe vraiment cette sorcière pour que mon Tonton et Maman en parlent comme si tous les deux la connaissait. Je me demande bien qui cela peut-il être ? Romain sort de son sac à dos un jogging pour ma petite Maman chérie. Il est noir. Comme elle est pied nue il lui met des chaussettes et des baskets. Il aide à se lever mais hélas elle est bien trop faible. Elle retombe sur le lit. Il sort une trousse métallique, il me demande de prendre la grosse lampe et de l’approcher de la cuisse de Maman. Il sort une seringue, il y met un liquide dedans et au travers de son pantalon il enfonce l’aiguille. Maman lui demande ce qu’il fait.

  • Ne t’inquiètes pas, cela va te donner un coup de fouet, hélas les effets ne vont pas durer longtemps. Il faut que tu suives Charlotte elle va t’emmener dans la salle de jeux où nous avons fait notre boom il y a quelques années. Charlotte écoute-moi tu vas aider ta Maman à aller là où nous étions il y a déjà deux heures. Tu cherches un endroit pour vous cacher. Il y a une grande armoire, elle est vide vous pouvez vous dissimuler dedans toutes les deux. Tu prendras des coussins pour que ta Maman soit bien. Et surtout voici la clef, tu fermes soigneusement la porte de l’intérieur. Et tu attends que je t’appelle pour sortir. Cela risque d’être un peu long. Cela dépend de la résistance que nous allons trouvée.

Je ne comprends absolument rien de ce que mon tonton me raconte. Mais je vais lui obéir au doigt et à l’oeil. Il.ne faut pas que je fasse de bêtises. J’ai retrouvé Maman, bien qu’elle ne soit pas en pleine forme, l’essentiel c’est qu’elle soit là. Mais tout est étrange, elle a disparue dans les souks en Afrique et on l’a retrouve en France dans les Pyrénées. Comment a-t-elle pu venir? Ses questions je me les pose alors que nous sommes Maman et moi dissimulés dans l’armoire. Maman a dit si les garçons ne viennent pas tout de suite on va bien vite nous retrouver. Je crois qu’elle délire. Qui sont les garçons dont elle parle ? Moi, elle m’a appelé Rosine, je ne l’ai pas contrarié mais ça ne me plaît pas qu’elle me confonde avec sa soeur vu qu’elle est morte il y a vingt ans. Mamie Anne-Marie en a parlé une fois à table, en me disant tu es aussi casse cou que la soeur de ta mère. Comme je ne l’ai jamais vue, ma Grand-mère m’a répondu elle est morte. Bastien m’a dit ce n’est pas casse cou qu’elle a voulu te dire mais casse c…le. Mais comme c’est un mot vulgaire notre Grand-mère ne va pas le prononcer. Si notre mère me dit Rosine, possible qu’elle ne soit pas morte, et que Grand-mère ait voulu dire qu’elle était morte à ses yeux. Voilà elle a dû partir il y a vingt ans, ou alors elle a fugué.

C’est à ce moment que j’entends des coups de feux. Maman me dit :

  • Ne me quitte pas Rosine, je t’ai retrouvé, enfin ils arrivent on va être sauvé.

Je n’ai pas le temps de répondre que j’entends des appels et des coups frappés à la porte. Je vais ouvrir et il y a pleins de gendarmes et mon Papa qui nous prends toutes les deux dans ses bras. Nous pleurons tous les trois.

  • Mes amours, c’est finis ce cauchemar, enfin nous allons pouvoir vivre heureux sans cette sorcière mais il va falloir qu’elle nous explique.
  • Papa mais qui est la sorcière ?
  • C’est ta Grand-mère Anne Marie.
  • Ma Grand-mère …
  • Oui, mais nous te raconterons tout. D’abord nous devons soigner ta Maman et rentrer rejoindre ma mère, et tes frères.

Mon père n’aime pas sa belle-mère de ça j’en suis certaine mais l’appeler la sorcière et dire à Fabrice le Commissaire de police qu’elle est l’instigatrice de l’enlèvement de sa propre fille, à dix ans c’est difficile de comprendre. Comment sa propre Maman a pu enlever sa fille alors qu’elle était enceinte, la ramener en France et l’enfermer dans le château. Ce n’était pas celui de la Belle au bois dormant. Cette femme je n’ose même pas l’appeler Grand-mère, il doit lui manquer une case comme dirait Bastien.

A suivre…

Un passé bien encombrant (28)

Cela fait dix minutes que je suis avec mon Grand-père, Papa et Aurélien car son copain , lui ne dit rien, à part faire des ronds du bout de sa chaussure je me demande à quoi il sert. J’étais loin de m’imaginer mais ça je le saurais plus tard que c’était un inspecteur de police. Mais pour l’instant j’écoute les grands se disputer. Les uns aimeraient que je passe par le soupirail de la cave, les autres aimeraient me hisser sur l’appui de fenêtre. Et quant à Grand-père il disait que c’était de la folie. Finalement c’est mon oncle, le frère de Papa qui l’a emporté, il viendrait avec moi. À une seule condition que je lui obéit au doigt et à l’oeil. Il n’était pas questions de me faire attraper, et encore moins le frère de Maman.

Papa a dit sous surveillance c’est beaucoup mieux que de la laisser comme un électron libre. Je n’avais pas mon dictionnaire je ne pouvais pas vérifier et le leur demander ce n’était pas là peine. Seules les questions en rapport avec cette folle équipée étaient admises. Les autres trouveraient leurs réponses plus tard.

Papa nous explique qu’avec Maman ils ont souvent joué ici. Tiens j’ignorais que mon cher Papa connaissait Maman depuis des lustres comme aurait dit Bastien. Il sait que la cave est reliée à un nombre impressionnant d’autres pièces. Autrefois Maman avait une chambre d’ados, et je ne sais pas pourquoi Papa a baissé le ton en le disant mais ça a bien fait rire mon Tonton adoré. Enfin rire est un bien grand mot car j’ai juste vu ses épaules se secouer comme lorsqu’il rit sans bruit.

Papounet me demande si j’ai.bien compris et qu’il faut qu’ au moindre bruit suspect. Je me fonde dans le noir , que j’arrête de respirer. Ils sont fous je vais mourir. Puis me fondre dans le noir alors que j’ai un jogging rose on est mal barré. Mais pour Maman je suis prête à tout.

Romain, un doigt sur les lèvres s’engagent le premier et franchit rapidement et facilement le soupirail. Il agite la main

A mon tour je monte sur l’appui et me tourne comme je l’ai vu faire. Je glisse une jambe mais ne sent que le vide sous mon pieds, je ne dois pas m’affoler, je vais bien trouver une aspérité ou un meuble que mon oncle aura mis pour que je puisse descendre. Rien ne se passe. Papa me tient par les mains et me chuchote à l’oreille :  » n’ai pas peur Romain va te récupérer « . C’est facile de dire ça quand on est sur la terre ferme. Soudain je sens une main qui me tient la cheville et mon oncle me dit de tout lâcher. Je me dégage des mains de mon père et je suis direct dans les bras de mon tonton adoré.

Il pose sur ma tête une lampe frontale comme les mineurs me dit-il en ne prononçant aucun mot. Je le devine à ses lèvres qui bougent. Heureusement que l’on a joué à ce jeux en Afrique lorsqu’il était venu nous voir. De cette manière il n’a pas besoin de parler, mais par contre il faut se regarder. Il avise une table sur lequel il pose une carte , c’est un plan de la maison. Avec son doigt il me montre où nous nous trouvons. Il veut que je me dirige vers la pièce qui servait de chambre à notre Maman lorsqu’elle était ado. Il sait tout y compris le nombre de pas que je dois faire. C’est très précis . Cinquante fois j’avance et à la cinquante et unième je serais devant la porte de la chambre où peut-être un être malveillant l’a enfermée. Je ne pose aucune question, mais pourquoi en veut-on à Maman ?

  • Tu as bien compris une fois devant la porte, tu essayes de l’ouvrir si ça marche tu entres. S’il n’y a personne tu reviens sans te presser. S’il y a une personne et que c’est ta maman tu m’envoies un cœur sur mon téléphone et tu te caches. Tu trouveras sûrement un dressing, enfin plutôt une armoire. Tu t’y glisses dedans et tu attends patiemment. Quoique tu entends tu ne sors pas. Tu me le promets. Nous ne savons pas qui est à l’origine de la disparition de ta mère. Nous ne sommes pas certain qu’elle soit là. Sur un coup de chance après ses longs mois d’attente…

Me voici en train de compter mes enjambées. Trente cinq… Trente… C’est à ce moment que je vois au bout du couloir tune torche qui bouge et qui fait des ombres au plafond. Il faut que je me cache sinon tout va capoter. Je ne vois rien , j’éteins ma lampe et essaye de passer inaperçue. Peine perdue la lampe arrive enfin l’homme qui la tient. Je suis éblouie et même aveuglée. Je l’entends pester puis il me dit dans une langue bien étrange :

  • Wouah tu sors d’ou toua
  • Pardon je ne comprends rien
  • Whoua toi être là avec qui ?
  • Mes copains
  • Whoua qui? Combien ? Pourquoi ?
  • Ma grand-mère m’a dit que la dame du château faisait de bonnes confitures.

C’est bizarre il ne me demande pas le nom de la dame du château ni le mien . Juste par où je suis rentrée, je lui répond par la porte.

Heureusement que je sais qu’il y avait une porte à l’autre angle droit. Le type n’a pas l’air affolé, il me regarde d’un air sournois. Il a une grosse moustache noire, deux yeux tout petit si serré qu’il louche. Un béret basque sur la tête il est rouge, un bermuda et des sandalettes. J’ai envie de rire car c’est très hétéroclite. Le bermuda est jaune vif, son tee-shirt vert fluo, et ses sandalettes sont sales, la couleur je dois l’imaginer. Quant à ses pieds cela devrait faire hurler ma Grand-mère Anne Marie car ils sont franchement dégoûtant.

  • Touah tu regardes mes pieds
  • Non
  • Mouah je sais qui tu es ?
  • Je suis qui
  • La petite-fille de la sorcière
  • Non je suis une princesse

C’est juste à ce moment-là que mon téléphone vibre. L’autre me regarde, me prend par le bras et me demande qui me téléphone. Je regarde un peu et je vois que c’est Romain. Je dis au type c’est les copains ils arrivent.

  • Non dis leur de partir la voute ne tient pas ça risque de s’effondrer.
  • Je leur dit tout ça
  • Oui

Et il fait demi-tour sans me dire de partir. J’entends une clef qui tourne dans une serrure, puis une voix forte qui dit il faut manger Madame sinon la sorcière va me faire du mal.

Du coup je me dis que la sorcière existe bien. Mais je n’arrive plus à me souvenir de la voix de Maman. J’en suis là de mes réflexions lorsque je vois le type qui revient vers moi. Il faut que je planque mon téléphone s’il.me le prend que fera mon oncle.

  • Alors petite ils sont où tes copains
  • Ils m’ont pris mon téléphone et m’ont dit que je me moquais d’eux.
  • Mouah c’est parfait, suis moi
  • Non

Il me met une grosse claque qui m’envoie valdinguer contre le mur. Je tombe au sol. Le type me soulève et m’emmène dans une pièce qui est juste éclairée par une petite lumière rouge. Et je l’entend dire vous avez de la visite. Ma lampe s’est éteinte, mon téléphone continue a vibrer, mais le type est parti. La cave ou plutôt la chambre donne sur un vasistas comme cinquante pas plus loin. Je m’habitue à l’obscurité et je vois une personne allongée dans un lit. Si ce n’était pas si triste je trouverais que le lit ressemble à celui des princesses des châteaux.

D’abord je suis tétanisée par la peur, puis petit à petit mes yeux s’habituent et puis la sorcière ne c’est pas jeté sur moi.pour me dévorer. Je suis contre le lit, c’est bien une dame, elle a une longue robe blanche toute déchirée. Elle est recroquevillée comme un fœtus, elle me tourne le dos. Si c’est ma maman elle est très petite et vraiment maigre. Mais je dois l’appeler :

  • Maman c’est Charlotte

Personne ne me réponds alors j’en profite pour envoyer un SMS à mon oncle.

Sos, suis enfermée dans la chambre de maman. Dans un lit il y a une femme toute petite couchée la tête tournée vers le soupirail. Approche toi du troisième soupirail je vais accrocher le foulard blanc que tu m’as donné. Dépêche-toi le vilain Monsieur va revenir. Juste au moment où je vais envoyer le texto, la dame se retourne. Elle ressemble à ma Maman mais elle est plus vieille et surtout maigre. Alors avant d’envoyer mon texte je met un cœur ❤️.

A suivre…

Un passe bien encombrant (27)

L’herbe est fraîche je marche doucement mais personne ne peut m’entendre. C’est lugubre, aucune lumière ne filtre au travers des volets. Je vois au loin une lumière qui clignote comme si un vélo roulait sur un chemin de terre. Car à proximité il n’y a pas de route, c’est la raison pour laquelle Romain et Grand-père ont laissé les voitures. A moins que ne sachant pas qui se trouvaient dans cette maison ils se soient cachés pour éviter d’être surpris.

La lumière se rapproche je la vois qui grossi, vite je dois me cacher, j’éteins ma lampe et lorsque les phares éclairent le petit arbre rabougris je suis allongée auprès d’une personne qui m’a mis sa main sur la bouche. Je ne dis rien, je sens cette main qui se détache de ma bouche et dans mon oreille on me dit ou plutôt on me chuchote :

  • Petite Peste tu n’aurais pas pu continuer à dormir, maintenant nous devons découvrir qui se promène à proximité de la maison de ta Grand-mère.
  • Tonton, pourquoi m’as tu laissé toute seule ? On n’abandonne pas les enfants dans une voiture.

Romain semble décontenancé par mes paroles puis il rit d’abord doucement puis de plus en plus fort. Il est fou le type va nous découvrir.

  • Arrête de rire il n’y à rien de drôle, c’est toi qui va nous faire repérer.
  • Ne t’inquiètes pas, c’est ton ami Aurélien qui est de retour, il est juste allé voir s’il ne pouvait pas récupérer des outils chez un ami de ta maman. Vu le temps qu’il a mis je me demande ce qu’il a bien pu se passer. Mais nous allons rapidement le savoir.

Je vois Romain allumer sa lampe et Aurélien lui répond, finalement ce dernier nous rejoint et j’apprends que les amis de Maman vont arriver. Mais nous ne sommes pas certains qu’elle soit là. Et pourquoi la retiendrait-on prisonnière quelle en serait la raison ?

Maintenant que le danger est passé, Romain relâche sa surveillance, j’en profite pour m’éloigner d’eux et je me rapproche de la maison. C’est une grosse maison bourgeoise c’est ce qu’a dit mon Papy d’amour hier avant de quitter sa femme. Ils y ont fait le mariage de Papa Maman. Il y a un grand jardin, une belle tonnelle, des box pour des chevaux mais maintenant il n’y en a plus du tout. Un lac où Maman faisait du canot étant petite. Et dedans il y a même une salle de bal. Des chambres innombrables, et une grande cuisine. Il y a une bibliothèque ce qui a fait dire à Romain que les souris devaient se régaler à manger les livres. C’est triste, moi qui aime bien lire, j’aurais pu les dévorer les livres. Mais c’était sûrement une boutade.

Le grand portail est ouvert et dissimulé dans le petit bois il y a un gros 4×4 de la couleur du camouflage de l’armée. Normalement si j’avais suivis l’allée je n’aurais pas dû le voir. Mais je me cache je ne veux pas être découverte, car maintenant j’en suis sûre il y a quelqu’un dans la maison de notre Grand-mère. J’envoie un SMS à Bastien car depuis une heure il me demande ce que je fais. Je lui envoie une photo du véhicule, mais de suite il me répond photographie la plaque d’immatriculation. Zut je dois faire marche arrière. Et bien je n’en crois pas mes yeux, il n’y a aucune plaque. Je prends une photos des deux côtés pour éviter qu’il me le demande. Je continue ma progression très silencieusement et ai rapidement son retour. C’est un jouet. N’importe quoi…Elle est belle , ce n’est ni un jouet, ni une pièce de collection. Elle doit avoir des plaques mais pour une raison que j’ignore les gens qui se cachent les ont ôtés.

Mon téléphone vibre , j’aurais mieux fait de ne rien dire à mon frère, mais lorsque je vois que c’est mon père je m’empresse de répondre.

  • Charlotte éloigne-toi de ce véhicule et rejoins nous.
  • Où êtes-vous ?
  • Vers les écuries , nous voulons te demander ton aide. Tu es la plus menue, mais viens nous allons t’expliquer.

Suite et fin….