Le souterrain de la désespérance ( suite 10)

Déjà trois semaines que la petite Marine a été enlevée, rien n’est venue étayer sa mort, aucun suspect n’a été arrêté, la famille de Claudie et le père de Marine ont unis leurs efforts. Les policiers étaient arrivés à la maison du lac le lundi matin à 6 h. Il n’y avait personne dans la maison, seule la camionnette blanche était devant le portail. Les deux frères avaient dû repartir avec l’autre voiture, la camionnette rouge, Ils avaient questionnés les deux pères pour savoir ce qu’ils avaient fait le samedi. Ni l’un ni l’autre ne les avait renseignés concernant leur entrée dans la maison, mais ils avaient dû alerter les deux frères, car la clef était restée dans la serrure. C’était certainement la raison pour laquelle ils avaient abandonnés la voiture. A cause de ce concours de circonstance, l’enquête piétinait, car personne n’avait pu suivre la voiture, et la plaque d’immatriculation ne correspondait pas à cette voiture et son propriétaire avait un tracteur qui portait la même plaque. Décidément tout se liguait contre eux.

Aussi sans rien dire aux policiers ils avaient repris leur recherche après avoir appris de Madeleine que Bernard avait une coquette maison sur la départementale du côté de l’usine désaffectée.

Quatre jours avant la fuite de Marine, une conversation téléphonique avait alerté les policiers. En effet tous les jeunes avaient été mis sur écoute, au cas où un élément en la faveur de leur enquête puisse être apporté par les gamins. Le fils du commissaire avait vers 8 h appelé la jeune Marion et lui avait dit ceci :

  • «  Est-ce que le fait que je n’ai pas dit que c’était moi qui avait ôté la roue du scooter puisse avoir une incidence sur le cours de l’enquête ? » Marion avait eu une hésitation, puis ne sachant quoi lui dire avait raccroché. Mais Jules avait rappelé :
  • Ton silence en dit long, j’aurais dû parler dès le départ, j’ai entendu une conversation de mon père j’ai peur qu’il pense que la roue a de l’importance sur la disparition de Marine. De plus il n’est plus en charge de l’enquête, je n’en connais pas la raison.
  • Ecoute-moi Jules si tu aimes Marine autant que tu le prétends, tu dois parler à ton père. Si tu ne le fais pas je le ferais moi-même et  je me rendrais au poste de police et je demanderais à parler à l’inspecteur.

Mais rien ne s’était passé comme Marion l’espérait, car à 8 h 15 une voiture de police toute sirène hurlante et avec le gyrophare s’était arrêtée à la fois devant le domicile de Jules et aussi devant celui de Marion. Ils avaient été emmenés au poste et depuis une heure, séparément ils étaient interrogés. Mais rapidement il avait fallu se rendre à l’évidence, malgré cette roue démontée, ils n’étaient coupable de rien. La jeune Marion avait été rapidement relâchée, quant au fils du commissaire il avait été placé en garde à vue plus pour que cela lui serve de leçons, mais l’inspecteur voulait le présenter à un juge pour entrave à l’enquête. Il leur avait fait perdre un précieux temps.

Même si l’enquête piétinait ils avaient épluchés des listes de délinquants sexuels, car c’était l’évidence même ce devait être un prédateur. Ils en avaient montrés des photos à leurs témoins, dessinés des portraits robots. Aucune ressemblance n’avait été trouvée avec aucun des délinquants de la région. Ils avaient visité des hôpitaux psychiatriques pour savoir si tel ou tel malades étaient sortis récemment, rien cela n’avait rien donné. Ils étaient dans une impasse. Mais maintenant ils avaient la description assez fidèle par les deux pères, des trois frères. L’aîné avait travaillé à la mine, le second là il y avait une énigme, personne ne trouvait de traces le concernant, quant au plus jeune il avait fait plusieurs séjours en hôpital psychiatrique mais depuis 6 mois personne n’avait eu de ses nouvelles, il ne rendait plus aucune visite à l’infirmière qui le suivait. Son appartement en ville était vide et aucun de ses voisins ne l’avaient vu.

Ils allaient passer à la vitesse supérieure, visiter chaque maison qui se trouvait proche du lieu de l’enlèvement et petit à petit s’en éloigner. Fouiller des carrières, la mine tous les endroits susceptibles de cacher ces deux gamines, mais surtout il leur fallait les retrouver vivantes.

Mais à 10 h un appel téléphonique allait bouleverser le petit commissariat, un homme de passage dans la région avec femme et enfants avaient découvert, gisant dans un fossé le long de la départementale, une fillette voire une jeune fille. Une patrouille s’était rendue immédiatement sur les lieux, en effet il s’agissait de la petite Marine, elle était habillée d’une longue robe noire, pieds nus et semblait dans le coma. Les pompiers diligentés sur les lieux avaient découvert l’indescriptible, l’horreur, cette jeune fille avait subis des sévices sexuelles innommables. Son cœur battait faiblement, elle avait les pieds en sang. Point n’est besoin de dire qu’elle avait été rapidement transporté à l’hôpital le plus proche où ils avaient mis un policier devant sa porte En haut lieu il avait été décidé de ne pas informer la presse pour laisser le temps à la jeune fille de sortir de son coma et pour éviter d’alerter le ou les kidnappeurs, qu’elle avait été découverte. Bien entendu Monsieur Duchamps avait été prévenu, et depuis il n’avait pas quitté le chevet de sa fille. Pour ses voisins il était allé dans sa famille, ne pouvant plus supporter l’attente.

Les investigations avaient repris sur la départementale, car d’un côté il y avait une usine désaffectée avec des abris plus ou moins écroulés et de l’autre côté il y avait l’ancienne mine que l’on murait petit à petit, mais aussi le musée ou ils passaient chaque jour un grand nombre de visiteurs, les recherches se dirigeaient donc plus vers l’usine que la mine. Chaque jour qui allait passer était un jour en moins pour sauver l’autre gamine, car les policiers avaient peur des représailles sur la première. Mais tout allait virer au cauchemar quand l’après-midi du quatrième jour depuis que Marine avait été découverte, au lac sur le même lieu de sa disparition, une fillette de 12 ans avait à son tour disparue. Le capitaine s’était rendu à l’hôpital car Marine donnait des signes d’un réveil imminent, sans la brusquer ils espéraient qu’elle pourrait leur dire si elle connaissait son lieu de détention car tout portait à croire qu’elle s’était échappée seule, et non déposée là par ses violeurs. En effet il n’avait pas été relevé de pas aux alentours, seuls les pieds nus de Marine s’étaient imprimés dans la terre humide. Ce n’est que le soir que Marine avait ouvert les yeux, d’abord éblouie elle les avait refermé assez rapidement puis peu à peu elle avait commencé à s’habituer à la lumière de la chambre. Son père était là, il l’avait prise dans ses bras, embrassé sur le front, puis, ils s’étaient mis à pleurer. Marine ne comprenait pas ce qu’elle faisait là, qui l’avait amené ? Elle se souvenait juste du balai incessant des voitures, du froid qui l’avait envahi et elle avait sombré dans le sommeil. Mais son père et le policier lui apprennent qu’elle était dans le coma lorsque le couple l’avait trouvé sur la départementale couchée dans un fossé au trois quart remplis d’eau.

  • Est-ce que vous pouvez nous dire comment vous avez pu échapper aux personnes qui vous retenaient prisonnière.

Marine se souvient, toute l’horreur de ces trois semaines revient à la surface, elle se met à pleurer, son père à qui on a demandé de sortir s’inquiète pour son bébé, mais le policier qui est avec lui, le rassure, c’est normal votre fille est obligé de se souvenir de ce qu’elle a vécu, mais mes collègues connaissent leur métier, ne vous inquiétez pas ils vont veiller sur elle. Ils sont venus de Paris, ce sont de grosses pointures en matière de criminologie et d’enlèvements.

  • J’espère qu’avec ces Messieurs il y a une femme, c’est plus facile pour une jeune fille de parler de ce genre de choses avec une femme.
  • Ne vous inquiétez pas, allons venez avec moi, ne restons pas là.

Et, bien malgré lui le père de Marine accepte de s’éloigner, et pendant ce temps Marine explique à ses policiers qui ont déjà entendu des horreurs l’innommable, les atrocités que cet homme barbu et son frère lui ont fait subir. Bien qu’habitué à recueillir ce genre de confessions ils sont fort émus, voire bouleversés, cet homme est le pire des sadiques dont ils ont eu connaissance à ce jour. Puis, Marine en vient à sa fuite, elle explique, elle voit sur leur regard qu’ils sont sceptiques alors elle insiste :

  • Non, j’en suis certaine je n’étais pas à l’usine désaffectée, j’étais dans la mine.
  • Nous vous croyons, mais nous sommes étonnés car elle a été fermée puis la plupart des boyaux ont été condamnés voire murés.
  • J’ai reconnu le grand parking où les visiteurs se garent, j’ai vu que certains puits étaient murés mais celui-là est assez loin et à ciel ouvert, il y a bien un grillage autour mais il a été à moitié arraché.
  • Donc je résume, vous étiez comme dans une cage, fermée par une grille, couchée sur un matelas. Au milieu il y avait un couloir peu éclairé, et au bout une porte en ferraille qui grinçait. Quand vous vous êtes échappé, vous avez toujours été sur la gauche, vous avez compté au moins 5 intersections, ces couloirs étaient éclairés par des petites lampes de chaque côté, le sol était meuble, des murs tombaient par moment de la poussière grise, à un moment donné ce mur vous a fait tomber dans un trou d’eau, puis légèrement plus loin la galerie était fermée par une porte en bois à claire-voie que vous avez réussis à casser. Ensuite à partir d’ici vous savez sentis de l’air frais et entendu crier des enfants. Vous en avez conclus être proche du musée. Puis il y avait un mur devant vous mais en allumant votre lampe vous vous êtes rendu compte que des marches avaient été faîtes et vous avez réussis à vous hissez et à sortir au grand jour. Là, vous avez dû vous évanouir et quand vous êtes revenue à vous c’était la nuit tombante mais vous avez reconnu le parking du musée, par contre vous ne vous souvenez pas combien de mètres vous avez pu faire pour vous retrouver vers le mur d’enceinte, mais nous devrions le retrouver car vous nous dîtes que le grillage avait un trou assez large. Ensuite vous vous êtes dirigé vers la départementale et là vous aviez tellement mal que vous vous êtes allongée dans le fossé où dans un premier temps l’eau fraîche vous a apporté un peu de réconfort, vous vous êtes lavé les jambes, puis vous ne vous souvenez plus de rien. Et vous venez de sortir de votre coma qui a duré plus de quatre jours.

 

  • Que voulez-vous ajouter ?
  • Claudie !

Puis, épuisée Marine a replongé dans le sommeil, le calmant qui lui avait été donné venait de la terrasser mais elle avait eu le temps de leur livrer le seul prénom que tous espéraient entendre.

 

A suivre (‘demain la fin)

 

 

Le souterrain de la désespérance (suite 9 )

Marine attend patiemment que ce dingue se réveille, ce matin elle n’a pas eu droit à son petit déjeuner, elle a soif, elle a terminé ses deux bouteilles d’eau, elle se sent si faible. Soudain il bouge, mais elle a peur car dans son regard elle voit qu’il est arrivé à un degré de folie qu’elle n’a jamais connue, en plus il pue la bière. A nouveau elle se met à trembler comme une feuille. Le gros lourdaud s’en aperçoit et la prends dans ses bras.

  • Toi froid ! Je vais te réchauffer !

 

Il lui malaxe les seins, l’embrasse, la serre contre lui, lui frictionne le corps et finalement s’éloigne d’elle et revient avec deux bouteilles de bière.

  • Champagne chérie ! Bois ! Toi avoir chaud !

Elle sent qu’elle va être rapidement saoule, et elle ne va plus savoir ce qu’elle va faire, elle hésite mais il lui met le goulot aux lèvres, lui renverse la tête et la force à boire, à la première goulée elle s’étouffe et recrache tout, il lui assène une gifle qui la couche, il la relève et lui dit de boire sans cracher sinon…Ces mots sont lourds de conséquences, alors elle boit. La bouteille à peine terminée il revient avec une autre bouteille, rapidement Marine perds conscience de ce qui l’entoure, elle flotte sur un petit nuage et se rapproche dangereusement du frustré. Lui la caresse et aussi vite qu’il s’est réveillé il se rendort.

Combien d’heures se sont écoulées ? Marine ne le sait pas, quand elle revient à elle, elle gît à même le sol couché sur la couverture, pleine de vomissures les siennes et celles de son bourreau, son corps est meurtri, elle ne pourra pas tenir, elle a mal de partout, elle s’examine, elle a les cuisses couvertes de bleues, de griffures de morsures. Le sang a coagulé, tout son corps est une plaie, cet homme s’est acharné sur elle, il lui faut s’en aller. Et tant pis s’il la tue. Elle n’a plus ses fers, même les anneaux ont disparu, si elle osait elle l’attacherait mais elle a peur qu’il se réveille. Alors tant bien que mal elle se lève, prends la lampe cela peut toujours lui servir, elle va vers la grille, elle est ouverte, marche rapidement vers ce qu’elle espère une sortie. Voilà la fameuse porte en ferraille, celle qui grince. Ouf elle est ouverte, Elle entend le bruit qui l’angoissait, elle écoute elle n’entend rien. Elle passe la porte et se retrouve dans un autre couloir moins lugubre que le précédent, il y a des petites lumières de part et d’autre. Au bout il y a une intersection, deux couloirs s’offrent à elle. D’un côté ce sont des escaliers, ils doivent mener à leur maison, alors elle préfère aller à gauche et continue tant bien que mal son long périple, toujours aucun bruit, maintenant elle en est certaine, elle est dans les galeries de l’ancienne mine. Pourvu que tout le toit tienne pense-t-elle ? Elle a de plus en plus des difficultés pour avancer, elle a mal au ventre et envie de vomir, mais il faut qu’elle mette énormément de distance entre elle et son bourreau. A nouveau deux galeries qui se croisent, depuis un bon moment il n’y a plus de lumières, elle décide de toujours aller à gauche de manière à pouvoir revenir sur ses  pas au cas où cette voie soit sans issue.

Tout à coup la voici devant une autre porte mais celle-là est à claire- voie, elle la secoue et la porte s’abat de l’autre côté, elle passe sans encombre, à nouveau une intersection, elle a tellement mal qu’elle s’appuie au mur qui cède sous son maigre poids et elle tombe dans une cavité pleine d’eau, elle a froid, et sa douleur s’est réveillée, elle va mourir ici, elle vomit la bière, l’alcool, l’eau tout ce que son ventre ne peut plus retenir et sent ses paupières s’alourdirent, alors au prix d’un immense effort, elle se relève, cherche à tâtons l’ouverture et réussis à sortir de ce trou et c’est à ce moment-là qu’elle commence à sentir de l’air frais, elle ne doit pas être loin d’une sortie. Elle entend même des cris d’enfants. Elle émerge petit à petit en s’aidant des mains et des pieds, elle a trouvé comme des marches taillées dans le sol. Vite il lui faut sortir au grand jour, après elle sera sauvée. Elle se sent complètement épuisée, il lui faut encore tenir, la voilà qui sort par un boyau assez large, elle ne voit personne, pas âmes qui vivent. Où sont les enfants ? Elle a dû rêver, elle se trouve bien dans l’ancienne mine, mais elle est seule au milieu de nulle part. Elle voit au loin une fumée, mais elle n’ira pas de ce côté, il lui faut parcourir les quelques mètres qui la séparent  de la route départementale ; pourvu que l’autre ne la rejoigne pas, mais il était complètement gorgé de bières. En plus si elle ne se souvient pas combien de bouteilles elle a bues, lui a dû boire autre chose que la bière, car elle a aperçu des bouteilles de whisky mais elle aussi a dû en boire, elle a la gorge en feu. Elle titube et tombe derrière un buisson. Puis elle attend, elle sombre dans un sommeil profond, elle ne réagit à aucun des bruits alentour, des enfants se chamaillent, mais elle est trop loin d’eux et elle ne les entend pas. Quand elle émerge de son semi- coma, elle voit que la ligne d’horizon est rouge, elle sait que la nuit ne va pas tarder, il lui faut mettre de la distance, mais elle se dit que vu l’heure qu’il est, ils ne peuvent pas la chercher ici. Elle est toujours allée à gauche, et elle a croisé pas mal de bifurcation. Si ils sont partis à sa recherche, ils auraient dû déjà déboucher par le boyau, et vu l’heure il la cherche plus loin. Ils vont peut-être jamais la retrouver. Comment pourront-ils savoir quelle direction elle l’a prise,  son bourreau était complètement saoul, il lui en faudra du temps  pour comprendre qu’elle  s’est enfuie, puis le temps qu’il reprenne ses esprits elle sera loin.

La nuit est à présent là et les lumières de la ville lui paraissent fort lointaines, il lui a bien semblé reconnaître quand il faisait encore jour un lieu où enfant elle était venue avec son école pour visiter le musée de la mine.

Il lui faut quitter son abri précaire et s’enfoncer plus en avant vers les habitations. En effet elle ne s’est pas trompée elle est bien au musée de la mine, bien maintenant il lui faut atteindre la limite de propriété et trouver un endroit pour sortir. Pourvu que ces trois dingues ne soient pas les gardiens de la mine, si cela était cela expliquerait comment ils leur étaient faciles de se déplacer sans attirer l’attention. Il faut que  pour Claudie elle arrive à sortir de cet enclos. Cette prison est en plein air, mais elle ne pense pas qu’il y ait des rondes car il n’y a pas grand-chose à voler. Elle avance péniblement, et arrive au portail, il est bien entendu fermer par un gros cadenas, la voilà à nouveau prisonnière, c’est impossible qu’il en soit ainsi. Elle doit à tout prix et n’importe comment s’en sortir. Elle va tout d’abord chercher une sortie dans la clôture, elle est certaine que tout à l’heure il y avait des enfants, elle avance à tâtons quand brusquement il y a un trou dans le grillage, elle passe au travers et sort. Il n’y a aucun bruit, sauf au loin sur la route. Il lui faut rapidement trouver un endroit pour se reposer, elle marche pieds nus et elle a mal  de partout. Son bas ventre est en feu, ses seins lui font très mal. Cet homme était impuissant mais il a utilisé des objets immondes ; elle les revoit et veut chasser de son esprit ses images d’enfer, voire apocalyptiques mais ces images passent en boucle devant ses yeux. Combien de temps va-t-elle mettre pour les oublier. Enfin la voici sur la route, finalement elle en était plus proche qu’elle ne le pensait, que faut-il faire ? Attendre le jour au risque de se retrouver avec ces bourreaux. Mais dans un sens jamais ils ne pourront penser qu’elle ait pu rester dans les parages, bien qu’elle ignore totalement où ces types habitent. Comme ce sont les vacances, la mine va ouvrir demain alors elle pourra téléphoner, avertir son père, oui voilà elle a pris la bonne décision, elle va s’envelopper dans sa longue robe et se mettre dans un fossé. Et elle va dormir. Demain elle trouvera certainement une voiture.

Pendant ce temps dans la cellule de Marine dort toujours son bourreau, mais il commence à geindre, il ne va pas tarder à se réveiller, en effet il émerge, il tâtonne à la recherche de sa poulette et ne la voit pas.

    • Où es-tu ma chérie, bébé viens là, j’ai besoin de toi!

Mais personne ne lui répond et il avance jusqu’à la porte, il l’ouvre et tourne de suite à droite, son frère a dû lui voler sa femme. Mais il est tellement imbibé d’alcool qu’il s’effondre avant d’atteindre la première marche  et il repart dans un sommeil lourd comme seuls les buveurs connaissent.

 

A suivre

Le souterrain de la désespérance ( suite 8)

Les jours se succèdent tous de la même manière. Elle mange, elle dort souvent, et elle est violée tous les jours. La nuit Pierrot vient, la couche sur son ventre, lui passe les bras autour du corps et elle s’endort, car avant de dormir il lui administre un puissant somnifère. Quand elle se réveille, elle est souvent seule, mais elle sait qu’il ne lui a rien fait.

Elle vit avec la peur chevillée au ventre. Elle a compté le nombre de fois ou le blond est venu, accompagné de Pierrot c’est le prénom du grand dadais comme l’appellent ses deux frères. Pendant cinq matins, elle ne sait plus si elle a mal parce qu’ils la prennent de force ou si elle a mal parce qu’elle a peur. Puis deux jours où elle n’a reçu que la visite de son bourreau qui lui a dit « mon bébé » ces jours-ci il est gentils il la berce dans ses bras, l’embrasse doucement sur la bouche, il lui dit qu’il l’aime. 

Puis à nouveau la folie des deux hommes pendant cinq après-midi, ce qui lui a fait penser que le blond devait travailler tantôt le matin, tantôt l’après-midi. Aussi horrible que cela puisse lui paraître, elle s’est habituée à être violé, elle se dit qu’il faut qu’elle accepte ce qu’ils lui font, qu’elle se détache de son corps pour ne pas avoir à souffrir.

 

Aujourd’hui les deux papas ont décidé d’une expédition, le père de Claudie en a fait part à sa femme, elle n’est pas vraiment d’accord, mais elle le comprend, il faut que son mari soutenu par le père de Marine ou le contraire réagisse, car il a été prostré pendant tous ces mois, incapable de faire quoi que ce soit mais le deuxième enlèvement et la détermination du Monsieur Duchamps font que ce matin, après avoir eu au téléphone Madeleine la sœur des frères Reno, ils vont se rendre dans la maison de leur mère. Elle leur a indiqué où ses frères cachaient la clef.

Ce samedi matin il est à peine trois heures lorsque tels des voleurs les deux hommes rentrent dans la maison du lac comme il est écrit sur la porte. A l’intérieur aucun bruit, la cuisine est propre, rien ne traîne, personne n’est venue là depuis des mois. Par contre dans le salon il y a des bouteilles de bière sur le sol. Ils ont pris la précaution de mettre des gants ne voulant pas salir un lieu qui peut devenir une scène d’enlèvement ou tout au moins un lieu qui aurait pu servir de planque. En effet dans la chambre du haut il y a une longue vue qui est braquée sur le ciel, mais il est facile de la braquer sur la plage qui se trouve en face. Leurs doutes deviennent certitude, quand soudain une voiture s’arrête devant le porche, en descend Bernard dit »Bernie » comme lui a dit le père de Claudie. Mince les voilà pris au piège. Que faire ?

 

Ce week-end Marine n’a pas vu son bourreau mais Claudie dont le ventre s’arrondit a été remise dans la cellule voisine. Elles sont tombés dans les bras l’une de l’autre, puis Éric a mis fin à leur effusion en leur disant :

  • vous allez rester ensemble, n’imaginez pas que vous allez pouvoir partir, c’est impossible ; quant à toi Claudie tu m’as déçu, je pensais que tu m’aimais, mais ta fuite d’hier m’a beaucoup peiné, je pensais t’emmener te promener, mais je te punis en t’enfermant dans cette cellule qui, je sais te fait faire des cauchemars toutes les nuits. Vous pourrez vous déplacer, je vous laisse la lampe allumée. Voici de la nourriture pour ces deux jours et quatre bouteilles d’eau. Ne les mélangez pas j’ai écrit vos prénoms sur celles que vous devez boire. Nous serons de retour dimanche dans la nuit. 

    Et, sur ces paroles il avait tourné les talons et Marine et Claudie s’étaient prise dans les bras, avaient pas mal pleuré et rit aussi, car il leur fallait extérioriser leurs peurs. Claudie avait une pommade dans la poche de sa robe, Éric la lui avait donnée pour qu’elle l’applique sur les hématomes de Marine. Au départ elle avait refusé, mais Claudie l’avait persuadé de se soigner mais elle la comprenait.

    • Tu ne veux rien accepter d’Éric ?
    • Comment peux-tu l’appeler par son prénom, tu as voulu t’échapper, de suite il te punit en t’enfermant ici, alors que tu attends un enfant. Et si l’enfant s’annonçait.
    • Ce n’est pas encore le moment, je ne suis enceinte que de 5 mois, si j’accouche je perdrais l’enfant.
    • Parce que tu veux le garder ! Tu es folle Claudie, c’est l’enfant d’un viol, toute ta vie il va te le rappeler.
      • Tu sais Marine, cet enfant je le sens bouger, ce n’est pas de sa faute, puis son père l’aime.
      • Ses pères tu devrais dire, tu ne sais même pas qui est le père.
      • Bernie dit que ce n’est pas le sien car il est stérile.
      • Ah bon, il est marié ?
      • Non, mais il a eu les oreillons l’an passé et le médecin lui l’a dit.
      • Alors son père l’aime, il aurait pu te pardonner de t’être enfuis, puis ne parlons pas d’eux. Dis-moi as-tu vu où nous sommes.

Tout en parlant à Claudie, Marine buvait sa bouteille d’eau, elle avait tellement soif que rapidement elle s’effondrait telle une poupée de chiffons. Sa bouteille d’eau devait contenir un puissant somnifère. Claudie ne voulant pas se retrouver seule décide contre l’avis du père de son enfant de boire la fin de la bouteille de Marine. Elle aussi s’endort. Ni l’une ni l’autre n’entendent des portières de voitures qui claquent, ni des enfants chantés. Elles dorment d’un profond sommeil.

Pendant ce temps à la maison du lac où leurs pères se trouvent pris au piège, il y a du nouveau car après l’arrivée de Bernie voici l’aîné qui arrive, il donne le bras à sa mère. Il l’installe dans un fauteuil sur la terrasse et aidé de son frère fait rapidement disparaître les bouteilles du salon. Soudain les deux pères qui ne font aucun bruit à l’étage voient arriver une camionnette blanche, en descend le plus jeune des frères, c’est un homme grand, genre ours des bois, il a un regard qui fuit, c’est exactement le signalement que lui en a fait la dame en bordure de forêt. C’est lui le kidnappeur, le père de Marine comprend qu’il n’y a pas de doutes. Mais ni l’un ni l’autre n’ont emporté leur mobile. Il leur faut partir par le balcon qui se trouve dans la chambre d’à côté, en s’aidant des chenaux et de l’arbre ils devraient y arriver, ensuite ils s’en iront par les champs et regagneront le chemin, il ne leur faut en aucun cas passer par où ils sont arrivés.. A la police ils se feront discrets, ils ne divulgueront pas qu’ils se sont introduits dans une maison. Ils signaleront juste la camionnette avec un conducteur qui répond au signalement donné par plusieurs témoins. Mais avant de partir ils relèvent l’immatriculation, cela peut toujours servir.

Après s’être enfuis comme des voleurs ils se sont rendus au commissariat, l’inspecteur n’était pas là, mais le plancton, celui qui faisait la permanence les avait assuré qu’il préviendrait son chef. Ils avaient insisté pour qu’il lui téléphone séance tenante, mais il les avait congédiés, les assurant de son professionnalisme. De force, ils étaient repartis et avaient attendu leur arrivée, hélas il avait fallu se rendre à l’évidence, aucun gyrophare n’était venu troubler ce weekend. Que s’était-il passé ? Personne ne les avait pris au sérieux. Le père de Marine s’en voulait, tout se liguait contre eux. Déjà deux semaines depuis la disparition de sa fille chérie. On entamait la troisième semaine. Ils avaient vu le fils aîné s’en aller, dans la voiture il y avait sa maman, il n’était pas revenu. A minuit, rien n’avait bougé, les deux camionnettes étaient toujours devant la maison, les deux frères devaient passer la nuit. Le père de Claudie avait promis à Mr Duchamps de le prévenir si la camionnette blanche partait, quitte à ce qu’il la suive.

Ce lundi matin quand Marine se réveille, elle sent de suite qu’elle n’est plus sur le matelas mais attaché sur le ventre de Pierrot, sans faire trop de bruit, elle arrive à lire sur sa montre qu’il est 7 h du matin, depuis quand est-il là ? Elle ne s’est même pas rendu compte de son arrivée. Est-ce qu’il lui a fait subir des violences, en tous les cas elle n’a rien senti, à moins que ce soit cela qui l’ait réveillé. Brutalement elle croise son regard, elle voit comme une flamme de folie à l’intérieur. Il est nu, il la bascule sur le côté car il aime l’écraser se met à califourchon sur elle et essaye de la pénétrer, elle le voit pour la première fois en érection, il rigole, il semble content, elle ne peut rien faire, il est énorme, corpulent il l’écrase totalement, quand il réussit à la pénétrer elle n’a pas mal mais sent de suite qu’il n’a pu se retenir, aussitôt son pénis devient mou et flasque, cela a dû l’épuiser, car il la lâche et s’endort d’un sommeil lourd mais elle a les deux pieds d’attachés.

 

A suivre…

 

Le souterrain de la désespérance (suite 7)

Huit jours auparavant le père de Marine s’était rendu chez les parents de Claudie, il était loin de s’imaginer de ce qu’il allait découvrir lorsqu’il sonne à leur porte. Après les formules de politesse, le père de Claudie apporte la précision à Monsieur Duchamps, que lors de la disparition de leur fille, des témoins ont vu une camionnette blanche. Pour la première enquête la description était trop évasive pour que la police puisse donner une suite. Leur fille courait autour du lac tous les matins et il la récupérait à la sortie du bois pour l’emmener au lycée. Ce jour-là par malchance ils avaient eu leur voisine qui s’était cassé la jambe, et leur fils était venu les avertir, et, lorsqu’ils étaient arrivés au point d’eau face à la seconde maison ils n’avaient vu qu’une camionnette blanche au loin, pensant que leur fille avait du retard, ils avaient attendu quelques minutes. Hélas elle n’était jamais arrivée ! 

Aussi quand Mr Duchamps entend parler de la fameuse camionnette blanche, il fait rapidement le rapprochement, mais hélas, il a beau en avoir fait part au Commandant Bertrand, celui-ci a balayé d’un revers de mains ses hypothèses. C’est pour cela que ce matin avec le père de Claudie, ils se sont donné rendez-vous au lac pour refaire le trajet des deux adolescentes et passer en revue tout ce qui pourrait leur avoir échappé. Rapidement ils en arrivent à la conclusion que la voiture blanche joue un rôle dénominateur dans les deux enlèvements. Puis ils se penchent sur les habitants qui ont témoigné, que ce soient ceux du lac ou ceux en bordure de forêt.

  • Comme Claudie et votre fille ont été enlevées à proximité du lac, regardons d’abord qui a vu à ces deux dates cette camionnette!
  • Pour ma fille, je n’ai pas fait le tour du lac, je m’en suis tenue aux dires de cette dame à la sortie du bois sur le chemin de terre.
  • Vous avez raison, nous aussi nous avons vu cette voiture, mais ce n’est que grâce à ce que vous me dîtes que maintenant je fais le rapprochement, avec nos deux témoignages le Commandant Bertrand est obligé de prendre nos dires en considération.
  • Je pense que nos deux filles ont été suivies dans le bois,, mais à ce compte-là elles ont tout de même été observées du lac. Donc, comme vous avez eu des témoignages des familles qui sont proches du point d’eau, nous allons les inclure dans nos investigations. Connaissez-vous l’ensemble des gens qui habitent dans les maisons qui bordent le lac. 
  • Il n’y a en tout et pour tout que quatre maisons plus la nôtre. La maison la plus proche est celle de l’amie de votre fille. Les parents partent très tôt et ont toujours emmené leurs filles chez les grands-parents c’est de là qu’elles prennent leur bus, l’aîné pour aller au lycée, c’est l’amie de notre fille, la seconde se rend à pied au collège, c’est l’amie de votre fille. A trois cents mètres de notre maison, c’est une maison de villégiature, il n’y avait personne lors de l’enlèvement de notre fille, ni pour celui de la vôtre. Ils viennent seulement d’arriver.
  • La maison qui se trouve proche de la plage, celle-là appartient à qui ?
  • C’est celle de Madame Reyno, celle dont je vous ai parlé la semaine dernière, elle s’est cassé la jambe la veille ou le jour de l’enlèvement de notre fille. Nous avons vu ce jour-là le troisième des enfants, Bernard, il est infirmier en milieu hospitalier, il est venu le soir nous prodiguer du réconfort lorsqu’il a appris l’enlèvement de notre fille à la télévision.

 

  • Vous me semblez bien les connaître !
  • L’aîné Éric travaillait autrefois à la mine, mais depuis sa fermeture, je ne sais pas où il travaille, il a divorcé, je pense qu’il n’est plus sur la région car cela fait quelques semaines que nous ne l’avons pas vu. le second enfant c’est Madeleine, elle a coupé les ponts avec ses frères, elle a même mis en vente la maison qu’elle avait, c’est celle qui est à la pointe extrême. Le troisième c’est Bernard, et le quatrième c’est Pierrot, il ne faisait rien à l’école, son père disait de lui c’est un demeuré, il serait selon les dires de son frère informaticien chez lui. Par contre le jour de la disparition de votre fille nous l’avons vu, et…

    • Et ?
    •  Lui par contre possède une voiture blanche, il me semble que c’est une camionnette, mais je ne puis vous l’assurer.
    • Donc, cette camionnette blanche est bien ce qui relie les deux affaires entre elles, et dire que ce Commandant Bertrand se focalise sur le scooter de ma fille, or il n’y avait que ses empreintes, même la roue qui a été ôtée n’en avait pas.
    • Ah c’est vraiment bizarre!
  • Mais pour en revenir à ces trois hommes ils ne sont pas mariés ? Enfin à part l’aîné qui est divorcé ;
  • en effet les deux derniers ne le sont pas.
  • Ils ont quel âge ?
  • Pourquoi me posez-vous ces questions, vous avez un soupçon ?
  • Ce qui me paraît étrange c’est la présence par deux fois lors des enlèvements de nos filles d’au moins un de ces hommes, et le fait que le plus jeune est une voiture blanche.
  • Ah mais que je suis bête Pierrot y était aussi le jour de la disparition de notre fille, vu que c’est le jour où leur mère a été emmené. Mais seul Bernard est venu nous réconforter, dans la voiture le plus jeune n’y était pas.
  • Bizarre ! La police n’a rien fait, ne les a pas interrogés ?
  • Non, juste posé des questions comme à tous ceux qui sont autour du lac. Eux de plus avaient passé la journée avec leur mère, donc je ne pense pas que pour l’enlèvement de notre fille ils y soient pour quelques choses. De plus Bernard prend toujours de nos nouvelles.
  • Parfois ce sont les gens les plus proches, voire la famille qui commet des actes irréparables.
  • Oh Monsieur Duchamps j’espère que vous vous trompez ils sont si gentils si serviables, vous pensez aller voir l’inspecteur, c’est toujours Mr Bertrand qui mène l’enquête ?
    • Non, depuis ce matin c’est un jeune inspecteur de Paris.
    • Ah et vous en connaissez la raison !
    • Non, personne ne m’a informé, l’enquête suit son cours c’est sur ses mots laconiques que le papa de Marine quitte le père de Claudie.

Quand Marine sort de ce sommeil proche du coma,  elle souffre de partout, c’est ainsi que Claudie a dû être violé au cours de ces longs mois, Marine n’a plus aucun sens de la réalité. Ce matin elle a dû boire de force du whisky avec la drogue du violeur, c’est ce que lui a dit Bernie, après elle ne se souvient pas de ce qu’elle a fait, mais ses bourreaux sont là pour lui le raconter ; et du reste cela les met en joie. Mais ce blond doit s’y connaître car il a dit qu’il ne lui en administrerait plus car c’était  dangereux.

 

A suivre

Le souterrain de la désespérance (suite 6)

Marine pleure depuis des heures, elle sanglote, s’arrête puis son infortune lui saute au visage, elle pleure à nouveau. Les heures s’écoulent lentement, il est près de 14 h quand la porte grince à nouveau. Que faire ? Elle attend comme une vache qui va à l’abattoir, elle ne pourra pas lutter contre lui. Mais le voilà il est là avec une assiette à la main. Il lui demande de se lever, il lui tourne autour, lui soulève sa robe et rit d’un rire gras qui lui fait peur car elle sent dans ses yeux que bientôt elle ne  pourra plus rien faire. Il voit ses larmes et sort de sa poche un mouchoir plus sale que propre et lui essuie le visage. Il a parfois des gestes tendres, cela inquiète Marine. Il lui dit de s’asseoir et Il lui donne à manger, Marine trouve que c’est bon, mais elle n’ose lui demander si c’est lui qui lui a fait à manger. Il semble content qu’elle mange de bon appétit, elle espère garder cela en elle et ne pas tout vomir. Il prend une grande bouteille d’eau et lui donne à boire, puis lui dit :

  • Toi dodo avec moi !

Voilà le moment où elle va avoir mal, mais il lui enlève ses chaines, lui laissant seulement les anneaux aux chevilles. Il l’allonge sur le matelas et se couche presque sur elle, mais d’un coup de rein il la fait basculer sur son ventre, il lui passe les mains autour de son corps et s’endort comme une masse, ses narines sont à la hauteur de sa bouche, il empeste l’alcool. Marine n’ose pas s’endormir, mais elle ne peut pas lutter contre le sommeil et sombre dans le néant. Puis, elle se réveille en sursaut, à nouveau elle est plaquée contre le matelas, il la domine et elle sent sa main qui lui effleure ses cuisses, de grosses mains, il est réveillé et la caresse, elle se met à trembler, il lit sa peur dans ses yeux et cela l’excite davantage, alors il s’enhardit et remonte un peu plus haut, il la voit gigoter, lui dire non, il continue et brutalement il enfonce ses doigts dans son sexe, elle hurle, il la fouille davantage, s’enfonce plus loin, elle suffoque, elle va s’évanouir, elle sent ses ongles la griffé, puis aussi vite qu’il lui a fait ça, il la prend dans ses bras et la console :

  • Ne crie pas, mon frère va venir, tais-toi, sinon je te rattache, je te mets le bâillon. Marine continue de sangloter et lui dit :
  • Je n’avais jamais été avec un copain, je suis juste une enfant, et vous avez abusé de moi, J’ai mal.
  • Je t’ai fait mal !

Marine hoche la tête, elle a mal comme jamais elle n’a eu mal, elle pense du reste qui l’a dû la déflorer car elle sent couler du sang à son entrejambe. C’est peut-être dû à ses ongles, elle voit maintenant qu’ils sont grands, elle n’y avait pas prêté attention jusque-là, tellement elle était occupée soit à manger, soit à réfléchir. D’un bond il se lève, et va chercher sa lampe, il lui relève la robe et tous deux voient le sang qui lui coule entre les jambes. Marine se met à sangloter mais lui est heureux.

  • Tu es ma femme petite poulette. Bientôt l’amour tous les deux. On se fait un baiser de cinéma.

Il l’embrasse, elle essaye de le repousser, mais cela lui est impossible, il est sur elle, et sa langue s’insinue dans sa bouche et à la fin comme à son habitude il la mord violemment, puis il s’en va à nouveau elle est seule, elle tremble,  comme elle a mal, que peut-elle faire? Elle s’aperçoit qu’elle n’est attachée que d’une seule jambe, il a dû oublier de lui remettre l’autre chaîne, mais même ainsi elle ne peut pas se sauver. Soudain elle entend rire, il revient, mais hélas il n’est pas seul. L’homme qui arrive avec son violeur est plus petit, des cheveux blonds peignés en brosse, le frère cadet. Marine sait que lui  aussi va la violer. Il s’approchent tous les deux de la pauvre Marine, son bourreau lui retrousse la robe et montre à son frère que Marine lui appartient :

  • Regarde sang là !
  • Oui, mais tu l’as pénétré comment ?
  • Avec mes doigts
  • – Idiot tu dois te servir de ta queue

Ni l’un ni l’autre ne se préoccupent de Marine, elle est une chose insignifiante pour ces deux hommes, en plus ils sont d’une vulgarité à lui en faire tomber les oreilles pense-t-elle ! Soudain son bourreau la plaque sur le matelas et dit à son frère :

  • montre-moi comment faire ?
  • Attends ta poulette c’est une oie blanche je veux jouer avec elle, va me chercher du whisky et la fiole.

Dans le regard de son bourreau passe une lueur qui affole Marine, qui fait mine de se lever et va jusqu’à essayer de s’en aller, mais le blond la rattrape et lui assène une gifle qui l’envoie valser contre le mur, elle se tape violemment la tête et s’effondre sur le sol.

  • Sale gamine tu vas vite être désinhibé et tu feras ce que je voudrais et même plus, mais auparavant je vais te montrer qui est le maître.

Le blond dégrafe sa ceinture, son sexe est énorme, Marine hurle avant qu’il ne la touche, mais rapidement son bourreau revient, il la force à boire un verre de whisky, puis lui met le bâillon et regarde son frère forniquer avec sa femme comme il dit, elle ne peut rien faire, elle a les deux mains attachées aux anneaux, son bourreau lui a ouvert la bouche de force et l’embrasse sans ménagement, elle suffoque, étouffe l’autre la fouille et la refouille, elle a mal, elle les entend dire qu’enfin Bernie l’a défloré du sang coule entre ses cuisses ce qui les excite tous deux davantage. Ils lui font subir des sévices, son bourreau est tellement excité qu’il lui mord les deux seins. Après Marine ne se souvient plus de rien, elle s’est évanouie. Elle a juste entendu Bernie se disputer avec son frère :

  • espèce d’idiot pourquoi tu ne lui as pas mis la drogue que je t’ai conseillée, là elle va dormir et je ne joue pas avec une poupée toute molle.

 

A suivre