L’autoroute de tous les dangers /12

Un danger imprévisible

Et zut, il a fallu que je mette le pieds sur la fameuse latte dont Hugo m’avait parlé, j’entends ce bruit qui se propage malgré la musique qui provient du bas.

Il m’en a fallu du temps pour me débarrasser de ma femme, quelle conne, la voilà prise de remords mais pourquoi Jean-Ba et Hugo sont venu lui parler de ce passé qui me colle aux basques depuis bientôt trois ans. L’affaire est close, nous n’avons pas été inquiété, la gamine n’a pas dû pouvoir nous décrire. Quant à l’autre en la ramenant chez elle ce n’est pas ma faute si prise de panique elle s’est enfuie sur l’autoroute. Mais auparavant j’ai pris mon pieds. Je n’ai même pas regardé les journaux morte ou vivante, je l’ignore encore cette nuit.

Faut dire qu’elle a aimé ça au début c’est lorsqu’Hugo et Jean Ba se sont pointé que cela à virer au drame. Ces deux imbéciles ont voulu profiter d’elle alors que je me rhabillait, elle n’était pas dans une position pour refuser, mais ces deux niais l’ont violé. J’entends encore ces cris et ce soir ils me cassent les burnes avec leur vague à l’âme.

Bien sûr que Jean-Ba n’a pas envie que cette histoire viennent enrayer le mécanisme bien huilé de sa vie de petit bourgeois. Le roi de la saucisse, entre nous sa saucisse n’est pas très grosse mais la gamine, cette Julie a bien été obligé de la prendre dans sa bouche. Ce soir en regardant Virginie je me suis demandé si elles n’étaient pas frangines. Pourtant Hugo m’a dit que toute sa famille était en Italie, sauf son père qui habitait Versailles.

Il faut dire que les gonzesses se ressemblent toutes à 20 ans. Copie conforme. Bon il faut que j’entre dans la chambre nuptiale où quand j’ai aidé à transporter sa chérie j’ai admiré le décor féerique. Hugo a dû s’en mettre pour des ronds en roses rouges.

Quel est l’idiot qui m’a joué ce sale tour, je suis obligé de redescendre pour récupérer la clef auprès d’Hugo. Mais où est-il, il va me le payer. A moins que ce soit Mélodie qui l’aie gardé.

Décidément, sa valise a disparu cette garce s’est tirée. Je l’essuie les mains elles sont de plus en plus moites, l’adrénaline est en train de monter. J’ai pris du viagra que m’a filé Jean-Ba car depuis quelques temps tout est en berne. J’ai hyper mal il faudrait que je plonge dans l’antre moite de cette gamine. Moi je suis attiré que par les gamines. Je n’y peux rien, il faut que je cède à mes pulsions. Bon moi ce n’est que les filles dans nos copains il y a de belles brochettes de tous les vices sexuels. On s’échange de temps en temps, pour éviter les problèmes depuis quelques temps on puise dans les prostituées. On reviendra à nos amours premières dans quelques temps. Le coup d’envoi c’est pour ce soir, on va se taper la poulette à Hugo.

Tiens j’ai un SMS, un numéro inconnu : « la clef est sous le paillasson de ta chambre. »

Ah et bien Virginie attends moi j’arrive.

Pendant ce temps de l’autre côté de la porte…

J’ai entendu le plancher craqué je sais qu’il est à deux doigts de rentrer, le patron m’a demandé de ne pas me laisser violer. Mais d’une part si j’ai bien mon arme je ne puis lui tirer dessus, le bruit que cela ferait les alerterait. D’autres parts crier n’était pas envisageable, alors je m’en remettais à ma rapidité pour l’assommer avant qu’il s’en prenne réellement à moi.

je suis négligemment allongée sur le lit dans une position lascive et j’attends comme le gigot sur le grill que l’on essaye de me consommer.

La clef tourne dans la serrure, je vois le gros sac de Stéphane entré, il souffle comme un bœuf, je sens le souffle de sa bouche qui pue le whisky s’approcher de ma bouche. Il ne faut pas que je bouge, il doit me croire endormie à cause de sa drogue. Il me caresse les seins, sa main descend sur mes cuisses, il releve ma nuisette, mais il s’arrête là et je l’entends murmurer :

Avant de te prendre poulette je vais aller me vider la vessie. Il jure comme un fou car il ne peut y arriver. Par mes yeux légèrement entrouvertes je le vois quitter son pantalon, son caleçon, sa chemise, le voici nu comme un ver, il bande terriblement.

Mais que fait-il, assis sur le fauteuil il essaye d’ôter ses chaussettes et c’est assez drôle il n’y arrive pas. Je le laisse s’approcher du lit mais comble de l’ironie il n’arrive pas à y monter dessus. Alors pour m’enjamber cela va être coton. Je n’ai nullement envie qu’il m’écrase car je ne pourrais absolument pas me dégager.

C’est à ce moment qu’il abandonne l’idée de se coucher sur moi, il me fait pivoter pour que mes jambes se trouvent le long du lit et mes pieds au sol. Dans un premier temps il essaye de me soulever mais il n’y arrive pas. Je me fais la plus lourde possible. Alors il se penche vers moi et au moment où il va pour faire pénétrer de force sa langue dans ma bouche je reçois ce que je pense au départ être du sperme mais qui s’avère par la suite être le sang de Steph.

J’ouvre les yeux et découvre Steph qui pèse de tout son poids sur moi et qui pisse le sang, et derrière lui telle une démente, Mélodie, armée d’une batte de base-ball et qui s’emploie à le frapper. J’ai beau lui demander de m’aider, rien n’y fait.

Soudain le placard s’ouvre à la volée et surgissant de je ne sais où apparaît mon sauveur, c’est Hugo qui arrache la batte des mains de Mélodie, lui assène une gifle et l’envoie valdinguer au sol où elle commence à gémir.

Il dégage son ami de toujours, me demande s’il m’a fait du mal, devant ma tête qui roule de gauche à droite il soupire. Ensuite tout se passe très vite, il téléphone à son jumeau, mais hélas et pour cause son téléphone est fermé, alors il appelle Jean-Ba qui arrive flanqué de la mère d’Hugo et de son Majordome.

En un tour de main ils habillent Steph, ouvre la porte et s’en vont. Mélodie se relève, vient vers moi et me dit:

Je t’ai sauvé la mise, maintenant tu es à moi. Alors je choisis ce moment pour lui mettre sur la tempe mon pistolet et lui dit :

Si tu veux avoir la vie sauve disparaît sinon toute Mélodie de la Feuillantine que tu es je te loge une balle dans la tête et dis-toi que tu ne m’as rien sauvé du tout c’est ton mari qui aurait dû recevoir la balle dans sa bouche porcine. J’avais la main sur cette arme.

Quand elle sort presque en courant et pour brouiller les pistes je lui dit :

Tu remercieras Hugo c’est son flingue.

Vu la tête qu’elle me fait, elle ne comprend plus rien.

A suivre…

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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