Un jour en hiver !

Un jour en hiver

Sérénité !

Douceur de l’air

Iodé !

Au murmure du temps

S’effiloche les nuages

La terre et l’océan sommeillent

 

 

Il flâne au bord de l’eau

Une ombre d’hortensias

Qui rode en un parfum.

 

En gribouillant quelques mots

Dans le ciel gris

J’imagine le soleil

Sautillant dans l’air

Pour parfumer la mer

 

 

Aucune vague ne vient me lécher les pieds

Plus de ressac juste un calme plat

Le temps s’est arrêté

A l’horloge de la vie.

 

Merci à Gibee pour ses deux merveilleuses photos de la Forêt Fouesnant

 

 

 

18/ L’inconnue de la berge !

Quand Franc se relève ils les entend ricaner dans son dos, ces deux-là sont de mèches pense-t-il en son for intérieur. Le voilà plancton en attendant que la pauvre femme se réveille. Il regarde au travers de la vitre, elle est bien amochée, qui lui a fait ça et quelle en est la raison. Certes elle a emmenée avec elle une des clones mais essayé de la faire disparaître, elle semble si chétive dans son lit, que tout cela l’étonne.

Il va reprendre son carnet sur lequel il a noté tous ceux qui de près ou de loin y sont mêlés. Tout ne tourne pas autour du Venezuela ni de cette clone du Nicaragua eux sont de mèches avec ces docteurs du futur, ils en tirent profit pour soumettre leur peuple. Il doit y avoir une raison juteuse pour qu’ici en France on en profite. Franck a entendu un faible gémissement aussi il décide de son propre chef de rentrer dans la chambre, la vieille femme semble se réveiller elle a un sursaut en le voyant, apparemment il lui fait peur, quelle en est la raison.

  • Je suis de la police, n’ayez pas peur, vous êtes entre de bonnes mains.
  • La police, je suis donc sauvée
  • Oui vous l’êtes on vous a retrouvé errant dans la forêt, que vous est-il arrivé?

Ses yeux tournent dans leur orbite à une vitesse stupéfiante, elle n’ose me parler, qu’est-ce qui la terrorise de cette sorte?

  • N’ayez crainte je suis seul avec vous, parlez-moi, avez-vous vu ou entendu quelques choses qui vous affolent?
  • Oui, ils sont fous ces hommes
  • Vous les avez vu réellement ?
  • Oui et c’est pour cela qu’ils m’ont enfermés dans un souterrain ou une cave je ne sais pas bien. Je me suis vite rendue compte que je n’étais pas la seule il y avait deux autres femmes avec moi dont une qui ne parlaient pas le français.

Brutalement Franck décide d’enregistrer la confession de la vieille dame, on ne sait jamais si elle lui faisait des confidences.

  • Reprenons Madame mais je vous enregistre pour que mes chefs me croient on ne sait jamais.
  • Il faut que je vous dise jeune homme le commanditaire c’est un homme très connu.
  • Connu de qui?
  • De la police, c’est la raison pour laquelle vous m’avez fait peur
  • Un policier
  • Non 
  • Qui alors
  • C’est un ps
  • Un ps pourquoi dites vous psssssssssss

La pauvre femme s’étouffe ce ne sont plus des mots qui sortent de sa gorge mais un drôle de sifflement. 

  • Ne vous énervez pas, dîtes moi plutôt son nom 

Ses yeux roulent dans tous les sens, elle semble totalement effrayée, Franck pas entendu la porte s’ouvrir il ressent plutôt qu’il ne reçoit une violente douleur  à la tête.

Lorsqu’il revient à lui il est couché dans le coffre d’une voiture avec la vieille femme qui a l’air plus que mal en  point, elle arrive à lui murmurer tintin c’est tintin. Puis pendant les dizaines de kilomètres qui suivent il l’entend râler puis brusquement plus rien il lui semble qu’elle vient de mourir. Il n’ose bouger, il a mal sur le sommet de la tête, il a les mains attachés dans le dos et une cagoule sur la tête, il entend vibrer son téléphone, on ne lui a pas fait les poches puisqu’il l’a encore. Il va user de la force qu’il a obtenu dans les commandos pour se sortir de cette situation. Tout d’abord se détacher les mains, récupérer son téléphone et envoyer un texto à Olga dans un premier temps, bien entendu il doit se contorsionner sans faire de bruit, le poids mort de la vieille femme le gêne mais petit à petit il a réussis a défaire les liens ôter sa cagoule, il est bien dans le coffre d’une voiture. Il récupère son téléphone et envoie un texto à Olga :

  • Prisonnier d’une voiture de couleur grise au niveau du coffre. Connais tu un tintin qui de près ou de loin a des rapports avec la police.
  • Tintin ? Non Sauf moi je m ‘appelle Dupont y a-t-il un rapport? Que t’as -t-elle dit?

C’est à ce moment-là que le conducteur de la voiture freine brutalement et s’arrête. Franck va devoir jouer très fin, il ne lui semble pas que l’homme soit accompagné.Il arrive à se mettre les pieds vers l’ouverture, au moment où le coffre s’ouvre il voit une tête apparaître et de ses deux pieds il lui assène un violent coup, il fait une torsion avec son corps et arrive a s’extirper de la voiture l’autre n’a pas le temps de dire ouf qu’il lui assène un uppercut.

A Suivre 

Les souvenirs de deux barques !

 A Pors Poulhan (Finistère ) Merci Gibee

 

Devant l’immensité de l’océan,

Elles rêvent

Se murmurent

Des mots doux

Soupirs !

 

Elles aimeraient tant

Repartir sur l’océan.

Hélas il est bien loin ce temps

Où chevauchant les vagues

Elles emmenaient les touristes

Prendre quelques poissons

Loin de la côte.

 

L’une dit à l’autre

Te souviens tu

De cette pêche miraculeuse ?

Non elle ne s’en souvient plus

Mais elle pense

Au temps qui file

Elle revoit le soleil d’or

Et celui rougissant.

La barque a aimé l’instant présent

Le velours du silence

le clapotis des vagues

et les rames fendant les flots.

D’autres fois la proue montait à l’assaut du ciel

Et retombait au creux de la vague.

Entre les gouttes de nacre

Et celle d’encre noire

Le sable est si blanc

Que l’on aimerait s’arrêter.

 

Alors arrêtons-nous pour contempler l’océan un soir d’automne entre chien et loup.

 

EvaJoe au bord de son canal novembre 2018 copyright

 

17/ L’inconnue de la berge !

Franck tourne le papier dans ses mains il est perplexe, pourquoi Olga lui dit que l’inconnue de la berge est venue la voir? Pourquoi a-t-elle disparue ? Elle est d’un naturel suspicieux elle n’aurai jamais ouvert à un ou une inconnue. Puis l’inconnue de la berge est morte qu’est-ce qu’elle a voulu lui dire?  Ou alors il y a différentes choses qui se sont passés. Une femme ressemblant à l’inconnue l’a contacté, mais comment cela semble étrange qu’elle ait eu son numéro de téléphone. Puis une autre personne ou plusieurs l’auraient enlevés mais elle n’aurait pas eu le temps de terminer son mot et elle l’ aurait rapidement mis dans le pot de confiture, son pot. 

Tout cette histoire lui trotte dans la tête, il a appelé les fins limiers du service, ils vont prendre les empreintes, il doit leur signaler qu’il était de passage chez Olga, puis il se ravise et leur dit qu’il a établi domicile chez elle  pour les besoins de l’enquête. Ce qui le gêne c’est vis à vis du mari d’Olga il est à un Congrès de Psychologues aux USA il n’est pas censé rentrer de suite, mais on va obligatoirement trouve leurs empreintes à tous les deux. Lui depuis quelques jours n’est plus dans la chambre d’amis il dort avec Olga. Il espère que les gars du 36 resteront discret vis à vis de son père et surtout du mari.

C’ est vers 14 h que la première vidéo est arrivée au 36, on y voyait Olga les yeux bandés un collant sur la bouche, tenant dans les mains le journal du matin. Puis un homme de dos lui enlevait le collant ainsi que le bandeau, ce même homme lui tendait un papier et lui intimait l’ordre de le lire, la voix était déformée et personne ne pouvait reconnaître qui que ce soit.  Il a pousse à lire rapidement mais Olga connaît la procédure elle prend tout son temps pour nous en laisser afin que nos détecteurs puissent prendre le relais et la retrouver plus rapidement. C’est à ce moment que nous l’entendons dire :

  • Mais ça bouge on roule !

Aussitôt une armoire à glace se jette sur elle et lui assène une gifle suivie d’un coup de poing dans le ventre elle se plie en deux hoquette et semble s’évanouir, un seau d’eau la réveille, on lui intime l’ordre de lire le plus vite possible.

  • Abandonnez toutes recherches concernant l’inconnue de la berge sinon…
  • Lisez !
  • Sinon vous ne reverrez pas votre fille vivante.

La vidéo s’arrête aussitôt, nous restons tous abasourdis; Franck n’a pas eu le temps de repérer où elle se trouvait  la seule chose qu’il puisse dire c’st qu’elle doit se trouver dans un camion voire un train il ne peut pas le préciser dans l’état actuel des choses. Le père d’Olga a l’air de lui en vouloir se dit intérieurement Franck. Il sent que le feu roulant de questions va être pour sa pomme.

  • Dîtes- moi Franck vous n’étiez pas attachés à la surveillance de ma fille
  • Bien entendu Monsieur, j’ai surveillé votre fille au plus près.
  • Au plus prêt on voit où tout cela nous a mené vous vous payez ma tête?
  • Non Monsieur j’étais  24 h sur 24 h  avec votre fille je ne pouvais faire guère mieux.
  • Je crois mon petit que vous avez confondu, être près et être proche. Qui vous a permis de la rejoindre dans son lit, je ne pense pas que vous avez enfilé des perles, ma fille est mariée et son mari va certainement apprécier
  • Mais Monsieur au risque de vous déplaire votre fille est majeur et surtout je ne l’ai pas violée elle était consentante.
  • Suffit, je vous conseille de la retrouver son mari a été prévenu il rentre des USA, je vous souhaite bien du plaisir avec lui vous ne le connaissez pas.

C’est sur cette phrase à moitié voilée qu’il prend congé Il rejoint son bureau où ses collègues l’attendent. Une carte IGN est déjà ouverte sur son bureau,  un cercle d’un hectare a été cadré c’est énorme pour retrouver Olga certes elle a de la ressource elle peut s’échapper à condition qu’elle ne soit pas dans un train. Mais il est plus probable qu’elle soit dans un camion il se souvient d’une histoire similaire où un homme était séquestré dans un camion le type avait été retrouvé mort. Mais les deux histoires sont totalement différentes. Bien entendu qu’ils ne vont pas arrêter l’enquête, elle va m^me rebondir lorsque vers les 19 h une vieille femme va être retrouvée sur la voie publique à moitié morte. Les vêtements arrachés à la tête une plaie ouverte des ecchymoses sur le visage et la poitrine, les poignets ont des marques suspectes comme si elle avait été attachée, ce sont les policiers de la BAC qui l’ont retrouvés, et signalés. Le 36 a été averti à la seconde près. Et Franck s’est rendu à l’hôpital de la Salpêtrière  mais la femme n’est pas en état de répondre à ses questions. Quand il la voit il sait de suite qui elle est, et il va demander à ses supérieurs qu’il y ait un policier devant sa porte. Il n’est pas en odeur de sainteté, mais cette femme est l’élément clef  qui leur manquait pour retrouver cet hôpital où ces femmes ont subi diverses opérations afin d’être semblable. Possible que ce soit là où se rendaient ceux qui ont kidnappés Olga. Comment une femme de 74 ans a pu s’échapper, qui la retenait prisonnière? Il en est là de  ses réflexions lorsque il voit arriver face à lui le Colonel et un type à la mâchoire carrée une vraie armoire à glace se dit-il dans son for intérieur.

  • Voici le collègue et garde du corps de ta  femme.
  • Hugues Dupont, alors Monsieur vous n’avez pas su la protéger, m’ étonne pas vous êtes un gringalet.

Franck n’apprécie nullement ce que lui dit le mari d’Olga  aussi il lui met une droite, mais le gaillard ne tombe pas et lui en met une autre, puis rapidement il tourne les talons et s’en va. Le Colonel a l’air ravi que Franck soit malmené de cette manière. Il se penche au-dessus de lui et lui demande:

  • J’espère que vous vous en souviendrez sur ce faîtes donc le planton cela vous servira de leçons

A Suivre …

A mon Grand-Père !

A mon Grand-Père !

11/11/1918       11/11/2018  Il y a 100 ans

Mon grand-père en 1914 était instituteur à Neuilly sur Seine il était né le 20/07/1888 à Araules en Haute Loire  il avait 9 frères et une soeur dcd à la naissance, ses parents étaient propriétaire agriculteur.

Quand il est mobilisé il est affecté au 86 RI puis au 35 ième et en 1917 il est affecté au 54 ième RI Coloniale. Il appartenait à la 13 ième Armée. Avec ce dernier régiment il ne rentrera chez lui qu’en 1919 car il a combattu aux Dardanelles et aussi dans les Balkans.

Il était Caporal

Son frère Jacques est dcd le 16/06/1918 à l’âge de 22 ans à l’hôpital Militaire de St Germain en Laye sa maman mon arrière grand-mère n’a jamais su où était mort son enfant c’est sa petite fille ma maman qui a fait des recherches assez récemment.

Quant à mon grand-père il est mort le 23/11/1958 40 ans après la victoire du 11/11/1918

Mon Grand-Père paternel était trop jeune il avait 14 ans en 1914. Son frère aîné est mort en 1916 c’était un instituteur il avait 25 ans il était gradé il était adjudant chef.

 

Mon grand-père a combattu au 86e Régiment d’infanterie (86RI)

 

Le régiment au départ du Puy soldats et officiers

voici l’insigne réglementaire de son régiment

En 1914 il a fait toute la campagne de Lorraine, les villes sont Ancervillers, Sarrebourg et Baccarat, c’est à Baccarat où ils vont subir d’énormes pertes, à la fin de la bataille ils ne sont plus que 750 hommes avec 7 officiers. Selon mes recherches en 1914 un Régiment d’Infanterie pouvait compter  120 officiers pour 3250 hommes de troupe……D’autres en comptait moins mais cela dépassait toujours un millier d’hommes…..

35 e Régiment d’Infanterie (35 RI)

Dans ce régiment il y avait des Francs Comtois au cœur solide, des  valeureux Alsaciens, d’enthousiastes Parisiens et de robustes enfants du Massif Central. C’est dans ce régiment qu’ un Colonel  répondait au nom de Mac Mahon, c’était le fils du Maréchal du même nom. Ils ont foulé leurs terres et ils sont allés en Champagne,  jusqu’à la bataille de la Marne. Si vous voulez en savoir davantage voici le lien  Ils ont  aussi participé à la bataille de la Somme et  de Verdun.

Leur devise est: Tous gaillards, pas de traînards

et au 54e Régiment d’Infanterie Coloniale (54 RIC)

Ce régiment a été crée le 1 er mars 1915 et dissous le 30 juin 1919

 

A la BNF ( Bibliothèque Nationale de France) J’ai accédé à l’historique de son régiment. Si certains d’entre vous sont intéressé je vous met le lien ICI

Ainsi que LA

Puis voici un texte que j’ai déjà mis sur mon blog….

 

 

A la mobilisation générale
Vous aviez tout juste vingt ans
Vous pensiez être revenus
Au moins pour noël
Vos femmes sont allées au champs
Ou bien à l’usine
Car vous n’y étiez plus
Votre vie n’était pas belle
Pour vous il n’y a plus
Ni jour, ni nuit,
C’était un véritable enfer
Ce devait être la der des der
Mais ce ne fut pas la dernière
Tu y étais Grand Père.

 

Ils vous appelaient les « Poilus »
Combien sont revenus?
Vous buviez un coup
Pour vous donner du courage
Vous dormiez dans la boue
Au fond de vos tranchées
Vous ne saviez plus quel âge?
Il fallait vous donner
Tant vos visages
Avaient changés.

 

Vous vous battiez avec ardeur
pour votre pays « la France »
Toi, tu as eu de la chance
D’autres pas.
Vous attendiez la nuit
Pour ramener vos morts
Certains étaient vivant
Mais que feront ils demain?
Sans jambes, bras ou mains.

 

Baïonnettes au canon
Vous montiez à l’assaut
Vous êtes allés au fort de Douaumont
Vous auriez préféré dormir
Au fond d’un lit
Et ne plus penser à vos amis
Qui venaient de périr
Vous les avez laissés
Au fond de la tranchée
Sans oublier d’écrire
A leurs femmes ou fiancées.
Pour eux tout était finis
Il avaient trouvés le repos.

 

De la bataille de la Meuse
Aux taxis de la Marne
En passant par Verdun
Vous ne faisiez qu’un
Avec tous les morts
Qui sont tombés
Aux Champs d’Honneur,
Vous êtes allés avec la peur
Jusqu’au Bosphore
Aux portes de l’Asie
Combattre vos ennemis.
Vous vous êtes battus
Jusqu’aux Dardanelles
Vous n’avez jamais vu
Le soleil se coucher
Sur les mosquées
Tout était éteint
Au fond de vos prunelles
Jusqu’au petit matin
De votre retour
Ou vous alliez
Retrouver votre « Amour ».