Ivresse des mots

 

 

Le parfum de votre coeur fleurit chacune de mes pages

que vos beaux yeux verts liront au petit matin

après avoir froissé  mon pyjama de satin

ou mon corps  a laissé les contours d’un rivage.

 

Tel un funambule marchant dans mon sillage 

vous lisez mes poèmes en les dévorant

 mes mots d’amour ne vous laisse indifférent

car déjà ils vous emmènent dans un beau voyage.

 

L’essence de mon parfum met en vous la passion

mais je creuse les mots dans la pénombre de la foret

oui vous marchez tout en pensant à mes créations

 

Vous voyez des trésors cachés dans chacun de mes livres

que ma plume a écrit cette nuit dans mes rêves

en pensant à nous lorsque d’amour nous sommes ivre.

 

Liberté

De retour de ce long exil

mes mains en visière

je découvre la misère

mon pays serai t il en péril?

 

Je marche à la dérive

profondément blessé

hier je t’ai laissé

pour partir  sur l’autre rive.

 

Que de souvenirs dans la ruelle

c’est celle de mon enfance

j’y vivais avec insouciance

ici plus de libertés individuelles.

 

Je croise des êtres hagards

 visages de sang et de larmes

pieds nus et sans armes

ils marchent au hasard.

 

Au loin j’entends la guerre

des cris, des pleurs et puis rien

seuls des aboiements de chiens

il flotte une odeur de morts dans l’air

 

Vais je repartir pour nulle part

là bas les gens sont vivant

ici il n’ y a que des survivants

et moi un pauvre fuyard.

 

Elle est finie ma longue errance

j’ en oublie mon Eldorado

pour mes amis et mon drapeau

 nous vaincrons l’indifférence.

 

Nous ferons tomber les chaînes

pour demain chanter la Liberté

resserrer les rangs et se concerter

pour combattre la haine.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si je

 

 

 

Un regard accroché

sur un lit de fougère

des baisers volés

dans des matins blêmes.

.

Si je te dis un secret

resteras tu discret?

 

 

Est-ce une histoire cruelle

dont je serai l’héroïne

si tu oses parler d’aventure

jamais tu ne seras mien.

 

Si je te dis la vérité

resteras tu par charité?

 

 

j’irai au ciel te chercher

j’emporterais ton coeur

et le vent dans nos voiles

fera chavirer notre étoile.

 

Si je te parle amour

le seras tu un jour.

 

Nos songes s’envoleront

vers la lune au visage pâle

attirant à elle l’océan

rêvant de notre bonheur.

 

Si je te parle de souffle de rêve

le vivras tu avec moi la vie entière.

 

 

 


 

 

 

 

Consentante.

 

 

Tu sais je t’ai vu l’autre jour

tu étais caché dans la grande masure

celle ou enfants nous jouions

tu étais mon chevalier

j’étais la belle emprisonnée

tu m’as toujours délivré

plus tard tu me couchais dans le pré

je me laissais faire

tu caressais mon corps d’adolescente

comme j’aimais tes beaux yeux verts

et tes mains de velours

nous étions insouciants

nous ne connaissions rien de la vie.

Dès que ton père a su ils nous a séparé

la fille du jardinier n’était pas une femme à aimer

toi le fils du comte de Montchanin

moi, une parvenue

toi déjà un Monsieur.

 

Il t’a envoyé à la ville

loin de la soubrette

comme ton père disait

tu es devenu un grand Monsieur

un avocat qui plaide des causes perdues

ce qui fait rire ton père

même pleurer je l’ai vu

Sais tu ce que je suis devenue?

Dans notre cachette il y a ma lettre

j’espère que tu vas la trouver

et j’attends ta réponse

Oh mon bien aimé comme je t’aime!

A présent je suis une femme

mon corps a besoin de tes caresses

je pense à toi couchée dans la paille.

J’espère dans la nuit sombre

te voir franchir cette  porte vermoulue

Tiens, elle grince serait ce toi?

 

Des jours ont passés

j’ai guetté ta venue 

mais personne n’est apparue.

Me voici à nouveau nue

dans la vieille ferme abandonnée

celle de nos jeux d’autrefois.

Soudain un bruit, je me couvre

Une lampe s’allume

je te reconnais, tu as vieillis

mais tu es toujours bel homme

je me redresse et apparaît à ton regard

nue comme Eve devant Adam

Sauvage, rebelle comme autrefois

Tu te jettes sur moi et me dévore

ta bouche impatiente se glisse en moi

tes mains caressent mon corps offert.

Oublions le passé, nous sommes adultes

et libre de s’aimer sans contrainte.

 

Nos corps entrelacés, nos souffles mêlés

aucun bruit à l’extérieur

seul le vent dans les grands arbres

Tu me pénètres comme un sauvage

tu sais que j’aimais autrefois

je n’ai pas changé tu vois.

Je gémis sous tes assauts répétés

tu me fais l’amour encore et encore

puis épuisés nous nous endormons

A mon réveil tu n’es plus là

je vois encore la trace de ton corps

sur cette couche improvisée

une lettre à mes côtés

je la tourne entre mes mains

les premiers mots dansent sous mes yeux

tu es marié, j’arrive trop tard.

Mais si je veux tu reviendras.

Un cri résonne dans la nuit, c’est le mien.

 

Je sais que lorsque tu auras lu ma lettre

tu reviendras, au moins pour cet enfant

le notre, le tien, le mien

il connait tout de toi , je lui ai dit

Il a déjà 15ans,  j’étais si jeune.

Mineur ont dit mes parents

et toi déjà un adulte, qu’importe

Reviens je t’aime, nous t’aimons.

 

 

 

Une précision, tout cela est purement imaginaire, au lieu de l’écrire sous forme de nouvelles je vous l’offre ainsi. Que chacun
mette la fin qu’il aimerai lire…

 

 

 

 

 

Regards

 

 

J’ai posé des regards incrédules

sur tous mes trésors cachés

dans mes rêves en papier

empreint d’encre de ma bulle.

 

Celle ou je me réfugie les soirs d’été

lorsque fantôme j’erre sans bruit

au moment ou sonne minuit

pour écrire rimes en toute quièté.

 

j’aime la nuit car j’y puise ma force

un crayon à la bouche, l’air absent

avec sur moi une drôle de carapace.

 

J’ai comme du  du vague à l’âme

quand l’aube pointe son nez

pensez vous savoir ce qui se trame?