Le cri d’Abéba

 

 

Les voici repartis avec un guide supplémentaire qui est l’oncle de Mathéo, ils ont abandonné leur 4X4 pour prendre des chameaux, habillé comme un des leurs, Pierre se confond dans le paysage désertique. Hormis son visage pale comme le lui a fait remarquer Idriss il fait très Djiboutien. Son statut est celui d’un étranger qui veut faire reculer le désert avec un projet innovant, il a  des papiers faux bien évidemment qui prouvent qu’il a déjà suggéré cette idée en Ethiopie. Il doit rencontrer d’ici deux jours un dignitaire de Djibouti, il en profitera pour acheter différents vêtements qui lui seront d’un grand secours au cours des jours qui suivront. Il restera ici le temps nécessaire mais on lui a demandé de faire vite et d’aller à l’essentiel, mais c’est mal le connaître quand il prend une affaire en main il va jusqu’au bout. Il a reçu l’ordre de revenir au bout de deux mois, il espère bien mettre fin à ces horreurs avant la fin de ce mois. Il va se faire pousser la barbe car à Djibouti il est très connu à la fois par ceux du Gouvernement et à la fois par le Colonel chez qui avait lieu ces petites sauteries dont il n’avait jamais entendu parler ; depuis il ne fait que culpabiliser s’il y était allé il les aurait confondu beaucoup plus tôt, mais Bastien lui a dit que si on ne lui l’a jamais proposé c’est que l’on connaissait son intégrité.

 

3ème Partie

 

Assis à même le sol dans la position du lotus, un homme fait son yoga, c’est l’image que lui envoie ce lieu situé en plein désert. Cet homme, il l’a la sensation de le connaître, mais avec un chèche comme ceux que l’on trouve dans l’Afrique de l’Ouest, cela lui est difficile de le reconnaître. Il a le visage buriné, une barbe lui mange le bas du visage, mais la position lui rappelle un de ses hommes lorsqu’il était à l’armée, mais il n’arrive pas à mettre un nom sur son visage, et c’est ce moment que choisit Guillaume pour lui le présenter :

  • Pierre, voici Mr X, il a déjà été d’un grand secours et là il nous offre à nouveau ses services ;

Les deux hommes se serrent la main et l’un comme l’autre se regarde et Monsieur X lui dit :

  • Mon Capitaine c’est moi Xavier l’aide de camp du Colonel !
  • Monsieur X ! Xavier, mais vous avez finalement quitté l’armée ?
  • Quitter n’est pas tout-à-fait le mot, jeté comme un malpropre, mais finalement au vu des évènements que Monsieur le Consul m’a communiqué, cela me fait dire que je les gênais. Alors que deviens-tu ? Toujours capitaine.
  • Non je me suis recyclé si je puis dire je suis commandant d’une petite escouade de gendarmerie. Je suis reparti en France et c’est mon ami Bastien qui est venu à Djibouti.
  • Toi tu as pris du grade moi j’ai été rétrogradé.

Et sur ce trait de génie il s’esclaffe !

  • Mon Commandant je vais vous présenter une femme qui va vous apprendre ce qu’il s’est réellement passé et la raison de notre et de votre présence dans ces contrées peu hospitalières.

Il se retourne et à ce moment-là accompagné de Guillaume apparaît une beauté, une femme magnifique, assez jeune, portant un foulard sur la tête et habillée en pantalon ce qui me fait sourire dans un premier temps mais dès qu’elle va se présenter, je comprends mieux son accoutrement.

Monsieur Pierre je suis Abéba la sœur d’Assia, j’ai été sauvé par Monsieur X, comme vous le savez j’étais devant le Consulat mais j’ignorais qu’il était fermé, et en repartant, complètement désespérée j’ai été enlevé mais c’était pour la bonne cause. Il m’a soustrait aux griffes des hommes du Commandant Ben et aussi du Colonel, car c’est à cause d’eux que mon beau-frère a dû envoyer sa petite famille en France, mais il faut que je vous raconte une histoire qui est fort triste.

Guillaume qui doit être au courant de ce qui s’est passé, prépare en compagnie de Xavier et des autres hommes qui vont nous suivre les 4X4, démonte la tente et nous donne une heure pour être prêt.

Quand je monterais au Mont Pourris l’été prochain je me remémorerais ces mots confiés par la jeune Abeba. Et, je pense que pendant le temps que je vivrais je n’oublierais jamais ces évènements.

  • J’étais le treizième enfant et leur dernière fille, mes parents ont permis à mes frères de faire des études, et seule Assia a poursuivi au-delà du lycée. On a toujours été à l’école française tenue par des religieuses, mais c’était à Djibouti, on dormait sur place car on avait trop de kilomètre pour rentrer chez nous. J’aimais me promener à Djibouti et un soir j’ai croisé le regard d’un soldat de l’armée française, mais j’ignorais son grade.  C’était le Colonel, je n’aurais jamais dû me trouver là, mais j’avais fait le mur avec une de mes amies qui voulait aller voir son amoureux, moi je m’ennuyais en l’attendant. A cet époque j’avais à peine 15 ans et si je comprenais le français et le parlait je ne pouvais pas encore réellement tenir une conversation. Ce Colonel m’ prise pour une prostituée car il faut savoir que dans les années 90 des femmes Ethiopiennes fuyaient la famine et passaient la frontière sans papier, encore moins avec un passeport et venaient offrir leur service aux soldats, les plus débrouillardes faisaient du commerce avec le Yémen. D’autres offraient leur service et devenaient des bonnes chez les gradés et aussi chez les dignitaires Djiboutiens. Si chez la plupart tout se passait bien, hélas comme de partout il y a de mauvaises personnes. Pour en revenir à cette rencontre, le Colonel m’a demandé si j’aimerais monté dans sa jeep. A 15 ans on est naïve et si en France on met en garde les enfants contre les prédateurs, jamais mes parents n’avaient pensé que j’aurais à subir ce genre de situation.
  • Mes yeux ont dû briller de plaisir car je l’entends encore rire et me dire : «  allez ma petite poulette viens je vais te promener. » Je l’ai entendu dire à son chauffeur d’aller se promener qu’il le récupérerait plus tard. Je suis montée à ses côtés et nous avons roulé, en chemin il avait des gestes que maintenant je trouverais de « déplacé » il mettait sa main sur ma cuisse et par deux fois je lui ai dit non quand sa main essayait de remonter le long de ma jupe. J’avais à peine 15 ans, je ne comprenais pas ce qu’il voulait, même si des filles plus grande que moi parlaient librement d’amour, je ne savais pas trop comment à cet époque les bébés naissaient. Il voulait que j’aille me baigner mais je n’avais jamais eu de maillot de bain et je ne portais que mes sous-vêtements, mais il s’en moquait complètement et il a commencé à me déshabiller de force. Je me suis retrouvée rapidement en slip et soutien-gorge. Quand je me suis retrouvée presque nue devant lui, il a sifflé et m’a fait comprendre que j’étais fort belle, c’est vrai qu’à ce moment-là j’étais fière quand les garçons se retournaient sur mon passage et que cet homme de plus de 35 ans me le disent, et , en plus un français, j’ai dû rougir car il a pris mon visage dans ses mains et a commencé à m’embrasser, pas un baiser de cinéma non, mais des petits bisous qu’il déposait partout sur mon visage, mon cou, mes seins, ma bouche aussi mais sans me forcer à l’ouvrir, juste comme un fou.
    • Je ne savais pas ce qu’il fallait faire, puis brusquement il a oublié la plage, la mer et il m’a allongé sur le sable et là ma peau contre la sienne j’ai reçu dans mon corps comme des décharges électriques je ne savais pas ce qu’il voulait. J’étais nue dans ses bras, ma culotte gisait à quelques mètres et mon soutien-gorge il me l’a quasiment arraché , ce jour-là je n’ai dû mon salut qu’à une bande de soldats qui venait se baigner. Il s’est relevé plus vite qu’il ne m’avait allongé et m’a dit file et ne reviens pas encore une fois m’aguicher.
    • Aguicher je ne connaissais pas ce mot, mais me laisser seule sur une plage avec une bande de soldats n’étaient ni correcte ni très intelligent, car les hommes l’avaient salués. Je me suis habillée et j’ai commencé à aller vers la ville, mais à ce moment-là Xavier, enfin Monsieur X m’a vu et j’ai su que j’étais sauvé. Il m’a dit :
  • Quel âge as-tu ?
  • J’aurais bientôt 15 ans !
  • Il est fou ce Colonel ! Il ne t’a pas demandé ton âge ?
  • Non !
  • Tu aurais dû lui le dire, il ne t’a pas violé ?

 

A suivre…

Premières révélations!

  • Tu devras tout regarder, on ne doit pas la sentir à la main, il va falloir démonter le sac ; aussi je te conseille de prendre le sac et de redescendre, à deux nous y arriverons plus facilement, il n’a pas dû le montrer à Mathéo.
  • Je ne suis pas certain de ce que tu avances, le gamin a l’air de bien savoir où se trouve cette clef.
  • Possible, mais il faut y aller pour le savoir, il est 22 h tu as le temps ; Mathéo fait parfois des cauchemars ne te laisse pas surprendre.

C’est quatre à quatre que Bastien a monté les escaliers mais le plus silencieusement du monde, arrivé sur le palier il a vu la chambre où Mathéo dormait ainsi que celle de sa maman, Pierre était un chic type il devait dormir dans son salon car ces deux chambres étaient prises. Dans la chambre de Matého il fait fort sombre, il doit allumer sa lampe et éviter de réveiller l’enfant, mais il faut bien se rendre à l’évidence ni au sol, ni sur le bureau, ni dans l’armoire il n’y a rien, pas le moindre sac à dos, il a l’air malin, lui avec le sien. Mais en s’approchant de l’enfant dont il voit au-dessus des draps émergé sa tête crépue, il s’aperçoit que le petit est couché sur le ventre, il descend délicatement un peu le drap et le sac à dos est contre lui. Il espère que ce sac est juste posé et non passé sur ses épaules, mais la chance est enfin avec lui, l’enfant se tourne et laisse le sac sur le côté. De suite Bastien s’en saisi et le fouille rapidement, à part un pullover et un bâton de céréales le sac ne contient rien tout au moins à la première palpation. Dans un premier temps il récupère le contenu visible et quand à la clef il avisera, il ne doit pas rester dans les parages, son neveu s’agite pas mal, sentirait-il sa présence. Avant de descendre il va aller se cacher dans le placard du couloir et attendre un instant. Il n’y est pas depuis trente secondes que l’enfant se met à hurler :

  • J’ai perdu mon sac, Maman, maman…

Aussitôt Bastien voit passer en courant à la fois Pierre et il entend distinctement ce dernier lui dire :

  • Mathéo n’hurle pas ainsi, ton sac a dû tomber au sol, mais aussi quelle idée que de le laisser sur ton lit. Tu veux une cachette ?
  • Mathéo ne veut pas de cachette, Mathéo aime dormir avec son sac.
  • Voudrais tu que demain je t’achète une peluche avec des bretelles.
  • Mathéo ne sait pas, il aimerait bien, mais mon sac à dos tu ne dois pas le toucher.
  • C’est d’accord mais si un jour tu veux une cachette et bien demain je t’en montrerais deux, c’est toi qui la choisira mais tu ne me le diras pas.
  • D’accord je veux bien,
  • Maintenant il faut que tu dormes, voilà ton sac il était par terre. C’est souvent que tu dois le retrouver par terre, c’est normal pendant la nuit on bouge.

Mais l’enfant fatigué s’est déjà endormis, quand Pierre se retourne il voit Assia, elle lui souri et lui dit :

  • Pierre tu feras un bon père de famille, je t’ai observé tu es fort proche des enfants et très papa, comment dîtes vous en France, «  Papa Poulet »
  • Papa poule !
  • Ah poule !
  • Oui, va donc te recoucher, demain est bientôt là, je vais aller dormir.

Pierre ne sait pas où est allé se cacher Bastien, mais quand il redescend au rez-de-chaussée il le trouve nonchalamment installé sur son fauteuil.

  • Ou étais-tu ?
  • Dans ton placard sur le palier, et quand j’ai vu Assia passer et rentrer dans la chambre de son fils je me suis éclipsé.
  • Tu as trouvé la clef ?
  • Non, c’est à se demander si elle y est ;
  • On va le savoir, nous allons démonter le sac.

Chacun prend un bout du sac et le démonte, mais il faut se rendre à l’évidence il n’y a rien, aussi décide-t-il de passer en revue tous les morceaux qui sont étalés sur la table, et la chance leur souri, au niveau d’une des coutures il y a un léger bourrelet dur, il me semble que la clef est extra plate. Enfin ils l’ont dans les mains.

  • Bon, c’est l’instant décisif, notre vie peut basculer, mais il nous faut savoir ce qu’elle contient.

 

Dès les premières images ils s’aperçoivent que la clef contient trois fichiers, l’un intitulé à vous mes deux mes  amis.

  • Sacré Guillaume il était certain que l’on chercherait :
  • Bien il doit nous donner une explication, mais je le connais son fichier ne doit pas être accessible il a dû le verrouiller.
  • Il va nous falloir trouver son code, à moins que nous ne le connaissions déjà !
  • Je vais essayer le code de son verrou de la salle de sport, si cela ne marche pas il y a le tien et le mien.
  • Bingo !

Effectivement c’est Guillaume qui s’adresse à ses deux amis :

  • «  Si vous êtes devant votre ordinateur c’est que vous avez trouvé la clef USB de la femme qui a été enlevée devant le Consulat et sous les yeux de Mathéo, dès que vous serez au courant, vous aussi vous serez en danger car ce qu’elle contient est à la fois terrible et à la fois dangereux car elle implique des autorités d’ici. Mais visionnez par vous-mêmes par contre je vous le dis d’ores et déjà certaines images sont insoutenables. »

Les deux amis sont sous le choc, les mots de Guillaume laissent planer des horreurs, qu’est-ce que cette femme a pu découvrir, Il ne leur dit pas qui elle était, mais il est vrai que les événements s’étaient déroulés il y avait déjà plus d’un mois, depuis, il savait peut-être qui elle était.

  • Pierre aussi horrible que cela peut-être il nous faut savoir comment aider notre ami Guillaume. Nous allons regarder ensemble.
  • Bastien, ne restons pas dans la maison, si Assia descend elle se doutera bien qu’il se passe quelques choses, allons dans ma voiture et roulons jusqu’à Peisey, nous irons dans la cabane de mon frère, je l’avais réservé pour cette nuit. Nous n’avons nullement besoin de la WIFI, juste voir ce que contient la clef.

Les deux amis sont dans la cabane, Ils ont ouvert l’autre fichier et voici ce qu’ils ont entendu :

Je me nomme Abeba ce qui veut dire Fleur en français, Monsieur le Consul, vous seul pouvez m’aider, j’étais depuis trois mois la bonne à tout faire du Colonel, à ce moment-là tout allait bien, même si parfois j’ai ressenti de l’animosité chez sa femme, elle devait penser que j’accordais mes faveurs à son mari ce qui n’a jamais été le cas, je m’en tenais à mon travail, je n’étais pas énormément payé mais j’avais toujours mon passeport, si je parle si bien le français c’est grâce à l’institutrice des enfants, elle a vu mon envie de pouvoir comprendre ce que mes maîtres disaient. Puis le 4 mai de cette année la femme du Colonel, m’a surpris en train de tenir une conversation banale avec son mari ce qui à mon avis n’aurait pas dû devenir  une affaire d’état. C’était le Commandant Ben qui m’avait permis d’entrer chez eux, elle est allée immédiatement se plaindre, et lui est venu m’enlever un matin alors que je me rendais chez un marchand. Depuis quelques temps la femme du Colonel avait exigé que je me rase la tête car elle ne supportait pas mes coiffures savamment faites comme le font les femmes de mon pays. Le Colonel ne s’en était pas offusqué, mais sa femme est malade elle voit le mal partout, même l’institutrice a été renvoyée pour les mêmes raisons. Donc lorsque le Commandant Ben m’a enlevé il m’a jeté en prison, là j’ai été battu, puis il m’a laissé repartir, mais je ne pouvais pas quitter Djibouti je n’avais plus de passeport, quelle idiote j’ai fait, je me suis rendue chez le Colonel et j’ai exigé qu’elle, sa femme me le remette. Elle m’a ri au nez et m’a frappé au visage, ne pouvant me traîner par les cheveux, elle m’a traînée par mon voile et enfermée à double tour dans le bureau de son mari. Mais ce qu’elle ignorait c’est que l’ordinateur du Colonel était ouvert, j’ai fureté de ci de là et trouvé cette clef USB. Voici pourquoi Monsieur le Consul vous entendez mon message. Mais après avoir entendu la porte se refermer, j’ai su que la femme du Colonel s’en était allé, j’ai voulu voir si mon message s’était inscrit et là j’ai découvert plus malheureuse que moi. Monsieur le Consul quand vous visionnerez la vidéo, je vous mettrais en danger, mais je ne vois que vous pour me venir en aide. Je suis la sœur d’Assia.

 

A suivre…

La clef USB

Décidément leur escalade du Mont Pourris était encore compromise, Clémentine avait décidé de réunir famille et amis, à la fois pour célébrer l’arrivée de Kathleen mais aussi pour faire une petite fête autour d’Assia et de Mathéo. Comme c’était le week-end du 15 août et que Bastien était rentré pour sa randonnée, elle l’avait décidé de l’organiser, aidé en cela par la maman de Pierre et la sienne. Bastien avait-elle pensé, aurait bien le temps de monter au Mont Pourris dans les jours qui suivraient. Bastien et Pierre avaient décidé de profiter de cette réunion de famille pour subtiliser dans le sac de Mathéo la fameuse clef, car plus ils y réfléchissaient et plus ils leur semblaient judicieux qu’elle était dans son sac. Mais cela allait se révéler plus difficile qu’ils l’avaient imaginé. Rosine veillait autant sur le sac que son cousin. Si ce dernier l’oubliait, elle allait de suite le récupérer, voilà qui allait rendre leur tâche ardue.

Tout s’était bien déroulé jusqu’à ce que mamie Catherine ait reçu un appel téléphonique des plus étranges, dès la première sonnerie les voix s’étaient tu, qui pouvait bien appeler un 15 août ? Catherine était restée dans la salle à manger et tous pouvaient entendre ses réponses :

  • Catherine Buffat, j’écoute
  • Oui, et ?
  • Non, aucune, je pensais que vous alliez m’en donner.
  • Oh mon Dieu
  • D’accord je vous préviendrais mais…

Puis plus rien, et enfin mamie Catherine revient auprès des siens, elle suggère à sa petite fille Rosine d’emmener jouer son frère et son cousin, la fillette comprend qu’il se passe quelques choses d’important, aussi elle emmène les deux garçons et redescend sur la pointe des pieds écouter ce que sa grand-mère a voulu leur cacher.

  • Avant que je vous dise quoi que ce soit, pouvez-vous Pierre demander à vos hommes de tracer l’appel téléphonique que je viens de recevoir car au vu de ce qu’ils m’ont dit ce sont des petits plaisantins ou bien ceux qui ont suivis Guillaume en France et qui ont mis à sac nos deux maisons.
  • Je les appelle de suite,

En fait ce qu’ignore Mamie Catherine c’est que tous les appels téléphoniques sont filtré depuis les évènements et la venue de ce « Ben » dans le pays. Mais Pierre a déjà la confirmation sur son téléphone portable et il va rejoindre Madame Buffat pour écouter ce que ces dingues ont osé lui dire.

  • A la première phrase je me suis doutée que ce n’était pas les autorités Françaises qui me téléphonaient, cet homme ne s’est même pas présenté mais il m’a dit que mon fils Guillaume et sa femme Assia étaient portés disparus, que les recherches étaient arrêtées. Et il me demandait si j’avais par hasard eu de ses nouvelles d’une manière moins orthodoxe. Quand j’ai osé leur demander un numéro de téléphone ils m’ont raccrochés au nez. Avez-vous eu des nouvelles Pierre ?
  • Oui j’ai reçu un appel de mes hommes, il appelait du « Radison blu Resort « à Arc 1950, ils sont allés voir qui a retenu une chambre d’hôtel, ils ne les arrêteront pas mais les suivront discrètement. Car je pense que le bonhomme n’est pas seul, ils sont surement en France à plusieurs.

La journée s’était bien terminée, Rosine n’avait dit à personne qu’elle était au courant de tout, mais elle s’était décidée à demander à Mathéo ce que contenait son sac. L’enfant après avoir longuement hésité lui avait dit :

  • C’est une clef !
  • Pour ouvrir un coffre
  • Non pour un ordinateur
  • Ah mais c’est une clef USB
  • Mathéo n’arrivait pas à dire le nom
  • Est-ce que tu sais ce qu’il y a dessus ;
  • Non, mais mon papa m’a dit :Mathéo, personne tu m’entends personne ne doit voir le contenu de cette clef.
  • C’est tout ?
  • Non mais l’autre phrase elle me fait peur ;
  • Laquelle ?
  • Sinon je suis mort !
  • Oh ! C’est horrible, il faut que tu le caches mieux ton sac, à force de te promener toujours avec lui sur ton dos, les méchants qui sont dans les montagnes ils vont te le prendre.
  • Non ! Ton papa m’a dit que j’étais toujours protégé.
  • Montre-moi où se trouve la clef, dans quelle poche ?
  • Ce n’est pas dans une poche ;
  • C’est où ?
  • Je ne te le dirais pas. Tu ne peux pas la trouver.

Rosine pense que si elle le voulait bien, elle la trouverait cette clef, mais comme elle ne veut pas faire pleurer son cousin elle ne dit rien. Mais si un jour il oublie le sac, elle le fouillera et elle trouvera certainement la clef. Mais ce qu’elle ignore c’est que son papa a entendu la conversation des deux enfants, et il en informe Pierre et tous les deux décident de passer à l’action cette nuit. Ils se quittèrent et seul Bastien allait s’occuper de récupérer cette fameuse clef.

Quand la fête familiale s’était terminée, Pierre était reparti en compagnie d’Assia et son fils dans le chalet qu’il mettait à leur disposition. Rapidement Assia avait couché son fils, Pierre l’avait entendu lui dire :

  • Mathéo je ne suis pas d’accord,

Puis plus tard, elle lui parlait en amhariques, Pierre ne connaissait pas tout mais il lui semblait qu’elle ne voulait pas que l’enfant dorme avec quelques choses. Si c’était une peluche ce n’était pas bien grave pensait-il, mais le mot il ne le connaissait pas, et comme il était préoccupé par ce qu’il s’apprêtait à faire  avec Bastien il n’avait pas suivi l’ensemble de la conversation. Aussi quand elle eut rejoint Pierre il vit bien qu’un  pli à la bouche la rendait triste. Comme chaque soir depuis qu’il l’avait accueilli chez lui, ils devisaient ensemble de la vie qu’avait mené Guillaume avec lui et Bastien au cours de son enfance et de son adolescence, il se demandait s’il ne devait pas lui demander ce qui la rendait soucieuse. Finalement il se décide à ne rien lui demander, possible qu’elle le fasse d’elle-même. Mais bientôt la conversation tourne court, elle semble fatiguée et décide d’aller dormir. Pierre l’embrasse et lui souhaite une bonne nuit. Pierre sort et s’assoit sur le banc de bois qu’il aime tant, il n’entend plus rien chez lui, ils doivent tous les deux dormir, aussi envoie-t-il un message à Bastien pour qu’il puisse venir. Mais ce dernier est déjà devant lui, il murmure plutôt qu’il ne parle :

  • J’étais devant chez toi quand j’ai vu la lumière s’éteindre dans la chambre où dort Assia, j’attendais ton feu vert
  • Et bien attendons encore un instant, au lieu de rentrer par la porte fenêtre comme on avait convenu, passe donc par l’escalier. Mais je ne sais ce qui s’est passé ce soir, Mathéo doit dormir avec quelques choses que sa mère ne voulait pas qu’il prenne, elle a pas mal insisté, puis j’ai entendu l’enfant pleuré, et là elle ne lui a plu parlé en français mais en amhariques et je n’ai pas tout compris.
  • Et bien si il tient la clef dans sa main, je pense qu’Assia voulait la récupérer, a-t-elle paru étonné ?
  • Nullement
  • Alors je ne sais pas, il a bientôt 6 ans possible qu’il prenne encore une sucette, et sa mère devait lui dire qu’il était un bébé.
  • Mathéo dort avec son pouce dans la bouche, l’autre jour il pleurait, Assia ne l’a pas entendu, certainement complètement épuisée par le voyage, j’y suis allé, il avait son pouce.
  • Ecoute je monte tel un félin et je vais récupérer cette clef, as-tu vu Rosine cet après-midi pendant la balade, elle avait sur son dos le sac de Mathéo, je pense que ces deux-là sont fort complices.
  • Allez vas-y, mais tu as raison je me suis fait personnellement la réflexion. Donc tu seras certainement obligé d’emporter le sac, Guillaume a dû la mettre dans un endroit bien particulier.
  • Possible qu’il l’ait passé dans la couture. Mais regarde j’ai acheté le même sac sur Grenoble hier en venant, j’ai une autre clef, je la glisserais au même endroit que l’autre, mais maintenant je dois me dépêcher, Guillaume est un malin et il a dû trouver une cachette excellente.

A suivre…

Aimé/détesté

Pour le dernier samedi du mois Renée nous propose de participer à son jeu Aimé/Détesté

Nous sommes le 29 c’est donc aujourd’hui

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J’ai  aimé 

Le Burkina dit stop au coton OGM de Monsanto… Et fait une super récolte

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Pour en savoir davantage allez lire ICI

 

Impliqué dans des scandales sanitaires à répétition, Monsanto est plus que jamais montré du doigt.

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Si vous souhaitez boycotter Monsanto, voici la liste des sociétés qui utilisent leurs produits si controversés. En boycottant ces marques, vous choisissez d’éviter de donner de l’argent à Monsanto pour protéger la santé de votre famille, de vos enfants et des générations futures!

Voici la liste imprimable, bon courage….Lorsque vous la verrez vous allez vous demander ce que vous allez manger, et bien faîtes comme moi évitez le plus possible de prendre ces marques.

Si vos enfants ou petits enfants aiment les boissons privilégiez cette marque 

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Quand à vous si vous aimez les chips privilégiez cette marque c’est sans OGM et sans exhausteur de goût 

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Ce sont celles que je préfère….

 

 

 

J’ai détesté

Que sous prétexte d’ Halloween des personnes déguisées avec des costumes qui font peur aux enfants puissent persécuter oui le mot n’est même pas assez fort, mon petit fils. ( 8 ans )

Je vous explique: 

Ce matin il est allé dans une enseigne proche de chez nous, pour la citer Géant Casino, il y avait quelques adultes déguisés pour Halloween, mon petit fils a été surpris une première fois car au détour d’un rayon un de ces guguss lui a crié  » Wouah » il a sursauté, normal il ne s’y attendait pas, en continuant avec ses parents de faire les courses il leur a dit:

 » Je n’aime pas ceux qui sont déguisés ils me font peur, un du reste les suivait pas à pas…Une deuxième fois cet homme s’est approché a 20 cm du visage de mon petit fils et avec ses mains et la bouche grande ouverte lui a dit je vais te manger, mon petit fils a crié; pourtant il sait très bien que c’est un déguisement, mais avouons que cela fait peur pour un enfant très sensible.

A la caisse il a même réussis à le faire pleurer, je déteste ce genre de comportement, de plus il n’était pas le seul, beaucoup d’enfants pleuraient, voire hurlaient dans le magasin, comme m’a dit mon fils c’était irréaliste. 

 

 

 

Conciliabules

 

Les deux amis qui sont tous les deux en vacance ont pris la décision de se rendre au sommet du Mont Pourris, il faut qu’ils préparent leur équipement, mais auparavant ils font le point sur ce qu’ils ont compris, où plutôt ce qu’ils ont deviné dans ce que leur ami leur a dit.

  • Bastien que t’as dit Guillaume ?
  • En fait pas grands choses, juste qu’il nous fallait veiller sur les deux perles de sa vie et aussi de la troisième qui arrivait.
  • C’est vrai j’avais oublié que sa femme attendait un bébé. J’espère qu’elle n’a pas eu à subir des choses dramatiques lors de son enlèvement.
  • Guillaume veut que dès demain matin elle se rende chez un médecin obstétricien, mais nous allons lui laisser passer un peu de temps avec Mathéo, un de nous deux ira en ville, mais ta mère pourrait prendre un rendez-vous je te donnerais le numéro de téléphone du médecin de Clémentine.
  • Clémentine ne pourrait-elle pas l’emmener ? C’est une femme, elle a approximativement son âge, elle se sentira moins gênée, nous sommes des inconnus pour elle. De plus elle vient d’accoucher elle pourra en discuter ensemble. Elle nourrit la petite ?
  • Oui, mais pour un après-midi elle tirera son lait et Rosine se fera une joie de lui donner le biberon.
  • Mais au fait elle se prénomme comment ta fille ? Rosine m’a dit c’est un secret !
  • Ah ! Pour une fois elle a été obéissante. Elle se nomme Kate !
  • Cela fait anglais !
  • Effectivement, mais c’est un diminutif de Kathleen !
  • Et bien mon vieux c’est ta belle-mère qui va aimer, c’est le nom « de la petite flic » qui est l’héroïne de ses policiers.
  • Je vois que Monsieur est un connaisseur. Mais revenons à nos moutons, voici ce que j’ai appris concernant les événements de Djibouti. Mathéo a été témoin d’une scène devant le Consulat, une femme voilée courait et arrivée devant les grilles qui étaient fermés, a crié à l’aide. Mathéo a vu trois hommes l’emmener de force après lui avoir arraché son voile, la jeune femme n’avait pas de cheveux. Elle a dû apercevoir Mathéo car elle a laissé tomber entre les grilles ou elle était accrochée une clef USB. Mathéo a attendu que la voiture ait disparue pour ouvrir le portillon qui donne dans la cour, il a récupéré la clef, quand il a vu un homme grand, un Djiboutien qui réponds au prénom de Ben arrivé face à lui, il est rentré assez vite et a disparu mais il a eu la présence d’esprit d’emporter la clef après avoir fermé la porte. L’homme l’a appelé mais le gamin était terrorisé et il ne lui a pas répondu, il s’était caché dans les bosquets et quand Guillaume l’a retrouvé il tremblait comme un petit oiseau blessé.
  • Cette clef ou est-elle ?
  • Guillaume ne m’en a rien dit, sauf qu’elle était en lieux surs ;
  • Donc ce n’est pas le gamin qui l’a dans son sac à dos !
  • Quoique ce serait du Guillaume tout craché de mettre l’objet dans un endroit au vu et au su de tout le monde.
  • Il ne nous reste qu’à nous en assurer, j’espère que Guillaume a une bonne raison de rester là-bas ; car s’il détient une clef et que les chasseurs sont déjà en France c’est que c’est du lourd, et pour l’aider il est préférable que nous soyons au courant.
  • Penses-tu que ce soit bien intelligent que nous montions au Mt Pourris ?
  • Il ne faut pas changer nos habitudes, ceux qui observent doivent être convaincu que nous ne doutons de rien. Le jeune que j’ai mis en surveillance rapprochée est ceinture noire de judo, il laissera approcher personne des enfants. Et, dis-moi qui est la jeune femme que tu as mise au service de ta mère ?
  • Tu es curieux, mais je peux à la fois te dire que c’est une tireuse d’élite de la police, reçue première au concours de tirs lors de son examen pour devenir OPJ et c’est ma fiancée, je viens de la présenter à ma mère. Quand tu étais à la tête du GIPN tu aurais aimé l’avoir sous tes ordres.
  • Le montagnard solitaire a enfin trouvé sa perle rare.
  • Pour les enfants c’est une nounou. Les trois l’ont déjà adopté, y compris Mathéo qui avait besoin d’énormément de câlins, elle s’y est prêtée avec grâce et gentillesse.
  • Quand Guillaume nous aura rejoints et que cette sordide histoire sera derrière nous, nous ferons la fête.
  • Une grande fête pour célébrer mon mariage.

Les deux amis se congratulent, ils sont heureux de se retrouver, ensemble ils vont faire du bon boulot, tous les deux savent que si un appel arrivait de là-bas un seul irait ce serait Pierre, il n’a pas de charges de famille et il connait le pays aussi bien que Guillaume voire plus, il était  au 5e régiment interarmes d’outre-mer (5e RIAOM).

 Mais il lui faudrait obtenir le feu vert du Ministère, et là cela dépendrait de la suite des événements. Pour l’instant ils ignoraient qui étaient impliqués et tant qu’ils n’auraient pas mis la main sur cette clef ils s’en tenaient aux faits.

 

A suivre…