Des doutes – suite (La traversée dangereuse)

C’est une belle assemblée qui nous accueille dans la grande salle du gîte. La maîtresse de maison nous salue et nous fait prendre place au milieu de gens plus hétéroclites les uns que les autres, cela me va car nous allons nous fondre dans ce milieu. Chacun raconte son périple, sa randonnée, ses petits bobos, arrive notre tour,

Maud dit rien au début puis au fil de la conversation elle se laisse aller à converser jusqu’au moment où l’un d’entre ceux qui se trouvent à la table du fond dit :

  • Avez-vous vu le portrait-robot de cet homme qui est soupçonné de ne pas avoir aidé ce professeur qui accompagnait ses élèves ?

C’est tout d’abord un brouhaha qui rapidement s’éteint lorsque tous les regards se tournent vers ma compagne et moi. Je chipote ma mie de pain et ne lève pas les yeux, comme si j’étais sourd à leurs questions et c’est Maud qui va s’y coller à leur répondre.

  • Nous, nous commençons notre randonnée et nous arrivons de Suisse, nous étions dans le Jura Suisse, nous avons remarqués les manchettes de journaux en arrivant en France, car un promeneur avait abandonné dans une poubelle son journal, nous n’avons même pas lu le canard, que s’est-il donc passé ?

A nouveau tout le monde parle à la fois, je ne bronche pas et ne dit toujours aucun mot, Maud va réussir un tour de force en disant que je suis muet, ce qui va rapidement détourné la conversation, mais je sens qu’un homme celui qui me fait face à des doutes me concernant, il va plusieurs fois de suite me parler mais je ne lui réponds pas, j’acquiesce de temps en temps ou je fais le sourd. C’est à ce moment-là qu’il prend à témoin la jeune femme assise à ses côtés et lui dit :

  • Vous ne trouvez pas que ce Monsieur a un petit quelques choses de ressemblant avec le portrait-robot diffusé sur TF 1 ce matin.
  • Désolée je n’ai pas ouvert la télévision car c’est la première fois que je m’arrête dans un gîte, j’avais du linge à laver, la télé je la bannie pendant le temps que je randonne.

Il me regarde au travers de ses yeux chafouins comme si il me jaugeait voire me jugeait et commence le langage des signes, c’est à nouveau Maud qui me défend, elle lui dit :

  • Mon ami n’a pas besoin du langage des signes car il devrait à nouveau parler quand le choc émotionnel qui l’a subi suite à son accident en montagne sera passé, c’est pour cela que nous allons rejoindre les Alpes pour qu’il se retrouve dans la même situation le médecin pense qu’à la vue des montagnes qu’il aime il retrouvera la parole.

L’homme se confond en excuses, je le laisse se dépatouiller dans ses regrets et ne fais cas de rien, nous nous levons pour regagner notre chambre mais je sens que plusieurs regards nous suivent. Etrange la sensation que je tire de cet instant qui aurait pu être convivial si le sujet n’avait pas été l’accident de ce professeur.

Dans la chambre je remercie Maud de m’avoir tiré de ce mauvais pas, nous nous endormons comme des bébés et rien ne vient interrompre notre nuit au calme. Le lendemain nous nous levons une fois que la troupe principale a déjà mis les voiles, ne voulant pas nous retrouver avec l’individu qui se posait des questions sur ma ressemblance avec le portrait-robot, si cela n’avait pas pris autant d’importance c’était encore grâce à Maud. Est-ce que par hasard elle ne voulait pas que je lui en sois reconnaissant à tout jamais et que je la redemande en mariage, pour l’instant nous n’en sommes pas là, je ne pense pas à ce que je ferais après, je vis au jour le jour et je fais bien car la suite allait être plus que mouvementée. Nos hôtes nous souhaitent une bonne suite pour notre randonnée et nous poursuivons notre périple sur Courtefontaine, mais rapidement je sens comme une présence insolite, comme si on nous suivait tout en maintenant la distance, cela me semble surréaliste mais je suis expert en la matière, J’ai appris au bataillon de chasseurs alpins l’art et la manière de débusquer l’ennemi, mon oreille sait entendre ce que le commun des mortels est loin de s’imaginer. Je suis certain qu’un individu est derrière nous et se dissimule mais pas suffisamment puisque j’ai tous mes sens en alerte. Il faut que nous nous arrêtions pour cela il faut que je donne une bonne raison à Maud pour qu’elle accepte de se poser quelques instants. Voilà une pierre qui nous tend les bras, je lui fais remarquer que cela ressemble à s’y méprendre à un fauteuil, elle est ravis de s’asseoir pendant que je lui fais comprendre que je me rends dans un endroit retiré pour satisfaire à un besoin naturel, de cette manière elle ne me suivra pas. Je sors tout d’abord mon arme et sans faire craquer aucune branche je m’enfonce dans la forêt. Je n’ai pas fait plus de dix pas que je vois tapis derrière un rocher l’homme qui posait trop de questions. J’enfile mon passe montagne dernier vestige du temps où j’étais dans les commandos et je me dirige vers l’individu. Je ne suis plus dans le Jura je suis en Afghanistan, lui est l’ennemi et silencieusement je dois le tuer. Mon arme n’a pas de silencieux, je devrais prendre mon couteau, c’est à ce moment-là que j’entends des rires et des bruits de voix sur le chemin sur lequel nous étions Maud et moi il n’y a pas si longtemps, l’homme se baisse et vient vers moi, tout me revient à la pensée, je ne suis pas sur zone je suis en train de marcher en France. Si je dois faire quelques choses à ce type c’est juste l’assommer pour que j’aie de l’avance sur lui. Je le laisse s’approcher et dès qu’il n’est plus qu’à une encablure de moi, je me lève et lui assène sur le haut de la tête un violent coup avec l’arme de fortune trouvée à même le sol, un solide gourdin. L’homme s’affaisse au sol sans un cri. Je passe ma main au niveau de son cou il est vivant, je l’ai bien assommé. Il y a un filet de sang qui s’écoule de sa joue, cela n’a rien à voir avec le coup que je viens de lui porter, c’est juste les branches qui l’ont éraflé. Je rejoins rapidement le lieu où il planquait et je trouve un sac à dos noir, je l’ouvre en fait l’inventaire et trouve sa pièce d’identité. Merde, j’étouffe ce juron c’est un douanier, il doit être en vacance. Possible qu’il n’en n’avait pas après moi, aussi je fais demi-tour pour lui apporter son sac et le laisser à ses pieds, et je m’aperçois que c’est bien l’homme qui hier au soir posait trop de questions. Il était donc à ma poursuite. Je me garde bien de lui mettre une balle dans la tête et rejoint rapidement Maud qui ne s’ennuie pas, tant elle est occupée à faire les yeux doux à un joli garçon, dès qu’elle me voit elle met fin à la discussion et se colle littéralement à moi comme une sangsue ce qui met mal à l’aise le jeune homme à qui elle devait conter fleurette, il tourne les talons et s’en va après avoir remis son sac à dos qui était à ses pieds.  Pendant quelques kilomètres je ne dis pas un mot c’est seulement aux abords du village que j’apostrophe Maud en lui demandant à quels jeux elle joue ? Dans un premier temps elle semble désarçonnée puis elle reprend des couleurs et joue à la naïve comme elle m’avait si bien habituée avant notre séparation.

 

  • Arrête ! Maintenant c’est terminé cette manière doucereuse de me la jouer, tu mets cartes sur table sinon je te laisse sur place et continue sans toi, par contre je n’alimenterais plus ton compte bancaire, tu iras faire la souillon vu qu’il n’y a que ça qui te colle à la peau.
  • Mario, mais je n’ai rien fait avec ce jeune homme, on parlait de fatigue et il allait me proposer un pansement révolutionnaire lorsque tu as débouché des bois. En plus c’est plutôt à moi de me poser des questions car tu es partis à gauche et tu ne m’as pas dit avoir croisé des randonneurs et pourtant tu es revenu par la droite, tu as bien dû traverser le chemin.
  • Je l’ai traversé en effet et les randonneurs arrivaient, pourquoi il fallait que je leur dise bonjour, si je les avais croisé je l’aurais fait mais ce n’était pas le cas, je suis passé avant qu’ils arrivent, je les ai juste entendu parler et chanter. Ce jeune homme vu par où il est reparti n’était pas avec eux. Je te connais par cœur, tu essayes de noyer le poisson comme à ton habitude. Il a eu le temps de te dire son prénom ?
  • Non, il m’a juste dit qu’il s’était arrêté pour faire une photo et qu’il traquait un somme solitaire, un loup, et qu’il était douanier. Il était en vacance et devait rejoindre un collègue qui devait être pas très loin d’ici. Il a ajouté il a passé la nuit à la ferme des…
  • Oui je vois, il t’a dit qui était l’autre douanier ?
  • Non ? Pourquoi l’aurait-il fait ? Cela ne m’intéressait pas. Et, toi qu’as-tu fait pour être resté si longtemps, je pense que tu fuyais les randonneurs ayant peur qu’il te reconnaisse.
  • A ton avis ? Tu m’as dit m’avoir reconnu, d’autres peuvent aussi penser que je suis un assassin, ce n’est pas le cas. Je m’étonne que tu sois venu avec moi, tu n’as pas peur, je pense plus qui tu espères faire main basse sur ma fortune, tu rêves, n’oublie pas que tu as signé les papiers du divorce.
  • Mario je t’aime, je te l’ai prouvé ces jours-ci.
  • Nous étions en manque je ne pense pas que ce soit une preuve d’amour que de te jeter sur moi, tu n’aurais pas eu une petite idée dans la tête.
  • Tu es méchant Mario, tu n’étais pas comme ça avant notre séparation. Si je t’ai fait de la peine je te demande pardon.
  • N’en parlons plus, je me suis énervé, mais avoue que c’était une situation ambiguë que de te voir faire les yeux doux avec ce type.
  • Si tu réagis ainsi, Mario c’est que tu m’aimes.

A suivre…

Des doutes (La traversée dangereuse )

Après avoir avalé un bon petit déjeuner nous voici en route pour Courtefontaine pas très loin de la frontière Suisse, mais voilà que cela commence mal, le chemin n’est plus balisé, je prends mon topo guide doublé de ma carte IGN et je choisis ce qui me semble le meilleur des chemins vu que les couleurs des GR rouges et blanches sont inexistantes. Le chemin est assez facile il est dans la forêt, j’en profite pour faire quelques clichés, petit à petit Maud se met à traîner des pieds, elle a l’air de souffrir, il est vrai qu’elle vient d’acheter ses chaussures de randonnées depuis hier matin et elle ne les a pas cassé, nous ralentissons notre marche, je lui propose de se reposer, or elle préfère atteindre la frontière Suisse qui est toute proche. La voici, elle est reconnaissable grâce à ces grosses bornes de pierres, je lui déconseille de s’approcher de la frontière, si mon signalement est lus pointu je n’ai nullement envie de me faire arrêter car si Maud m’a reconnu d’autres ont pu arriver à la même conclusion. Nous continuons d’un pas moins guilleret notre chemin, cela monte un peu et nous arrivons en vue du fort de Lomont alors que je sais qu’il est interdit d’y pénétrer sauf avec autorisation je propose à Maud de s’y arrêter et de n’en repartir que demain matin afin que je puisse lui soigner ses ampoules au talon. Je vois dans ses yeux briller une flamme que je connais trop bien, ma femme a les mêmes idées que moi. Il nous faut trouver un lieu propice à l’envie qui nous dévore.

Entrer dans le fort n’est pas chose aisée mais il n’y a pas âmes qui vivent et je suis pleins de ressources je trouverais bien la faille de ce lieu à la fois reconstruit et à la fois assez mal en point sur certains pans de murs. Soudain nous voici face à un long boyau où je vois que la voûte a été en partie refaites, il ne nous reste plus qu’à nous enfoncer dans ce lieu et à chercher une des petites pièces dont on voit en façade les fenêtres. Quelle chance nous avons lorsque nous tombons sur une pièce dont les murs sont blanchis à la chaux et qui comporte des matelas à même le sol. Maud est épuisée mais je vois sa langue passée sur ses lèvres et je sais qu’elle rêve de se faire posséder. Je suis assez fougueux au lit et elle c’est un volcan en éruption. Je ne tergiverse pas longtemps et me jette sur elle pour la prendre sur ce matelas de fortune, la mutine ne cherchait que ça et je ne dis plus un mot mais la met nue en deux temps trois mouvements, elle pousse un soupir et se blottis dans mes bras après m’avoir ôté mon short et le tee shirt que je portais en haut, je suis nu comme un ver et nos deux corps s’entrelacent et j’ai tellement envie que devant son consentement je lui plante ma verge dure dans son nid bien humide sans aucun préliminaire, elle crie aussi bien de plaisir que d’étonnement , je pense que je la possède en vainqueur plus qu’en amant, comme si je la punissais pour tout ce qui vient de m’arriver. Nous somnolons plus que nous dormons et nous passons la journée à forniquer tant je suis possédé par le corps de cette femme qui aime ce que je lui fais et qui ose encore réclamer, je lui dis qu’elle est insatiable, elle rit de son rire de gorge et je la prends à nouveau telle une bête en rut. Alors là elle rend les armes et je la câline et je murmure des mots fous que je regretterais sans doute à sa prochaine incartade mais en ce moment je suis tellement bien que j’oublie les affres des tourments que je viens de subir à cause de cette femme. 

 Nous nous endormons plus épuisés par l’amour que par la randonnée, c’est un bruit imperceptible qui va nous réveiller. Nous entendons des voitures, voire peut-être des chars. Qui peut venir à une heure pareille ?  La montre de Maud affiche 20h, que viennent faire ces hommes ? Nous n’allons pas tarder à le savoir quand après avoir plié bagages nous nous sommes glissés dans une ramification un peu plus éloignée de la galerie principale. Ils sont là car il recherche deux randonneurs, je tends l’oreille mais m’aperçois que ce sont deux hommes qui sont traqués et non un couple. Il va falloir nous éloigner à moins que ce soit eux qui le fassent, aussi nous nous collons l’un contre l’autre et attendons que ces hommes prennent possession de leurs piaules ou déguerpissent. Hélas ils n’ont nullement l’intention de quitter les lieux ni de dormir à l’intérieur ils sont sur le pied de guerre et prêt à partir en direction des Vosges. Il nous suffit d’attendre, mais la nuit risque d’être longue quand nous sentons une odeur de feu de bois ainsi que de saucisses grillées. Ils mangent alors que nous, pensions le faire en forêt, c’est bien notre veine, voilà ce que c’est que de ne pas résister au plaisir de la chair. Nos estomacs affamés gargouillent, j’arrive à récupérer des boîtes de thon, une fourchette en plastique fera ‘affaire et nous dévorons notre repas frugal. Un peu d’eau dans notre gourde calme notre soif, il va falloir que nous dormions si demain nous voulons continuer notre randonnée. Nous nous allongeons dans le boyau étroit et vaincu par notre journée mouvementée nous arrivons à nous endormir.

Au petit matin tout est calme, la troupe de soldats a levé le camp, ils n’ont laissés personnes derrière eux. Nous buvons un bon café chaud et nous partons en direction de l’étape que nous aurions dû atteindre hier. Enfin voici le Doubs, nous passons sur un petit pont et le temps s’y prête bien et nous salivons à l’idée de cette plage qui nous tend les bras, aussi nous descendons et nous pénétrons dans cette eau fraîche mais c’est tellement agréable, il y a du courant et nous nous laissons porter, nous jouons comme des fous, lorsque soudain nous voyons arriver un groupe de randonneurs, cela ne fait pas mes affaires, mais nous allons bien voir ce que ces derniers vont faire. Ils ne sont pas des randonneurs proprement dits ce sont des personnes qui balisent les GR, nous leur signalons le problème que nous avons trouvé hier au départ du pont des Sarrasins car c’est leur sens de marche et non la nôtre. Je leur demande où je vais pouvoir m’approvisionner en eau, ils nous indiquent une source à proximité de Courtefontaine, comme son nom l’indique nous allons y trouver des fontaines avec une eau délicieuse. Ce sera une étape plutôt courte puisque je pense m’arrêter, pour ménager les pieds de ma compagne, à la ferme de la Mine qui fait office de gîtes d’étape avec repas. Nous ne sommes ni bousculés par le travail ni coincés par l’argent, j’ai le nécessaire sur mon compte et le sien n’a pas besoin d’être approvisionner puisque nous sommes à nouveau ensemble. Par moment il me vient à penser qu’elle joue un jeu, j’espère que je ne vais pas me faire piéger à nouveau par cette femme, je mets de côté mes idées noires et l’envoie demander s’il reste de la place dans le gîte pour une nuit. Elle revient toute souriante et me dit qu’il est possible de passer la nuit mais que nous pourrons prendre possession de notre chambre qu’à partir de 14 h, qu’à cela ne tienne nous retournons sur la petite plage et passons un après-midi fait de caresses et de trempette dans l’eau. Notre repas est rapidement avalé, ce soir nous mangerons à la table d’hôtes, cela nous fera un bon repas pour continuer notre périple. Avant d’aller manger en compagnie de randonneurs que nous avons vu arriver et de nos hôtes j’ai droit à une scène de Maud comme elle savait si bien en faire il y a quelques mois. Elle exige plus qu’elle ne veut que je me rase, alors que moi je pense qu’il est préférable que je garde ma barbe ne  voulant pas être reconnu par ceux qui semblent m’accuser. J’ai tout de même eu ma photo de diffuser sur les médias écrits ainsi qu’à la télévision, certes Régionale, ne sachant si je l’ai été  au point de vue Nationale. Mais au cours du repas j’allais en être informé par un des randonneurs.

A suivre…

 

Pour ceux que ça intéresse c’est là le fort et sa batterie

Une rencontre inattendue (La traversée dangereuse )

 

Les gamins s’en sont emparés comme d’un trophée, en fait elle a dû choir lorsque le filet m’est tombé dessus. Après examen il s’est avéré que c’était bien les fils de mon écharpe que le pauvre homme avait dans la main. Ma chance je la dois au fait que personne ne m’ait encore reconnu ; je vais pouvoir fuir ce petit hâve, il faut auparavant que je recharge mon téléphone pour voir si ce n’est qu’à la télévision que mon nom n’apparaît pas encore, si mon frère ne m’a pas laissé de messages, voire même ma garce d’ex-femme qui va se faire un malin plaisir à m’enfoncer davantage. A cet instant je songe à ma pauvre mère, je vais lui faire de la peine alors qu’elle était si contente de ma réussite. Je me dois de l’appeler, un téléphone est posé sur la table de nuit. J’ai rapidement mon père au bout du fil, il ne sait rien car il ne me fait aucune allusion, si ce n’est à la fin :

  • Fiston fait attention, ton frère m’a dit hier que tu faisais le GR 5 Il semblerait qu’un individu louche tue où laisse faire sans apporter son aide.
  • Que veux-tu dire papa ?
  • Ils ont trouvé un mort en dessous du Grand Ballon, dans les éboulis, possible que le pauvre n’a pas vu que le chemin n’est pas en bon état, mais il avait dans les mains des bouts d’une écharpe verte comme la tienne.
  • Des écharpes comme la mienne il y en a des tonnes, rappelle-toi quand je l’ai achetée ? Cela ne date pas d’hier et puis j’ai vu les gendarmes et ils m’ont rien reprochés.
  • Je ne te reproche rien fiston mais…
  • Mais ? A quoi penses-tu ?
  • Tu as déjà été mêlé à des histoires louches dans le passé je ne voudrais pas découvrir que mon fils a été l’assassin d’un professeur qui faisait une sortie avec ses élèves.
  • Je n’ai vu ni le professeur, ni les élèves, quel âge ont-ils ?
  • Ce sont des jeunes de terminale de Colmar. Il y avait la fille de mon patron. Elle a fait une mauvaise chute mais a eu la chance d’être tombée sur un matelas que les gamins avaient installés au pied de l’arbre. Cela a amortis le choc. Elle s’en tire avec quelques bleus, là aussi elle a fait un signalement d’un homme qui te ressemblait.
  • Si tu penses papa que je suis, encore aujourd’hui ce garnement d’autrefois, alors va me dénoncer à la gendarmerie. Mais je t’avertis je n’existerais plus pour toi, tu n’auras plus que deux enfants le troisième tu ne le reverras jamais.

Et excédé par les dires de mon père je lui ai raccroché au nez. Je suis certain qu’il essayera de me rappeler sur mon portable.

Deux heures plus tard je découvre un nombre impressionnant d’appels sur mon téléphone. Cela va de mon frère à ma sœur, en passant par ma mère, suivis de mon père, à des amis qui s’inquiètent pour moi, tous me disent qu’un fou dangereux est sur le GR5 personne ne pense que le soi-disant fou c’est moi. Fou, je ne suis pas fou, je suis seulement un homme qui n’a pas donné l’alerte en ce qui concerne ce professeur, la gamine quant à elle j’en étais bien trop loin et je ne pouvais pas la rejoindre. De plus cette péronnelle n’est pas très mal en point, elle joue à la justicière sur un chemin de randonnée. Lorsque je quitte la chambre plus de deux heures plus tard, j’ai écrasé mon téléphone récupéré ma puce, et je suis sortis en sifflotant par la grand porte. De suite je me suis rendu dans une grande surface, là j’ai acheté un nouveau téléphone, si par malheur quelqu’un de mon entourage me reconnaissait je ne voudrais pas que la gendarmerie me trace. Je préfère avoir les coudées franches et réfléchir à ce que je vais devoir faire. Soit je me rends de suite dans un commissariat et je fais une déclaration en expliquant ce qu’il s’est réellement passé, soit je ne dis rien mais c’est allé droit dans le mur, car petit à petit on va me reconnaître. J’en suis là de ma réflexion lorsque je vois venir vers moi mon ex-femme. Que dois-je faire, changer de trottoirs ou entrer dans ce magasin ? J’opte pour la meilleure solution je lui fais face. Elle m’avait vu arriver, elle est seule, son gringalet d’amant n’est pas avec elle, elle semble endimanchée dans cet accoutrement, ce pantalon ne lui va pas. Je ne lui en ferais pas part, j’attends car si elle s’est arrêtée, c’est qu’elle a quelques choses à me dire :

  • Mario je t’ai reconnu, c’est toi qui n’es pas venu en aide au professeur,
  • Contrairement à ce que tu penses je suis venu en aide à cet homme mais je ne sais comment me justifier car l’hallali a sonné, plus personne ne va me croire, je n’ai pas dit la vérité aux gendarmes que j’ai croisé.
  • Mario au nom de l’amour qui nous unissait il y a encore quelques semaines je te promets que je ne dirais rien, j’ai commis une faute, toi tu as eu l’absurdité de t’éloigner de moi car je sais que je t’ai blessé, mais tout est finis avec celui que tu nommais mon amant. Si tu me trouves sur Montbéliard c’est que je cherche du travail. C’est surement le destin qui fait que nous nous croisons ici.

J’ai à la fois envie de la serrer dans les bras et à la fois envie de la gifler, mais je ne sais ce qui me pousse à lui demander de m’accompagner. Certes elle m’a fait énormément de mal, si je suis confronté à ces morts sur le GR 5 c’est en partis à cause d’elle, mais l’avoir avec moi est préférable que de l’avoir contre moi. Ce sera un enlèvement moderne, la convaincre a été relativement facile, nous sommes allés dans un magasin de sport lui acheté tout le nécessaire pour m‘accompagner. Je lui ai donné des conseils pour acheter des vêtements utiles sans chercher à avoir le plus beau mais seulement  ce qui va lui permettre de marcher sur les chemins du Jura et bientôt des Alpes. Des vêtements confortables, un sac à dos, des bâtons. Je lui ai même fait prendre une corde, on ne sait jamais on pourrait en avoir besoin. Il n’est pas loin de midi quand nous commençons notre périple. Aujourd’hui j’avais prévu une quinzaine de kilomètres je ne suis pas certain qu’avec Maud nous allons pouvoir tenir la cadence, certes c’est une bonne marcheuse mais les circonstances font que nous commençons cette « rando » sous le signe de la fuite en avant, alors que j’imaginais bien autres choses. Le parcours est plat, c’est d’autant plus facile que Maud doit se mettre en jambes. Lorsque nous arrivons au pont Sarrasin, ultime halte pour cette journée, je vois qu’il y a pas mal de moustiques, ma trousse à pharmacie n’a pas de révulsif pour ces satanés bestioles, je n’ai pas envie de faire une allergie, nous partons plus loin et établissons notre bivouac. La nuit se passe tranquillement malgré un intrus qui est venu goûter au relief de notre repas, malencontreusement abandonné sur place. C’est un renard, nous faisons du bruit, et il s’enfuit, auparavant nous récupérons le sac d’ordures que nous enfournons dans le fond de mon sac à dos et nous repartons dormir. Je suis à l’extérieur alors que Maud a pris possession de ma tente. J’ai lu dans mon topo guide que ce pont était selon la légende une arche naturelle qui s’était formée afin de laisser passer une jeune fille fuyant les Sarrasins, je me demande ce que tous les deux nous fuyons.

Le lendemain matin je suis un peu courbaturé, j’ai dormis sur une pierre ce qui fait rire Maud, moi, je ne trouve pas cela drôle le fait que j’ai eu la  mauvaise idée de lui demander de m’accompagner. Je vais être obligé de tenir une conversation et depuis quelques jours je me sens plus ours qu’humain. Mais j’ai sentis dans son feu roulant de questions qu’elle ira me dénoncer, je préfère qu’elle soit là, et puis je l’aime je ne vais pas le nier. Et joindre l’utile à l’agréable ne me laissera pas indifférent ; Dans l’hôtel je n’avais pas l’idée à la bagatelle, mais maintenant si je trouve une cabane je ne dirais pas non, et mon ex future femme aime bien ça, je pense qu’elle se laissera tenter. Je me ferais tendre, je suis en manque. A moins que la mousse de la forêt lui donne des idées. Etre exposée dans la nature au regard de randonneurs doit faire partis de ce qu’elle aime, je lui parlerais de fantasmes à assouvir. Sur ces bonnes paroles je me sens prêt pour la posséder dans des lieux forts insolites. Finalement mon idée de lui dire de m’accompagner n’était pas si négative.

 

A Suivre…

 

Si le pont Sarrasin vous intéresse vous pouvez aller le voir ici

 

Pris au piège ( La traversée dangereuse )

Je n’ai dû ma survie devant cette bande de fous qu’à ma vigilance, je ne me suis pas rendormi, j’ai somnolé, et, soudain les cris se sont rapprochés, les jeunes ne connaissant pas la cheminée, j’ai rapidement plié bagage et exécuter ma descente rapidement mais en veillant aux endroits où je posais mes pieds. Ils ont trouvé ma planque et je les ai entendus vociférer car l’oiseau s’est envolé. Je n’ai pas attendu aux pieds de l’escalier de fortune, je me suis enfoncé rapidement dans les souterrains. J’ai consulté ma montre, il est tout juste 4 h du matin, il fait encore nuit, il faut que je dorme pour pouvoir poursuivre mon chemin. Je peux tenir encore une journée, mais manger froid n’est pas ma tasse de thé. Un café chaud cela m’est possible, je le ferais en me réveillant. Pour l’instant je m’enveloppe dans mon duvet, j’ai placé mon sac sous ma tête et je sombre dans un sommeil s’il n’est pas réparateur il me fait oublier mon triste sort.

Lorsque je me réveille, ma montre affiche 7 h, pour la randonnée c’est une excellente heure, pour attendre que les jeunes partent c’est largement tôt, ils ont dû faire comme moi, dormir, contrairement à moi ils sont nombreux ils ont dû faire des gardes, enfin c’est ce que nous aurions fait mes amis et moi, il y a quelques années. Il semblerait que ce soit une sortie scolaire, pour quelles raisons ces gamines observaient la montagne, possible que ce soit une sortie ornithologique, c’est à la mode ces temps-ci. Ce serait une coïncidence si cette gamine m’avait repéré. En tout cas elle était en pleine forme, sa chute devait être de moins haut que je l’avais pensé. Ce que j’en avais vu était différent de la réalité. En songeant à cet accident cela me renvoie dix ans en arrière lorsque j’avais tout juste 17 ans sensiblement l’âge de ces jeunes. 

Lors d’une sortie avec mon lycée j’avais désobéis aux ordres donnés et en compagnie d’un copain, j’étais partis dans la nuit pour faire une virée, nous avions volé une voiture et roulé jusqu’à ce que je perde le contrôle du véhicule, je ne conduisais que le tracteur de mon père cela n’avait rien à voir avec une bagnole. Lorsque j’étais revenu à moi j’étais sonné mais sans bobos apparents, par contre mon copain était décédé. Je n’avais pas mis longtemps pour comprendre que ma vie était fichue, je conduisais sans permis et j’avais tué mon ami, aussi j’avais réussis à déplacer le corps de mon infortuné compagnon, je l’avais mis à la place du conducteur. Puis j’étais revenu sur le camp et glisser dans ma toile de tente comme si  rien ne s’était passé. Comme les autres j’avais joué l’innocent sauf que pour moi l’enquête avait révélé que mon canif se trouvait sur les lieux de l’accident. J’avais dit qu’il me l’avait emprunté au cours de l’après-midi lorsque nous nous étions amusés à faire des flèches pour s’imprégner du jeu que nous devions organisés dans les jours qui suivaient. Hélas, en poursuivant l’enquête, ils avaient aussi trouvé mon portefeuille. Là j’étais fait comme un rat, c’était sans compter sur ma petite amie de l’époque qui m’avait sauvé la mise en osant dire que nous avions passés la nuit ensemble. La suite ne s’était pas fait attendre, j’avais été viré du lycée pour avoir enfreint les ordres et mes parents m’avaient mis dans un lycée qui ressemblait plus à une maison de redressement.

Ce n’est pas aujourd’hui que je vais parler, mais si je dois payer pour cet accident d’autres seront aussi dans la tourmente comme Bénédicte celle qui m’a couvert. Il faut que je balaye ces mauvaises pensées, oublier j’ai fait ça toute ma vie.

Une heure plus tard, mon café bu, mangé deux biscuits énergétiques je suis fin prêt pour faire une sortie hors du fort, à peine ai-je mis un pied dehors que je me sens pris dans un filet, une espèce de nacelle qui se referme sur moi. Je suis piégé. Ils ont tissé leur toile comme une araignée, je suis leur cible, en dehors de ça ils ne peuvent que me remettre aux autorités, je suis face à un tribunal, ces sales gosses ont qu’une envie me faire avouer un crime que je n’ai pas commis. Même si tout m’accuse. Payer pour un drame qui date de 10 ans et qui n’a aucun rapport avec le drame de l’avant-veille, où un homme, leur professeur a chuté car je n’ai pas réussis à le soulever pour lui permettre de remonter. Au lieu de leur donner ma version des faits je m’enfonce dans mon mensonge et me tait, niant toute implication, je ne fais que ça depuis dix ans, mentir à tout le monde et me mentir à moi-même. Ils ont un sens de la justice à faire rire ; ils se disputent pour savoir s’ils vont me remettre aux gendarmes ou appliquer leur justice, qui semble ne pas être au point, car là aussi il s’en suit un long débat pour savoir qui fait quoi ? Pendant ce temps, les heures tournent et ils ont relâché leur surveillance à mon égard, ils ne m’ont pas fouillé et j’ai toujours mon couteau dans ma poche et mon revolver dans mon sac à dos. Je suis toujours dans ce filet, je commence à récupérer mon opinel et coupe les mailles du filet. Petit à petit je me glisse hors de leur champ de vision, je les entends se disputer, aussi je n’essaye pas d’en savoir davantage je me précipite hors de leur vue et disparaît rapidement à leur regard. Je sors ma boussole pour m’orienter et rapidement je descends vers les lacs en prenant bien soin de mettre mes pieds aux bons endroits pour éviter de chuter malencontreusement. Cela fait une heure que j’ai faussé compagnie à mes geôliers que j’entends l’hélicoptère qui tourne au-dessus de moi. Je me demande si je suis celui qu’ils recherchent car il est fort bas et fait des tours concentriques de plus en plus rapprochés, si je ne trouve pas un lieu pour me planquer il est certains qu’ils vont se poser. Je vois Montbéliard, je coupe au travers, l’hélicoptère c’était une coïncidence. Je vais prendre un hôtel et attendre que tout se calme dans les environs, ensuite je reprendrais mon périple. Je n’ai pas envie de revenir en arrière, il faut que j’avance, que je sache ce que j’ai dans le ventre et que j’oublie. Oublier c’est la seule chose que je ne maîtrise pas. Pourquoi cette gamine m’a rappelé les filles du patron de mon père, l’aîné avait mon âge, la cadette une dizaine d’années, la gamine d’hier lui ressemblait en plus vieille. Je suis fatigué et je mélange tout dans ma tête, il me faut trouver un lieu pour prendre une douche et dormir, ne plus penser. Enfin voilà un hôtel ni un trois étoiles, ni un miteux, juste ce qu’il me faut ? Un Première Etape, en espérant que ce ne sera pas la dernière. J’ai une carte qui fait office de clefs, je suis loin de la réception, et c’est plan pieds. J’ai dit avoir perdu mes papiers et j’ai donné un nom quelconque, en fait celui que je venais de lire sur la devanture d’un magasin en venant. J’ai payé en espèce, j’ai fait un détour pour que l’on ne me suive pas grâce à ma carte bancaire. Je suis en plein délire, les gendarmes ne m’ont même pas demandés mon nom, juste écouté et non pris une déposition. Quant aux gamins ils étaient juste en mal de sensations fortes et jouaient comme des mômes aux gendarmes et aux voleurs et ne m’ont jamais appelé par mon prénom voire mon nom.Combien d’heures ai-je dormi, je n’en sais rien, mon téléphone est éteint, je dois le charger. J’ai perdu ma montre, voilà autres choses. Par la fenêtre je ne vois rien qui pourrait me donner l’heure, j’ouvre malgré moi le téléviseur et voit qu’il est 8 h. J’ai fait le tour de l’horloge, je n’en reviens pas. Je ne vais pas m’attarder je dois reprendre mon périple, mais je suis attiré par les informations et ce que j’entends me donne à la fois de la colère et à la fois de la rage contre les gamins que j’ai croisé sur le fort. Ces chenapans se sont rendus à la gendarmerie et on fait de moi un signalement assez précis, même mon visage, certes un peu déformé apparaît à la télévision, la chasse à l’homme est commencée, je serai d’après les journalistes soit le seul témoin d’un drame, soit l’instigateur soit celui qui a poussé le professeur. Car ils ont trouvés dans les doigts de celui qui est considéré comme la victime des fibres de mon écharpe verte. Les gamins s’en sont emparés comme d’un trophée, en fait elle a dû tomber lorsque le filet m’est tombé dessus. Après examen il s’est avéré que c’était bien les fils de mon écharpe que le pauvre homme avait dans la main. 

A suivre…

Mâle heureux qui comme Ulysse

 

Avant de lire une explication de texte s’impose : ce qui est écrit en italique et en violet clair est tiré de l’Odyssée d’Homère, ce qui est en italique foncé ce sont les expressions de Clara du mois de janvier…

 

Tout le monde connait l’épopée d’Ulysse selon notre grand poète Homère, voici pour les

Ma version revue et corrigée de l’épopée d’un Ulysse des temps dits modernes:

Pourquoi ce mâle heureux a-t-il dû quitter la lumière du soleil, celle qui brillait au-dessus de lui en souvenir de son père spirituel l’homme aux grands pieds?

Ulysse lui qui vivait de mille et une choses en ce jour tristement célèbre en oublia de dire à son peuple la vérité. Il pensait enfoncer son épée dans l’oeil de ses concurrents et les aveugler, mais cette maudite lame contre lui s’est retournée.

Tous les moyens sont bons pour nous faire perdre le Nord, tu pensais rendre ton retour doux comme le miel, mais tout ceci a un arrière goût de vinaigre, c’est aigre, toxique et dangereux.

Attention à l’Ebranleur de la terre, il ne te laissera pas passer!

Ce  que tu avais caché au fond de ta mémoire, et à force de mentir comme un arracheur de dents est en train de t’entraîner dans les abîmes.

Si tu te mets à genoux devant ceux qui te restent fidèle en leur demandant pardon possible que tu laveras ton honneur, mais devant le peuple entier tu devras leur dire que tu donneras  à ceux qui souffrent,  l’argent amassé au cours des années passés à conquérir ce fauteuil qui te tends les bras et qui s’éloigne de toi car tu as fait des dommages. Si tu ne le fais pas alors je te prédis la perte de ton vaisseau et de tes compagnons, tu rentreras seul, abandonné de tous dans ton pays où ta Pénélope attend ton retour.

Tu n’écoutes pas les recommandations de tes pairs et tu as réussis à offenser Athéna  qui a soulevé contre toi une tempête funeste et des vagues immenses.

Tu sais que ces armes ont été amassés au fil du temps pour se retourner contre toi, tu as sortis ton épée de son fourreau en disant que ce serait à ta gauche que l’on t’aurais battu le flanc. 

 

Alors que la guerre  faisait rage dans de lointaines contrées tu avais donné du travail à ta douce et tendre moitié, mais ne te voyant pas venir elle vaquait à son rôle de mère, s’occupant de vos enfants. Pendant la journée elle tricotait et la nuit venue attendant ton retour elle défaisait ce que le jour elle avait fait. Ta sage Pénélope n’est que ta pâle copie, toi qui te prends pour le Dieu de ceux que tu roules dans la farine, n’oublie pas que les flots qui se déchaînement peuvent anéantir tout ce que l’on a tissé au fil des ans.