Econduit

 

 


 

En caressant le chagrin de votre visage

Je découvre en vous la femme fleur

Vous êtes là, ce n’est pas un leurre

Mais comment accosté à votre rivage.


Espérant tout de vous

Je vous déclare ma flamme

Au pire je ne risque qu’un blâme

Mais vous déclinez un rendez-vous.

 

Votre réponse me met en colère

Mais je vous pardonne votre dédain

Je vous repousse tel un mondain

Et vous laisse dans votre galère.

 

Je suis éconduit mais j’ai vu vos yeux

Briller  comme pierre précieuse

Je pousse le badinage et deviens odieux.

 

Vous me confessez l’émoi que je vous procure

Tout en refusant de baisser votre garde

Ne voyant en moi que le péché le plus obscur.

 

A ces mots j’en reste coi

En une pirouette vous me décochez une flèche

Et je vois sur votre visage un air narquois.




 

 

 

 

Enfermé

Buvant ce breuvage

au goût amer

ton cri

résonne dans la nuit

emprisonnée dans ta souffrance

tu ne vois rien

c’est le néant.

La passion ne fleurit plus

il en est ainsi

j’ai fuis la cage dorée

ou j’étais enfermé

ton regard vert

frissonne

tu as compris

je franchis

la ligne d’horizon

c’était notre dernière dispute

je ne puis rester

mon amour

ma passion

vit sans moi

Adieu.

 

 

Complainte dans la nuit

 

A l’encre de ses mots

elle t’as ouvert son coeur

dans la nuit de tes maux

tu n’es plus vainqueur.

 

Tu découvres le clair-obscur

en pleurant son absence

détestant ce que cela te procure

tu cries devant ton impuissance.

 

A jamais disparaissent

tous ces temps heureux

tu vois elle te délaisse

tu en deviens peureux.

 

Doucement ses pas s’effacent

garde en toi son image

bientôt plus aucune trace

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le jour du Jiseï

 

 

 

Le thème défini par Marie-Alice et Liliane :

21 Décembre 2012, jour selon les Mayas de la date probable de la fin du monde, la
communauté du Coucou du Haïku nous propose d’écrire notre jiseï jusqu’à 21 heures 12 minutes 12 secondes…

 

 

Avec humour


dette-france-fin-du-monde.jpg

Jiseï 1

trop tard c’est finis

impossible de venir

tout fiche le camp

 

 

Le jiseï est un Haïku d’adieu où poème de mort…

 

Jiseï 2

le papillon blanc

s’en va dans la nuit noire

part ombre de vie

 

Jiseï 3

 

nos larmes coulent

place au temps des souvenirs

il s’en est allé

La chute du triple A

 

 

Le Ah ah ah est de rigueur

il est tombé ce matin

chantons tous en choeur

la chanson des mutins

 

les financiers ont le vent en poupe

ils sont assis sur notre pognon

elle n’est pas populaire leur soupe

c’est la faute aux agences de notation.

 

Les chiffres ils ont alignés

pour donner aux pays une note

n’essayez pas de trépigner

vous allez perdre votre cote.

 

Les agences sont aux pieds de leurs maîtres

cela ne sert à rien d’ hurler

vous ne pouvez trahir ceux qui vous chronomètre

vous êtes bon pour la céphalée.

 

Sans vergogne il dégrade les pays

du A , tu vas au B pour atterrir sur le Q

tout le monde se sent trahis

c’est pire que le trou de la sécu.

 

Les riches se vautrent dans la bouffe

ils ont la bedaine bien grasse

nous ne sommes pas vos pignoufs

allez poussez vos carcasses.

 

Il y en a marre de se faire plumer

il est temps de reprendre la Bastille

à notre tour de vous déplumer

nous allons vous  mettre en guenille.

 

Si on a plus rien à perdre ce sera la  révolution

quand le peuple est aux abois

sous les coups et les privations

les loups sortent du bois.

 

Le Ah ah ah est de rigueur

il est tombé ce matin

chantons tous en choeur

la chanson des mutins