L’homme de l’ombre

Sur la table de chevet de Bertrand vibre son téléphone, il est 3 h du matin qui peut bien l’appeler ? Il n’est pas vraiment éveillé et ne fais pas attention au nom.

Il décroche :

  • Allo
  • Police du 95 vous êtes bien Mr Bertrand Dufour ?
  • Oui c’est bien moi mais que me voulez-vous ?
  • Votre adresse c’est bien 53, rue du passage aux fleurs à Rocamadour
  • Oui… Mais que ce passe-t-il ?
  • Vous êtes bien né le 29 juillet 1999 à Aubervilliers
  • Oui, mais…
  • Vous venez de prendre la fuite lors d’un cambriolage qui a mal tourné au Campanile d’Argenteuil
  • Au Campa quoi ?
  • Arrêtez de répéter mes paroles vous avez bien compris.
  • Non je n’ai pas tout compris mais ce que je sais c’est que je dormais et que vous m’avez réveillé, je commence le travail à 9 h et j’aimerais bien être en forme pour mon travail.
  • Dans quel département êtes-vous ?
  • Dans le Lot à Rocamadour
  • Oui, en effet cela complique les choses ;
  • Quelles choses
  • Avez-vous une moto ?
  • Oui !
  • Une Yamaha Roadster 125 cm 3
  • Non
  • Quoi alors ?
  • Une Yamaha Tmax 530 DX 530 cm3 noir et les roues je les ai repeintes en jaune, mais pourquoi me demandez-vous cela à 3 h du matin ?
  • Quelle est votre immatriculation
  • Et puis quoi encore ?

Bertrand excédé baille à s’en décrocher la mâchoire et raccroche brutalement. Son téléphone vibre à nouveau mais il ne l’entend pas il s’est endormi du plus profond sommeil et, rien ne va le réveiller jusqu’à ce qu’il entende frapper des coups sourds à sa porte.

Il jette un œil à son réveil il est 5 h du matin, décidément il ne sera pas tranquille cette nuit, qui lui en veut ? Qui vient faire ce barouf à sa porte ? Il enfile rapidement un short et descend quatre à quatre  ses escaliers et jette un œil par la baie vitrée. Il voit dans la rue un gyrophare, décidément la police lui en veut. S’ils ce sont déplacés depuis Argenteuil c’est que l’’affaire est grave.

Quand il ouvre la porte il voit son oncle qui a une mine déconfite ;

  • Excuse-moi Bertrand mais tu peux nous laisser entrer ?
  • Oui, il ne voit pas ce qu’il pourrait faire d’autres ; il y a deux autres gendarmes dans son jardin, ce sont ses parents qui vont apprécier à leur retour de voyage, ils piétinent les fleurs de sa mère, mais il ne va pas leur  faire une remontrance, il fait entrer son oncle et le commandant José Le Breton que lui présente son oncle.

Après avoir écouté le récit du Commandant, Bertrand est pale comme un linge, il est abasourdis, une moto portant son immatriculation a été vu devant le Campanile d’Argenteuil, elle a faussé compagnie aux policiers qui l’ont prise en chasse et a disparu. A l’hôtel un riche Saoudien proche parent de l’Emir a été découvert mort, ses bijoux, son argent en liquide ses diverses cartes de crédit tout a disparu et particulièrement des perles qu’il devait remettre à un grand bijoutier de la place Vendôme.

Les deux autres gendarmes arrivent et disent qu’il n’y a pas de moto là où Bertrand l’avait mise. Bertrand se lève et hurle :

On me l’a volé ce n’est pas possible, je suis rentré hier au soir de la faculté avec, et je l’ai mise au même endroit où tous les soirs je l’entrepose.

Où la mettez-vous ?

Dans la remise au fond du jardin ?

Ah !

Les deux gendarmes repartent et quand ils reviennent ils ont un grand sourire, la moto est bien là.

Bertrand est soulagé mais rien ne va se passer comme prévu. Il pensait qu’ils allaient le laisser tranquille ; mais il faut les suivre jusqu’à  Gramat pour signer sa déposition et éventuellement porter plainte contre X pour usurpation de sa plaque minéralogique.

Mais vous avez vu l’heure, je ne pourrais pas y aller ce soir après la fac, car là j’aimerais bien prendre un peu de repos, je me suis couché tare, réveillé à 3 h du matin puis à nouveau à 5 h, il est six heures si je pouvais dormir un peu cela me permettrait d’être en forme pour mes partielles.

  • Venez à 10 h tout à l’heure
  • Non, je viens de vous dire que je ne pouvais pas je passe des partielles
  • A quelle heure pouvez-vous venir ?
  • Vers 17 h
  • Non, c’est trop tard, finalement il est préférable que vous nous accompagner et nous vous ramènerons à la faculté de ?
  • Lettres, mais j’ai ma moto,
  • Non, elle vient d’être mise sous scellé
  • Quoi ? Mais je n’ai rien fait
  • C’est pour l’enquête, il faut que les policiers d’Argenteuil viennent sur place vérifier que ce n’est pas votre moto qui a servis lors de ce cambriolage suivis d’un meurtre.
  • Vous, vous fichez de moi, je n’aurai pas pu être à la fois à Argenteuil et à Rocamadour. C’est complètement idiot votre raisonnement.
  • Soyez poli jeune homme.

Heureusement que le frère de mon père accompagne le Breton car je pense que je serais sorti de chez moi avec les mains menottés, quel idiot ce type.

 

A suivre …

  •  

Ils jettent leurs filets !


Ils partent dans la nuit brune

Pour au loin jetez leurs filets

Coque de noix perdu dans l’immensité

Nous les attendons au port pour la criée.

Fétu de paille qui vogue sous la lune

Pour au loin jetez leurs filets

La pêche n’est pas miraculeuse

Mais elle sera encore merveilleuse.

Au petit matin rentrent les pêcheurs

Où dans la cale s’exhalent les odeurs,

des jolis poissons pêchés dans leurs filets.

Randonnée

En admirant le paysage

Les marcheurs

S’élèvent sur les hauteurs

 

La chaleur est accablante

Et la marche lente

Bientôt une première halte

 

Le chemin serpente dans la montagne

Il s’accroche et l’étreint

Pour s’évanouir dans les confins.

 

 

Après le bivouac le retour s’annonce

On laisse le chemin se perdre au loin

Et les randonneurs rentrent enfin.

 

 

Accroché au ciel

Accroché au ciel

Le paysage est irréel

Bien découpé

Il joue les monte-en-l’air

Sur la partition du photographe

En pays de Caux

L’arbre séculaire

Est ancrée en terre

C’est le gardien du temple

Il veille sur les promeneurs

Qui arpentent ces lieux.

les falaises

La falaise

Est à l’aise

Se dressant droite 

Elle forme un rempart

A l’océan quand il se déchaîne

 

Les fleurs de l’océan !

La photo est à Marie DELFAUX Je lui dédicace mon poème, MERCI !

Parées de ses plus beaux atours

Les belles se dandinent au bord de la plage

Tout prêt du rivage

Elles sont tour à tour

Rose sombre ou fort claire

Éphémère !

Délicatement serrées

Embrassées

Parfois piétinées

Par des pieds.

 

Elles font la fête

Relèvent la tête

Dans leurs robes violettes 

Clapotent

Comme des petites loupiotes !