5 / L’inconnue de la berge !

La déflagration se fait entendre au-delà de l’immeuble et du couloir où se trouve Olga et les deux hommes. Toutes les portes de l’Institut Médico Légal s’abattent sous le souffle de la charge. Olga se trouve à découvert et se demande ce qu’il va se passer, elle s’avance délicatement et ne voit rien une épaisse fumée a envahie le couloir qui mène à la chambre où le corps de l’inconnue se trouve en ce moment avec deux autres macchabées. Des deux hommes elle n’aperçoit que le corps de l’un gisant dans une mare de sang, le brancard est à même le sol quand à  celui qu’elle connaît il est assis  où plutôt accroupi contre le mur, la tête dans ses mains, elle voit un long filet de sang qui s’écoule d’une plaie qu’il a à la tête. C’est à ce moment que son père débarque et l’appelle. Que doit-elle faire lui répondre et ainsi elle se découvre, mais elle n’a pas le temps de se poser la moindre question que le GIGN envahi le couloir, met en joue le fou furieux qui n’oppose aucune résistance et se laisse embarquer après avoir été soigné par l’équipe médicale.

Olga après avoir levé les mains, se jette dans les bras de son père et éclate en sanglots, les minutes qui ont précédé leur entrée ont été d’une intensité incroyable. Elle se fait sermonner par l’inspecteur mais pour la fille du N° 1 du GIGN ce n’est qu’une formalité. Enfin l’autre individu va être interrogé, on va enfin savoir qui est cette jeune femme.

Lorsque Olga sort, elle est abasourdie, elle ne s’attendait pas à ce que la charge de plastic ait pu faire autant de dégâts, des hommes, des femmes gisent à même le sol, rapidement elle apprend qu’ils ne sont pas vraiment blessés mais plus choqués. Ils vont être prise en charge par une équipe de psychologues pour qu’ils retrouvent rapidement une vie un tant soit peu normal. Les dégâts matériels quand à eux sont important, il n’y a plus aucune vitre, ni volet, aucune porte aussi bien de l’Institut que des immeubles environnants. On ne déplore qu’un seul mort, l’individu du couloir, il y a par contre de nombreux blessés, dont quatre très grièvement blessés, en l’occurrence le médecin chef a son pronostic vital d’engagé. Dans les blessés il y a Claire, Olga s’en veut elle aurai dû la tirer par la manche et l’emmener avec elle. Que va dire sa maman alors que ce matin en partant elle lui avait confié sa fille.

Olga demande à son père de la conduire  l’hôpital où les trois blessés les plus touchés ont été transportés, son père n’a pas le temps de l’emmener mais il la confie  à un jeune gendarme, il a pour ordre de ne pas quitter la fille du Colonel d’une semelle. Olga ne voit pas qui lui voudrait du mal, personne à l’heure actuelle n’est au courant de ce qui s’est vraiment passé. Mais son père reste de marbre quand elle lui pose des questions, elle n’aura pas gain de cause, elle le connaît trop bien, quand il est au travail ce n’est même pas la peine d’oser l’embrasser. Toutefois au moment du départ son père lui glisse à l’oreille :

  • Ma petite fille soit prudente
  • Oui mon petit papa

Mais ce dernier ne lui laisse pas le temps de lui en dire davantage, il s’éloigne à grande enjambée et rejoint ses hommes. Il reprend son air austère, enfile sa cagoule et disparaît dans l’institut.

Olga a réussis à voir son amie Claire, sa maman était déjà à son chevet, comme elle ne sait rien de ce qui s’est passé, Olga se garde bien de lui dire qu’elles n’étaient pas ensembles. Mais ce sera partie remise ce soir elle lui posera des questions. Elle avisera pour lui répondre. Pour l’instant elles sont toutes les deux penchées sur la jeune fille elle est bien pâle. Le médecin qui l’a examiné dit qu’elle n’a  aucun organe de toucher, elle a juste une vilaine plaie à  la tête et surtout elle est dans le coma. Le scanner n’a rien donné, il faut attendre demain pour envisager quoi que ce soit d’autres. Possible que ce soit dû à la déflagration il semblerait qu’elle était assez proche de la bombe.Olga se demande si elle s’était aperçue de sa disparition, aurait elle eu envie de la rejoindre.Si elle l’a exposée et qu’elle ne sen sort pas, elle va s’en vouloir toute sa vie.

Olga est rentrée seule à son appartement, elle ne va pas retourner dans la planque, celui qui lui voulait du mal est interrogé en ce moment, possible que d’ici demain l’inconnue porte un nom et un prénom.

Le lendemain quand elle part au travail après s’être informé auprès de la maman de Claire comment toutes les deux avaient passés la nuit; elle se rend à son travail mais en arrivant force lui est de constater qu’il lui est impossible de rentrer. Un périmètre de sécurité a été instauré, elle apprend d’un garçon de salle qu’elle doit se rendre  au 36 où on doit leur attribuer une ou deux pièces afin de pouvoir continuer leur travail. Olga ne trouve pas cela super sympa, on aurai pu l’avertir par un SMS, elle aurai pris sa voiture au lieu de venir à pieds.

Ce n’est que trois heures plus tard qu’elle arrive enfin au 36, là-bas tout est désorganisé. Ils prétendent tous à une chaise, une table et un ordinateur. Dans l’après-midi tout est rentré dans l’ordre. Mais Olga ne sait pas ce qu’elle va pouvoir faire sans médecin légiste cela ne va pas être facile; son ordinateur lui a été apporté ainsi que celui de Claire. Quand elle s’en retourne chez elle, personne ne sait quoi que ce soit au sujet de l’inconnue. La belle inconnue comme ils l’appellent au 36. 

Belle ou moche personne ne la fera revenir à la vie songe Olga. Quand soudain son regard est interpellé par une belle jeune femme qui est là et qui attend elle aussi un bus. Elle a un air de ressemblance avec l’inconnue de la berge. Étrange, elle semble aux aguets comme si elle avait peur; Olga la surveille du coin de l’oeil et se demande si elle va l’aborder, mais elle va lui dire quoi? Voilà son bus qui est annoncé, la jeune femme se lève et s’engouffre par les portes du fond et s’installe à une double place, Olga s’empresse de lui emboîter le pas et se met à ses côtés. Elle a une heure de route elle espère que la jeune femme va au terminus, cela l’arrangerait bien, elle va lui adresser la parole.

  • J’espère que vous n’attendiez personne car vu le nombre de gens j’étais fatiguée et heureuse de voir une place de libre.
  • J’attends depuis une semaine ma soeur mais je pense que je ne la verrais plus jamais.

Olga est interloquée, cela se précise, elle doit lui demander la raison pour laquelle elle lui dit ça;

  • Pourquoi dîtes vous cela.
  • Ma soeur a disparue et j’ai vu sa photo dans le journal mais je n’ose pas aller la reconnaître.
  • Pourquoi, ce serai lui donner une sépulture,
  • Je sais mais je ne pense pas que vous puissiez comprendre, je suis surveillée.
  • Surveillée mais par qui? La police.

Elle a un fou rire, et lui dit

  • Non , c’est vers eux que je devrais aller mais je pense que je n’atteindrais même pas leur porte.
  • Pourquoi?

La jeune femme hésite et à son tour lui demande:

  • Pourquoi me posez-vous toutes ces questions, vous êtes là pour me surveiller, alors emmenez moi de suite et tuez moi que l’on en parle plus.

Olga se sent gênée, elle hésite et finalement lui répond, :

  • Je suis de la police, venez chez moi je vous conduirais au 36.

La jeune femme se lève, la bouscule et sort par la porte du milieu alors que le bus vient à peine de s’arrêter. Avait-elle prémédité son geste ? Olga se lève à son tour et s’ensuit une course folle dans les rues de la capitale, Olga fait du footing tous les jours elle a la chance de ne pas avoir de talons contrairement à la jeune femme et au bout d’un quart d’heure, elle a réussie à combler son retard, mais au moment où elle va la rattraper une portière de voitures s’ouvre et elle est happée à l’intérieur.

A suivre…

4/ L’inconnue de la berge !

Six heures qu’elle attend des résultats, mais que c’est long pense-t-elle, six heures, bon elle ne va pas se plaindre, pendant ce temps elle se sent à l’abri, nullement exposé à ce fou qui lui fait des demandes abracadabrantes, si cette inconnue est sa soeur qu’a-t-il besoin d’avoir un échantillon de son tailleur, et pourquoi veut-il le rapport d’autopsie. Après tout cela ne dira rien de l’enquête pourquoi ne pas lui les donner, à moins que ce soit plus grave et qu’il en aie après elle.

Mais pour quelle raison lui en voudrait on ? La morgue n’est pas un lieu stratégique de la vie en France. On y cache pas des corps, nus ils se ressemblent tous. Qu’est-ce que cette femme a de si différents d’elle? Rien c’est juste une femme qui a dû ou pu être assassiné, qu’est-ce que cet homme aura en ayant le rapport d’autopsie. Elle a beau faire marcher ses méninges elle n’y comprend pas grands choses d’où le choix de son travail, jamais elle n’aurai pas  pu être dans la police ou la gendarmerie.

Les premiers résultats viennent d’arriver, le mort est une victime collatérale, au moment de la fusillade la jeune Doris a tiré et c’est elle qui sans le savoir a touché l’homme qui la menaçait d’une arme. Ont-ils tiré ensemble, l’un est mort l’autre grièvement blessée. Par contre cet homme est connu des services de police; Il était encore en prison il y a une semaine il était en liberté conditionnelle. Il avait purgé une peine de 25 ans pour avoir kidnappé un enfant. L’enfant du président de la République, ce n’était pas n’importe qui. S’il avait seulement écopé de 25 ans de prison c’est parce que l’enfant n’avait pas subi d’autres violences à part le fait qu’à 5 ans on met du temps pour s’en remettre d’une aventure pareille. Il n’a aucun lien avec la victime de la berge cette dernière reste une inconnue. L’autre est-il réellement son frère?  Personne n’a pu le contrôler, cet homme qu’a-t-il à cacher pour ne pas venir reconnaître le corps lui-même. 

Lorsque je sors du bureau de mon père je suis sous le coup de la mauvaise nouvelle que mon père vient de me dire. Ma chef a été kidnappée par cet homme certainement, sinon à quoi servirait toute cette mascarade. C’est certainement elle qui lui a donné mon nom, mais pourquoi lui a-t-elle communiqué mon numéro de ligne fixe, elle aurai pu donner mon portable. Elle ne sait à quoi s’en tenir. Elle monte dans le véhicule qui l’attendait dans la cour de la gendarmerie. Son conducteur n’est plus le même, c’est un vieux avec une mine renfrognée. Ils auraient pu lui offrir un jeune et beau garçon que ce type qui transporte avec lui toute la misère du monde. De plus il ne dit pas un mot et la dépose trente minutes plus tard devant l’Institut.

Lorsqu’elle arrive sa jeune collègue a pleuré cela se voit sur son visage son rimmel a coulé, mais elle lui a apporté de quoi manger. Bien sûr elle aussi est au courant que Simone leur chef a été kidnappée. Olga sent la peur qui la parcours se propager sur la jeune stagiaire. Ensemble elles pleurent puis, Olga la première se ressaisit et lui dit qu’elle va être surveillé et même pendant quelques temps elles habiteront ensemble jusqu’à ce que les enquêteurs aient mis la main sur le kidnappeur. Claire n’y voit aucun inconvénient du moment qu’elle est mise à  l’abri. Mais il lui faut trouver une raison pour son absence et la donner à ses parents, mais tout est organisé par la gendarmerie et elle n’a pas à entrer en contact avec ses parents. Mais Claire s’affole, sa mère est cardiaque et si elle ne sait pas ou est passé sa fille elle peut refaire une crise a tout moment. Son père est lui aussi absent depuis quelques semaines, il ne rentrera qu’à la fin septembre. Aussi Olga en fait part à l’inspecteur chargé de sa surveillance depuis son bureau explique t elle à Claire ce qui a le mérite de la aire rire. Voilà tout est organisé, la maman de Claire est exfiltrée elle aussi, et le père avertis de ne plus téléphoner chez lui, un numéro spécial lui a été remis il aura sa femme de la même manière.

Ce même soir les deux jeunes femmes sont prises en charge à l’intérieur du garage de la morgue et sortent par la porte des morts qui sont rendus à leurs familles dans un corbillard, pour elles deux c’est une première; mais bon elles préfèrent en rire qu’en pleurer. e soir elles retrouvent la maman de Claire qui leur a mitonné un bon repas, elles sont dans un petit cottage   au cœur d’un petit village c’est un peu loin de leur travail mas chaque jour elles viendront en voitures différentes.

Ce matin au travail, Claire et Olga discutent et trouvent aberrant que l’on puisse les avoir mise sous surveillance alors que rien ne se passe, à part l’inconnue de la berge et les affaires courantes, le travail ronronne doucement. Mais sous le coup des onze heures débarquent tels des malades une escouade de pompiers, elles doivent évacuer illico presto l’institut il semblerait qu’une bombe ait été placé dans l’immeuble d’en face. De suite Olga y voit une manœuvre pour que l’on puisse s’emparer de la jeune morte. Le médecin légiste n’est pas là, elle est contrainte de sortir par les pompiers, mais elle profite d’un moment inattention pour se glisser à l’intérieur de la morgue, elle s’engouffre rapidement dans un placard car elle a crû entendre du bruit. Par la porte mal refermée elle observe et elle voit marchant comme sur des œufs deux individus portant un brancard vide, l’un lui est inconnu, quant à l’autre c’est celui qui l’a insulté au téléphone et menacé avec son arme. Bingo elle ne s’était pas trompé. Délicatement pour ne pas se faire remarquer elle sort son mobile de sa poche et fait le numéro de son père, elle ne va pas lui parler mais comme elle est surveillée 24 sur 24 ils sauront exactement ou elle se trouve et comprendront que c’est une manœuvre pour s’emparer de l’inconnue. Au moment ou elle entends que l’on décroche le téléphone une déflagration secoue la bâtisse.

 

A suivre …

3/ L’inconnue de la berge !

Avant de repartir vers leur chambre, elle s’accorde un moment de réflexions, qu’est-ce qu’elle va pouvoir dire à Hugues, son père lui a conseillé d’éviter d’en parler tant qu’ils ne savent pas à qui ils ont à faire. Mais is se racontent tout, ils ne  se sont jamais cache quoi que ce soit, le pire c’est que son mari est psychologue, elle est certaine qu’il va voir qu’il y a quelques choses qui ne va pas. Et puis cet appel téléphonique a bien eu lieu. Mais que lui dire? Elle n’a pas le temps de se composer un visage qu’Hugues a poussé la porte et la regarde d’un air goguenard:

  • Alors mon amour tu cherches ce que tu vas pouvoir me raconter !
  • Mais non Hugues qu’est-ce que tu t’imagines, c’est le médecin légiste qui voulait me faire une farce.
  • Une farce macabre,
  • Non il n’aurai point osé !
  • J’ai vu de suite que tu n’avais pas de collègues, enfin tout au moins de nouveaux collègues. Et comme tu n’as pas dit un seul mot, je suppose que c’est soit une farce soit quelques choses que tu ne veux pas me dire.
  • Ce n’est rien mon cœur, ne t’inquiètes pas.

Pauvre Olga sa nuit a été mouvementée, elle n’a pas réellement dormi, elle a tourné, et s’est retourné plusieurs fois, s’est levé, à envoyer un sms à son père, regardez par la fenêtre, vu une silhouette qui faisait les cent pas dans la rue. A ce moment elle a espéré que ce soit ceux qui la surveillaient et non ce dingue qui n’a pas apprécié la farce qu’il lui avait été faites, mais en y songeant elle se dit que si ce dernier lui a téléphoné c’est qu’il a éviter la souricière que l’inspecteur avait mis en place. Elle pense à la jeune gardienne de la paix qui lui ressemblait tant soit peu, elle espère qu’il ne lui soit rien arrivé.

Mais hélas le lendemain matin les nouvelles ne sont pas bonnes, Doris la gardienne de la paix est grièvement blessée, on lui a tiré dessus à bout portant, son pronostic vital est engagé. Cela fait la Une des journaux, mais il n’y a pas grands choses à part qu’elle se trouvait là dans le cadre d’une enquête et que la confrontation a mal tournée. Un homme s’est enfuis, un autre est mort. Son corps vient d’être apporté à l’Institut, ce n’est pas le type qu’il a braqué.

Son père a mis sa ligne téléphonique sur écoute dès hier, il savait qu’elle avait reçu un appel téléphonique , elle confirme a son père que c’est bien l’homme qui l’ a menacée.

Au travail elle ne fait cas de rien, y compris lorsque la gendarmerie du 36 débarque. Il se dirige vers le médecin légiste et elle entend y compris sa collègue qu’il leur faut L’ADN de l’inconnue de la berge ainsi que de l’homme tué cette nuit. Le médecin légiste ferme la porte, et un peu plus tard elle est appelée dans la salle d’autopsie,elle pense à ce moment que c’est pour faire le point mais elle  l’entends lui dire :

  • L’inspecteur ‘a demandé que tu leur apportes les échantillons le plus rapidement possible compte tenu que Simone  ta chef n’est pas là, il m’en incombe à moi de t’en faire part, ne reviens pas tu en profiteras pour te détendre je te trouve une petite mine c’est ton chéri qui t’empêche de dormir?

Et sur ce trait de génie il part d’un grand éclat de rire. Elle ne trouve pas sa boutade de bon goût mais elle ne dit rien, prends les deux échantillons et se rends à l’autre bout de Paris au 36. La circulation est dense, cela se voit que c’est encore les vacances, elle ignore si on la suit toujours, elle l’espère mais avec ce nombre impressionnant de voitures elle a des doutes. Au moment ou elle tourne dans la rue Campinois elle voit un attroupement, mince se dit-elle que ce passe-t-il ici? Elle n’a pas le temps d’en savoir davantage qu’elle voit un type s’engouffrer dans sa voiture et qui lui jette au visage.

  • Allons y
  • Où voulez vous aller, la rue est bouchée,
  • Reculez, prenez à droite, puis à gauche nous allons contourner l’obstacle.

Au moment où elle vas lui demander qui il est , il sort de sa poche une carte de police, ouf c’est un homme du 36, bon elle était bien sous bonne garde. Quand ils arrivent au 36 ils sont attendus par deux ou trois gendarmes, son garde du corps lui demande de descendre et lui  dit qu’il va l’attendre .

Son père est là, il a toujours sa mine des mauvais jours, il lui fait part des derniers événements Doris ne s’est toujours pas réveillée, il lui tait ce qui s’est passé et elle lui en sait gré, mais quand il lui annonce la suite elle s’écroule en pleur. Son père est armé à  ce genre de situation, elle n’a pas l’habitude, mais il faut dire que lorsque l’on apprend qu’une personne a été kidnappée à votre place il y a lieu de s’écrouler en larmes.Les mots se bousculent dans sa tête mais aucun son ne sort.

 

A suivre….

 

 

/ 2 L’inconnue de la berge

Elle ne connait même pas le nom de cet individu, comment pourrait-elle en informer son supérieur, et puis que lui dire? Un homme qu’elle ne connaissait pas l’avait invité  à monter dans sa voiture tout en lui braquant un pistolet  et lui’avait montré la photo de l’inconnue. Elle n’avait pas eu le temps de noter le numéro de son véhicule, c’était juste une BMW noire avec des  enjoliveurs couleur or ce qui l’avait frappé. A part ça elle ne pouvait faire aucune recherche.

En remontant la rue pour aller à son domicile elle avait l’impression que mille yeux étaient braqués sur elle. Il ne fallait pas en faire une fixation, ni se sentir mal  l’aise, cet homme avait juste voulu lui faire peur car lui même était mal puisqu’il avait perdu sa soeur.

Par contre elle se demandait en ce lundi matin s’il était réellement son frère. Vite il ne faut pas qu’elle tarde car il y a encore du travail, hier elle est restée jusqu’à 17 h mais ce matin elle s’est accordée une demi journée de repos pour remplacer son temps de travail d’hier. 

Au moment où elle met la clef dans sa serrure, elle entend son téléphone sonné, zut qui peut bien l’appeler à cette heure se demande-t-elle, elle est censée travailler, elle a bien envie de laisser courir mais elle ouvre sa porte, se précipite sur son téléphone et entends :  » elle ne réponds pas « . 

  • Je suis là, que me voulez-vous et qui êtes-vous ?

Un petit clic se fait entendre on lui a raccroché au nez. Encore un gougeât, mais à nouveau le téléphone sonne, elle décroche et apostrophe son interlocuteur. 

  • Allez-vous me parler? Si vous récidivez c’est bien que vous avez quelques choses à me dire.

Mais elle n’entends personne, on ne lui parle pas, puis une voie déformée l’invective et lui assène ces quelques mots :

  • Je suis le frère de la victime du Pont de Joinville, je voudrais que vous me retrouviez ce soir à 20 h au passage des fleurs et que vous m’apportiez la conclusion de l’autopsie ainsi qu’un morceau de son jogging, débrouillez vous pour le récupérer ce n’est pas mon problème s’entend-elle lui répondre après lui avoir dit qu’il lui était impossible de faire ceci et qu’elle n’avait nullement envie d’être renvoyé sur le champs.

L’autre avait ri et lui avait ajouté :

  • Nous connaissons votre adresse si vous voulez passer un sale quart d’heure ne m’apporter rien.

Et il avait raccroché. Olga sent ses jambes tremblées, mais elle se ressaisis rapidement et  va pour composer le numéro de son père mais se ravise. Elle fera ça de son téléphone portable pas la peine de le faire de chez elle. Elle descends dans le sous-sol de son immeuble et récupère sa voiture, téléphone à sa collègue et lui dit qu’elle viendra plus tard que prévu.

Finalement Olga s’état décidé  appeler son père elle lui en avait pas dit grands choses, sauf  ceci:

  • Papa j’ai mis le doigt sur une drôle d’affaire je me suis trouvée au mauvais endroit au mauvais moment.

Son père lui a juste répondu

  • Ma fille tu raccroches et tu viens je ne bouge pas je suis au commissariat.

Quand elle arrive au 36 du quai  des Orfèvres, elle est saluée par le plancton qu’elle connait bien c’est son beau-frère; il lui demande si elle va bien et devant son affirmation il la laisse passer mais préviens aussitôt son Commandant.

  • Mon Commandant, Madame votre fille monte chez vous.
  • Merci Bertrand !

Olga frappe à la porte, cette dernière s’ouvre immédiatement, son père l’attends, il a son sourcil gauche plus haut que l’autre il doit s’inquiéter c’est un signe que dans la famille tout le monde connait.

  • Raconte moi tout et n’oublie rien, je vais essayer de comprendre.

Lorsqu’elle a terminé son récit, son père reste silencieux un bon moment puis rapidement il appelle un de ses inspecteurs et lui retrace brièvement ce que sa fille vient de lui dire. Ce dernier sera chargé de veiller sur sa fille avec quelques uns de ces hommes, d’autres parts il n’est pas question qu’elle se rende à son rendez-vous, une policière va la remplacer, il ne lui en dit pas plus mais elle suit le jeune inspecteur et se rend dans son bureau ou d’autres gendarmes en tenue de ville les attendent. Elle leur dit où elle habite, leur signale son lieu de travail, tout ce qu’elle a prévu de faire dans les jours qui viennent y compris ce weekend. Puis elle repart soulagée.

Dans sa voiture ele se remémore ce qu’elle ne doit pas faire, se retourner pour voir s’il la suive, ils seront discret, personne ni elle ne les verront. Effectivement elle a bien vu dans son rétroviseur une voiture blanche la suivre à sa sortie du Commissariat mais elle a tournée rapidement et depuis elle ne voit rien d’incongru, mais il faut qu’elle évite de vérifier, elle fait confiance aux hommes de son père. Son après-midi elle le passe à faire minutieusement le compte rendu de l’autopsie. Bien entendu elle n’en fait pas de copie pour elle; à 16 h elle quitte son travail en compagnie du médecin et de sa jeune collègue. Pierre est un médecin qui a toujours le mot pour rire, pourtant avec le travail qu’il a il pourrai être plus taciturne mais Olga pense qu’il dédramatise son travail en racontant des blagues. Elle apprécie bien l’ensemble de ses collègues.

Il est 20 h, elle angoisse un peu elle devrait être dans l’impasse, mais elle n’a pas le temps d’y penser car son cher et tendre arrive avec son frère et sa soeur de suite ils se mettent autour de la tale et échangent sur leurs congés. Quand ils s’en vont personne n’ appelé ni l’individu n son père, elle ne s’en préoccupe pas et elle se prépare pour la nuit.

  • Olga on te demande au téléphone
  • Qui est-ce ?
  • Ton nouveau collègue

Bizarre elle n’a pas de nouveau collègue

Tout en se dirigeant vers le téléphone elle pense que c’est un de ceux qui la surveille;

  • Allo
  • Salope !

Et il a raccroché, elle a bien reconnu la voix du frère, enfin de l’homme d’hier.

 

A suivre …

 

 

 

 

1/ L’inconnue de la berge !

Olga assise devant son bureau en ce lundi matin du 1/09/2070  savait qu’elle avais mis le doigt sur quelques choses qui la dépassait, elle aurai mieux fait de partir en courant plutôt que d’accepter ce travail.

Fraîchement sortie de sa grande école de Commerce, elle intégrait en tant que secrétaire le service du célèbre Institut Médico Légal de la rue de la Rapée à Paris. fille et petite fille voire même arrière petite fille de gendarmes, la place lui était revenue assez rapidement, mais elle n’avait pas dit son degré de parenté avec le Colonel  Sweisher, vu qu’en ce moment elle portait son nouveau nom marital assez passe partout Dupond. Son employeur lui avait seulement demandé si les deux Dupond(t) de Tintin était de sa parenté. Elle en avait profité pour détourner son attention de son nom de jeune fille et après divers test psychologiques psychiatriques elle avait été embauché. Cela faisait un an et jusqu’à présent tout s’était déroulé normalement, mais ce matin tout allait de travers à l’Institut.

Hier matin et oui un dimanche les gendarmes  avaient apporté le corps d’une femme, personne savait ce qui s’était passé, elle était magnifique, jamais Olga ne s’était trouvé en présence des corps son travail consistait à taper les rapports du médecin légiste elle imaginait les choses mais ne voyait jamais rien. Mais en ce dimanche 31/08 la secrétaire en chef était en vacance, et elle disponible, on était venu la chercher chez elle et emmener à l’institut, elle s’ était trouvé nez à nez avec le convoi qui amenait cette femme trouvée au bord de la Seine à hauteur du Pont de Joinville. Olga écoutait le rapport du gendarme dont elle avait oublié le nom rapidement tant l’histoire qu’il racontait était captivante.

Ce dimanche matin des promeneurs avaient vu le corps d’une femme allongée sur la berge, elle semblait dormir, mais le père de famille s’était vite aperçue qu’elle était décédée, il avait appelé les pompiers et la police, les constatations d’usage ‘avaient rien donné, elle avait dû se reposer et faire une crise cardiaque, comme aucune disparition n’avait signalé cette jeune femme qui devait avoir à peu près son âge, on l’amenait à l’Institut pour vérifier si elle n ‘avait pas absorber une substance quelconque. Elle était vêtue d’un jogging rose, d’un appareil photo en bandoulière, d’une paire de lunettes roses, de chaussures genre basket rose. Un vrai bonbon avait pensé Olga. Elle était brune d’un brun noir corbeau, son corps était rasé, bien entretenue, ses ongles des pieds comme des mains étaient d’un noir fort sombre,  ce qui avait pour effet de contraster avec tout le rose qu’elle portait. En dehors de ça aucune plaie, aucun hématome, rien.

La porte de la salle d’autopsie s’était refermé sur le médecin légiste, l’inspecteur, elle s’en était retourné mettre au propre ses notes et elle attendait que le travail soit terminé pour pouvoir mettre noir sur blanc les conclusions du médecin.

Quelques heures plus tard, les conclusions n’apportaient pas grand chose sauf qu’elle avait absorbé une substance toxique à haute dose, genre cyanure, il fallait en savoir davantage. C’était pour l’institut une affaire banale sauf que trois semaines après cette découverte on savait toujours rien de la jeune fille  dont l’age avait été estimé à 25 ans.

Sa photo était parue à la télévision, sur tous les journaux, aucune disparition n’avait été signalée, personne ne la connaissait, personne ne s’était fait connaître. Autres choses d’étrange on avait dû laver son corps avant de l’étendre sur la berge; car le cyanure laisse à la commissure des lèvres une trace blanche or elle n’avait rien. Son corps était parfumé, on en avait pris soin.

Qui l’avait amené là? Qui était sa famille? Pourquoi personne ne la réclamait? Pourquoi?

Olga en était là de sa réflexion, quand elle se rendit compte qu’il était déjà 17 h, c’était le moment de s’en aller et de rejoindre son foyer.

Une fois dans la rue, bien absorbé par ses pensées, elle n’a pas vu arriver sur elle a forte vitesse, une BMW. L’homme car c’est un homme qui conduit s’arrête à sa hauteur et lui demande fort poliment de monter. Olga dévisage cet inconnu et lui répond tout aussi poliment qu’elle ne voit pas la raison pour laquelle elle monterait. Sen suit un échange insensé jusqu’à ce que l’homme braque un pistolet sorti de nulle part. Devant sa détermination Olga monte et se demande de suite ce qu’elle fait là.

  • Que me voulez-vous?
  • Ne soyez pas impatiente je vais vous le dire
  • Dépêchez-vous car on va signaler rapidement ma disparition

Le conducteur freine brusquement et lui demande :

  • Avez-vous vu ma soeur?
  • Votre soeur Qui est-elle? Travaille-t-elle chez nous? (elle n’ose prononcer l’Institut)
  • Non, voici ma soeur, l’avez-vos vu?

Elle regarde la photo celle d’une charmante jeune femme qu’elle reconnait aussitôt c’est l’inconnue de la berge. Elle hoche la tête et ne dit plus rien, alors l’homme lui demande de descendre et de ne rien dire à ses supérieurs. Puis la voiture démarre et elle reste plantée sur le trottoir comme une momie.

A suivre