L’autoroute de tous les dangers /16

Etrange…Etrange…

Qu’est-ce qui te tracasse dans le fait qu’ils se soient arrêté de parler en ta présence ?

Justement c’est cela qui me dérange. Comme si ils avaient une chose importante à me cacher.

Nous sommes sur une enquête qui nous a pris des mois, que dis-je deux ans ? Nous sommes à fleur de peau. Le moindre rien nous met en alerte.

Non Julie je sens roder autour de nous des forces maléfiques. Mes sens sont tous en alertes. J’ai dû louper quelques choses. Le Colonel veut que nous rentrions, nous allons faire le point avec nos équipes respectives.

Séparément, on va se répéter.

Non ensemble . De plus l’arrestation d’Hugo est resté secrète. Ils ne peuvent pas savoir que j’ai pris sa place. Et mon père n’est jamais arrivé à nous reconnaître.

Et pour ce qui est des différences moi j’en connais une.

Silence ! ( Petit rire)

Mon amour est plus que gêné devant mon allusion à son anatomie.

Tss Julie, c’est un tout petit détail.

Justement, lorsque je doutais tantôt j’aurais dû te demander de te déshabiller.

Tiens pourquoi ne l’as tu pas fait ?

En fait je n’en sais rien, c’est qu’au fond de moi j’étais certaine que c’était toi.

Mon amour me prend dans ses bras et m’embrasse. J’entends tousser discrètement puis finalement on me tape sur l’épaule et en face de moi sur sa chaise roulante manuelle j’aperçois le père des jumeaux.

J’interpelle Théo en ayant bien soin de lui dire : Hugo je pense que ton père veut te parler.

Merci Mademoiselle, si vous pouvez aller vous promenez je voudrais m’entretenir avec mon fils seul à seul.

Théo est un tant soit peu gêné que son père me congédie, mais je n’en fais pas cas. C’est sûrement un problème personnel. Cela fait deux heures que Théo et son père se sont enfermés dans le bureau. La porte est fermée ce qui a fait râler sa mère, elle est venue me déverser son angoisse concernant son fils Hugo et m’a avoué avoir dit à son mari la vérité sur notre prétendu mariage.

Alors là c’est la catastrophe, mais Théo devait bien savoir que tôt ou tard ça se saurait. Après l’enquête, bien entendu que tout aurait été parfait. J’ai attendu jusqu’à 17 h et j’ai enfin vu sortir Théo fort en colère, il m’a pris par le bras et sans dire au-revoir à personne nous avons franchis en voiture le grand portail blanc.

Il n’a pas desserré les dents durant tout le trajet. Nous nous sommes rendus jusqu’au Commissariat, juste avant de sortir il m’a dit : mon père savait qu’Hugo a été arrêté.

Il doit y avoir une taupe dans le service, et es-tu certain que personne ne sait que tu es au SRPJ de Lyon et que sur cette enquête exceptionnelle police et gendarmerie ont marchés main dans la main.

Je ne pense pas que ce soit une taupe, c’est l’avocat de la famille qui a communiqué ce matin avec mon père.

Ah je préfère. Mais pourquoi es-tu resté plus d’une heure en sa compagnie.

Car l’avocat de mon père a appris que j’étais dans la police. Et, il a fallu que je calme mon père en lui disant que je n’avais rien à cacher et que je me fichais complètement des cosmétiques. J’ai crû qu’il me claquait dans les doigts.

Et, c’est tout ?

Non, il m’a passé un savon pour lui avoir laissé croire que je faisais le tour du monde. Et m’a demandé aussi qui tu fréquentais. Je lui ai dit moi, Hugo vous a joué un sale jeu. Mais il n’était pas convaincu et a ajoute :  » sale traître ».

Ton père a osé te dire ça. Il est temps de démasquer les coupables sinon on court tout droit à la catastrophe.

J’ai donné des ordres pour que l’on arrête Jean-Ba et mon cousin Arthur, mais hélas ils ne sont plus là et la femme de Jean-Ba a rejoint l’Allemagne pour se rendre chez ses parents.

C’est étrange…

Par contre j’ai mis un traceur sur la voiture de Jean-Ba c’est ainsi que j’ai su que sa femme avait pris un avion pour Düsseldorf. Mais Jean-Ba est toujours en voiture. Et il est parti sur l’autoroute du Sud. Possible qu’il soit accompagné d’Arthur.

Vivement que l’on coffre toute la bande.

A suivre…

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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