Le grand retour/19

Nous sommes à la frontière Finlandaise en compagnie du Consul. Il est 3 h du matin. Tout le monde règle sa montre et le Consul va nous attendre jusqu’à 10 h. Passé ce délai et s’il n’a aucun signe de l’un d’entre nous c’est que l’opération le grand Retour intitulé « Wolf « aura échoué.

Nous répétons chacun à notre tour notre rôle. Tatiana et moi nous allons revêtir une robe longue et noire ainsi qu’un voile et nous présenter à la porte d’entrée. Notre neveu sera notre chauffeur.

Sergueï sera dans la voiture de son frère avec le secrétaire du ministre, il m’avait avoué que son frère était avant tout un médecin et qu’il n’avait pas charcuté sans anesthésie Raspoutine. Amis, inconnus ou ennemis ils étaient semblables sur une table d’opération. Il l’avait mis en condition pour qu’il’panique, d’où le hurlement terrifiant entendu quand il avait approche son bistouri de ses attributs génitaux vu que la puce avait migré non loin.

Et surtout avec la pilule rose nommé la drogue de remplacement, il avait déliré et raconté des secrets d’état. Il avait même demandé au Consul l’asile politique. Ce qui à ce jour était suspendu au-dessus de sa tête pour voir s’il allait les aider ou raconterait ce qu’il savait. Mais il en ignorait les grandes lignes comme les petits détails. Sergueï décidera au dernier moment quel rôle lui et Constantin jouerait, mais il avait une idée derrière la tête, Lulu en était certaine.

Tous les autres hommes et ils sont nombreux puisqu’avec nous, nous avons une unité spéciale prête à intervenir au cas où ça tournerait mal. Mes beaux-frères ainsi que deux amis de Boris et d’Igor plus mon oncle eux vont intervenir par l’arrière de la maison. Là ils vont découper le grillage qui auparavant aura été débranché car s’ils étaient en résidence surveillée, la nuit les hommes allaient dormir et ne patrouillaient pas et ils avaient securisé la maison grâce à un grillage électrifié, nous le tenions de Constantin.

Tatiana et moi nous étions la diversion, on espérait qu’au moins Tatiana puisse rentrer avertir ses parents. Les préparer à s’enfuir. Après avoir répété chaque geste nous étions fin prêts.

A la frontière Russe, certains passeports ont été examinés à la loupe. Quand ils ont remarqué la présence du secrétaire du ministre de l’intérieur , ils ont bâclés le reste des papiers d’identité. Ils se sont courbé devant lui. Ce qui a eu pour résultat de faire rire Tatiana.

Nous voici dans la banlieue de Saint-Petersbourg, plusieurs fois Constantin s’est retourné, puis une fois hors de la ville à la bifurcation de plusieurs routes, Sergueï a fait arrêter l’ensemble des voitures, nous n’étions pas venus en Camping-car, et l’unité spéciale a passe en revue les voitures. Toutes avaient un traceur. Sergueï a posé une seule question à Constantin :

Lorsque tu les as accompagné leur as-tu demandé de placer des puces sur nos voitures ?

Oui, mais qu’est-ce que je viens de vous dire.

Que l’on risquait d’être suivi et que vu le nombre de personnes que j’avais l’un d’entre eux serait bien en capacité de trouver de quoi il s’agissait.

Et c’est le cas il me semble

En avant nous repartons, auparavant je vais donner des ordres, il y a 7 routes nous avons 3 puces, nous en mettons une sur notre voiture pour celle qui se rend devant la maison de nos parents. Advienne que pourra.

Alors que nous roulons depuis un bon quart d’heure nous apprenons que les puces étaient factices sauf sur deux des voitures. Aussi ils ont choisis la direction de la Baltique pour l’une et l’autre un retour à Saint-Petersbourg.

Il est 4 h30 du matin lorsque nous arrivons dans le village de mes futurs beaux-parents. Dès notre entrée par le petit chemin notre voiture est entourée d’une dizaine d’hommes armés et cagoulés. On se retrouve devant le portail et c’est Lulu qui commence à expliquer ce qu’ils font là.

Rapidement on lui coupe la parole en lui disant ne vous forcez pas nous savons qui vous êtes, la fille de nos prisonniers et sa future belle-fille.

Est-ce vous la belle-fille ?

J’hésite et Tatiana me fait signe de dire non je m’exécute elle doit bien savoir ce qu’elle fait et j’en rajoute une couche en affirmant être leur fille. Ils le posent un tas de questions, comme j’ai bien été brieffé, je m’en sors très bien.

Un haut gradé pointe son nez et demande :

Vous menez un interrogatoire ? Qui sont ces deux femmes ?

Elle c’est la fille de nos hôtes

Que veut-elle ?

Sergueï m’a dit plus tu fais durer le plaisir plus grande sont nos chances de sortir avec mes parents.

J’aimerais aller voir mes parents et leur présenter leur future belle-fille.

C’est la raison pour laquelle vous arrivez à cinq heures du matin ?

Oui

Expliquez-moi calmement et je pourrais peut-être accepté.

Bizarre, que manigance cet homme ? Mais je sais par ma montre connectée que Boris est dans la place. Je peux sûrement pousser plus loin mon cinéma. C’est certain qu’il faut que Tatiana rentre elle connait l’emplacement des bijoux de sa mère. Ceux-là sont destiné à moi, mais personne à part la famille n’ait au courant.

Bon, c’est votre belle-sœur qui va se rendre auprès de votre mère. Vous ne restez pas longtemps. Faites n’importe quoi et nous lui mettons une balle dans la tête.

Oui mon Colonel

Ouvrez le portillon qu’elle se débrouille avec les chiens.

Tatiana dans la voiture m’a tout expliqué. Le chien de la meute s’appelle Wolf, c’était comme pour Tony-Wlad son bébé. Dès qu’elle va rentrer les chiens vont lui obéir aux doigts et à l’oeil. La seule peur que Tatiana ait c’est qu’une fois qu’ils auront découverts de l’absence de ses parents ils tuent les chiens loups. Et jamais elle ne va pouvoir le supporter.

Lorsque Tatiana arrive dans le grand hall d’entrée elle aperçoit son frère Wladimir, elle n’a pas trouvé les chiens elle en a été fort étonné. Ce dernier lui explique que les forces spéciales les ont emmené, ils sont à bord des deux hélicoptères ainsi que leurs parents et il lui explique ce qu’elle ignorait

Il faut te rendre le plus rapidement possible dans la chambre de Maman, récupérer les bijoux destinés à Lucile, tu me donneras le reste plus l’argent de toutes leurs économies. La petite Greta que nous avions engagé à jouer son rôle à la perfection, elle avait bien expliqué à papa et maman que nous viendrons cette nuit. On va la récupérer dans la capitale. On lui rendra ses papiers véritables et elle retrouvera son identité et pourra ainsi rejoindre ses parents.

Tout en écoutant son frère elle a réussis à ouvrir le coffre de ses parents. Ils avaient sortis toute leur liquidité, il y en avait pour des millions. Dans un grand sac ils mettent tous les billets de banque et les carnets de chacun des comptes bancaires ouverts dans différentes banques étrangères. L’ensemble des bijoux de sa mère sauf la bague de fiançaille de leur arrière-grand-mère qui va aller à Lucile et qui lui sera rendu car c’est la sienne, elle se transmet en ligne directe, Lucile ne sera que la femme de leur frère.

Le petit écrin noir dans sa poche, elle se présente à un soldat qui discute avec Lulu. On dirait que ses deux-là viennent à peine de se quitter. Il leur dit :

Nous n’avons pas entendu les chiens japper pour quelles raisons ?

Je suis vétérinaire, les animaux j’adore.

Ah d’accord, votre belle-sœur je m’en suis souvenu je la connais.

Vous l’avez connu où ?

Avant qu’il me réponde je scrute son visage et soudain je me souviens de lui, mais qu’à pu dire Lucile elle ne connaissait pas mes relations de la fac.

Rapidement je saisis ce qui a été le seul sujet de leur conversation. L’autre crétin a juste parler sexe. A part m’être envoyé en l’air avec lui deux fois je ne vois pas de quoi ils ont pu causer. Mais il a envie d’affranchir sa belle-sœur comme il me dit d’un air goguenard.

Elle me faisait grimper au rideau, elle s’en souvenait bien j’étais m’a t elle dit un bon coup. Bon le Colonel va faire sa tournée avec les soldats d’ici trente minutes, déguerpissez.

On ne se le fait pas dire deux fois, surtout que maintenant tout est minuté. J’explique certains détails à Lulu qu’elle ignore :

Mes parents sont dans la voiture de Sergueï ainsi que les deux chiens, le grand Wolf et sa femelle. Ils ne vont pas passer la frontière ils vont partir en hélicoptère mais ils seront en territoire ennemi pendant cinquante kilomètres pour éviter que les engins quand ils s’envoleront fassent trop de bruit à proximité de la maison de mes parents. Surtout que ce matin il doit y avoir un échange entre un Russe et un Allemand d’où la présence de mon oncle.

Depêchons-nous de quitter ce pays j’en ai des frissons.

A suivre…

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

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