Un rêve d’écran !

Est-ce un virage?

Où un visage?

Une envie de voyager

Voire même de s’évader.

Ce matin

Sur mon écran

Ce paysage m’a pris dans ses bras

M’a doucement  bercé

Et j’ai rêvé.

Rêvé à cet ailleurs…

Perché sur ce promontoire rocheux

Un monastère nous défie

Il défie les montagnards au pas assurés

Où ceux qui hésitent pour entamer la montée

Mais tous, au sommet seront ravis

D’avoir enfin accomplis

Leur rêve !

 

Je dédicace ces paysages sortis de nul part à Renée, elle devrait nous en dire plus..Je suis certaine qu’elle connaît…

L’extase !

Je te regarde dormir dans ton berceau d’osier

Fabriqué par des mains expertes il y a quelques années.

Agrémenté de rideaux tel un lit à baldaquin

Où les couleurs se marient en un bel arlequin.

 

Tu attends le biberon avec ta bouche en cœur

Entrouverte comme la corolle d’une fleur.

Puis s’esquisse sur tes lèvres le plus beau des sourires

Pour qui sait ? Nous demander de te nourrir.

 

Enfin tes grands yeux s’entrouvrent; tu te réveilles

Quelques pleurs mais si peu tu es une merveille

Tu dévores ton repas comme le lion dans la brousse.

 

Puis repue, tu ne dis rien mais aime déjà les bras et tu souries

Petit à petit tes yeux se ferment et tu t’endors, toi ma  douce

Alors délicatement nous te déposons au creux de ton lit.

 

 

 

 

 

 

Ma petite fille !

Je ne suis pas une fée

Et pourtant sur son berceau je me suis penchée

Elle est là !  La petite merveille est née.

 

Elle a vu jour une nuit de pleine lune

Le premier jour du mois de mars

Elle que l’on attendait depuis dix ans est une star.

 

Elle a un joli minois, c’est ma petite fille et j’en suis fière

Avec sa bouche en cœur et ses yeux en amande

Aux vilains garçons elle  fera tourner la tête demain.

Aujourd’hui elle a conquis le cœur de sa Mamie.

 

 

 

 

 

 

Insidieuse

Elle est là , elle attends son heure

A ma porte comme un voleur

D’abord elle envoie des signes annonciateurs.

 

Puis petit à petit rentre dans ma vie

Et, bien entendu toujours la nuit.

 

Une première fois

je la combat

Et la repousse

Mais elle est habile

Elle se faufile.

 

La seconde fois je capitule

Elle s’en prend à ma rotule

La malaxe, la triture

Ce n’est pas de bonne augure.

 

S’en est finis de mon sommeil

La douleur s’installe.

 

Je suis en dent de scie sur l’ordinateur car je dors lorsque je n’ai pas de douleur…Souvent au petit matin, épuisée par une nuit sans sommeil…

 

 

 

 

 

Je rêve

 

Subjuguée

Devant les vagues qui s’affolent sur la jetée

Poussées par les vents violents

Elles s’écrasent sur la murette qui embrasse la mer.Sublimée

Devant la falaise d’eau

Qui submerge la digue en la parant d’écume blanche

Dans un fracas qui nous surprends.

Etonnée

De voir l’embarcadère disparaître sous les flots

Et de rêver sous le ciel bleu

Où le brise lame joue le jeu.Fouettée

Par les embruns qui galvanisent les rochers

En les entourant de mille et une pierres  précieuses

Qui étincellent dans le levant.

Je rêve à l’océan

 

Les trois premières photos sont de Gibee, la dernière de Nellaïe (c’est celle de mon livre de poèmes)