Lumières sur la lande (suite 1)

Bretagne Septembre 2015 169André est allongé dans une chambre d’hôpital, car à la suite de sa chute il a été relevé des signes de piqûres sur ses bras, et actuellement personne ne sait si c’est lui qui se drogue, ce qui aux yeux de ses chefs semblent improbable, ou si il a été drogué par ceux qui l’ont immobilisé. Personne n’a encore de réponses car André est dans le coma. La drogue s’est propagée dans son organisme pendant son interrogatoire. Sa femme est auprès de lui et le veille, elle doit appeler le major dès qu’il aura repris connaissance. Elle espère que cela va intervenir rapidement, car le voir ainsi la désole.

A force de le regarder, elle a l’impression qu’il a bougé les paupières, voire un doigt, elle se penche sur lui et elle l’entend bredouiller:

  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Puis à nouveau ses paupières se font lourdes et il s’endort. Sa femme appelle le major, qui la rejoint rapidement.

  • Vous m’avez appelé mais pourtant votre mari est toujours dans le coma
  • Non, il vient de me parler mais ses propos sont étranges.
  • Qu’a-t-il dit?
  • Yann, Yann Pourquoi? Pourquoi?

Le major semble dubitatif, Yann Lebihan, mais il est mort! Mais est-ce lui qu’il a vu, mais pourquoi a-t-il drogué son meilleur copain? Pourquoi? Il en est là de ses réflexions lorsque son téléphone sonne, il est appelé sur la lande où les gendarmes ont découvert quelques choses d’important. Il fait ses recommandations à la femme d’André afin qu’elle note tout ce que son époux va dire dans son demi sommeil.

Sur la lande les gendarmes sont devant le trou des korrigans, lieu mythique de cette contrée, où naguère les contrebandiers avaient trouvé une faille, une anfractuosité de rocher qui par un mécanisme ingénieux se refermait lorsque l’on trouvait l’endroit pour l’ouvrir. Mais tous jusqu’à aujourd’hui pensaient que c’était une légende, et là, ils venaient par un hasard heureux de trouver la cachette, et, devant le trésor qu’elle refermait ils avaient jugé bon d’avertir leur chef. Au milieu d’un bric à brac de cigarettes passablement humide, il y avait des colliers, des perles, des candélabres en or. Mais le pire c’était des sacs de calibres tous semblables, recouvert d’un plastic noir qui sert habituellement dans les jardins.. Ils n’avaient pas osé les ouvrir, mais maintenant ils étaient effaré devant la quantité impressionnante qui était étalée devant leurs yeux. Munis de gants, le premier sac ouvert laissent toutes les personnes présentes interloquées. C’est de la terre, une espèce de sable brun blond. Mais pourquoi au milieu de ses joyaux, on trouve ces paquets bien enveloppés. Qui les a cachés là? A quoi vont-ils servir, et est-ce mêlés à la disparition d’André, de Gwen, voire même de Yann puisque il en est question depuis qu’André en a parlé.

  • Les bijoux vont parler, nous en saurons plus d’ici quelques heures, quand à la terre où plutôt le sable il va falloir enquêter.

Les jeunes gendarmes qui pensaient avoir trouvé de la drogue sont passablement déçu. Mais possible qu’ils aient découvert une affaire importante.

A suivre…..

Talmont-sur-Gironde !

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(photo de la Mairie)

 

Tourné vers ces façades blanches aux volets bleus

En partance pour une balade dans les ruelles

Promenade initiatique ou rituelle

Où pieds nus nous aimerions courir sur le  sol sableux.

 

Talmont-sur-Gironde-rue-fle

(photos de l’Office du Tourisme)

 

Dans ces venelles se cachent de nombreux trésors

Qui tour à tour jouent à cache cache avec la lumière

Pour donner magnificence aux plus belles roses trémières.

Elles attirent notre regard et fondent de  beauté en ce décor.

 

 

 

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 (Ma photo)

Plus loin dans un jardin aux milles senteurs

Il y a une reine toute proche du littoral

Elle se donne des airs d’amiral

Voici celle qui se pavane la belle passiflore.

 

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 (Ma photo)

Au-dessus de l’estuaire de la Gironde voici la ville close

Entrons par la porte ouverte sur l’océan

Aujourd’hui Talmont ne se défend pas contre des assaillants

Citadelle d’autrefois tu es encore grandiose.

la citadelle

 

(photo de l’office du Tourisme)

 

Du promontoire notre regard s’étend sur la côte de Meschers

Et de l’autre sur la Gironde et la Pointe de la grave

Sur le chemin de ronde voici au loin  le Médoc et ses caves 

Plus près l’église de Sainte Radegonde fait figure de proue sans se cacher.

 

 

 

Radegonde

(photos d’une blogueuse )  

 

 

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( photo de Sabine)

 

Voici une vue imprenable sur  les carrelets

Enfin nous voici au port , certains canots sont des yoles

avec une voile triangulaire, ils se protègent des embruns et d’Éole

Allez voir le dernier en bois, au musée devenu son palais.

 

 

 

échope

 

 

enseigne 

 

jolie-enseigne

C’est dans les boutiques où nous poussent nos pas

Que nous découvrons ces magnifiques enseignes

Elles nous racontent à leur façon qu’ici c’est l’art qui règne 

Et pour y être allé je vous dirai que c’est sympa.

 

 

ouvert Talmont

tal sabine 

Déambulons dans ces rues où chaque boutique a son charme

L’une a de merveilleuses coiffes et je les essaye tour à tour

Des odeurs  chatouillant nos narines, nous taquinent alentour

Mais je ne perds pas de vue ce beau chapeau parme.

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 roses Talmont
velo talmont

 

 

 

 

 

 

 

 

Nonchalamment appuyé un vélo nous invite à entrer 

Mais plus loin les hortensias nous font signe d’ aller de l’avant

Voici du cuir, de la décoration et de si jolis bijoux couleur océan

Entre chic et décontracté voici de beaux vêtements ethniques qui nous invitent à folâtrer.

 

 

 

 

 

 

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( Ces 7 photos sont de mon amie Sabine , avec elle j’ai visité Talmont sur  Gironde) 

 

Le paysage alentour nous laisse entre rêve et réalité

Le soleil devient joueur en voulant embrasser l’eau

Les nuages nous attirent pour rejoindre les flots

Afin qu’ensemble nous nous étreignons dans la valse de la sensualité.

 

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(photos de Sabine )

 

Notre balade à Talmont sur gironde  va bientôt va se terminer

Il est temps de s’en aller, venez je vous entraîne dans mon sillage

Pour découvrir prochainement un nouveau village

Il est temps de se reposer  et de boire un verre vitaminé.

Talmont 3

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ces deux photos sont aussi de Sabine 

talmont coucher de soleil

FIN

 

le texte est non libre de droit ainsi que certaines photos (merci)

Images de vacance !

 

Bretagne  Septembre 2015 166

 

C’est sur la mer d’huile que les vagues de satin

Effleurent le sable avec délicatesse

Afin d’en rouler son grain avec tendresse

Pour enfin l’étreindre au petit matin.

 

Le miroitement du soleil dans les rigoles 

Donne des myriades étincelantes et argentées

Au frisson de l’eau de couleur thé

Qui erre encore sur la plage où dansent les lucioles.

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Et lorsque la mer rougie comme un tison

C’est que le soleil embrasse l’horizon

Et donne à l’océan ses titres de noblesse.

 

Ses flots en deviennent encre marine

Et son ciel rouge carmin

Avant de s’effacer sous une bruine.

 

février 2016 copyright

 

 

 

 

 

 

Ma lettre (pour un défi de l’annuaire)

Je suis première à la lettre pour la Saint Valentin, aussi la voici;  bravo à tous les participants

 

Il y avait des mots imposés, les voici dans mon texte en caractères gras.

 

Mon Amour, mon cœur,

Au-delà de tout ce qui nous unit et bien que nous soyons fort éloignés l’un de l’autre, je te revois toute jeune fille, fleur en bouton, brûlant de ce feu que je n’arrivais pas à éteindre tant tu te consumais d’amour pour moi.

Ton parfum épicé me hante jour et nuit, mélangé à l’odeur de ma pipe. Je laisse vagabonder mes pensées en poussant le wagonnet de la mine d’or où je fais mon business  en ce moment.

J’ai lu dans ton dernier courrier que tu regrettais le temps où j’étais facteur quand nous nous voyions chaque jour pour nos ébats frénétiques. Je vois que je te manque et que tu as toujours besoin de moi.

 Aussi, mon Amour, mon cœur ai-je décidé de rentrer pour la Saint-Valentin. Mais auparavant éloigne ta tante Marcelle, cette vieille fille pugnace et hypocrite, si elle traîne dans nos jambes, je lui filerai une beigne ou un coup de louche. Mais j’espère ne pas en arriver là,  sinon nous serons obligés de courir afin de nous réfugier dans la vieille grange ou je dévorerai ton corps comme naguère.

J’imagine ton regard de feu me lancer des éclairs, et je me sens tout émoustillé par nos futurs jeux. J’ai réussi à trouver ce que j’étais venu chercher ici, je te ferai monter la plus belle bague et je te la passerai au doigt avant de  nous envoler en voyage de noce.

Mille baisers de ton Valentin

Lumières sur la lande

ocean en furieLa tempête faisait rage sur la Bretagne en ce matin du 15 juillet, jour à marquer d’une pierre noire pour le petit village de Kermilliget  appelé le village maudit depuis des décennies, mais cela ne gênaient en rien ses habitants. Hélas en cette nuit de pleine lune tout allait changé, ils allaient devenir le centre de la Bretagne.

Pourtant ses ruelles pavées fleuries  d’hortensias. ses maisons de granit et ses belles balades par beau temps le long du chemin côtier  en font un joli coin où l’hiver il y a peu d’habitants,  Même le port a perdu son âme, quelques rares bateaux sont encore amarrés, les autres les bateaux pour la pêche en haute mer sont  au Guilvinec, alors ici comme  il n’y a plus de travail, ils ne restent que les vieux, les femmes et quelques rares enfants en bas-âge.

Mais dès l’été venu les habitués reviennent, cela fait des années qu’ils connaissent ce petit village, autrefois il y avait les grands parents maintenant ce sont les jeunes de la troisième génération qui se retrouvent, leurs parents quand à eux viennent se ressourcer dans le giron de cette terre  Bretonne où ils sont nés car  pour l’aimer il faut en connaitre tous ses silences, son âpreté, sa rudesse et ses odeurs marines.

Cette nuit du 14 juillet les jeunes, comme chaque année avait fêté la fête Nationale, ici c’était une coutume on allait de maisons en maisons chantés pour les jeunes filles qui venaient d’avoir 18 ans. Puis comme à l’accoutumée ils avaient pris leurs vélos, scooters ou leurs voitures pour aller danser au bal des pompiers. A minuit les couples s’étaient formées et tout ce petit monde s’étaient éparpillés sur la lande…On voyait de ci de là des petites lumières, mais personne ne prêtaient attention au drame qui se déroulait sur la plage de Kermilliget. C’était en contrebas du chemin dit  » Des douaniers » , de la route c’était impossible d’en voir la plage.Et puis la lune jouait à cache cache.

C’était une belle nuit d’été, chaude, les esprits étaient excités. Au bal elle avait osé venir la belle rousse, l’Islandaise comme tous la nommait, elle était de retour.Cela faisait  cinq  ans qu’elle n’était pas revenue. La dernière fois, c’était le jour où son jeune frère avait été emporté par une vague, tous s’en souvenaient encore. Aussi lorsque  huit jours plus tôt elle était arrivée avec une seule valise, un silence de plomb s’était abattu sur la rue principale, les habitant s’étaient calfeutrés derrière les persiennes bleues claires, mais elle n’avait regardé personne, elle avait fière allure, elle portait une robe longue ce qui paraissait encore plus incongru, mais seul le silence l’avait accompagné jusqu’à la demeure de sa grand-mère, vieille femme de plus de 80 ans qui n’avait plus sa tête depuis l’affreuse tragédie. Irma n’avait pas reconnue sa petite fille, mais quelques heures plus tard, elles allaient bras dessous, bras dessus au cimetière déposer quelques ajoncs sur la tombe, enfin cette pierre qui n’avait pas de corps, l’océan n’avait jamais rendu sa proie. Les deux femmes se soutenant mutuellement aimaient venir sur ce bout de lande battue par les vents, mais ce jour là le 7 juillet, la plus jeune murmurait à l’oreille de sa grand-mère des mots, ce qui avait fait dire à un de leur plus proche voisin, que les deux sorcières préparaient un sale coup.

A suivre…..