L’inconnu du 7 h 12/9

Eric nous a rappelé vers 23 h, ma mère a été relâché sur le Continent vers un hôtel de Quimper. Ils détiennent toujours mon fils.

Depuis des heures je ne comprenais pas la raison pour laquelle ils avaient été retrouvés au fin fond d’un îlot qui avait une dizaine d’habitants. C’est Éric qui m’en a donné l’explication.

Depuis trois jours Hugo se plaignait des oreilles et le médecin le plus proche était celui d’Éric, aussi accompagné de notre mère ils s’étaient rendus tous les trois à une consultation. C’est en rentrant à pieds vers le port après avoir pris des gouttes pour Hugo à la pharmacie qu’un type barraqué avait par surprise déstabilisé mon frère qui avait lourdement chuté sur la chaussée.

La scène s’était déroulée fort rapidement Trois autres hommes avaient surgis d’un camping car et un avait ceinturé ma mère alors qu’Eric avait reçu un coup sur la tête, en revenant à lui, il était ligoté en hauteur sur un lit. Pour Hugo, une jeune femme s’était approché de lui, viens on va voir maman lui avait-elle dit et c’est très docilement qu’il était monté.

Un des hommes avait demandé à Eric de m’appeler puis la suite nous la connaissons puisque j’avais pu parler à mon petit garçon. Ce que j’ignorais c’est que pendant que mon enfant me parlait il faisait descendre mon frère et ma mère en plein Quimper. Le camping car était parti en direction de Brest, ma mère avait eu le temps de communiquer la plaque d’immatriculation.

Eric me laissant le soin d’appeler le père de mon fils. Quant à lui il est reparti récupérer mon père et va prendre un hôtel sur le Continent. Des barrages ont été mis en place sur les routes du Finistère afin d’intercepter le camping car.

Dimitri après mon appel est resté silencieux puis il a demandé à Momo et Tom de le rejoindre en urgence afin de mettre tout en oeuvre pour rattraper rapidement ces fous. La description faites par ma mère étant assez précise ils ont rapidement pris en chasse le camping car. Aidés en cela par toutes les gendarmeries et polices positionnés à plusieurs endroits différents.

Aucun tir ne devait se faire, la vie d’un enfant était en jeu. Soudain à un village le camping-car s’arrête, la porte de la cellule s’ouvre, personne ne bouge, l’ordre est donné d’attendre. Un enfant hurle :

J’ai bobo Maman je veux Maman j’ai bobo aux oreilles.

Eric et Dimitri se retiennent de se jeter sur la jeune femme. Elle emmene Hugo à l’intérieur d’une pharmacie. C’est à ce moment-là que le camping-car est encerclé par le GIGN.

Dimitri et Éric rentrent dans la pharmacie, dès qu’Hugo les voit, il se précipite vers son père en lui criant :

Papa j’ai mal aux oreilles.

La femme fait mine de s’en aller. Mais à la porte elle est arrêtée par les gendarmes de Camaret. Dans le camping-car deux hommes avec la tête de Gwen, cette histoire est nauséabonde et vire au cauchemar pense Dimitri. Il emmène les deux hommes et la femme, espérant qu’elle sera plus loquace. Eric, Hugo et mes parents retourneront dans l’île. En espérant que notre fils n’ait pas d’autres problème médicaux.

Une cellule de crise a eu lieu à la suite du kidnapping raté et l’opération « Projet 50 « est mis en place.

Un des hommes qui a subi différentes opérations s’est mis à table. Il a décliné sa véritable identité. Nous n’en savons pas plus. C’est la dernière nuit que je dors avec Gwen, il doit partir au petit matin se jeter dans la gueule du loup pour découvrir qui veut m’enlever, en espérant qu’ils ne seront pas les premiers à me découvrir.

Il doit prendre la place du faux Gwen, je trouve que tout cela est fort compliqué. J’aurais dû rentrer chez moi et me laisser emmener par l’inconnu du 7 h 12. La soirée se passe calmement jusqu’à un appel téléphonique de Dimitri qui nous annonce que l’opération est déclenchée.

Mais j’ai l’immense surprise d’apprendre que je pars avec Gwen, Marie me file le journal du soir et ce que je découvre me donne des ailes.

Bonjour ma belle endormie, après notre rendez-vous raté nous nous retrouverons demain au même endroit. Soyez discrète et passez inaperçue.

A suivre…

Auteur : Eva Joe

Ma plume ne s'essouffle jamais, elle dessine des arabesques sur la page de mes nuits, elle se pare comme un soleil en defroissant le ciel. En la suivant vous croiserez tantôt Pierrot et Colombine dans mes poèmes ou Mathéo et son secret et bien d'autres personnages dans mes nouvelles et mes suspenses.

5 réflexions sur « L’inconnu du 7 h 12/9 »

  1. Tu emmêles cet écheveau de fils de vies avec une jubilation que je devine à l’idée de nous mystifier à bloc. Et c’est réussi. Quelle histoire! J’aime
    Gros bisous de bon we

    J’aime

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