Le banc de nos vingt-ans!

 

Offert par ramaje47

 

Dans leur couleur caramel le banc et la plage s’étreignent passionnément

en nous cachant les histoires de ces adolescents  qui jadis venaient se confronter

Nous ne savons combien de phrases susurrées, ce banc pourrait nous raconter

Mais dans les mots gravés nous découvrons des amours en balbutiements.

 

Le temps distille un goutte à goutte de bisous sur des bouches carmins

le vent semble nous apporter des rires et des cris du temps passé

Ici il y a eu des drames, des retrouvailles et des amours qui se sont effacé

Mais aujourd’hui debout sur la corniche les amoureux sont main dans la main.

 

En se regardant l’un l’autre  les voici à nouveau sur le banc

Riant de cet hier qui n’est plu et s’abreuvant du temps présent

Tous les deux s’en souviennent pourtant il y a déjà vingt- ans.

 

 

Ils sont allongé sur le banc et se remémorent leur belle histoire

En se souvenant de leur union de folie sur cette plage

C’était par une chaude soirée de juillet qu’ils se sont noyés l’un dans l’autre.

 

EvaJoe mars 2014 Copyright

 

 

 

 

 

Un train pour nulle part!

Photo aimablement offerte par Agnès (elle, aussi a fait un texte car inspiré par cette photo)

 

 

 

Ma Muse pense à des voyages

Sans bagage

Où la pensée s’évade

Pour rejoindre des trains

Qui partent pour nulle part

Et qui n’arrivent jamais en gare.

Sur la brume en évanescence flotte un parfum

Musqué et ambré, une odeur chaude et capiteuse.

Lorsque soudain un bruit insolite surprend ceux qui sommeillent

La Muse s’élève et disparaît dans des voiles cotonneux

Où une locomotive déverse des volutes de nuages neigeux

Elle entraîne 

En une chaîne

Des wagons d’un autre temps

Aux couleurs sempiternelles.

 

 

Assise au creux de la lune

Haranguant une foule invisible

Du haut de cette tribune

Prenant des airs de balancelle 

Ma Muse rêve et se laisse emporter

Par ce train mystérieux en partance pour les cieux

Où des elfes en tenue vaporeuse

Dessinent des arabesques sur la toile du maître

Pour disparaître dans une folle glissade

Sur des toboggans de sucre candi

Qui cascade.

Le train crachote tousse et file sur un air d’adagio

Pour vivre une escapade musicale en un concerto

Et se parer de voiles de mousseline 

Sous le regard de Pierrot et Colombine.

 

 

 

 

 

 

D’une rive à l’autre!

logo communautéPour la communauté des Passeurs de mots je lance le thème du mois de mars (vous avez le temps )

 

 

Que vous inspire cette photo, chacun le dira à sa manière voici ma participation (toutefois je veux qu’une où les deux photos figurent dans votre article, d’avance merci)

 

Photo offerte par SOLEDAD

 

En haïku

 

deux rives soudées

un regard perdu au loin

barque de pêcheurs

 

Photo offert par Jodaya (pour mon deuxième recueil de poèmes)

 

En sonnet

 

Des rêves d’opaline assaillent mes pensées

en contemplant sur l’eau la barque de mon enfance

où naguère avec toi je suis partie en toute confiance

pour déposer aujourd’hui des mots romancés.

 

Ici point de ressac juste le doux clapotis de la rivière

Où nous partons  ensemble avec des idées de naufrage

cherchant le long de la berge des chimères pour s’abriter de l’orage

en livrant des combats dans une folie printanière.

 

Et lorsque la barque légère se conduit sans effort

J’entend sous le souffle du vent tes murmures d’amour

où debout contre pluie et bourrasque tu es mon toréador.

 

D’une barque en bois j’en ai fait un rêve de folie

la pêche ce jour n’était point miraculeuse

Mais je préfère rester dans la mélancolie.

 

En prose

 

Sur cette barque un jour tu es monté pour partir au loin et tout quitter pour cet homme croisé au bord du fleuve, qu’as tu fais de ta vie? A part voguer sur des flots, des mers ou des océans où là tu n’as pas trouvé ce que tu cherchais car tout était ici, au cœur de ta vie. Parfois les voyages forment la jeunesse mais d’autres lui ôtent tout espoir de vivre debout, car emporter par des folies on y laisse un peu de soi-même.

(Extrait d’un texte que j’ai écrit)

 

Trois façons d’écrire, chacun prends ce qui lui correspond, et écris un texte sous la forme qu’il lui plaira.

 

 

EvaJoe février 2014 Copyright 

 

 

 

 

 

 

 

Douceurs du passé!

Je me souviens de tes yeux

Étaient-ils noirs ou bleus?

Je ne sais plus 

Ils étaient empreints de bonté

De douceur et lumineux.

 

Tu avais toujours le sourire

Devant toutes tes tâches jamais un soupir

j’étais fasciné par ta gentillesse

et ton amour pour nous était d’une grande richesse

Des petits plats tu savais façonné

Aujourd’hui tes recettes sont sur ton joli cahier.

 

Ton corps n’était que souffrance

comme tu avais de l’endurance

Car je n’ai jamais entendu une plainte, 

Pour moi tu étais comme une sainte

Qui donnait du bonheur et vivait sur terre

En ce jour je me souviens de toi oh ma grand-mère.

 

A ma grand-mère une femme merveilleuse je dédicace mon poème.

 

EvaJoe copyright février 2013