L'attente du printemps

Voilà mars qui montre le bout de son nez

j’attends celle qui a le printemps au bout des ailes

Née l’an passé, ma jolie petite hirondelle

c’est une coquine, elle est en train de flâner.

 

Un nouveau cycle va commencer

elle viendra nicher sous ma soupente

et là commencera la longue attente

et quand ils seront nés ils pourront s’élancer.

 

Mais pour l’instant le manteau n’est pas encore fleuris

La neige, les grêlons nous jouent la dernière partition

avec le froid, la tempête aucune négociation

le soleil est encore fort pâle c’est un parti pris.

 

Ce n’est plus un secret que ce mois prépare le printemps

Ce sont d’abord les perce-neige qui nous l’annoncent

lorsque les derniers frimas partent en traînant des pieds, ils renoncent

à la glace qui  laisse entrevoir le ruisseau miroitant.

 

Nous voici à la lisière du monde

Sous les rayons du soleil embrumé

se mêlant aux volutes de la fumée

pour le printemps nous ferons une ronde. 

 

EvaJoe février 2015 Copyright

 

Les pompiers

Voici un texte écrit par mon petit fils de 6 ans (Laucklan)

Il l’a illustré avec des coloriages et un dessin fait par lui-même

Je n’ai changé aucun de ses mots, j’ai même été éblouie par certains, mais je voulais être sur qu’il en comprenait le sens aussi je lui ai demandé de me les expliquer. Et la réponse a été à la hauteur de mes espérances.

 

 

Une sirène retentis dans la nuit

les pompiers se lèvent rapidement

et sortent en courant pour monter dans leur camion.

Le chef prends sa voiture

Ils traversent la ville en faisant marcher leur sirène

Pimpon pimpon pimpon

 

Là-bas une fumée s’élève au-dessus des toits 

On voit de grandes flammes

Le feu se propage rapidement.

Vite!

Ils prennent la lance à incendie

Ils arrosent abondamment ce qui reste du toit

ainsi que les murs et les fenêtres.

Tout à coup on entend un vacarme épouvantable

Une partie du toit s’effondre

BOUM!

Les pompiers vont entrer dans la maison d’à côté

Ils prennent leur masque pour ne pas respirer la fumée,

il y a une personne allongée

C’est un blessé, vite il faut le sortir

L’ambulance est déjà devant la porte

Ils prennent en charge le blessé et le porte dans le fourgon.

Il part en actionnant ses sirènes, il faut faire vite.

Le lendemain les pompiers sont fatigués

Ils vont aller se coucher

Car bientôt ils vont repartir pour une nouvelle mission.

 

 

Mon petit fils a voulu entendre ce que moi j’avais écrit, voici donc ma participation:

 

La sirène a retenti

aujourd’hui c’est en pleine nuit

voilà les soldats du feu se réveillent

Sauver ou périr tel est leur devise

Leurs camions rouges s’enfoncent dans la nuit

ambulance ou voitures tous convergent vers les hautes flammes

Elles se voient de loin et menacent de nombreuses habitations.

 

Au risque de perdre la vie

ils viennent en aide à autrui

ils combattent aussi

jusqu’au bout de la nuit.

 

La maison n’a pas résisté

le toit vient de s’effondrer 

en entraînant un pan du mur d’à côté

 

Les gyrophares éclairent d’une lueur bleue le jour naissant

un blessé assez brûlé vient de partir vers un hôpital

ils ont réussis à le sortir malgré la fumée

Leurs casques sur le visage pour les protéger.

 

Qu’ils soient volontaires ou engagés

Tous sont pompiers

Même si c’est un drôle de métier

Ils  travaillent pour le pays entier

Nous leur devons le respect.

 

Mon petit fils rêve d’être un pompier

pour l’instant ce n’est qu’une idée

même si cela fait peur

peut-être demain il sera un sapeur.

 

MERCI A TOUS  LES POMPIERS

 

 

Chapitre 3 Préparatifs

A propos de ce roman, feuilleton, nouvelles, j’en ai écrit en totalité deux jets et en relisant celui que je vous propose, ma pensée c’est égarée, rire et j’ai relevé deux ou trois incohérences, notamment sur l’age de France, dans une première mouture je lui avais donné 10 ans et dans l’autre six…Aussi il y a eu un petit mélange d’âge, du coup cela peut changer la classe. Pour 6 (six) c’est le CP  et  pour 10 ans (dix) c’est la sixième…Mais cela ne change rien  à l’histoire.

 

Avec toutes mes excuses, je vous laisse lire ce troisième chapitre.

 

Chapitre 3  Préparatifs

Il ne restait plus que 8 jours avant son départ pour l’internat, aussi dès le lendemain matin, sa maman, ainsi que Louise sa nounou l’ont emmené  chez une couturière pour lui faire un trousseau bleu marine. Il y avait une jupe, une veste, on lui remettrait le premier jour de la rentrée un béret et une cravate, cette dernière serait rayé verte et bleu marine. Le tout serait complété par un ou deux chemisiers à manches courtes et tout autant à manches longues, ainsi que deux pulls de laine, plus d’autres choses dont sa maman ne se souvenaient  pas. Les chemisiers étaient blancs tout comme l’ensemble de ses sous-vêtements. Une tenue stricte comme si elle avait été une vilaine petite fille, elle avait vu un film chez sa grand-mère où un petit garçon, un voleur, était punis par ses parents et enfermé dans un collège.

Mais, elle, tout le monde s’accordait pour dire que c’était une petite fille en or…Alors Pourquoi ? Pourquoi ? C’est sur ces questions sans réponses que la petite fille s’était endormie en larmes.

Au petit matin elle a encore un bon nombre de questions dans sa tête déjà bien pleine en temps ordinaire, c’est son papa qui prends le petit déjeuner avec elle, c’est une exception, d’habitude il boit un café et l’embrasse du bout des lèvres, ce matin c’est un petit déjeuner en famille. Il lui dit aussi qu’elle va aller dans une école Suisse, à la montagne, mais devant ses yeux baignés de larmes, il préfère tourner la tête, seule, sa maman la prend dans ses bras mais se fait rabrouer par son mari. Aussi se lève-t-elle et elle sort de table.

A nouveau la voici seule, aussi elle retourne dans sa chambre jusqu’à ce que Louise vienne la chercher pour l’emmener faire quelques courses en vue de son départ. France avait de beaux cheveux frisés noir comme ceux de son papa, ils était longs, tout en chemin faisant, sa nounou lui annonce qu’elles vont chez une coiffeuse de sa connaissance pour mettre de l’ordre dans sa toison, France ne comprends pas ce qui va se passer, aussi elle s’assoit et attend sagement que les grandes personnes aient finis de parler. Mais attentive elle entend sa nounou demander qu’on lui coupe les cheveux à la garçonne, France n’écoutant que sa peur se lève, se faufile hors du salon de coiffure et disparait dans la ville. La pauvre Nounou  la cherche depuis plus d’une heure et en désespoir de cause joint son patron qui la jette comme une malpropre.

Ils appellent la police et perdent un temps précieux, ils ne savent même pas de quels côtés chercher, ou a-t-elle bien pu aller s’interroge son papa ? Qui a pu la cacher ? Demande les policiers, mais le papa ne connait pas suffisamment sa fille et de plus depuis qu’il lui a dit qu’il l’emmenait dans un internat il a perdu toute sa confiance en son enfant.

Ce n’est que sur le coup des 20 h que la fillette a fait sa réapparition, elle n’a dit à personne ni à ses parents, ni à la police ce qu’elle avait fait. Mais elle avait dû manger à sa faim car elle est allée se coucher épuisée et n’a même pas réclamé quoi que ce soit. Comme l’enfant est revenue au foyer le père n’a pas cherché à en savoir davantage et l’affaire s’est arrêtée là. Le lendemain au petit déjeuner le papa attendait sa petite fille, il a pris dans ses bras en lui disant qu’elle garderait ses beaux cheveux longs et qu’il n’était plus question que qui que ce soit lui les coupent. Elle était tellement contente qu’elle s’est jeté dans ses bras en lui disant :

–      Merci oh merci mon « papounet » d’amour !

–      Appelle moi autrement France, tu n’es plus un bébé

Et, tout en lui disant cela, son papa essuyait deux grosses larmes qui coulaient sur ses joues.

–      Prépare-toi, aujourd’hui nous allons nous promener ensemble car demain tu vas partir à l’internat, du reste j’en suis fort triste, car tu vas me manquer ma petite puce adorée.

–      Oh mon papou, heu papa, je me dépêche.

–      Voilà qui est bien mon enfant.

 

Ce fut une merveilleuse journée comme autrefois, mais le soir même toute sa gentillesse volait en éclat, il lui intima l’ordre d’aller se coucher, l’embrassa d’une manière désinvolte  et sorti en faisant claquer la porte.

La nuit a été pour France à la fois courte et à la fois fort longue, car elle n’a pas vraiment dormis, mais elle se lève rapidement sans rien laisser apparaître, prends sa douche, s’habille normalement, elle aurait bien temps de s’habiller comme les autres quand elle serait en Suisse.

Quand elle part après que le chauffeur de son papa ait chargé ses valises, elle s’aperçoit rapidement qu’il n’y aura que lui et sa nounou pour l’accompagner, même sa maman n’assiste pas à son départ, son père la prends dans ses bras, lui caresse les cheveux et lui dit ne pleure pas, car je vais manquer de courage et ma petite fille quoi qui se passe dans ta vie au fil du temps dis-toi bien que je t’aime et que je t’aimerais toujours. Pour France c’est incompréhensible, d’un côté son papa l’aime, de l’autre il ne vient pas avec elle, en plus elle l’a su avant que son papa ne lui le dise.

C’est en allant chercher son bol de lait, et alors qu’elle n’était pas encore dans la cuisine, elle a entendu sa nounou ricaner bêtement en disant à la cuisinière, avant mon départ, il faut encore que je me coltine cette gamine, ne sachant pas que la petite fille entendait tout. Alors assise, dans la voiture qui roule sur l’autoroute, la petite fille décide que pour ne plus souffrir il fallait qu’elle se mette derrière une carapace, et elle se mura dans un silence qui allait durer encore quelques temps.

Elle profite de ce voyage pour bien regarder ce qui se passe, et quand elle entend Maurice lui dire :

–      Petiote nous sommes arrivés !

Elle sent que ce sont les derniers moments qui la tient encore tout près des siens, bientôt elle sera seule face aux autres. Dans sa poche elle a une tablette de chocolat offerte par un douanier au passage de la frontière. Sa nounou a bien essayé de lui le reprendre mais Maurice est intervenu, elle l’a remercié avec son plus beau sourire malgré ses larmes. De toute façon elle n’avait même pas voulu la manger, car depuis bien avant son départ elle a une grosse boule au fond de la gorge qui l’empêche même d’avaler son chagrin. Et, puis que dire ? Elle avait toujours été une petite fille obéissante, à part son écart pour ses cheveux, elle n’avait jamais désobéis aux consignes des grands et elle trouvait que ceux-là en profitaient.

Depuis qu’ils ont quitté l’autoroute, la voiture monte et prends rapidement de la hauteur, la vue est magnifique, quand soudain, Maurice s’engage dans un chemin forestier où une barrière se lève sur son passage et ils arrivent après avoir traversé un bois à une grande bâtisse ou il y a un va et viens incessant de voitures amenant des fillettes.

Heureux qui comme Ulysse…….

Sur le thème de t’AIME 

de

SABINE de chemin-je-t-aime

 

Il y a des voyages comme des rêves,

on se lève le matin et l’on ne sait pas si on vient de le vivre

ou si l’on revient d’un beau voyage.

Il y en a sans images

et d’autres sans retour.

 

Etienne Daho nous a chanté les voyages immobiles:

« C’est un moment fort où se réveille l’eau qui dort »

 

 

Souvent je voyage mais j’aimerais vous conter

Que je suis  ce voyageur immobile

qui marche dans sa tête

le corps au repos

la pensée concentrée sur un trajet intérieur

où je vois des images 

et ressens des sensations

imagine des fleurs se dandinant au soleil

 

S’allonger sur un relax au bord de mon canal

ou  assise sur mon banc si chère à Sabine

Puis partir au fil de l’eau 

grâce à mon imaginaire.

 

Il y a tant de chemins inexplorés 

tant de voyages à partager

des lieux à conter et raconter.

 

Mon âme vagabonde, mes pensées sont débridées

nous partirons en escapades sur ces chemins escarpés 

ou le conscient et l’inconscient se rejoignent

ou nos jours sont nuit 

et nos nuits multicolores :

 

Car c’est le rêve qui nous habite

et c’est là où l’imaginaire s’emballe

en imaginant ces desti-nations 

où tous nous nous rassemblons pour vivre ces voyages.

 

Venez vous asseoir près du canal, 

alors vous avez pris place?

regardez les bateaux qui s’en vont pour une rencontre

avec vous, avec moi

Ils filent sur l’eau

ils glissent et s’en vont

mais attention vous partez avec moi

oubliez tout, vos problèmes, vos contraintes

laissez vos bagages,

et derrière vos silences étonnés

vos sourires égarés

Nous voguons vers cette eau qui m’attire

comme m’attire les précipices dans ces montagnes.

 

Il y a des voyages intérieurs

ou je me remémore mes rencontres:

Ce vieil homme qui cire les chaussures  dans une rue d’Istanbul

le visage mangé par une barbe, le regard triste

il me balbutie quelques mots

et me fait un grand sourire en faisant mine de cirer mes nus pieds

Oui c’est ce sourire que je garde en moi les jours de tempête.

 

Cette femme marchant des mètres derrière son mari

qui est confortablement assis sur un âne

sans porter quoi que ce soit

alors que sa compagne plie sous le fardeaux.

 

Je revois le jardin Pamplemousse avec ces énormes nénuphars

Se souvenir du gardien du parc qui nous contait les légendes de l’île (Maurice)

Au détour du chemin croiser la tombe fictive de Paul et Virginie

En feuilletant mes albums je pars dans mes voyages en photos

je vous laisse les découvrir

 

 

 

 Fleurs de lotus 

 L’arbre à saucisses

 Bougainvilliers et flamboyants

 

Au pieds de mon banc que je vous laisse imaginer

l’herbe n’est plus verte, tant nos pieds l’ont foulé

le soleil y dépose des rayons dorés , ambrés

et si vous vous taisez, alors coller votre oreille 

à la terre de ce lieu

peut-être que comme moi vous l’entendrez chuchoter

le vieil alchimiste qu’  est mon imaginaire.

Alors vous pourrez partager mes silences

et déguster mon voyage.

tout en respirant le parfum de mon cœur.

 

EvaJoe 

Chapitre 2 Des pleurs et des cris (suite d’une histoire)

Pendant ses grandes vacances elle était resté deux mois vers Bonne Maman, puis un après-midi où la chaleur était lourde, c’était un temps orageux, cousins et  cousines n’étaient pas sortis, Bonne Maman craignait que ses petits-enfants attrapent une insolation, aussi jouaient-ils tous à des jeux calmes à l’intérieur de sa demeure.

Soudain la cloche de l’entrée qui ne sonnait que par ceux qui la connaissait avait retentis, ce fut une nuée de pas qui s’étaient engouffrés dans le hall pour voir qui venait leur faire une surprise.

C’était les parents de France, aussi s’éclipsèrent-ils rapidement, laissant leur cousine avec ses deux parents, ce qui pour cette dernière était une grande joie car sa maman étant fatiguée passait le plus clair de son temps en maison de repos. Mais son père n’         avait pas l’air d’être venue pour voir sa fille chérie, c’est à peine si il dépose ses lèvres sur son front, et, en la repoussant doucement lui dit qu’il doit parler à Bonne Maman.

La maman de France a beau geindre, son mari s’en fiche complètement, voir cela l’agace prodigieusement. Toutefois comme il part à la recherche de sa propre mère, il veut bien que sa femme passe un instant avec leur fille mais lui fait comprendre avec  sa mine des mauvais jours qu’il faut qu’elle le rejoigne le plus vite possible.

–       Ma chère nous irons nous isoler dans la bibliothèque, aussi dépêche-toi d’embrasser la petite et rejoins nous.

Mais France ne l’entend pas ainsi, elle veut rester longuement avec sa maman, ce qui exaspère son père qui lui donne une gifle, la mère et la fille se mettent à crier ensemble, ce qui ramène le reste de la maisonnée, tous forts étonnés de la scène qu’ils découvrent.

De suite, la grand-mère en maîtresse femme emmène son fils, sa bru et la petite France dans le boudoir vert qui sert d’habitude de bureau pour les plus grands de ses petits-enfants. Elle conseille aux autres de retourner là où ils étaient et de ne pas les interrompre jusqu’à nouvel ordre. Tous s’éparpillent et continuent de vaquer à leurs occupations.

France s’assoie aux pieds de sa grand-mère comme à son habitude, mais son père ne veut pas de sa présence et lui le fait comprendre, il se saisit de sa fille et la dépose hors de la pièce sous le regard ahuris de sa mère, quant à sa femme elle n’émet pas un mot.

Dans le couloir, son père lui dit de filer rejoindre les autres, mais France ne l’entend pas de cette oreille, et elle fait mine de partir et reviens se cacher dans la pièce attenante au boudoir rose. Elle s’assoit à même le sol et se met l’oreille contre la mince paroi qui coupe depuis peu les deux pièces. Et, là elle entend tout d’abord crier sa Bonne Maman, elle, qui est si gentille, elle est étonnée qu’elle soit autant en colère, qu’est-ce que son papa a fait, car cela ne peut être que son papa qui l’ai fait crier.

Puis, plus tard elle se dit dans sa petite tête qu’elle n’aurait jamais dû écouter, elle aurait au moins pas entendu les mots de son papa, papa s’était même un mot trop gentils pour un père qui cataloguait sa fille de « pisseuse », mot qui sur le coup elle n’avait pas compris. C’était son grand cousin qui le lui avait expliqué, ce jour-là, elle avait su qu’elle n’était plus la petite fille gâtée de son papa. Pour son cousin c’était un mot vulgaire et France devait se tromper jamais son papa n’avait pu le dire, car il parlait très bien et ne s’emportait jamais. Pourtant, France ne mentait pas, son papa l’avait répété plusieurs fois et en plus il riait comme si c’était amusant. Mais qu’est-ce qu’elle avait bien pu lui faire pour qu’il se comporte de cette manière. France ne comprenait pas ce qui lui arrivait et pire ce qu’il arrivait à sa petite famille si tendrement unie il y avait quelques semaines.

Le soir dans sa chambre, sa grand-mère était restée plus longuement auprès d’elle comme si elle voulait pardonner à son fils d’avoir été aussi méchant avec sa petite fille, pourtant sa grand-mère ne pouvait savoir qu’elle avait osé écouter à la porte. Elle l’avait prise dans ses bras au moment où elle s’était penché sur elle pour la border, avait essuyé ses larmes et lui avait ajouté que tout allait bien se terminer, mais elle ne  pouvait pas lui en faire la promesse. France s’était endormis, épuisée après une journée plus longue que d’ordinaire.

Ses parents reviendraient dans trois jours car c’était son anniversaire et Bonne Maman avait insisté pour que toute la grande famille le lui souhaite. Son père n’avait rien dit et trois jours plus tard ils revenaient, et dès la fête terminée ils repartaient tous les trois.

Ce fut son dernier anniversaire avec la grande famille, plus tard, elle était trop âgée et on ne les faisait plus. 

 

A suivre