L’autoroute de tous les dangers /23

Coup de théâtre !

Capitaine vous auriez pu vous comporter un peu plus gentiment avec le directeur de la clinique.

Ah ! Vous le couvrez, mon mari disparaît et vous vous en fichez royalement. J’apprécie de travailler sous les ordres de mon lieutenant Colonel.

Et moi je suis bien content de ne pas avoir de femmes sous mes ordres.

Sexiste

Je ne vous permet pas.

Théo avait bien raison il sait tout

Théo , Théo vous n’avez que lui à l’esprit. S’il sait tout pourquoi feindre avoir reçu un choc.

Je ne comprends pas. Qu’insinuez-vous mon Colonel ?

Je plains votre Commissaire, et au risque de vous faire à nouveau bondir c’est plus que pénible d’avoir une femme comme vous dans sa brigade.

Goujat, écoutez, vous pouvez rentrer sans moi je me passerais de votre voiture.

Rentrez donc à pieds cela vous calmera. Mais je pensais que vous vouliez mener l’interrogatoire de votre mari de pacotille.

Il m ‘excède le Colonel, il m’agace au plus haut point. Il est blond, les yeux bleus délavés, un teint rose, une barbe fine, une moustache des plus étranges, parfois je n’ai qu’une envie c’est vérifié si cette moustache n’est pas fausse.

Sans m’en rendre compte je le fixe, son sourcil se soulève et au moment où il m’apostrophe, je suis sauvée par la sonnerie de mon téléphone, enfin sonnerie est un bien grand mot. Car voici ce que l’on entend :

 » Tout le monde médit de moi/ sauf les muets ça va de soi. »

A voir sa tête c’est comique.

Mon Colonel je vous laisse c’est mon père il m’appelle d’Italie.

Faites, je vous attends

Il s’éloigne et fume une cigarette, tiens il a donc un vice caché.

Papa, alors ça va, qu’elles sont les nouvelles ?

Oui Julie, personne ne m’a suivi, c’est bon Théo a rejoint sa mère.

Tout c’est bien passé ?

Oui, et toi tu t’en es bien tiré.

Très bien, je suis devant la clinique psychiatrique avec le Colonel.

Ah que fais-tu avec lui ?

Il m’a sorti du lit car mon cher et tendre mari a été kidnappé.

Il ne croit pas si bien dire. As-tu appelé ta mère, elle se fait du souci tu es au milieu d’une tourmente, tu dois te méfier.

T’inquiètes mon petit papa tout est sous contrôle, promis j’appelle mes mamans.

Ma fille laquelle est la plus belle ?

Maman cela va de soi

L’autre n’étant que ta belle-mère ?

Voilà tu as tout compris, bon je vois que le Colonel s’impatiente, nous allons y aller.

A ce soir.

Mais ne viens pas.

Te chercher

Oui

Au revoir Docteur

Tu n’es plus seule.

C’est cela.

Entre Temps, le Colonel a fait appel à un des lieutenants de Théo afin qu’il me ramène au 36, enfin me voici libérée, il est enfin parti. Je dois aller voir où en sont les interrogatoires, et après je m’envole pour I’ Italie. Seul Hugo n’a rien dit, il est toujours choqué par le fait que je lui ai joué la comédie dans les grandes largeurs. En chemin le lieutenant me fait le point sur l’ensemble des interrogatoires et me dit être sceptique sur l’implication du père de son Commandant.

Expliquez-vous ?

Je pense qu’il protège quelqu’un, mais il a peur.

Ah ! Et en avez-vous fait part au Colonel

Oui, mais c’est là où le bât blesse.

Comment ça expliquez-vous je ne comprends rien.

Lorsque j’en ai fait part au Colonel il m’a dit : Vous extrapolez jeune homme, regardez les méfaits que cela a provoqué sur votre Commandant, lui n’a pas eu vos états d’âmes.

Cela ne veut rien dire, vous avez interrogé son père, lui votre Commandant a été juste confronté à son père, il n’a pas mené l’interrogatoire. Ni du reste le Colonel. Mais c’est étrange. Comme Théo n’ai pas là, j’aimerais que vous soyez derrière la vitre sans tain, que vous écoutiez mon interrogatoire de façon que vous soyez attentif à ses expressions, ses hésitations.

Vous ne préférez pas que je sois avec vous à l’intérieur, en binôme.

Dans un premier temps nous allons procéder de cette manière puis nous aviserons au fil du temps.

Lorsque j’entre dans la salle , Hugo est en compagnie du Colonel qui est penché sur lui. Que peut-il bien lui raconter ? Ce n’est pas une attitude très conforme avec notre enquête.

J’émets une toux discrète, le Colonel se lève, m’empoigne par le bras et me fait sortir, je ne lui laisse pas le temps de me parler. C’est moi qui attaque sous l’oeil médusé du Lieutenant.

Mon Colonel vous avez outrepassé vos droits, ce n’est pas parce que vous chapeautez nos deux brigades que vous pouvez vous octroyez un passe-droit sans témoins.

Capitaine Martin pas de ça avec moi, je sors et que cette enquête soit bouclé cet après-midi.

Elle le saura ne vous inquiétez pas et … Je pense que des têtes vont tomber.

Fière de mon trait d’humour, je prends place devant Hugo

Mr Leyrieux

Tiens je ne suis plus ton chéri

S’il croit me désarçonner de cette manière il se trompe énormément. Je n’ai pas de temps à perdre et je suis remontée comme une pendule.

J’aimerais que vous me précisiez le rôle que vous avez tenu dans le viol et la tentative d’assassinat sur ma personne à la fois ce 23/06/2019 et avant-hier. Commençons tout d’abord par 2019.

Mais Virg..

Capitaine ! Il n’y a plus de Virginie

Mais Capitaine, ce n’est pas vous enfin je ne sais plus vous m’avez tellement mené en bateau que j’ignore qui vous êtes.

Si vous préférez dites-moi le rôle que vous avez eu sur Virginie ma jumelle ce 23/06/2019, je vous écoute

Un grand silence s’instaure, je vois Hugo perdre contenance et sangloter. Ce ne sont pas des larmes de crocodiles, il pleure réellement. Est-ce du regret ou du remord je ne sais pas.

C’est Arthur et moi qui ont violés a plusieurs reprises votre sœur jumelle. J’étais ivre et sous l’emprise de la drogue.

Mais au départ vous ne pensiez pas à la violer, c’était juste pour rendre service à ces deux jeunes filles ?

Oui, puis Arthur nous a dit que la copine de votre soeur l’avait aguiché et qu’il avait pris son pied avec elle sous le regard dégouté de Stéphane qui voulait sa part du

Taisez-vous je sais ce qu’a fait à ma jumelle ce salaud doublé d’un pervers. Vous reconnaissez les faits ?

Oui, tous sans exception, Sauf

Sauf quoi ?

Je n’ai jamais voulu te tuer, on a reçu l’ordre d’un Commanditaire

De ton père ?

Non !

Il y a un autre Commanditaire ?

Non !

Explique toi je ne comprend rien ?

Mon père couvre son propre Frère.

Qui ?

Le père d’Arthur !

Oui et il est où ?

C’est à ce moment que je sens une arme s’appuyer sur ma tête et une voix métallique que je reconnaîtrais entre mille me dire :

 » Ne bougez pas Capitaine Martin ou je vous fait sauter la cervelle »

A suivre…

L’autoroute de tous les dangers/17

Le commanditaire

Jean-Ba avait été cueilli sur le Pont de l’Europe, il pensait rejoindre sa femme en Allemagne et ainsi disparaître à nos yeux.

Lorsque les policiers français l’avaient intercepté il était stupéfait qu’il fut retrouvé si rapidement.

Bien entendu, personne ne s’était avisé à lui raconter qu’un mouchard avait été placé sur son véhicule.

Il avait demandé à téléphoner à sa femme, ce qui, bien entendu lui avait été accordé. Julie était étonnée qu’il n’est pas appelé d’avocats, mais apparemment celui de la famille Leyrieux allait aussi le défendre et à l’entendre l’affaire serait mené rondement car ces clients étaient d’honnêtes citoyens.

Hugo Leyrieux était de bonne famille et PDG des industries pharmaceutiques et cosmétiques depuis plus de dix ans, il avait pris la succession de son père.

Jean-Baptiste ( appelé Jean-Ba par ses amis) était un imminent professeur d’université, ancien chercheur au CNRS. Une figure connue car il avait publié plusieurs livres sur la bio-industries et des bandes dessinées pour enfants tous axés sur la planète.

Mais le coup de fil passé auprès de son épouse avait permis aux enquêteurs de pouvoir discuter avec sa femme Margot Gretzky honorable fille du grand manitou Allemand un constructeur automobile qui avait pignon sur rue en Europe.

En fait c’était elle qui avait rappelé moins d’une heure après que son époux lui ai dit qu’il était en garde à vue. Elle désirait s’entretenir avec un enquêteur car elle avait une révélation à faire de la plus haute importance.

Voici ce que Margot a raconté aux enquêteurs ainsi qu’au Colonel le coordinateur des forces de police et de gendarmerie.

 » Margot Gretzky a rappelé le standard et comme j’étais assez proche et qu’au cours de la soirée chez les parents d’Hugo et Théodore Leyrieux je ne lui avait pas adressé la parole c’est tout naturellement que j’ai écouté ce qu’elle m’a confié.

Allo je voudrais s’il vous plaît m’entretenir avec un inspecteur qui détient mon mari.

Oui ici capitaine Julie Martin, je vous écoute Madame.

J’ai quitté la France après une scène fort pénible entre mon mari et le cousin d’Hugo Leyrieux.

Seulement d’Hugo, vous ne connaissez pas Théophile.

Non mon époux m’a toujours dit qu’il n’était pas intéressant et de toutes façons il faisait le tour du monde.

D’accord, continuez Madame qu’avez-vous de si important à nous dire et qu’elle était la dispute qui opposaient votre mari et … Au fait comment se prénomme le cousin.

Arthur Leyrieux.

Quelle est sa profession ?

Homme de main, en fait je vous dit ça mais je n’en sais rien, j’ai juste appris de la bouche de Jean-Ba qu’il était sorti de prison depuis à peine deux semaines.

Il vous a dit la raison pour laquelle il était emprisonné ?

Il m’a dit c’était une erreur.

Hum je vois. Donc cette dispute, y avez-vous participé?

Non j’ai écouté aux portes et j’ai entendu qu’ils attendaient le commanditaire d’un meurtre.

Le meurtre de qui ?

Mon amie Melodie.

Qui devait l’assassiner ?

C’était fait

Expliquez -vous ?

Arthur avait tué sur ordre de je ne sais qui mais je l’ai mémorisé.

Comment ça ?

Je veux dire que je me suis cachée dans notre penderie à l’entrée et j’ai vu celui qui avait commandité le meurtre.

Le connaissiez -vous ?

Je ne sais pas, je ne crois pas !

Vous savez où vous ne savez pas.

J’ai fait son portrait robot à qui puis-je m’adresser ?

Ils l’ont appelé comment ?

C’est bizarre

Comment, que voulez-vous dire ?

Je n’ai peut-être pas bien compris son nom.

Dites-moi ce que vous avez entendu ?

Ils ont dit :  » Bonsoir Monsieur Charles Magne.

Et mon mari a ajouté Charlemagne à la barbe fleurie.

Il avait une barbe ?

Non

Pouvez-vous me le décrire ?

Oui, grand plus d’1 m80, des lunettes fumées, un chapeau genre borsalino, habillé tout en noir. A un moment donné j’ai vu ses cheveux.

Ah et ils avaient un signe particulier.

Non pas vraiment mais ils étaient blanc d’un très beau blanc.

Vous voulez dire que c’était un homme âgé

Je ne peux pas l’affirmer, sa voix était bizarre comme s’il avait un appareil dentaire. Je dis ça car mon fils aîné cela fait ce bruit quand il parle. Mais c’était normal ces dents étaient toutes en ferraille

Ah ! C’était un déguisement.Vous êtes dans quelle ville ?

Düsseldorf !

Allez a la Fédéral Police , Frachtstrabe au numéro 30 et portez leur votre portrait robot. Il est possible qu’il vous demande de faire marcher votre mémoire pour améliorer tel ou tel contour du visage. Nous les avertissons immédiatement. Par contre est-ce que vous savez où est allé Arthur Leyrieux ?Où je ne sais pas, mais il est parti avec le commanditaire pour éliminer un gêneur.

Ce sont ses mots.

Oui Savez-vous de qui il pouvait parler ?

Oui

Allez ne me faites pas attendre.

Théophilee Leyrieux.

Un silence pesant s’est abattue sur l’ensemble de l’équipe en entendant le nom de Théo. Qui pouvait être cet homme ? Et pourquoi Théo était considéré comme gêneur.

Il nous fallait rapidement interrogé Jean Baptiste et essayé de comprendre ce qui les avait mis sur la piste de l’enquêteur le plus discret et efficace de nous tous.

Théo avait été prévenu de se dépêcher de revenir au commissariat où on venait d’apprendre une révélation concernant l’assassinat de Mélodie de la Feuillantine. Personne n’avait osé lui dire qu’une ou plusieurs personnes mal intentionnées en voulaient à sa vie.

La veille il m’avait déposé au commissariat ven me faisant promettre de dormir sur place, il avait déposé un lit de camp, un drap, un oreiller, tout était dans sa voiture. Il etait reparti pour un rendez-vous mystérieux.

Quand son colonel m’avait interrogé je n’avais rien pu lui dire. Car Théo m’avait dit moins tu en sauras plus je te protège. Maintenant je craignais pour sa vie.

A suivre…

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