Patrimoine en péril

Après la destruction filmée des statues au musée de Mossoul voici que ces fous ont récidivé à Nimroud, voici un texte que j’ai pensé dans ma tête hier en me baladant….

 

Ils sont entré comme des sauvages

sur le site archéologique de Missoud

Ici point de statue mais des fresques

des bas-reliefs et des taureaux ailés

les uns sont détruit au bulldozer

les autres récupérés.

J’espère que personne ne vous les achèteront..PERSONNE!

 

Je pleure devant tant d’acharnement

Ce ne sont pas des larmes de tristesse

ce sont celles du mépris

de la haine!

 

Oui, j’ai la haine face à ces actes odieux

là aussi c’est odieux que de détruire la civilisation Assyrienne

Ce Patrimoine du Moyen Orient datait du XIII siècles avant Jésus Christ

Sur quoi se baser si notre passé est détruit à tout jamais

Comment avancé si on ne peut plus faire référence  à ceux qui nous ont précédé

 

L’état islamique y voit des divinités

Etes-vous donc si ignare que de le croire?

Et quand bien même, pourquoi détruire le travail incessant des archéologues

C’est le berceau de notre Humanité qui vient d’être assassiné

Eux, ce sont des voyous, des assassins, des fous

Oui j’ai la haine contre vous!

 

 

 

Je n’ai même plus de mots pour décrire ce que je viens de lire….Si cela vous intéresse allez ici voir ce qu’il en est dit, il y a différents articles sur ce sujet  

 

 

Chapitre 5 Un drôle de retour

Le weekend est passé très vite car elles n’étaient pas nombreuses.  Avec Mademoiselle Chenay elles sont parties camper et les fillettes se sont bien amusées. Elles ont appris à faire du feu comme chez les guides, ce que France ne connaissait pas. Elles ont mangé des shamalows cuits au feu de bois, cela a été une découverte pour toutes les fillettes, cueilli les dernières framboises et de rares myrtilles. Elles sont montées au lac par un petit chemin escarpé et avec des jumelles elles ont vu l’internat, pas plus grand qu’un petit pois. Comme elles ont ri au petit matin lorsqu’elles ont vu l’animatrice, qui est aussi leur professeur de français à l’internat, en chemise de nuit, les yeux tout gonflés et les cheveux en pétard, elles en hoquetaient  et pendant ce temps ne pensaient pas à leur parents.

Les semaines d’école et les weekends passés sur place se sont enchaînés sur le même rythme et Noël était là avant qu’elles ne s’en rendent compte.

Léa et France attendaient leur papa respectif, c’est Léa qui aperçoit son papa la première, suivi par celui de France. Les petites filles les présentent tour à tour, ils se serrent la main, échangent des banalités, mais tous les deux sont heureux que leurs filles se soient liées d’amitié. De cette manière, ils savent que l’internat leur paraît moins contraignant. Chacun se souhaite un joyeux Noël et part de son côté, mais auparavant les fillettes se sont jetées dans les bras l’une de l’autre, en se promettant de se téléphoner tous les jours, ce qui fit rire le papa de Léa.

La route a paru fort courte à France qui n’a qu’une hâte, retrouver la vie paisible dans leur appartement du quartier de la Croix Rousse. Dès qu’elle franchit le seuil, elle s’aperçoit que le joli guéridon en chêne massif n’est plus à sa place, mais plus tard elle va se rendre compte qu’il n’est plus du tout chez eux. Dans la chambre de ses parents, la commode n’y est plus, elle n’ose en demander la raison à son père. Sa nounou a quitté la maison dès son arrivée à la pension, mais le pire c’est le chauffeur de son papa, il n’est plus là et la grosse limousine dont on se servait pour partir en vacances et qui l’avait emmenée en Suisse a aussi été vendue. France se rend compte que les choses vont mal pour sa famille.

Le soir son papa l’emmène au restaurant, cela sent bon les sorties en tête à tête d’autrefois. Le lendemain elle est livrée à elle-même car son papa travaille, demain Bonne Maman arrivera, elle sera moins seule.

La veille de Noël ils iront dans l’ancienne maison de famille dont le grand cousin a hérité au moment de la mort de son père, et qu’il habite depuis son retour des Etats Unis au cours de l’été passé.

Celle qui lui manque le plus c’est sa maman, elle lui a bien téléphoné mais il lui a semblé que sa voix était entourée de coton, elle parlait bizarrement comme si elle avait pris un trop grand nombre de cachets. Ce devait être le cas, car lorsqu’elle l’avait vue avant de partir à l’internat, elle dormait tout le temps etson papa avait dit que c’était la faute des cachets. Pauvre Maman qui ne s’était même pas rendu compte que sa petite fille était en internat  en Suisse. Elles devraient se voir pour les fêtes de Noël mais son papa n’avait pas l’air de l’envisager.

Elle en est là dans ses pensées lorsqu’elle entend des cris à l’extérieur, dans la petite cour où son papa met la voiture. Elle regarde par la fenêtre et voit son grand cousin crier sur son oncle. Heureusement sa grand-mère arrive avec son chauffeur et s’interpose entre son fils et son petit-fils, elle essaye de les calmer, mais le grand cousin entre brutalement dans le hall et dévisage sa cousine d’un air mauvais :

–      Sale gamine qu’as-tu à me regarder, on écoute aux portes maintenant ?

Les grands yeux verts de France se remplissent de larmes, elle s’empresse de quitter le bas et remonte rapidement dans sa chambre, elle ne refera surface que lorsque son cousin lui fera signe pour le repas.

Hélas quand elle descend, elle ne voit ni son père ni sa grand-mère. Le grand cousin qui répond au prénom de Fabien lui dit en ricanant bêtement :

–      On va manger en tête à tête.

Décidément, elle qui pensait pouvoir manger tranquillement  n’en n’a plus envie tant le regard goguenard de son cousin la transperce jusqu’aux os.

–      Tu es comme tes cousines tu veux garder la ligne, tu ferais mieux de manger car tu ne sais pas qui te mangera.

 

–      Toi  peut-être ose-t-elle lui répondre.

 

–      Qui sait ? Si ce n’est pas toi que je mange tout cru, ce sera ton père, je ferai de vous une bouchée.

Et sur ces mots lourds de conséquence il se lève et la laisse seule devant son assiette pleine à ras bord. Elle arrive à avaler, et se demande ce que peut bien faire Fabien dans leur appartement, il a sa maison. Elle l’entend marcher dans le bureau de son père, elle irait bien voir mais elle a peur de se faire houspiller, voir même gifler, il en serait bien capable. Il a une mine renfrognée, des cheveux coupés courts, des chemises blanches et un costume bleu marine, pire qu’à l’internat, alors qu’il pourrait s’habiller beaucoup plus gai.

Soudain la porte d’entrée s’ouvre, c’est Bonne Maman qui rentre, mais papa ne l’accompagne pas, décidément il est pire qu’un courant d’air. France va profiter de l’absence de son cousin et de son père pour poser les questions qui lui mangent la tête depuis qu’elle est à l’internat, elle veut connaître la raison pour laquelle son papa et Fabien se disputaient.

Sa grand-mère semble fort ennuyée que sa petite fille lui pose cette question, aussi elle élude sa réponse et fait une pirouette en lui disant que  ce sont des affaires de travail et de grands, qu’elle prendra la direction du laboratoire quand elle aura l’âge de le faire, mais que pour l’instant elle doit vivre sa vie de collégienne. Quelle fin de non-recevoir pense France, alors qu’elle se dirige en compagnie de sa grand-mère dans le salon. Elles prennent place toutes deux, pendant que Fabien joue du violon. Elle trouve que c’est triste, et petit à petit elle sombre dans le sommeil. Sa grand-mère pensant qu’elle dort d’un sommeil profond, s’adresse à l’aîné de ses petits-fils en lui demandant quelle mouche l’a piqué ce soir en arrivant, alors que son oncle lui avait ouvert sa porte en attendant que les travaux soient terminés chez lui.

–      Bonne Maman, il est en train de faire n’importe quoi aux Laboratoires Delmas, Grand-père doit se retourner dans sa tombe.

–      Voyons Fabien, tu sais bien que ton oncle est un imminent chercheur.

–      Cela je ne le  conteste pas, Bonne Maman, mais par contre il ne sait pas tenir le portefeuille, à cette allure tôt ou tard il sera obligé de licencier.

France entend tout ce qui se dit entre eux deux, jusqu’à ce que son père fasse une entrée fracassante dans le salon.

–      Vous n’avez pas besoin d’en informer ma fille, je me dois de la protéger.

–      Ah je pensais qu’elle dormait répond sa grand-mère.

–      Tu aurais dû t’en assurer, Maman, et toi Fabien je te remercie de jouer chez moi les trouble-fêtes alors que j’ai eu l’amabilité de te recevoir pendant que  ton lit arrive. Sais-tu qu’il y a un hôtel en bas de la rue, si tu veux tu peux prendre tes dispositions et t’y rendre.

–      Laissez tomber mon Oncle, votre fille n’est pas en sucre et il faudra bien qu’elle soit mise au courant, ce n’est pas quand je vous aurai viré que vous lui direz vos manières de mettre à feu et à sang l’entreprise familiale.

Mais elle n’entend plus car elle sest endormie. Heureusement, elle ne le saura qu’après les fêtes de Noël, à nouveau par une indiscrétion de Fabien.

 

Prochainement la suite du chapitre 5 

 

L’internat (suite)

Chapitre 4 (suite)

 

L’INTERNAT

 

Erika, doucement, prend la main de France et s’approche de la petite fille qui continue de sangloter,  accrochée désespérément au cou de son papa qu’elle n’a pas l’intention de lâcher. Avec des mots d’une sensibilité étonnante pour son âge, elle arrive à amener Léa, oui c’est son prénom, à embrasser une dernière fois son papa. Elle accepte de suivre France et Erika dans leur petite chambre située au fond du couloir dans l’angle du bâtiment. Au moment où toutes les trois franchissent le seuil de la pièce, elles découvrent deux autres fillettes qui attendaient bien sagement en papotant, elles avaient déjà fait connaissance.

Erika les laisse choisir leur lit, France se met vers la fenêtre, à côté d’elle se trouvera Léa et les deux autres fillettes seront en face, cela à l’air de leur convenir à toutes les quatre. Il y a aussi un lit à étage et Erika les informe qu’elle couchera là et en dessous ce sera une autre jeune fille qui arrivera en cours de trimestre. Les fillettes apprennent qu’Erika sera leur cheftaine de chambrée et qu’elle est en terminale, elle a un joli accent et elle les informe qu’elle est d’origine Suédoise, qu’elle est venue étudier le français, car bien que l’internat soit situé en Suisse, l’ensemble du personnel est français et les classes sont comme en France.

Avec l’aide d’Erika elles font toutes les quatre leur lit, puis elles doivent revêtir l’uniforme de l’école, ce qu’elles font promptement. Elles rient car elles trouvent qu’elles se ressemblent  toutes, sauf Léa et France qui ont eu une dispense pour garder leurs cheveux longs ce qui permet aux deux fillettes de se sentir encore plus proches lorsqu’elles enfilent pour la première fois leurs bérets.

Ensuite vient la manière de faire le nœud de cravate, Erika leur dit en riant que c’est son grand-frère qui lui l’a fait et que depuis elle ne s’est pas amusée à le défaire.

France n’en croit pas ses oreilles, depuis deux ans qu’elle est là, elle n’a jamais défait sa cravate, comme elle doit être sale pense-t-elle. Erika voit son sourire et lui avoue qu’elle possède plusieurs cravates où les nœuds sont déjà faits. Les petites filles rient de bon cœur. Erika les laisse pour qu’elles puissent faire connaissance, puis elle leur dit que  dans la chambre d’à côté il y aussi des sixièmes, que tout à l’heure les huit fillettes se retrouveront  toutes à la même table pour le déjeuner et qu’il faudra faire connaissance. Puis toutes les quatre sont invitées à visiter l’internat. A chaque étage elles sont attendues par une cheftaine qui leur explique un peu la maison et ses longs couloirs, elles visitent les salles de classe, les différentes salles de sports, elles pourront s’initier à plusieurs activités. Il y a aussi une grande bibliothèque, une salle de repos et une autre de jeux calmes. Ailleurs, elles auront la possibilité de jouer au pingpong, au basket et à d’autres sports de groupe. L’hiver elles pourront, si elles le désirent, faire du ski et du reste dès le début de l’année il y aura une semaine dans une station de ski pour apprendre à pratiquer.

France a un tout petit peu moins mal au cœur lorsqu’elle prend connaissance de tout ceci. Elle s’est rapprochée de Léa et en sait un peu plus sur elle, ainsi que Léa d’elle-même. Elle apprend que cette dernière a perdu sa maman cet été, que son papa est officier dans la Marine Nationale et ne peut donc s’occuper de sa fille tout le temps d’où le choix qu’ils ont fait ensemble de cet internat. Mais lorsque France lui confesse qu’elle ignore la raison pour laquelle son papa l’a mise ici, Léa est choquée et ne comprend pas ce Monsieur qui semble aux dire de sa fille si gentil. Pour Léa quand on a la chance d’avoir son papa et sa maman on doit rester tous ensemble car on a une vie forte heureuse.

Il est vrai que France aussi se pose ce genre de questions, mais hélas, elle n’a aucune réponse. De plus, en évoquant ce papa qu’elle aime tant, la boule qui la gênait au fond de sa gorge est à nouveau là, elle avale difficilement et éprouve un dégout face à la nourriture. C’est bien le moment vu qu’elles sont en train de se rendre dans la cafeteria. Le repas de France est avalé par une des fillettes qui se trouve dans leur chambre. Elle lui avoue avoir toujours faim et pouvoir avaler deux rations lui va à ravir. Ce qui fait bien rire les autres camarades de chambrée. Personne n’y a prêté attention et elles reçoivent les félicitations d’Erika en voyant toutes leurs assiettes vides, ce qui a le don d’amuser France devant ce petit mensonge.

Avant de rejoindre leurs salles de classe elles vont dans la cour et de là, elles admirent le Cervin si majestueux. Avec leurs téléphones toutes les fillettes le photographient. Puis, c’est le moment de répondre à l’appel de la cloche qui vient d’égrener un joyeux carillon, elles doivent répondre à l’appel de leurs noms et se mettre en rang, tout ceci dans le silence le plus complet. Mais cela a du mal à passer auprès des fillettes bruyantes, jusqu’à ce qu’apparaisse la directrice qui les menace d’une punition collective. Aussi tout ce charmant petit monde se tait rapidement. Et, c’est dans le plus grand silence que toutes rentrent en salle de cours.

L’après-midi passe très vite car il a fallu noter toutes les consignes dans un carnet qui ne doit pas les quitter. Si elles ne s’en souviennent pas elles se verront infliger des punitions. Alors Erika leur conseille de les apprendre par cœur, ce qui fait rire Léa et France car certaines, voir mêmes toutes, sont le ba.ba du savoir vivre. Mais il faut croire qu’il y en a qui ne les comprennent pas. France se dit qu’elle sera comme on le veut et qu’elle ne fera pas de vagues, de cette manière elle ne sera jamais punie. Elle allait effectivement se conformer à cela pendant toute sa scolarité.

La semaine a filé bon train et nous voici le vendredi, tout s’est bien déroulé mais maintenant elle va savoir si elle va rejoindre sa famille à Lyon. A midi elles ont appris que certaines d’entre elles repartaient en weekend mais que d’autres, qui ne le savaient pas encore, le découvriraient le soir dans leur casier. Elles profiteraient du beau temps pour aller faire une randonnée et dormir dans des toiles de tente, ce qui, de l’avis de Léa, servirait à compenser l’absence de leur famille, même si elle trouvait que c’était encore fort douloureux.

Donc dans ce fameux casier s’il y avait un ticket vert on partait en weekend selon les modalités prévues par les familles, si par contre il était rouge on restait à l’internat. Léa, quant à elle, ne va pas chez elle, elle le savait dès le départ, son père est parti pour plus de trois mois en manœuvre, elle ne le verra qu’en décembre pour les fêtes. France avance sans se presser car elle est persuadée qu’elle ne va pas rentrer chez elle, son papa n’aurait pas attendu le dernier jour pour l’avertir, elle devrait déjà être au courant, de plus contrairement à plusieurs filles elle n’a même pas eu de nouvelles de chez elle, ce qui est fort étonnant. Quand elle est à un mètre du casier, elle voit Léa qui l’attend, elle a une lettre à la main qu’elle lui tend, c’est la directrice qui lui a donnée, alors qu’elle cherchait France. C’est son papa qui lui a écrit, elle se réfugie pour la lire tranquillement dans la salle de repos, mais au fur à mesure qu’elle en prend connaissance, elle ne comprend pas la raison pour laquelle la directrice lui a remise si tard. D’autre part, ce qu’elle lit la fait pleurer de plus en plus. C’est pire que ce qu’elle attendait, elle ne viendra pas un seul weekend à la maison, ni aux vacances de la Toussaint, mais seulement à celles de Noël et encore juste les quelques jours qui entourent la fête. Elle regagnera l’internat dès le 30 décembre si cela est possible car Madame Fleuron la directrice lui a dit que l’internat fermait une semaine entre Noël et le Jour de l’An…

Il faudrait que son père la case quelque part pense France…Espérons que ce sera chez Bonne Maman ou chez ses cousines, elles sont de son âge. Son papa lui confie que son laboratoire a des difficultés financières, ce que Léa ne comprend pas. Que fait-elle dans cet internat pour « gosses de riches », alors que ses cousines vont  sur Lyon dans un établissement classique. Vraiment, les grandes personnes sont incompréhensibles se dit-elle. Pour elle, les mots sont dénués de sens, elle ne voit même plus la fin de la lettre tant cela la fait pleurer. Elle arrive à lire entre ses larmes que sa pension coûte cher, alors là, c’est un comble…Mais que veut-on l’empêcher de savoir ou de voir pour l’avoir tant éloignée de son domicile…C’est à n’y rien comprendre, normalement à dix ans on vit une vie faites d’insouciance, on n’est pas comme France toujours pleine de questions et avec un mal de vivre qui lui est communiqué par son papa. Elle a d’incessantes questions, mais hélas elle finira la journée sans en connaître les réponses. Et, c’est ainsi qu’Erika et Léa vont la retrouver sanglotant sur son bras replié.

 

 

Bientôt le prochain chapitre….

 

Chapitre 4 l’internat

Au fronton du portail, France lit : « Pension le Cervin ». Malgré sa tristesse, elle apprécie que son papa ait choisi cette montagne préférée où naguère elle est allée en vacances avec lui et son parrain. Petit à petit elle sort de ses rêves pour suivre du regard les petites et les grandes filles qui descendent des voitures alignées les unes derrière les autres. Enfin c’est leur tour, ils sont accueillis par une grande dame longue comme un jour sans fin et très sévère. Une autre plus jeune et petite  s’avance vers France, coupant de ce fait l’herbe sous les pieds de la grande dame, sert la main de Louise et tapote la tête de France en leur adressant un merveilleux sourire, elle a un drôle d’accent.

Elle les accompagne dans un bureau où se trouvent deux autres personnes, l’une est l’économe, l’autre est une toute jeune fille guère plus âgée que France mais qui déjà est bien à l’aise dans ce milieu que France commence à découvrir.

–      Votre chef de groupe va vous aider à transporter votre valise et va prendre le reste de votre trousseau, je vous recommande de dire au revoir à votre mère.

–      Non c’est ma nounou, ce n’est pas ma maman

La gentille dame s’excuse de son erreur, et lui dit de dire au revoir à Louise, ce qu’elles font sans grande effusion.

Pendant que Louise va renseigner différents papiers, France s’éloigne dans la buanderie où se trouve un trousseau à son nom, elle doit faire l’inventaire avant d’en prendre possession, elle a pour cela une grande liste et elle coche au fur et à mesure qu’Erika, sa cheftaine lui les annonce :

–      Un béret bleu marine, assorti à votre cravate verte et bleue, ne vous inquiétez pas nous vous apprendrons à en faire le nœud.

–      Une chemise de nuit blanche à manches courtes, une autre bleue à manches longues. Si en fin de semaine vous retournez chez-vous, il vous sera demandé de la mettre dans la corbeille de linge sale à votre nom, pour vos draps ce sera une semaine sur deux, sauf accident nocturne.

–      Une paire de deux draps, deux serviettes de toilette blanches et bleu marine, deux gants assortis, une serviette de table.

–      Et enfin un jogging bleu marine, une grande cape de la même couleur ainsi qu’un manteau chaud pour les hivers rigoureux.

–      Votre nounou nous a dit que votre papa avait gardé tous vos bijoux et que vous aviez certainement en votre possession quelques babioles, il faut les donner à l’économe ainsi que toutes les gâteries que vos parents vous ont peut-être confiées.

France n’a reçu de sa famille aucun bonbon, sauf un ou deux livres, mais cela elle peut le garder, elle a bien au fond de sa poche une tablette  de chocolat, mais comme Erika n’a pas mentionné le douanier, France commet sa première faute, mais elle pense que cela n’aura pas de conséquences sur sa vie à l’internat.

-Allez venez je vais vous présenter à vos futures amies de chambre, car vous verrez vous vous ferez des amies. Si vous avez de la peine, vous pourrez aller voir les « nounous de l’internat ».

Un pauvre sourire apparaît sur les lèvres de France, mais bien vite elle retombe dans son mutisme jusqu’à ce qu’elle entende des sanglots, puis des cris, sur sa gauche au bas de l’escalier. Une jeune fille pas plus  grande qu’elle, elle s’est accrochée au cou de son papa et sanglote. Elle lui demande de ne pas la laisser, et elle appelle sa maman qui n’est pas plus présente que la sienne.

 

A suivre

Mes voisines, les kamikazes.

J‘avais écrit ce texte il y a quelques temps, il dormait dans un de mes tiroirs, pourquoi je le met parce qu’aujourd’hui je me suis faites la réfléxion que dans des commentairess  nos écrits peuvent être interprétés. mais ce n’est que ce que le blogueur qui nous lit tire comme conclusion que nous nous intéressons pas à ce qui se passe à quelques pas de chez nous.

Le titre ne veut pas dire que j’ai des voisines, mais c’est plus pour  vous dire que nul n’est à l’abri d’avoir croisé un de ces jeunes paumés…Perdus et je ne sais quoi..J’aurais pu écrire sur les jeunes gens, mais je préfère m’attarder sur les filles….

 

 

Elles partent pour un pays en guerre

Elles se sont marié devant leur écran

sur Skype ou sur Facebook

une vraie folie.

Sans rien connaître de l’autre

sans repères

embrigadés par des fous.

Hier encore elles envoyaient des sms,

riaient avec les copains et copines

dansaient lors de fêtes entre potes.

Elles avaient un très grand nombre d’amis

Mais, parmi ceux-ci la bête immonde

s’était glissée pour les emporter sur leur passage

les clouer au piloris 

en faire leurs esclaves sexuelles

Tout juste 15 ans, à peine femmes

mais enfants dans la tête…

Quel malheur! Quelle folie!

 

Vêtues de leurs niqabs, elles marchent

accompagnés d’un homme de 20 ans leur aîné

une kalachnikov en bandoulière

leur ventre proéminent entouré d’explosifs

kamikaze, mais qui se méfiera d’une femme enceinte

Qui? Vous, Moi, Eux, personne en effet.

Ils ne l’ont pas encore fait. Vous voulez rire, vous n’en savez rien..

Ni moi du reste, mais ils sont capable de tout.

 

Pourquoi tant de haine?

La haine de ces fous de dieu

tueurs de ceux qui ne pensent pas comme eux

endoctrinements

détournement des écritures

nouveaux croisés

fous de dieu.

 

Ceux qui croient en Allah

devraient hurler

ce n’est pas ça être Musulmans

Non! Ce n’est pas ça….

 

Qui les arrêtera?

Ou leurs folies vont les mener?

Faut-il débarrasser la terre de ces être méprisants

malfaisant

Faut-il les éradiquer?

Les tuer?

Je ne suis ni dieu, ni militaires

Je suis pour la Paix dans le monde

entre gens censés

Ceux qui n’y croient pas

Dégagent…..

 

Jeunes filles de France ou d’ailleurs

Méfiez-vous des beaux parleurs

Méfiez vous..Ne vous faîtes pas endoctriné

La-bas c’est le malheur

Ici vous pouvez encore aspirer au bonheur

Mais il vous faudra retrousser les manches

La route est longue mais nous avons un beau pays

Même si rien n’est parfait

Nous marchons debout!

 

EvaJoe mai 2014 copyright