Un défi sportif et humain

Une première en France.

 

Le pari de Nathalie BENOIT
« Un défi sportif et humain de proximité au plus près des territoires »

 

Championne du monde d’aviron et médaillée d’argent aux jeux paralympiques 2012, Nathalie a pour défi de traverser la France sur les canaux et les fleuves gérés par Voies Navigables de France avec son bateau baptisé au nom du partenaire principal L’Arbre Vert.

Paris-Lyon-Marseille à la rame sur les Voies Navigables de France

 

 

 

Personne n’a tenté l’aventure en raison des 174 écluses qui séparent Paris de Marseille et l’interdiction de navigation à embarcation non motorisée sur certaines parties du parcours. En quelques chiffres : Environ 40 jours de course à étapes sur le bateau L’Arbre Vert, soit 1000 km à parcourir (bras seuls) dont 92 km à contre-courant (de Paris à Ecuelles), 509 communes,14 départements, 6 régions traversées, 7 fleuves, canaux et mer empruntés, 172 écluses à franchir, 5 km/h de vitesse moyenne, 300 000 coups de rame (environ), soit une moyenne de 7692 par jour, entre 8h et 10h de rame jour avec une moyenne de 30 km (en fonction des passages d’écluses). Réaliser cet exploit, c’est l’équivalent de 49 semi-marathons parcourus en 39 jours.

 

Ici pour des photos et en savoir davantage

 

Ses rames effleurent l’eau telle une douce caresse

La voici partie sur les voies navigables de France

Enchaînant les canaux en une véritable danse

A la force de ses bras et vraiment sans paresse.

 

Les rames décollent et laissent spirale derrière elle

Sous un ciel gris d’où s’échappent des gouttes de pluie

Tel le vent  une sportive de haut rang souffle sur l’ennui

Si ce n’était sur l’eau j’aurais pensé voir des ailes.

 

Aux étapes elle reçoit les honneurs des villages longeant le canal

des enfants des écoles l’ ont acclamé  tout près de chez moi

plus loin médusé devant cet exploit s »incline un château médiéval.

 

Les passants admiratifs applaudissent ou klaxonnent cette femme 

Elle a  pour nom « Nathalie Benoit »  ne l’oubliez pas

Elle porte haut les couleurs de notre France tel un oriflamme.

 

 

EvaJoe juillet 2013©

  

 

 

Ce défi éducatif soutenu par Madame Valérie Fourneyron (Ministre des Sports), Monsieur Frédéric Cuvillier (Ministre des Transports) ainsi que le Ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie est porteur de symboles forts : Promouvoir les activités physiques et handisportives de haut niveau; L’hygiène de vie pour tous et le sport pour tous; Un défi de proximité (le développement durable au plus près des territoires); Faire connaître la SEP (santé et prévention); Promouvoir les modes de déplacement respectueux de l’environnement et sensibiliser le grand public sur le développement du transport fluvial; Combattre la maladie « Même malades, nous pouvons réaliser des exploits »; Traverser la France à la rame véhicule l’image et les valeurs de l’écologie; Démontrer qu’avec un handicap, nous pouvons faire rêver et être fiers de soi; Promouvoir les Voies Navigables de France; Communiquer autour des accès aux personnes à mobilité réduite sur les quais et berges; Promouvoir le tourisme fluvial français « un projet nature de proximité »; L’égalité des chances entre valides et Handi; Promouvoir le sport au féminin, l’aviron, les clubs en région….

 

Si vous habitez le long des voies navigables de France entre Chalon sur Saône et Marseille allez la voir

 

Canal du centre ce dimanche 7 juillet 2013

 

 

 

 

 

 

Sous le regard des sages…

Ils sont comme des chevaux fous lâchés dans des steppes arides et rien ne les arrêtent,

ils vont par monts et par vallées, oubliant les tracas de la vie. Ils sont heureux car libre.

Ils ont  appris de leurs ainés  à écouter la nature et à faire chanter les herbes folles

Ils pleurent dans les bras des saules pleureurs mais virevoltent sur les tapis de  mousse.

 

Assis sur les rochers ils écoutent l’océan, ils aiment le bruit du ressac et les cris des mouettes

Éblouis par le soleil et les mains en visière ils regardent les bateaux rentrer au port

qui  franchissent doucement le chenal étroit et ils les saluent à chacun de leur retour.

Et, souvent ils aperçoivent les derniers soubresauts du soleil qui s’évanouit dans l’océan.

 

Ils aiment s’éclabousser dans les flaques d’eau et rentrer chez  eux  trempés mais heureux

Ils songent  aux soupirs de leurs mères mais évitent  le courroux de leurs pères

en leur racontant avoir vu le long de l’océan un bel héron cendré se mirant dans l’eau

et, à leur tour ils imaginent leurs enfants jouer dans les ruisseaux et croisant d’autres oiseaux.

 

Plus tard lorsqu’ils partiront rejoindre les montagnes aux pics enneigés

ils regarderont les mères allaitant leurs agneaux tout là-haut dans l’alpage

Ils se rouleront dans le foin comme des chevaux sauvages avant de  s’en aller  et de chercher

 au pied d’une muraille un habile lézard qui les observe au creux d’une anfractuosité.

 

Attrapant leurs rêves accrochés aux nuages en chevauchant des licornes 

pour les emporter au creux de leur lit  et les cacher sous leurs oreillers

Ils rêveront toutes les nuits et leurs cauchemars seront mangés 

Par les petits mouchoirs noués répondant aux doux noms d’attrape rêves.

 

C’est ainsi que les sages parlèrent aux parents venus les consulter

et désormais dans toutes les tribus les enfants jouent au gré de la nature.

C’est écrit dans le grand livre de leurs vies, et chacun le sait et le vit pleinement

Et c’est ainsi depuis la nuit des temps et c’est comme ça que nous l’avons transmis.

 

Lorsque Grand-Père eut refermé le livre de notre vie, j’ai vu de ses yeux coulés quelques larmes, mais je n’ai rien dit car je savais que si sur terre sa vie était finie de là-haut au pays des étoiles il veillerait sur notre peuple.

Comme je l’avais songé, le lendemain Grand-Père avait rejoint le pays de ses ancêtres et c’est à mon père que revenait l’immense tâche d’être à son tour un sage, et ce serait transmis comme un flambeau jusqu’à la fin des fins.

 

Texte imaginaire mais….

 

 

 

© EvaJoe juin 2013 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partir

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice

 

 

 

Sur une idée et  une photo d’Eliane

 

le quai surpeuplé

le train arrive en gare

transhumance d’été 

 

 

 

Photo de mes vacances en Suède 

entre terre et mer

au soleil de minuit –

pas de coup de soleil 

 

Mythique nationale

entre bouchon et boisson

pause du déjeuner

Le peintre de la nuit!

Regard tourné vers cette subtilité incandescente

Aux confins de la terre et de la mer voici l’astre rougeoyant

Il s’impose et le voici à l’apogée du firmament

Doucement  pour que la main le suive Il amorce sa descente.

 

Devant son chevalet, sous ses doigts nait la nuit

Du jaune  il passe au noir en estompant  la rougeur

Absorbé par sa peinture il en oublie les naufrageurs

Mais en dessinant il tremble et vibre en trompant l’ennui.

 

Entre les jours lumineux et les nuits sans lune il est à son art

Sans jamais recevoir la gloire, il est là du matin au soir

Seul, sur cette garrigue mais pour lui il sort du brouillard.

 

Copie conforme de la nature sans connaître les couleurs

Impossible pour lui de faire la différence entre le blanc et le noir

Ebahis , nous restons sous son charme  ensorceleur.

L’ombre de l’encre

 

 

Elle n’entend plus le bruissement de la  plume

 Seul le tic tac de l’ horloge  déchire sa mémoire

L’ombre de  l’ encre se profile sur son grimoire

Et enveloppe la nuit d’une épaisse brume.

 

C’est dans un dernier regard qu’ enfin elle s’évanouie

poursuivant ses rêves dans les méandres de l’art

en empêchant son quatrain de disparaître dans le brouillard

Elle gomme la douleur des mains qui l’ont  trahis.

 

Et quand  le soir descend elle ressent sa détresse

En fuyant  ces instants d’égarement

elle souffle sur les maux pour emporter sa tristesse.

 

Pour qu’enfin au moment de la délivrance

En effleurant les touches de son clavier

Nait sous ses doigts déformés sa belle errance.

 

 

 

© EvaJoe  Juin 2013