J’écoute

 

 

 

 

 

J’écoute

le bruit du vent

il passe 

dans les grands arbres.

Il joue 

avec vous

sur le chemin. 

Vous allez

au gré de son souffle.

Quelques pierres roulent

sous vos pieds.

Une halte près de la rivière

désaltéré.

J’écoute

vos murmures se mêlant au ruisseau.

La vue est immense,

sommet auréolé de blanc,

 

 

prairies aux belles vaches d’Aubrac.

Le temps s’enfui devant vous

la marche est belle

encore une journée qui s’achève.

Potage, aligot et fromages de pays

arrosé du champagne de la bergère.

La nuit s’étire

le sommeil vous enveloppe

demain une nouvelle journée

vous attend.

J’écoute votre souffle

et devine vos rêves.

 

EvaJoe avril 2014 copyright

 

Photos prises par mon époux sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

 

Si parmi mes lecteurs il y a des personnes qui connaissent cette montagne prise vers Aumont-Aubrac, mon mari et moi-même apprécieront.

 

Le temps

Sur une image d’EvaJoe

 

 

Pour la communauté des Passeurs de mots et pour le thème d’avril

 

Au tic tac de l’horloge

j’ai encore espoir que le temps m’interpelle

même si l’eau a coulé sous les ponts

et pourtant je t’ai parlé

j’ai même crié

mais tu ne t’es pas retourné

Tu as continué ton chemin

et moi je m’en suis allée.

Le temps c’est alors figé?

Pourtant

tu pars et tu reviens

chaque jour 

immuable.

En cherchant le bien

trouverais je ce que je cherche

en avoir toujours plus

je sais que c’est impossible

inexorablement

nous passons 

jusqu’au jour où nous nous en irons

mais toi tu seras toujours là

pour les générations d’après.

 

Il est 14 h 20 je cours

attraper mon train

l’esprit qui s’égare

et j’ai faillis ne pas te rejoindre.

 

Comme j’aime passé ces moments avec toi

l’horloge s’estompe dans la brume

je ne cours plus après les heures

je me laisse vivre.

Enfin, il était temps, le train part.

 

EvaJoe

 

 

Boomerang (fin)

Lorsque je redescends au salon, mon grand-père a dans ses bras le petit Victor

quand il me voit il me dit, je t’attendais Laurence

Je vais reprendre mon récit, je vais vous parler de votre maman

quand elle avait ton age Laurence, à quelques années près.

Car ces premières années elle avait été une enfant charmante

jusqu’à ce que nous changions de ville,

il faut que je vous dise que je changeais souvent j’étais dans l’armée.

C’est lorsque nous sommes sur Toulon que tout va basculer

mais nous en découvrirons les conséquences que quelques années plus tard.

Lorsque je suis muté à Toulon Edith, votre maman n’a pas encore 14 ans

elle aimait s’amuser, rire et plaire aux garçons,

elle était excellente à l’école et je pense que c’est la raison pour laquelle

nous n’avons rien vu arriver.

Rapidement elle avait trouvé une bande de copains et de copines

qui avaient à leur tête un jeune homme appelé Johnny, c’était le plus âgé

Il  avait 17 ans.

Une nuit Myriam a vu sa soeur enjamber la fenêtre, elle lui a dit:

« Ne inquiètes pas petite soeur, je serais de retour avant midi ».

Myriam avait 6 ans à l’époque, elle a plus vu cela comme un jeu plutôt qu’une fugue.

Cette première fois elle est pârtie avec son copain, ce fameux Johnny

et quand nous l’avons retrouvé elle ne parlait plus

elle avait perdue l’usage de la parole, nous n’avons pas su à l’époque ce qui c’était passé.

Grand-père a ce moment là essuie une larme et nous entendons pleurer notre tante.

Elle a mis plus d’un an avant de parler à nouveau

mais jamais elle n’a pu nous dire ce qui c’était passé

elle avait une amnésie partielle.

La seconde fois où elle a fugué, c’était 15 jours avant mon départ pour Nouméa

mais cette fois ci elle est rentrée au bout de deux jours comme si rien ne c’était passé.

Entre temps avec votre grand-mère nous avions décidé de nous expatrier

Ce que je n’avais jamais envisagé, mais il fallait que nous la coupions de cette bande

Mais hélas c’était sans compter sur Edith qui voulait rester en France

Et à la veille d’embarquer pour Nouméa, elle a disparue.

Avec beaucoup de chagrin je suis donc parti seul, laissant votre grand-mère

et ma seconde fille, elle devait me rejoindre dès qu’Edith serait revenue.

Mais le pire allait arriver, Edith est arrêtée suite au casse où son ami Johnny a été tué.

Elle n’avait rien fait, juste attendue dans la voiture

mais le juge pour enfants a donc décidé de la placé dans un foyer

et deux semaines avant ses dix huit ans elle a profité d’un moment d’inattention

pour se sauver et je n’ai eu de ses nouvelles

que lorsque à nouveau elle a fait la Une des journaux.

J’ai toujours pensé que je n’avais pas été à la hauteur,

et que j’aurais dû être plus sévère avec elle, surtout que mon père

qui est mort depuis, avait dit à Myriam; quelques coups de fouet

et les enfants marchent droit. Depuis ce jour Myriam a toujours pensé

que sa grande soeur aurait dû être fouetté

Aussi,et ce n’est pas pour l’excuser mais lorsqu’elle a vu qu’avec toi Lolo

cela recommençait, elle a fait sur toi ce qu’elle pensait que j’aurais dû faire à votre mère.

Au fur et à mesure que mon grand-père nous expliquait tout ces choses

qui ne correspondaient pas à notre maman, je comprenais l’attitude de Myriam.

Notre tante et notre grand-mère, à l’évocation du passé sanglotaient

Cela devait leur rappeler des moments fort douloureux,

mais cela ne nous expliquait pas où était notre maman.

Il fallait que notre grand-père se taise, papa devait bien savoir ce qui c’était passé pour notre Maman.

Mais notre grand-père voulait tout nous dire, aussi nous  nous sommes tous rapprochés

les uns des autres et nous avons écouté la suite de son récit.

Il y a 5 ans alors que votre maman se préparait à sortir avec votre père

deux policiers s’étaient présenté à votre domicile

car on venait de découvrir que l’ADN de votre maman correspondait

avec l’ADN d’une jeune fille qui était impliqué dans le braquage d’une station service

où il y avait eu deux morts, la caissière et le pompiste

cela c’était passé à Toulon 30 ans auparavant.

Lorsque Grand-père éclate en sanglot on entendrait une mouche volée

Christophe et Papa se précipitent vers lui

et nous les filles nous soutenons notre grand-mère.

C’est à ce moment  que je m’aperçois que Myriam et mon petit frère ne sont plus là

Ils ont du sortir avec mon oncle et rejoindre ma tante et le bébé.

Je n’ose demander mais est-ce que maman a été emprisonné?

Mais je sens que c’est ça, et cela expliquerait ceci.

Mais pourquoi Maman a été confondu, pourquoi a-t-elle  eu son ADN de prélever.

C’est papa qui prends la parole et nous explique comment on en est arrivé là.

Vous savez que votre maman travaillait à l’hôpital des Enfants de Tours

elle était pédiatre et médecin chef, nous ne l’ignorions pas.

A la suite d’un vol dans l’enceinte de l’hôpital, tout le personnel

et les malades avaient été soumis à un test ADN

et, en comparant les ADN au fichier central ils ont fait cette découverte.

Bien entendu votre maman n’avait rien à voir avec le vol,

hélas c’était bien pire je pensais en moi-même.

Aussi, moi votre papa ai-je pris en mon âme et conscience la décision de ne rien vous dire

et j’ai fait du mieux que j’ai pu, les deux grands en internat et vous les plus petits dans ce foyer

où mon frère avait travaillé, il connaissait la directrice, cela c’est fait rapidement

Mais Papa, pourquoi Bob on m’a dit qu’il était adopté et pourquoi il ne faut plus l’appeler Bob.

Bob c’est le jeune homme qui  est mort par erreur à la station service

il était le petit frère de Johnny , et il savait quand la caisse était bien remplie

mais ce soir le casse a viré au cauchemar, son patron qui aurait du être absent

est revenu et a voulu tirer sur Johnny et c’est Bob qui c’est interposé

Mais, Papa cela ne m’explique pas, pourquoi on change le prénom de mon petit frère

C’est àcause de votre maman, elle ne veut plus entendre ce prénom

car, depuis son arrestation, tout lui est revenue.

Et comme son deuxième prénom est Philippe on peut aussi l’appeler ainsi.

Chris prends la parole pour demander à Papa:

Maman a été condamné à combien d’années de prison

7 ans, mais comme elle a fait deux ans de préventive

elle est depuis 3 ans au Baumette,

Son avocat pense qu’avec les remises de peine

et comme c’est une détenue exemplaire, elle devrait être libéré prochainement.

Papa voulait continuer son récit, mais nous n’avons rien voulu savoir

Pour nous c’était notre maman et ce qu’elle avait fait avant

on avait pas besoin d’en connaître les détails

Elle avait payé cher, puisque pour elle, ce sont ces enfants qui comptent le plus

bien entendu, nous savons que  notre maman c’est réconcilié avec nos grands parents

ainsi qu’avec sa soeur, ce n’est donc pas moi qui vais lui demander de s’en aller à Myriam.

Pour notre petit frère, nous attendrons le retour de maman pour savoir ce qui c’était passé

bien que nous nous en doutions.

Epilogue

Maman est là avec nous, pâle, amaigrie, mais heureuse, enfin elle a tous ses enfants auprès d’elle.

Cinq ans et demi  sans voir les grands

Dix-huit mois sans avoir pu voir grandir son bébé

 il n’aurait pas fallu que cela dure plus longtemps.

Pour Pierre-Victor maman nous a raconté qu’elle et papa s’était aimé au cours d’un parloir

et c’est ainsi que Pierre-Victor avait vu le jour. Et notre maman qui connaissait l’univers carcéral

avait préféré l’éloigner et confier ses premiers pas  à sa petite soeur Myriam

pendant les 18 mois qu’il lui restait à faire.

Papa est penché au-dessus d’elle et la couve du regard, toute cette histoire sordide est derrière nous.

Et, moi Laurence plus jamais je ne fuguerais car j’ai eu de la chance, mais celle-là, on ne la côtoie pas toujours.

Maintenant nous devons tourner la page, bien entendu, rien ne sera plus jamais comme avant !

Mais nous sommes jeunes et capables de dépasser ces événements tragiques

Et pour le petit Victor il le faut, il ne saura jamais ce qui s’est passé, nous l’avons promis.

Et puis il n’était pas encore né quand cela est arrivé, même pas conçu !

Boomerang (suite 4)

Maman a mis au monde un cinquième enfant

 il s’appelle Pierre-Victor, il est né

quatre ans après sa disparition où son départ volontaire

A ce moment-là nous ne connaissons pas toute l’affaire

et nous nous perdons dans des questions.

« Papa et Maman sont peut-être partis ensemble en déplacement »

C’est idiot ce que tu dis Mélanie, ils nous l’auraient expliqués, au lieu de nous laisser croire

à je ne sais quelle histoire à dormir debout, nous avons été naïfs !

Christophe est tout à la fois choqué par ce que nous venons de découvrir

 tout en considérant que si cet enfant est notre petit frère

il n’est pas arrivé par l’opération du Saint-Esprit

Victor est le dernier bébé de Maman, vu sa date de naissance

il aura prochainement un an.

Pourquoi ne nous a-t-on rien dit ?

Qu’est-ce que cette naissance peut-elle avoir de si secret ?

Connaissant Maman elle ne nous aurait jamais abandonné de son plein gré

Ce sont sûrement les circonstances qui l’ont poussé à commettre cet acte odieux

 Et, maintenant nous apprenons que Victor comme nous le nommons

est notre petit frère

Cependant quelque chose chiffonne  Mélanie

 En septembre de l’an passé,

Myriam est arrivée avec le bébé dans les bras, elle s’en souvient elle était venue en weekend

Et papa lui avait dit c’est ton petit frère, sauf que Myriam avait crié,

Tu n’as pas intérêt à te l’approprier, c’est seulement son demi-frère

Certes tu es son père mais c’est moi qui m’en occupe.

 Pourquoi cette femme a tenu ces propos, et pourquoi notre mère n’est pas venue avec le bébé

Et comble de l’ironie Bob n’est pas adopté, qu’est-ce que c’est que cette machination ?

Amélie et Christophe me disent « tu n’as pas dû comprendre

Es-tu bien certaine qu’il t’a dit être adopté ? »

« Oui, mais lorsque je me suis mise en colère, il a préféré partir,

et, maintenant que j’y repense, il était tout rouge

comme si il me mentait.

Notre père va devoir s’expliquer s’exclame Chris, cela a assez duré

nous ne sommes plus des enfants.

Au même moment Victor se fait entendre et tous les trois nous allons dans sa chambre.

Je trouve couché dans le berceau familial un joli bébé potelé aux belles boucles blondes.

C’est vrai qu’il ressemble à Bob, ainsi qu’à Christophe,

Amélie et moi nous sommes brunes

Les blonds c’est du côté de maman,

 en pouffant de rire, Amélie dit, la belle-mère, elle aussi est blonde.

Je lui réponds, oui, mais elle n’est pas de notre famille.

Victor comme les bébés gazouille et nous fait de beaux sourires.

Au moins, toi tu es heureux, tu as bien le temps de vivre des moments éprouvants.

Amélie me laisse le prendre dans mes bras, et tous les trois

nous sommes heureux que ce ne soit pas le bébé de cette femme,

mais notre petit frère.

Amélie qui a mis Victor dans le parc, nous fait part d’une réflexion

qui lui tourne dans la tête depuis notre découverte du livret de famille

A qui papa a dit que Myriam était notre nouvelle belle-mère !

« A toi Chris ? »

« Non, à toi Lolo ? »

Quand il m’a récupéré au train, il m’a dit que sa compagne allait me dresser

et pas plus tard qu’hier il a murmuré, c’est ta nouvelle mère.

Et bien au vu de ce que nous avons trouvé, je pense qu’elle est là

juste pour s’occuper de Victor, elle n’est ni sa compagne, ni sa maîtresse

Ils ne couchent même pas dans la même chambre. Tu t’en es bien rendu compte Lolo.

Alors, c’est peut-être une nounou, pourquoi m’a-t-elle frappée ?

Si je ne suis rien pour elle, je ne comprends pas, du reste il faut que ça cesse.

Nous décidons tous les trois que ce soir Papa devra nous répondre.

La journée va bientôt s’achever, Christophe m’enferme à nouveau

en attendant que  nous prenions le taureau par les cornes

et que nous passions à l’attaque.

Il était grand temps que je regagne ma chambre car la voiture de notre père franchie la grille

et s’arrête devant le perron, il en descend quatre personnes,

Mais, ce n’est pas possible, je crois que je rêve, car il y a Bob

Juste aujourd’hui où nous avons découvert qu’il n’est pas adopté

il revient à la maison

 Et qui sont les deux autres personnes qui accompagnent papa et mon petit frère.

Il me semble que ce ne sont pas des inconnus

Je boue d’impatience, il faut que je sorte de ma chambre

Papa les aide à descendre leurs bagages, lorsqu’une voiture rentre dans le parc.

C’est ma belle-mère au volant, elle est accompagnée de deux personnes, un homme et une femme.

que je ne connais pas, Notre plan va tomber à l’eau si Myriam amène sa famille.

Maintenant je comprends, Bob vient avec mon oncle Pierre

et celle que j’avais prise pour la nouvelle maman de Bob n’est autre que la femme de mon oncle.

Cela fait tout de même cinq ans que je n’ai revu aucun d’eux.

Va-t-on enfin nous expliquer ce qui s’est passé

Ce sont les grandes vacances et avant ces évènements

 toute la famille de papa venait les passer chez nous.

Je me souviens aussi que maman avait une petite sœur et nous ne l’avons jamais vu

Maman, c’était brouillé avec elle, ainsi qu’avec ses parents, nous ne les avons jamais rencontrés.

Maman nous avait expliqué qu’elle n’avait pas toujours été une gentille fille

et qu’elle avait causé beaucoup de chagrin à sa maman.

Mais je n’ai pas le temps de réfléchir davantage, ma porte s’ouvre à la volée,

Amélie et mon petit frère arrivent en courant, je me jette dans les bras de Bob

Nous pleurons autant l’un que l’autre, mais c’est de joie.

Après les questions fusent de chaque côté :

 «  Tu reviens à la maison ? »

 « Oui, Papa est venu me chercher

Et oncle Pierre et sa femme m’ont accompagné

ce sont eux qui se sont occupé de moi jusqu’à ce matin »

« Quoi ? Tu m’avais dit être adopté »

« C’est ce que je devais te dire si tu me posais la question »

« Pourquoi me mentir, qui avait dit de dire cela »

« Myriam »

« Décidément cette femme n’est pas à un mensonge prêt »

Je suis abasourdie et dégoutée, m’avoir fait douter de mon père.

J’en pleure de rage et de douleur

je ne veux plus qu’elle reste, je ne veux plus la voir,

elle doit être la cause de biens de sournoiseries,

mais je ne comprends pas pourquoi mon père et mon oncle ont permis cela.

« Dis-moi Bob, papa est-il au courant ? »

Non, ni papa, ni oncle Pierre, c’est lorsque je suis venu à la grande maison

qu’elle m’a dit de te dire ceci si par hasard je te voyais.

« Mais pourquoi au foyer, eux aussi m’ont menti »

Bob en fait ne le sait pas. Il est allé chez notre oncle

car le premier hiver il se laissait mourir

il refusait de s’alimenter et délirait en réclamant notre maman.

Et,  dire que moi je ne savais rien de tout cela.

Que de mensonges ! De mesquineries, pourquoi toutes ces cachoteries ?

La porte s’ouvre et mon oncle Pierre entre et me serre dans ses bras

« Comme je suis heureux qu’il ne te soit rien arrivé ma princesse,

Lorsque ton père m’a appris que tu avais fugué, je me suis fait énormément de soucis »

Je fonds en larmes, il m’appelait toujours ainsi autrefois du temps de maman.

« Tu es une belle jeune fille, tu ressembles plus à ta mère qu’à sa sœur »

« Sa sœur? Ma tante ? Tu la connais ? Où est-elle ? »

Je vois qu’oncle Pierre est ennuyé par ses mots, je le presse de questions

mais il les esquivent, et me dit :

« J’étais juste venu te dire que ta punition est levée, tu peux descendre rejoindre la famille. »

Je ne me le fais pas dire deux fois, je demanderais des explications à mon père

ou à mes aînés, ils doivent bien savoir à laquelle de mes tantes je ne ressemble pas.

Lorsque nous sommes arrivés dans la grande salle à manger

Papa était en grande conversation avec un monsieur qui devait avoir dans les 70 ans

C’est cet homme qui était arrivé avec papa, où était la dame

Soudain, je la vois arriver en compagnie de la fausse belle-mère

Elle lui donne le bras, mon regard va de mon père à Myriam.

Pendant ce temps j’entends la dame dire en parlant de moi

Laurence, les cheveux blonds en moins est le portrait craché d’Edith

J’espère que son père veillera sur elle, surtout quand elle saura

Il ne faut pas qu’elle fasse les mêmes erreurs que cette pauvre Edith.

Edith, c’est le prénom de maman !

Au moment où je vais pour demander des explications, mon père réclame le silence.

« Mes enfants je vous dois des explications et j’espère que vous me pardonnerez

Mais tout d’abord je vous présente vos grands-parents maternels et la sœur de votre maman.

Quel retour de boomerang !

C’est une véritable claque que notre père nous inflige, Myriam, la sœur de Maman !

Les bras m’en tombent, quand il dit cela, il ne me regarde pas, je me lève

et je crie « pars ne revient jamais chez nous, tu prendras pas la place de maman et je ne comprends pas

pourquoi tu as été aussi méchante avec moi, si je te montrais dans quel état je suis,

je pense que ton propre père te renierais ! »

 Et je sors en courant.

Je m’effondre sur mon lit et je sanglote, soudain je sens une main qui me caresse la tête,

C’est ma grand-mère maternelle, elle me prends dans ses bras, et me berce

« Un jour tu lui pardonneras, mais auparavant il faut que tu écoutes ce que ton grand-père va dire.

Peut-être que tu comprendras pourquoi ta tante t’as donné une correction.

Enfin j’espère.

Bientôt le dénouement……/………