Epilogue

Quelques heures plus tard, Cathy inquiète de ne pas voir revenir Guillaume monte les marches qui mènent à son ancienne chambre, elle le trouve allongé sur le lit en train de dormir, sur le sol git le fameux cahier à molesquine rouge acheté juste avant la mort de son époux. Elle se souvient du jour où ce dernier était venu dans la chambre de Guillaume et avait noirci des pages et des pages de sa fine et belle écriture. Il ne l’avait pas invité à lire et elle s’était bien gardée de le lui demander. Cathy ramasse le cahier et s’est à ce moment-là que son fils se réveille et l’accueille avec ses mots qui lui réchauffent le cœur :

  • Maman ! Papa était trop fier pour reconnaître ses fautes, il m’aimait, maintenant je vais pouvoir être heureux et recommencer à vivre dans mon village, je pourrais sortir la tête haute.
  • Alors il a pu te le dire, j’en suis heureuse.
  • Ce cahier est un chant d’amour, il a mis dedans tous les instants merveilleux que nous avons partagé, il m’a demandé pardon et m’a pardonné les bêtises que j’ai faîtes étant adolescent. Je ne retiens que l’amour qui transparaît au fil des pages. Il est juste dommage qu’il n’ait pas eu le courage de me faire signe avant de partir à tout jamais. Dans ce cahier il connait tout de moi, je pense qu’il ne t’a rien dit, il savait que j’avais une femme et un fils. Il veut que toi aussi tu lises son cahier ainsi que Clémentine, il ne veut pas que l’un de ses enfants fassent les mêmes erreurs que lui.
  • Ton père était un homme aimant, bon mais intransigeant avec lui-même et avec ses propres enfants, souvent je lui disais ne sois pas si sévère, nos enfants sont aimables, serviables, adorables mais Guillaume est ton portrait, il est bien normal qu’il se heurte à toi. Il l’admettait mais dès le lendemain il recommençait. Le jour où il est mort il me parlait de toi et me disait il aura le temps d’arriver. Alors je t’avoue lui avoir dit que tu arrivais et ainsi ton père est mort en paix avec lui-même.
  • Merci maman, si je l’avais su j’aurais sauté dans le premier avion, combien j’aimerais un retour en arrière, souvent j’ai eu envie moi aussi de vous appeler, mais je suis fier comme lui et lorsque je prends une décision je ne reviens jamais en arrière. Il a fallu ses événements dramatiques vis-à-vis de ma femme et sa famille pour que je vienne me réfugier dans le seul havre de paix que je connaissais.

Pendant que mère et fils parlaient, deux enfants les écoutaient, Rosine et Mathéo inquiet de ne pas voir leur grand-mère était monté au grenier, puis entendant des voix et ne trouvant personne, ils étaient redescendu et écoutaient médusés ce que Guillaume disait. Et c’est Rosine qui les interpelle :

-Mamie, Oncle Guillaume, vous parlez de papy, moi je te connaissais Guillaume et je savais que j’avais un cousin café au lait comme disait papy. Mais c’était un secret entre papy et moi. Il avait même une photo de vous trois.

– En effet Rosine, je l’ai trouvé dans le cahier que votre grand-père m’a laissé, une photo de Mathéo a l’âge de deux ans prises par Pierre, je suppose que c’est lui qui l’avait offert à papa. Je lui en suis reconnaissant, mais toi maman tu ignorais tout ?

– Pierre m’avait dit t’avoir croisé et il m’avait donné une photo mais j’ignorais que ton père en avait une, comme quoi bien que ton père et moi partagions nos joies nos peines on avait un jardin secret.

– Maman, ce n’est pas grave, l’essentiel c’est que je sois là, et si papa s’en est allé en imaginant que j’allais arriver alors je pense que tout est bien qui finis bien. Maintenant il va falloir que nous retrouvions les pierres précieuses que papa avait trouvé dans les poches de l’anorak  de Maxime de la Roche. Il ne les a ni volé ni acheté, elle lui appartenait, c’était un jeune diamantaire qui cherchait à s’établir dans la région, passionné de montagne il profitait de ses jours de repos pour gravir un nombre important de sommets. Papa l’a su par l’intermédiaire du Colonel quand ce dernier est venu et je viens de le lire dans son cahier.

A nouveau Rosine intervient auprès de son oncle, décidément se dit Guillaume cette fillette n’a pas sa langue dans sa poche, et elle était vraiment la confidente de son père.

  • Papy m’en a parlé des pierres précieuses, il a dit je les ai caché, tu diras à Guillaume qu’il suive les cailloux du petit poucet, mais je lui ai demandé ils sont où ces cailloux ?
  • Il te l’a dit ?
  • Oui, mais je n’ai rien compris, ils sont dans le pays féerique qu’aimait ta maman et ton oncle, dis-le à Guillaume il comprendra.
  • Merci ma Rosine, je sais où sont les cailloux mais il va falloir que ce soit l’un de vous ou tous les deux qui alliez les récupérer car je suis bien trop grand et ainsi se fera le passage entre les générations comme dit papa dans son cahier. A la dernière page il fait à nouveau une allusion au monde féerique qu’il a construit dans le grenier, nom que Clémentine donnait au train et à tout ce qui l’entourait, les vraies choses comme le Mont Pourri, les glaciers, les refuges ou la micheline qui comme vous pouvez le voir n’existe pas à Peisey et n’a jamais existé, avec sa gare. Il a aussi représenté les cairns ces monticules de pierres qui sont dans les alpages des Lanchettes.
  • Papa je veux les trouver les cailloux du petit poucet, emmène-moi.

Pour la deuxième fois de la journée, Guillaume et les enfants retournent dans la pièce aménagée en salle de jeux féerique, Cathy cette fois-ci veut assister à la découverte des pierres précieuses. Sous la soupente où ne peuvent tenir debout que les deux enfants et sous la houlette de Guillaume qui a bien observé le plan de son père pour que le jour venu le train puisse être déplacé dans son propre chalet, il guide les deux enfants en jouant à nouveau à chaud froid. Puis il se tait car Mathéo vient de voir un cailloux puis deux jusqu’à arriver au cairn. Le cairn ressemble plus à une maison en pierre levée avec une petite ouverture comme la décrit Rosine. Guillaume demande à Mathéo de glisser sa main à l’intérieur et voici ce qu’il dit en le faisant.

  • Il y a quelques choses de doux comme un nid rempli de duvet, je le prends, c’est un sac noir en velours avec une petite chaîne jaune.
  • En or lui dit Rosine.
  • En or si tu veux, je l’ouvre ?
  • Non, apporte le nous, venez les enfants vous reviendrez jouer mercredi prochain, pour l’instant nous allons rejoindre vos mamans et ouvrir le sac tous ensemble.

Tous se précipitent au ré-de chaussée où ils s’habillent aussi vite qu’ils ont descendu les marches, ils ont hâte de les découvrir les pierres précieuses si bien cachées aux yeux des voleurs. Car il fallait connaître l’histoire du petit poucet version papy pour les découvrir.

A la maison des Lanches il y a du nouveau aussi l’ouverture du petit sac est remise à plus tard, Assia a des contractions, et l’arrivée du bébé est imminente ce qui fait dire à Guillaume que sa femme s’est bien gardée d’affoler sa belle-sœur et que le travail a dû commencer depuis plus longtemps. Pierre qui est aussi médecin dans son peloton de gendarmerie est déjà sur place et le travail a commencé ; Clémentine gronde son frère en lui disant «  mais où étais tu ? Je t’ai envoyé au moins dix texto et appelé je ne sais combien de fois le chalet. Guillaume lui avoue être au grenier depuis plusieurs heures en ayant laissé son téléphone dans la poche de sa veste. Et il ajoute je t’expliquerais, pour l’instant je vais auprès de ma femme. Il s’écoule très peu de temps et soudain les trois enfants entendent pleurer le bébé. Guillaume sort de la chambre et présente à la famille réunie mais surtout à Mathéo une jolie petite fille qui pèse 3 kg 100 et mesure 49 cm et s’appelle Lulit ce qui veut dire Perle en français. Mathéo est ébloui par sa petite sœur mais ajoute, « pourquoi elle a la couleur de la neige ? Ce qui a fait rire petits et grands, et son papa lui explique que tous les enfants naissent blanc qu’il soit Africain ou non. ».

Quelques heures plus tard, il fait nuit et petits et grands sont réunis chez Clémentine, Guillaume a déposé sur la table les 7 pierres précieuses.  L’une d’entre elles attire le regard de tous, c’est une tourmaline bleu-vert, chacune des pierres a une couleur différente une noire une rouge, une belle émeraude, une jaune appelée pierre du soleil, une belle cornaline et une opale. Les grands comme les petits sont émerveillés de découvrir que Guillaume les connait toutes, mais il avoue que c’est le joaillier à qui elles appartenaient qui avait noté leurs noms sur chacune afin qu’elle soit authentifiée comme étant des  pierres précieuses. Tout ce petit monde va dormir, demain il y a l’école et dans deux jours aura lieu le  mariage de Pierre et Xavier.Guillaume attend Bastien qui doit arriver vers minuit, il veut lire le courrier du Colonel et savoir s’il va apprendre de nouvelles choses le concernant.

Ce n’est que le lendemain matin que Guillaume a fait part aux adultes de ce qu’il y avait dans la lettre du Colonel. «  Voilà cette nuit j’ai lu le courrier ou plutôt je devrais dire les dernières volonté du Colonel de la Roche. Il me demande de donner à Abebba l’ensemble des pierres précieuses, libre à elle d’en faire ce qu’elle veut, les vendre, les garder ou les offrir. Certes il sait bien que cela n’enlève en rien son geste, mais au moins ce sera la seule chose qu’il peut lui offrir car il ne possède rien, même son nom est usurpé, il n’a jamais eu de particules, son nom de famille est d’origine Serbe tout comme celui qui a tenté de me tuer en montagne, c’est bien son plus jeune frère. S’il était à la Légion Etrangère c’était le seul endroit où personne ne serait venu le rechercher. Je vous passe sous silence tout qu’ils ont fait au cours de leur vie. Mais son passé un jour l’a rattrapé, en arrivant en poste sur Djibouti il s’est retrouvé face au Commandant Ben qui le connaissait très bien et petit à petit ses mauvais penchants sont revenus au galop et il a glissé inexorablement vers cette pente dangereuse de vices et d’horreur. Lorsque je suis arrivé sur Djibouti, mon nom pas très courant l’a interpellé et il a compris en m’écoutant que j’étais cet homme qui selon ce qu’il en savait avait tué son frère et il n’a eu de cesse que de m’éliminer s’accordant les faveurs du Commandant Ben et de ses hommes de main pour me tendre divers pièges jusqu’au kidnapping de ma femme, mais son but était d’assassiner mon fils pour que je souffre tout autant que lui. Il avait mis une équipe de tueurs sur la tête de mon enfant. Il ignorait que j’avais Bastien et Pierre comme amis. Il termine ses aveux en me disant qu’il n’a pas eu le courage de se tuer la première fois, que sa femme qu’il avait appelé l’en a empêché et c’est la raison pour laquelle la balle s’était logée dans sa colonne vertébrale, il aurait préféré mourir comme je lui l’avais conseillé les armes à la main, et comme il n’a pas eu le courage de demander à sa femme de lui apporter une arme aussi lui a –t-il demandé des barbituriques de façon de s’endormir en lâche.

  • Mais l’interrompt Bastien, son récit il l’a écrit  il y a plus d’une semaine, il a dû l’ajouter après ton départ pour que cela figure sur sa confession.
  • Il est noté dans la marge qu’il a décidé une fois que j’étais partis de se donner la mort en ayant vu dans mon regard aucun pardon, au contraire il a senti que je l’emmènerais vers une prison qui n’aurait rien de doré pour lui.

La semaine est passée à une allure folle, Pierre et Déborah ainsi que Xavier et Abebba se sont mariés dans le village de Peisey-Nancroix en présence de leurs famille, tout le village des Lanches étaient présents, Assia et Guillaume se marieront plus tard ce qui a fait dire à Rosine «  comme ça on fera la fête deux fois. Youpi ! »

Au cou d’Abebba brillait le plus beau des rubis. Elle en a offert un à la petite perle qui vient de naître, c’est une opale. Les autres seraient vendus et l’argent ainsi récupéré servirait pour construire une maison en vue d’ accueillir les enfants  abandonnés nés des viols ainsi que ceux qui avaient eu à subir les prélèvements d’organes de la clique du Colonel. D’ici la semaine prochaine Xavier et sa femme repartaient pour Djibouti, vivre en France c’était impossible pour Abebba et Xavier avait trop de travail sur place pour tout laisser. Quant à Pierre il songe à s’établir comme médecin sur son village, mais il faut que Déborah ait son poste sur Bourg Saint Maurice, il est le commandant, elle devrait avoir sa mutation, en étant marié c’est plus facile, ensuite il fera comme son père, des médecins on en a besoin dans les villages alentours assez reculés. Quant à Guillaume  il monte une petite entreprise d’ébénisterie. Assia prendra un poste sur Bourg Saint Maurice de professeur de mathématiques, ce qui a fait dire à Rosine qui dansait avec son cousin :

  • Tu sais Mathéo pour les math on a besoin que des chiffres, si tu sais les aligner tu as tout juste. Moi quand je serais grande je serais professeur des policiers et je mènerais des enquêtes.
  • C’est le mariage, danse tu feras la policière demain.

 

FIN

Jeu expressions novembre.

expressions

 

Ce mois trois expressions proposées par CLARA :

Laisser pisser le mérinos

Mettre la charrue avant les bœufs

Curieux comme un pot de chambre

 

J’étais tranquille

Dans ma ville

quand mon voisin m’a interpellé

Qui des deux va nous peler?

pompom

Du pompon ou du jupon

jupon

Qui des deux  on va se récup?

Je n’ai pas lu les journaux

et laisse pisser le mérinos

 

Ne te fais pas de bile

Mais ne reste pas immobile

Bouge toi il est encore temps

d’évincer l’incompétent

Attention à ne pas mettre la charrue avant les bœufs

la main sur le cœur je le trouve déjà ennuyeux.

 

charrue

Demain ne soyez pas malade

où alors à la salade.

Il ne vous restera que vos yeux pour pleurer

 

Mais rester à l’affût de tout et 

curieux comme un pot de chambrevase

Un secret bien gardé (fin)

Le lendemain Guillaume s’envolait pour Paris afin de rencontrer le Colonel, à son arrivée sur Roissy, Bastien l’attendait de manière à ce qu’il puisse rentrer facilement dans l’hôpital,  au moment où Guillaume rentre dans la chambre il aperçoit deux soldats en faction devant la porte. Bastien ouvre la porte et les laisse seuls. Aucun des deux ne se salue et le Colonel passe à l’attaque le premier «  voilà donc l’assassin de mon frère jumeau, vous avez mis du temps pour comprendre ce que je vous voulais. »

  • Assassin, Monsieur c’est un bien grand mot, en montagne on assassine rarement les gens, sauf votre homme de main qui sur votre ordre a voulu m’exécuter, alors avant de m’accuser de quoi que ce soit attendez ma réponse.
  • Ah vous avez une autre version que celle de votre père.
  • Oui, et laissez mon père où il est, il nous a quitté. Il y a maintenant plus de six mois.
  • Je vous écoute, vous avez quoi pour votre défense.
  • C’et mon père qui a provoqué la chute malheureuse de votre jumeau ainsi que la mienne, mais si votre frère n’a pas pu se récupérer, moi j’y suis arrivé, et c’est la raison de la chute mortelle de votre frère.
  • – Chute mortelle vous voulez rire, vous l’avez laissé seul et il est certainement mort de froid.
  • Non, Monsieur, mon père est descendu dans la crevasse voir comment votre frère était, hélas la chute lui avait été fatale il était mort.
  • Pouvez-vous prouver vos dires ?
  • Prouvez, je n’ai rien à vous prouver Monsieur, vous pensez être blanc comme neige et jouez l’accusateur. Ce que vous avez fait est indigne de votre grade. Voire même de la déontologie que j’éprouve vis-à-vis des femmes, avez-vous songé que si d’autres hommes se permettaient de suivre vos traces vos propres filles pourraient vivre à leur tour la même chose.

Le Colonel se tait, Guillaume a l’impression qu’il a touché le père de famille qu’il est, ils ne disent rien pendant quelques minutes, puis c’est à nouveau le Colonel qui se ressaisit et lui assène ces quelques mots :

  • Vous avez la mémoire bien courte mes filles sont mortes, une à la naissance, l’autre de maladie, mais bon je reconnais que j’ai commis une erreur ;
  • Une erreur vous voulez dire je suppose une horreur !

Il y a un grand silence,  on entend seulement le cliquetis d’un chariot que l’on pousse dans le couloir. Le Colonel ne dit mots c’est donc à Guillaume de se lancer et de contre attaquer, il ne veut pas que le Colonel lui fasse porter un chapeau dont les bords seraient trop large pour lui, il est aucunement question qu’il dise que c’est sa faute, il va laisser planer qu’il a la confession de son père entre ses mains, après tout ce n’est qu’une question de jours, il le trouvera bien ce testament.

  • Monsieur, j’ai chez moi et dans un coffre le testament de mon père ou il explique la raison pour laquelle votre frère est décédé et pourquoi il m’a accusé. Je vais le remettre entre les mains d’un avocat et si vous voulez y avoir accès et bien vous passerez par moi et avec l’accord de ce dernier je vous procurerais le document.
  • Monsieur le Consul s’est donnant donnant ;
  • Comment ça ?
  • Vous dîtes au Général que vous avez commis une erreur et que je ne suis pas mêlé à ce trafic et outrages aux femmes.
  • Vous avez oublié la clef USB, en quittant Djibouti j’en ai fait faire plusieurs copies que j’ai données à plusieurs personnes, au cas où il m’arrive quelques choses. De plus le kidnapping de ma femme c’était quoi la raison ? Pour faire pression sur moi.
  • Mon frère avait dans son sac à dos des pierres précieuses, je veux que vous les rendiez à ma famille.
  • Quoi il est venu en montagne avec des pierres précieuses mais je rêve. Comment êtes-vous certain qu’il ne les avait pas laissés à l’hôtel dans le coffre-fort.
  • Pour la bonne raison que j’y suis allé à Peisey Nancroix, j’ai récupéré le sac de mon jumeau, on a jamais retrouvé son corps, votre père m’a dit que seul vous, étiez au courant de l’endroit précis.
  • Vous ne vous êtes pas posé la question pour savoir pourquoi mon père avait son sac à dos ?
  • Non, car j’ai eu une explication, vous étiez en train de faire une pause déjeuner et vos sacs étaient au sol.
  • Je rêve, mon père s’est moqué de moi mais aussi de vous. Où êtes-vous monté ? A quel endroit mon père as-t-il dit que l’accident avait eu lieu ?
  • Je ne m’en souviens pas exactement mais mon aide de camp m’a dit qu’il avait vu les deux chalets du refuge proche du glacier.
  • Et bien là où vous êtes allés ce n’est pas là que l’accident a eu lieu c’est sur la descente vers les Arcs alors que vous, tout néophyte que vous êtes mon père vous a conduit en été à un endroit où il vous était impossible de comprendre comment le terrain est au moment des premières neiges, c’est juste un chemin situé sur un couloir d’avalanche, or ce n’est pas une avalanche qui a entraîné la mort de votre jumeau c’est une plaque de glace où mon père a malencontreusement posé le pieds dessus et tout a basculé, glace, neige, mon père, votre frère et moi. Après ce n’est qu’une question de chance, et mon père est descendu dans la crevasse il a remonté le sac et la montre de votre frère. Lui, il est toujours là-haut pris dans la glace.
  • Guillaume je vous crois, mais pourquoi votre père m’a dit que vous étiez le seul coupable.
  • Mon père était en fin de carrière et il était bien trop fier pour avouer que c’était lui qui avait commis cette erreur, car ce n’est nullement une faute mais une erreur d’appréciation. Je ne pense pas que son supérieur ait pu lui en tenir rigueur. J’espère qu’il est mort en paix avec lui-même. Et vous mon Colonel vous allez assumer de quelles manières ?
  • Je suis mis à la retraite et si vous me poursuivez et bien j’accepterais mon sort.
  • Est-ce vous qui avez mis le sarin dans mon grenier ?
  • Non c’est le Commandant Ben, je ne suis coupable que d’avoir filmé les ébats non consentis des jeunes filles qui nous étaient confiés, et, en particulier d’avoir violé votre future belle-sœur, pour cela je comparaîtrais devant mes juges. Et, aussi d’avoir voulu vous faire payer la mort accidentelle de mon jumeau.
  • Adieu mon Colonel !
  • Et les diamants ?
  • J’ignore où ils sont, si je les retrouve je vous le dirais, mais par contre je ne sais pas s’ils appartiennent à votre famille ou s’ils ont été volés.

Quand Guillaume alors qu’il marchait vers la porte se retourne il voit que le Colonel ne dit plus un mot, il a les yeux perdus dans le vague et fixe un point que seul lui doit connaître. Quelques heures plus tard, alors que Guillaume sera dans l’avion il recevra un texto de Bastien l’informant que le Colonel a mis fin à ses jours avec des barbituriques apportées par sa femme, et qu’il ne s’est point raté. Il a laissé un mot pour le Consul de Djibouti, il a le courrier et il le lui apportera dès qu’il arrivera pour le mariage. Finalement, Guillaume pense qu’il n’a pas su la raison pour laquelle il ne s’était pas tué la première fois. Il espère que la lettre lui donnera toutes les explications qui lui manquent. Enfin en regardant par le hublot il voit ses montagnes, il rentre chez lui. Le procès n’aura peut-être jamais lieu faute d’accusés. Mais maintenant il lui faut retrouver le testament de son père pour que sa mère puisse reprendre le cours de sa vie. Et, si en plus il mettait la main sur ses fameuses pierres. il aviserait pour en connaître la provenance et verrait ce qu’il en ferait.

En remontant sur Peisey il fait le rapprochement entre la phrase de son père et les pierres précieuses, voilà ce que tout cela voulait dire, les pierres de Max. Elles seraient cachés dans la montagne et plus précisément vers les « cairns » mais lequel ? Il n’est pas possible de tout démonter pierres par pierres, de plus un sac de pierres précieuses ce n’est pas si gros. Donc il lui faut le testament, aussi après avoir téléphoné à sa femme, il se rend au chalet de sa sœur pour discuter avec sa nièce. Pierre a peut-être raison. Rosine était en adoration de son grand-père, elle le suivait de partout, buvait ses paroles, alors pourquoi son père ne lui aurait pas donné son testament où tout au moins en faisant un grand jeu il a pu lui confier son secret. Mais il ne peut de but en blanc la questionnée, il faut qu’il en parle à Clémentine. Et à eux deux ils verront comment procéder. Mais il doit aller voir sa mère avant de monter aux Lanches, d’une part pour l’informer des derniers événements et aussi pour lui parler des pierres précieuses ; il est possible que son père les ai offerte à sa mère montées sur un beau collier, quoique ce n’est pas le style de sa mère, il ne faut pas chercher midi à quatorze heures, il lui faut prendre tout ce qui lui arrive dans l’ordre, le testament et à partir de là il aura des éléments et si cela se trouve il aura la clef de l’énigme. Son père aura certainement noté en marge ou en codicille le lieu où se trouve le sac de pierres précieuses. Tout en descendant au chalet familial Guillaume est de plus en plus persuadé que les cairns et les pierres sont liés. Le Colonel lui a dit qu’il y avait 7 pierres, les cairns sont au nombre de 7, et son père est né en juillet, encore le chiffre sept et il se souvient qu’enfant il lui parlait des 7 merveilles du monde et des 7 plaies d’Egypte. Tout tourne autour de ce chiffre, est-ce une coïncidence, non car le petit poucet avait 6 frères .Décidément c’est bien ce chiffre la clef. Il n’a pas besoin de monter, il trouve sa mère en compagnie de celle de Pierre, elles se retrouvent pour finir de préparer la cérémonie de mariage de leurs deux enfants, mais là aussi tout est secret et Guillaume ne leur posera pas de questions, par contre il est bien obligé d’éloigner sa mère des préparatifs.

  • Odile, pardonnez-moi, mais je vous enlève ma mère, j’ai un renseignement assez important à lui demander, tranquillisez-vous je ne vais pas la faire parler du mariage.
  • Guillaume je ne me fais aucun souci vous êtes comme mon Pierre un gentleman.

Les deux femmes se quittent et tout en cheminant vers la demeure familiale, Guillaume informe sa mère des derniers événements, quand il lui parle des pierres précieuses, sa mère pose sa main sur le bras de son fils et lui dit «  tu crois qu’il est bon de remuer le passé, si le colonel est mort à qui donneras-tu les pierres si par hasard tu arrives à y mettre la main dessus »

  • Je ferais des recherches mais il semblerait qu’il y ait deux autres enfants, un frère et une sœur de Maxime de la Roche. Et puis les deux fils du Colonel ne sont en rien fautifs de ces horreurs. Quant à leur mère j’ignore si on va la juger. L’enquête n’est pas terminée, elle a lieu simultanément en France et à Djibouti, mais le seul en France qui aurait dû porter le chapeau vient de se suicider. Quant à sa femme elle va devoir se justifier auprès des autorités car c’est elle qui a apporté les barbituriques à son mari et heureusement qu’elle a été vue car je pense que j’aurai pu porter le chapeau. Et, Bastien se demande si ce n’était pas l’intention du Colonel.
  • Oh mon petit tu as échappé à un nouveau drame.
  • Maman ce ne sont que des suppositions, mais au vu de l’autopsie il a pris les médicaments dans les minutes qui ont suivis mon départ. Maintenant est-ce que papa t’as confié quelques choses concernant son testament ?
  • Il m’a dit j’ai fait un testament, seul Guillaume pourra le trouver. Qu’il oublie mes égarements et qu’il se souvienne du papa que j’étais. Surtout j’espère qu’il me pardonnera.
  • Les mystères s’ajoutent aux mystères, décidément papa a toujours aimé jouer à l’agent secret, un souvenir de sa jeunesse quand il faisait le baroud avec ses copains de régiment.
  • Tu sais ton père m’a souvent tenu loin de ce qu’il faisait c’est certainement la raison pour laquelle je suis devenue cette romancière écrivant des polars.
  • Tu écriras notre histoire en changeant les noms.
  • Effectivement il y a de quoi raconter, alors que vas-tu faire pour trouver ce testament ?
  • Je vais chez Clémentine pour discuter avec Rosine.
  • On voit que tu es un peu à côté de tout, elle est à l’école, nous sommes mercredi mais cet après-midi elle n’a pas danse, ta sœur a annulée quand elle a vu le temps qu’il faisait.
  • Raison de plus pour y aller, je veux en discuter avec Clémentine, si la petite lui a fait des confidences elle va pouvoir m’aider à chercher.
  • Bonne chance mon chéri.

Guillaume trouve que sa mère avait un air de tout savoir, il rejoint sa voiture et monte aux Lanches afin de discuter avec sa sœur des derniers événements, il espère pouvoir comprendre. Clémentine est toute heureuse de voir arriver son grand-frère, il discute à bâtons rompus du mariage, puis de ce qu’il a fait sur Paris, la mort du Colonel lui laisse un arrière-goût amer, mais comprend que vivre dans un fauteuil roulant après avoir fait les cent coups et surtout se voir confronter à ses pairs et répondre d’accusation de viols, peu affronte la justice, sauf ceux qui ont des remords et acceptent de payer pour leur faute, ce ne devait pas être le concepts du Colonel. Pauvres enfants, si la mère est condamnée ils seront placés, elle espère qu’une famille pourra s’occuper d’eux. Puis tous deux essayent de rattraper les vingt années où ils n’ont pas vécu ensemble. Assia arrive à midi quinze après avoir récupéré au bus les trois enfants. L’absence de Bastien se fait ressentir surtout auprès du petit Noa, son père lui manque, quand à Katleen c’est une magnifique enfant qui sait charmer son oncle. Mathéo raconte un épisode de la matinée à l’école de Peisey. Il est fier d’avoir montré sur la mappemonde à l’ensemble de l’école où se situait Djibouti. « La prochaine fois, Papa tu me donneras des photos je leur ferais voir comme c’est beau l’Afrique, mais Rosine l’interrompt en lui disant :

  • Moins que le Mont Pourri et le Mont Blanc, la mer c’est plat, ici c’est toujours plus haut, il y a des montagnes qui grattent le ciel, les couleurs changent, le matin tu as du rose, et le soir c’est parfois violet ou rouge carmin, tantôt jaune ou pourpre, la mer c’est uniforme.
  • Papa, nous lui montrerons les dunes de sable qui changent de forme sous le vent, qui ressemblent à des fantômes la nuit et qui le lendemain ressemble à des bédouins marchant dans le désert.

Au moment où Rosine vexée va lui rétorquer que la montagne est encore plus belle, Guillaume les interrompt et demande à Rosine si elle n’a pas un colis pour lui. La petite fille ouvre des grands yeux et lui demande si « c’est un colis qui est arrivé par la poste ou si elle doit l’avoir parce qu’une personne lui l’a remis. » Guillaume lui répond «  tu dois l’avoir et je pense même que c’est ton grand-père qui te l’a confié. » La petite fille se tortille dans tous les sens et lui dit : oui j’ai un colis mais grand-père m’a dit que si Guillaume son fils revenait je devrais lui faire deviner l’endroit où il l’a caché. Mais il m’a dit il faut qu’il revienne avant qu’il se soit écoulé un an après que je sois partis pour toujours. »

  • Dans ce cas qui devrait le chercher ?
  • Mamie !
  • Tu es certaine de ce que tu dis ?
  • Je dis la vérité Guillaume.
  • Bien, je te crois, mais pourquoi maman ne m’a rien dit demande-t-il à sa sœur ?
  • – Tu connais Maman elle nous a toujours appris à nous débrouilleur seuls alors dans ce cas, elle veut qu’il en soit de même.
  • Mais ce testament il est surtout pour elle.

C’est à ce moment que Rosine interrompt le frère et la sœur, «  ce n’est pas un testament c’est un cahier, papy m’a dit c’est ma confession » mais il n’a pas voulu me dire ce que cela voulait dire. »

  • Alors avant la fin de la journée je dois avoir mis la main dessus, on va procéder comme pour un grand jeu, tu as déjà joué à froid ou chaud ?
  • Oui ! Plus on se rapproche de l’endroit où l’objet est caché plus on dit que tu as chaud. Si on s’en éloigne on dit que l’on a froid. Si tu veux jouer à ce jeu je peux te dire qu’ici c’est le Pôle Nord voire l’Antarctique.
  • D’accord Rosine, nous allons descendre en voiture chez Mamie est-ce que je me rapproche ?
  • On y va je te dirais au fur et à mesure ;
  • Attention lui dit Clémentine, tu es bien certaine de savoir où grand-père a caché ce cahier.
  • Non, je ne sais pas la cachette exacte mais papy m’a dit que Guillaume comprendrait très vite une fois qu’il serait au bon endroit.
  • T’inquiètes Clémentine, je sais où se trouve la cachette de papa. Nous y allons. C’est à ce moment-là que Mathéo intervient pour lui demander de les accompagner. Son papa lui dit que si Rosine est d’accord, lui il veut bien. Mamie est dans son petit salon elle écrit, elle ne parait nullement surprise en voyant arriver les deux enfants suivis de son fils Guillaume. Mathéo lance à qui veut l’entendre : Mamie nous allons jouer à froid et chaud. Mamie Cathy souri, elle comprend rapidement que la découverte du cahier se fera rapidement, c’était le jeu préféré de ses propres enfants, et Guillaume a toujours été le gagnant. Ils s’éloignent et elle les entend monter dans le grenier. Elle les aurait bien suivis, mais elle préfère que Guillaume soit seul avec les petits, ce sera comme une suite, un passage pour leur famille et ils garderont le secret jusqu’à ce qu’à son tour elle mette son propre testament dans le lieu choisi par son mari. Mais revenons dans le grenier où Guillaume joue à faire languir les enfants, s’il avait voulu il serait allé directement dans la salle au train et dans la petite gare qui s’éclaire le soir quand le train tourne il aurait découvert une clef qui lui permettrait d’ouvrir le coffre au trésor que son père avait caché lorsqu’il avait construit le chalet ; ce qui du reste pensait refaire Guillaume dans son propre chalet, mais il en n’était pas encore là.
  • Au bout d’une heure de jeu, Mathéo veut aller voir sa maman, aussi Guillaume se rapproche assez rapidement de la salle où se trouve le train, il sait que Mathéo sera ébloui par cette gare miniature, il n’aura plus envie de s’en aller en la voyant. Quand Guillaume entend tu brûles mais tu n’es pas au bord du volcan il se hisse sur la pointe des pieds et décroche la clef de la porte de la soupente du grenier. Et là devant les yeux émerveillés des deux enfants leur apparaît comme surgit de nulle part le train que le père de Guillaume a mis toute une vie à réaliser. Guillaume met en marche le train et dans la pièce apparait le Mont Pourri, les cascades environnantes, les chalets de Peisey et la micheline qui serpente dans la montagne et qui se cache en passant sous les tunnels réalisés par son père. C’était une merveille songe Guillaume c’est devenu un chef d’œuvre. Etant trop grand il va demander à Rosine de passer sa main dans la petite gare qui est allumée et de lui donner la clef qu’elle va y trouver. Elle s’empresse de le faire et comprend que le jeu s’arrête là, car ils sont dans la pièce que son grand-père lui avait montré, mais elle ne l’avait jamais ouverte attendant que son oncle puisse le faire dès qu’il serait de retour.
  • Rosine, j’ai une question, pourquoi avoir attendu quatre mois avant de m’en parler et encore c’est moi qui te l’aie demandé ?
  • Je voulais que ce soit Mamie qui le trouve ; je te connaissais pas encore, puis quand j’ai vu mamie et maman tellement contente je pensais te le dire, puis papa m’a interdit de me mêler des affaires des grands, alors je ne savais plus quoi faire.
  • Ce n’est pas grave ma puce, rejoint avec Mathéo ta grand-mère j’ai besoin d’être seul.
  • Papa on pourra revenir jouer avec le train de Papy,
  • Mathéo c’est mon train, vous reviendrez jouer mais pas aujourd’hui. Maintenant descendez tous les deux, le secret de papy doit rester un secret même pour vous deux. Un jour vous saurez.

Guillaume se dirige vers le fond du grenier, passe par la porte où se trouve la cuisine de Clémentine, que Rosine doit déjà connaître, il pousse une seconde porte et se trouve dans le bric-à-brac de son enfance. Ici  son vélo bleu, ailleurs le coffre aux déguisements, il le pousse et fait apparaître une porte dans le mur, il introduit la clef et se trouve face à un coffre-fort, celle-là il ne l’avait pas imaginé. Quel va en être le code? Il lui faut réfléchir. Qu’est-ce que son père a pu mettre. Il essaye la date de naissance de son père, de sa mère, la sienne, celle de sa sœur. Rien, il n’y arrive pas, il lui faut comprendre son père et brutalement il sait. Il lui faut mettre la date de l’accident sur le Mont Pourri, en effet le déclic se fait entendre la porte du coffre s’ouvre, à l’intérieur une enveloppe kraft sur lequel il est noté ceci est mon testament à n’ouvrir qu’en présence de ma famille élargie, celle de Guillaume ainsi que celle de Clémentine. A côté il y a un cahier d’écolier, dessus il est noté pour Guillaume, puis il y a une montre en or, c’est celle de son arrière-grand-père qui s’est transmise de père en fils, le testament lui dira si elle lui revient ou non. Il y a aussi son arme de service, Guillaume referme le coffre, laisse l’arme et la montre et attends que le notaire procède à l’ouverture du testament comme cela doit se faire, alors il sera toujours temps de venir à nouveau ici et de remettre la montre à celui que son père aura désigné. Quant à lui il emporte le testament et le cahier. En bas il trouve les enfants devant un bol de chocolat et il entend sa mère leur raconter une histoire, curieusement c’est la version modifiée que son père leur racontait sur le petit poucet, étrange, sa mère en sait-elle plus qu’elle a  bien voulu lui dire. Sans faire aucun bruit il se dirige vers son ancienne chambre et s’allonge sur son lit et ouvre le cahier de son père.

Demain l’épilogue….Alors à suivre…..

Un secret bien gardé ( suite )

  • Et, tu n’as jamais fait le rapprochement avec le Colonel ?
  • Mais je ne le savais pas, c’est la semaine dernière avant de monter sur le Mont Pourri que ma mère m’a dit, c’est la même course que tu as fait avec ton père lorsque Monsieur de la Roche est mort. J’ai cru que le sol se dérobait sous mes pieds quand elle m’a révélé son nom, jusqu’à ce jour je l’ignorais, mon père l’avait appelé Monsieur Max.
  • Quel âge avait ce Max ?
  • Une dizaine d’années de plus que moi !
  • Donc un frère au Colonel.
  • Oui, car la coïncidence est trop importante pour ne pas avoir une ramification avec les événements que nous venons de vivre.
  • C’est une des raisons qui te pousse à croire que Xavier est coupable, car ancien aide de camp du Colonel, mais n’oublie pas il a été limogé quand il a eu vent des faits horribles sur les femmes.
  • Sur les femmes j’en conviens, mais si le Colonel lui a révélé qu’il voulait ma peau, s’il en a reçu l’ordre avec à la clef la possibilité de rejoindre l’armée.
  • Tu fais beaucoup trop de suppositions, nous allons dormir  et demain nous établirons un plan de bataille, là malgré que ce que tu me racontes soit passionnant je tombe de sommeil.
  • Juste une chose Pierre, ma mère a ajouté , qu’elle n’a toujours pas retrouvé le testament de mon père, et avant de s’en aller pour toujours il lui a dit une drôle de chose : « si Guillaume revient dis-lui de suivre les cailloux comme le petit poucet il trouvera les pierres de Maxime ».
  • Guillaume je sens que je ne vais pas dormir de la nuit, tu m’as posé une énigme, c’est bien de toi…Ton père…Décidément… Bon je file me coucher à demain matin.
  • Huit heures tapante chez moi, je t’offre le petit déjeuner.
  • A demain ! Et surtout dort ne réfléchit pas à ce que ton père a dit, nous regarderons cela ensemble.

 

Lorsque les deux amis se quittent il tombe une neige fine, elle ne tient pas mais ce sont les prémices de l’hiver, tous les deux le savent. Une longue accolade et ils se séparent, Pierre remonte chez lui, en chemin il est perplexe que voulait dire le père de Guillaume ? Sûrement quelques choses qui le rattachent à son enfance, il va se coucher car il est fort tard, mais il orientera les recherches de Guillaume de ce côté-là. Auparavant il envoie un texto à son vieux frère d’armes son ami Bastien. Il est sur une affaire et il veille tard, du reste la réponse ne se fait pas attendre. Satisfait il va se coucher.

Si Pierre a bien dormi ce n’est pas le cas de Guillaume, il s’est retourné maintes et maintes fois et cela a réveillé Assia, qui comprend que son mari est soucieux, il veut la préserver et ne lui dit pas grands choses, elle respecte sa manière de fonctionner, surtout que depuis quelques jours elle a des contractions, mais la France ce n’est pas l’Afrique et elle pourra gagner l’hôpital le plus proche rapidement. Mais elle sait que ce n’est pas le moment, Guillaume lui dira plus tard ce qui l’empêche de dormir. Guillaume la prend dans ses bras en lui chuchotant « je t’aime «  et ils s’endorment enlacés. Quelques heures plus tard, Guillaume dort profondément, Assia se lève et 

va préparer le petit déjeuner de Mathéo, en regardant par la fenêtre elle voit arriver Pierre, il entre et lui dit qu’il avait rendez-vous avec Guillaume et qu’il doit lui offrir le petit déjeuner. Assia et Mathéo sont très content de pouvoir discuter avec Pierre. Mathéo lui raconte l’école, lorsque Guillaume arrive l’air endormi mais déjà habillé et rasé de près.

  • La douche ne t’a pas réveillé mon vieux ?
  • Je n’ai pas bien dormi, mais je pense que cela ira mieux. Alors il a neigé ?
  • A peine, Mathéo vient voir ?

Mathéo se précipite à la fenêtre et sa petite bouche s’arrondie pour former le plus beau « oh » que tout Savoyard admirerait, car autant d’admiration pour de la neige, il faut être à moitié Africain pour pouvoir en avoir.

  • Voici la première neige Mathéo, en avais-tu déjà vu ?
  • Oui !
  • Ah et où ?
  • Sur mon grand livre d’images.

Tous les adultes s’esclaffent devant la spontanéité de l’enfant. Assia qui en n’a jamais vu explique tout de même à Mathéo qu’il va être obligé ce matin de mettre les jolies bottes fourrées que Rosine lui a données, la parka que sa mamie lui a achetée et le bonnet et les gants. Ce qui fait dire à Pierre, tu ressembleras à un petit esquimau.

Mathéo est content et comme dit son papa » j’espère qu’il le restera lorsqu’il s’apercevra que la neige est froide lorsque le blizzard souffle et qu’il rentrera de l’école courbé en deux. Assia emmène Mathéo chez Clémentine, c’est elle qui emmène les enfants à l’école, puis elle papotera avec la sœur de son mari, et laissera les deux amis discutés, ils ont l’air de deux conspirateurs pensent Assia lorsqu’elle arrive au chalet où Rosine toute encapuchonnée attend son cousin, à leur arrivée Mathéo reçoit une volée de boules de neige. Il est surpris à la première boule, puis il gravit rapidement les marches déneigées du chalet, Rosine est décontenancée, elle pensait qu’il allait jouer avec elle, mais le petit garçon n’en n’a pas envie, il ne comprend pas pourquoi sa cousine la tape avec de la neige dure. Clémentine lui explique et les deux enfants s’embrassent. Puis il est temps d’aller à l’école, Clémentine les accompagne à pieds au petit bus qui passe et rejoint rapidement sa belle-sœur. Elle cause de tout et de rien, mais toutes deux se sont bien aperçues que Guillaume n’allait pas bien et elles se perdent en conjoncture de toutes sortes.

Pendant ce temps bien installé devant la cheminée les deux hommes continue leur conversation mais auparavant Pierre demande à Guillaume d’appeler Bastien. Mais ce dernier n’est pas à son poste il a dû se rendre à l’hôpital, ce qui n’inquiète nullement Pierre, mais il doit une explication à Guillaume.

  • Pierre explique moi ce que tu sais concernant Bastien ?
  • Cette nuit en rentrant j’ai informé Bastien en ce qui concerne le mort du Pourri, il m’a dit dès demain je me rendrais à l’hôpital des armées et je demanderais au Colonel ce qu’il veut exactement à mon beau-frère, en saurais je d’avantage, je l’espère.
  • Ah je vois mais j’espère qu’il ne veut pas me tuer ou me faire rayer de mon poste, quoique j’ai pris une décision j’ai écrit ma lettre de démission, je ne veux pas repartir comme Consul ni comme Ambassadeur, ce que l’on me proposait, j’arrête, je veux vivre chez moi, adieu la gloire et les emmerdes. J’ai travaillé un an sur Lyon chez un ébéniste, il a énormément de travail, il est d’accord pour me passer des commandes j’attaquerais dès janvier. Et je passerais le Brevet d’Etat de guide de Haute Montagne au cours de l’année suivante. En attendant j’espère que tu me feras participer à des courses ; et cet hiver j’emmènerais Mathéo skié. Je n’ai pas dû perdre le ski c’est comme le vélo quand tu sais, tu reprends là où tu t’en étais arrêté.
  • En effet, mais maintenant que tu sais ce que tu vas faire si on essayait de comprendre les mots de ton père. Ta sœur ne t’a rien dit à ce sujet.
  • Avec Clémentine j’ai seulement parlé du testament, elle ne voit pas où notre père a pu le cacher.
  • Je me demande si ta nièce ne pourrait pas l’avoir en sa possession.
  • Tu rêves Pierre, ce n’est pas un vulgaire papier, c’est tout de même le testament de mon père. Quoique à part ce que nous avions déjà, Clémentine et moi depuis le départ de notre grand-père paternel, les deux terrains le reste revient tout à notre mère. Donc son testament si c’est pour me dire qu’il ne veut pas que j’ai une part de son héritage à la mort de ma mère et bien je m’en fiche complètement.
  • Guillaume arrête de te mortifier, ton père t’as fait porter le chapeau pour éviter que son parcours professionnel soit endeuillé par son erreur, mais il n’a pas pu au moment où il a fait son testament ne pas te coucher sur celui-ci.
  • – Possible, alors il faut que je le trouve, mais tu as raison je demanderais pour en être certain si Rosine futée comme elle est, ne sait pas quelques choses. Pour l’instant il nous faut essayer de comprendre ce que veut dire les pierres de Max.
  • « Il te faut suivre les cailloux comme le petit poucet et tu trouveras les pierres de Max. » Ces mots ont-ils une résonance dans ta tête ?
  • Enfants notre père nous lisait souvent le petit poucet, mais à part ça je ne vois vraiment rien d’autres.
  • Clémentine peut nous apporter un autre éclairage ; tu devrais lui demander.
  • Si j’en parle à Clémentine je mets forcément Assia au courant et je ne veux pas la troubler avant que notre enfant arrive.
  • Mais tu peux en parler qu’avec ta sœur, pour ta femme tu verras selon ce que nous allons apprendre.
  • Réfléchissons, j’ai tout de même pensé aux cailloux qui se trouvent sur le terrain légué par notre grand-père et où Clémentine et moi nous allons mettre nos chalets. Sur le haut du terrain là où nous ne pourrons pas faire grands choses il y a 7 monticules de rochers, maintenant on nomme cela, des « cairns » Clémentine disait pendant que notre père nous racontait à sa façon les contes de notre enfance, que les sept monticules de pierres feraient une belle cachette pour que l’ogre ne mange pas le petit poucet.
  • Et bien c’est déjà une piste, tu vois il faut que tu en parles à ta sœur. Aujourd’hui ce sera difficile d’y accéder, mais cette première neige ne tiendra pas, dès demain nous nous y rendrons. Maintenant il ne nous reste plus qu’à attendre l’appel de Bastien et de discuter avec Rosine.

C’est à ce moment précis que le téléphone de Guillaume interrompt leur discussion, il répond et au fur et à mesure Pierre voit qu’il est soulagé, son visage s’éclaire, il entend merci Xavier et à bientôt.

  • Alors raconte-moi tout, tu as eu le vrai ou le faux Xavier ?
  • Xavier le seul et unique, j’ai paniqué pour rien, l’Ambassadeur d’Ethiopie a été plus loin que ce que je le  lui avais demandé, il a convoqué Xavier tout en mettant une surveillance rapprochée sur lui, il est venu et ils ont discutés, il ne m’en veut nullement il comprend que tous ces drames aient pu me laisser le soupçonner. Pour le ski il m’a dit je t’expliquerais mais d’ores et déjà sache que j’étais moniteur de ski en Slovénie, et lorsque je t’ai parlé des montagnes je ne suis pas rentré dans les détails, je voulais dire les Alpes françaises. Désolé mon vieux de t’avoir fait douté.
  • Bon, on avance petit à petit, maintenant il nous faut avoir Bastien en ce qui concerne ce Maxime, j’espère qu’il pourra parler au Colonel. Ensuite nous résoudrons tout le reste, et les méchants seront punis.
  • Quel beau raccourci tu fais !

Ce n’est qu’en fin de soirée que les deux amis ont pu avoir des nouvelles de Bastien ;  après leur avoir exposé la manière dont il est entré dans le vif du sujet avec le Colonel, il leur apprend que ce dernier veut avoir le Consul face à lui et qu’il ne parlera qu’à ce moment. Mais il a confirmé que le mort du Mont Pourri était son frère jumeau.

 

A suivre…

Détesté/ Aimé

Chaque dernier samedi du mois (donc ce 26 novembre), Renée nous demande de lui parler un peu d’un événement ou moment que nous avons détesté et aussi de lui parler de ce que nous avons particulièrement aimé.

C’est ICI chez Renée

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Ce mois de novembre j’aurais pu écrire tous les jours sur ce que j’avais détesté, il y en avait à la pelle, mais j’ai choisis ce sujet qui me semble pas anecdotique mais qui ne nous promet pas des jours meilleurs au contraire je les vois bien noirs…

Voici les faits, chacun jugera comme il est, comme il ressent mais l’IVG en France ne date pas d’hier, 40 ans que Madame Veil pourtant à droite s’était faites conspué par ses amis et par d’autres…

Si l’IVG s’est invité dans une certaine primaire de la droite, elle s’est aussi invité à l’Assemblée Nationale pas plus tard que ce mercredi, mais bien entendu les médias ne parlaient que d’un débat, alors s’est pratiquement passé à l’as:

Ce matin, mercredi 23 novembre, la commission des affaires sociales devait examiner un projet punissant l’entrave à l’IVG. Suite à l’intervention brutale et aux insultes de plusieurs députés Les Républicains, la présidente (PS) de la commission a dû suspendre les débats.

« On n’a jamais vu cela, des hurlements et des insultes, c’est du jamais vu dans notre commission ». Une membre de la commission des affaires sociales, la députée de Haute-Garonne Monique Iborra n’en revient toujours pas et parle d’une hystérie collective. L’examen d’une proposition de loi sur l’IVG (déposée par le PS) s’est transformé en véritable bataille rangée. Le texte portait sur l’extension du délit d’entrave au droit à l’IVG. La loi prévoit des sanctions (2 ans de prison et 30 000 euros) pour les « commandos » anti-IVG et autres pressions physiques ou téléphoniques.

Ce texte permettait d’étendre les sanctions aux site « pro-vies » qui dissuadent sur le terrain numérique les femmes de pratiquer l’IVG.

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J’ai aimé chez moi en Saône et Loire la pratique du « gourmet-bag à la française au lieu du doggy-bag ailleurs; je vous explique lorsque vous allez au restaurant, les restaurateurs qui adhèrent au projet  plus de 80 en Saône et Loire vous permettent d’emporter ce qui  reste soit dans votre assiette soit dans le plat qui est sur la table ainsi que ce qui reste dans votre bouteille de vin. Cela évite le gaspillage.

Les restaurateurs qui adhèrent à ce projet en font la promotion auprès de leurs clients.

Du vendredi 25/11 au dimanche 27/11  les restaurateurs qui pratiquent le gourmet-bag offriront soit l’apéritif soit le dessert à tous ceux qui viendront manger dans leur restaurant.

Cet événement s’inscrit dans le de cadre de la Semaine européenne de réduction des déchets, du 19 au 27 novembre 2016, dont l’objectif est de sensibiliser tout un chacun à la nécessité de réduire la quantité de déchets générée.