Le grand retour ! /3

Après ce que sa voisine lui avait dit, elle s’était empressée de demander à parler à cette femme qui allait emmener son enfant.

Bonsoir, je suis Lulu la maman de Tony

Où étiez-vous Madame ?

Je travaillais et son père s’occupait de notre petit garçon. Cette femme elle ne la connait pas, elle ne va pas lui raconter sa vie. Tonio, son homme n’est pas le père du petit, mais il s’en est occupé.

Mais vous travaillez où donc ?

Je suis chanteuse et danseuse.

Ah !

Lulu ne voit pas le drôle de regard que lui lance cette femme.

Vous êtes sortie à quelle heure de votre… Travail ?

En général j’attends que le public parte. Ce soir mon mari partait travailler pour la distribution de journaux dans les bureaux de tabac. Il commençait à trois heures du matin. Je suis partie plus tôt.

Votre petit garçon n’a pas dis un mot depuis que votre voisine de palier nous a indiqué que vous n’étiez pas là. Comme personne ne pouvait vous joindre j’ai fait appel aux services sociaux.

Mais pourquoi ? Vous auriez pu lui demander à ma voisine, elle connaît mon numéro de téléphone, de plus elle l’a déjà gardé lorsque mon mari travaillait comme videur dans le cabaret où je me produis. Et c’est elle qui m’a dit que mon fils hurlait.

Les pompiers ont récupéré votre fils par la fenêtre, car votre porte était fermée à clefs.

Et vous pensez qu’un enfant d’à peine trois ans va vous raconter ce qu’il s’est passé. Il a eu peur.

Il ne veut pas répondre à nos questions.

Vos questions mais je rêve, il n’a pas 13 ans juste un tout petit, encore un bébé pour certaines choses. Mais Madame regardez ce remue ménage vous croyez qu’un enfant plus grand ne serait pas intimidé. Avec tout ces gens, les gyrophares, la police il ne dit rien c’est normal, il n’est pas très expressif.

Il va à l’école ?

Non il commence en Septembre. Mais pourquoi mon mari était sur le sol ? Il n’a pas pu se suicider, il était tellement heureux d’avoir trouvé ce travail.

En effet, mais venez , prenez votre enfant nous allons aller au poste de police pour discuter tranquillement.

Qui êtes-vous ?

Je suis l’inspectrice chargé d’enquêter sur les circonstances de la mort de votre compagnon.

La mort ! Il n’est pas mort, ce n’est pas possible.

Venez Madame.

Lulu se sent mal, elle titube et s’agrippe à la jeune policière, sans son aide elle se serait étalée sur la chaussée.

La voici installée dans le bureau de l’OPJ Myriam pour les intimes, OPJ Goujon pour Lulu. Elle lui a offert un verre d’eau, son mascara a coulé sur sa joue. Son fils est endormi sur ses genoux. Un policier lui a proposé de l’allonger sur un lit de camp. Elle a refusé.

Myriam lui a bien dit que ce n’était pas un interrogatoire, juste savoir ce qu’il s’était passé avant qu’elle parte travailler.

Elle lui avait raconté une journée ordinaire de mai. Lever à sept heure, elle n’avait pas réveillé son mari pas plus que son enfant. Elle avait lavé sa vaisselle. Lu une des revues que son mari lui laissait. Fait des mots croisés. A 10 h son petit garçon l’avait appelé. Elle lui avait préparé son biberon, elle s’était même excusée de lui donner un biberon.

Myriam avait souri et demandé de continuer.

J’ai fais prendre un bain au petit. Puis son mari s’était levé. Il avait pris un café et était parti faire le quinté comme tous les dimanches. Il était rentré sur le coup des 14 h. Elle et le petit avaient mangé. Son fils s’était endormi.

Son mari ne voulait pas manger tant qu’il n’avait pas fait son devoir conjugal comme elle lui avait dit. Il avait trouvé sa femme pas assez convaincante dans sa jouissance. Alors il avait recommencé et elle lui avait joué la comédie ce qu’elle aurait dû faire dès la première étreinte.

Il avait mangé ( elle s’était bien gardée de dire qu’il l’avait giflé car les haricots étaient froids et la viande dure).

Puis ils étaient partis tous les trois au Parc de la Tête d’or voir les animaux. Puis rentrés sous le coup des 18 h. Un repas rapide. Et elle était partie au Cabaret.

A pieds ?

Non jamais le dimanche, il m’a emmené en voiture, il a bu un whisky avec mon patron. C’est là que je l’ai rencontré il y a quatre ans. Il était videur. Là aussi elle avait menti, cela ne faisait que deux ans. Le patron la couvrirait.

Elle avait signé sa déposition et un gardien de la paix l’avait emmené à l’hôtel car son appartement avait les scellés, car Tonio ne s’était pas tué volontairement on l’avait poussé par la fenêtre.

A suivre

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

5 réflexions sur « Le grand retour ! /3 »

  1. Deux petits mensonges! C’est pas une bonne idée ça! J’espère qu’elle ne va pas le regretter plus tard.
    Ton histoire est pleine de questions. je continue à aimer.
    gros bisous

    J’aime

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