Une disparition étrange (suite)

Vous vous imaginez que la nuit fut longue et angoissante surtout pour la petite Camille, les parents quand à eux ne laissaient rien paraître devant les grands yeux pleins de larmes de leur enfant. La nuit fut longue pour Jeantou le grand-frère qui adorait sa petite sœur. Il a parcouru les champs, les ruisseaux y compris des lieux mal famés de la ville voisine, mais rien cette ponette s’est volatilisée. Il espère que des gens peu scrupuleux ne s’en sont pas emparés pour faire des expériences sur elle et son petit.

Toute la nuit ils ont répétés leurs faits et gestes des jours qui ont précédé la disparition de leur Salade bien aimée, qui est venu à la ferme? Qui ont-ils croisés d’inconnus? Mais rien, personne ne les a choqué, personne, aucun inconnu ne s’est présenté chez eux, tout du moins pendant qu’ils étaient là….Mais alors qui a découpé soigneusement le grillage? Et à quels moments? Et pourquoi?

Épuisés ils se sont endormis à l’endroit où ils étaient, sauf Camille que Papa a porté dans son lit. Sur son visage il y a encore les traces de  ses larmes. Pauvre enfant son poney c’est sa vie, mais les gens sans scrupule se moquent pas mal d’une petite fille qui vit dans une ferme et qui est adorable et sage. Après s’être concerté ils ont décidés de mener l’enquête eux-mêmes, tout au moins Jeantou qui connait beaucoup de monde, mais ils vont tout de même déposés plainte à la gendarmerie; ils ont des moyens plus grands que les leurs, mais ils ont bien peur que cela reste peine perdue, une ponette c’est moins important que les disparitions d’enfants.

La journée s’est étirée  sans qu’aucun élément ne soit venu les aider à comprendre, l’après-midi une escouade de gendarmes est venu faire les premières constatations, mais de nombreux pas autour de l’enclos compromettent déjà l’enquête.

Quant à Camille elle est restée de longues heures assise sur les marches de la maison, elle ne comprend pas qui l’a punie, elle n’a rien fait de mal juste sourie au Monsieur de la forêt qui lui a dit aimé les animaux. Mais de cela elle n’en n’a rien dit à personne. Elle ne l’a pas suivis, papa lui l’a défendu, ne jamais parlé aux inconnus, mais lui ce n’est pas un inconnu, c’est Pierrot le commis qui travaillait avec Papa, si il est partis c’est qu’il a mal à sa jambe, papa le trouvait fort travailleur. C’est Camille qui l’a laissé entrer dans l’enclos, il voulait donner une carotte à Salade, ce n’est pas méchant, elle se dit ceci dans sa tête et à nouveau se met à pleurer, quand soudain elle s’entend appeler:

– Camille

– Oui

Viens me raconter ton chagrin!

C’est le meilleur copain de son frère, son « pote » comme Jeantou le nomme. Il lui fait signe, elle n’hésite pas et court se réfugier dans ses bras. Que lui a-t-il murmuré à l’oreille pour que la fillette lui donne la main et s’en aille avec lui…Le saura-t-on?

 

A suivre copyright 

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Le 24/10/2014

 

 

(j’ai une autre version mais pour les enfants, je la mettrais si vous le désirez plus tard)

Jules

Si vous voulez savoir pourquoi je met de la prose sur ce blog c’est pour rejoindre le plus possible de lecteurs…

 

Allez voir  Quichottineles Anthologies éphémères, La Petite Fabrique d’Ecriture et vous aussi aurez envie de participer à ce mariage….Mais chut nous ne connaissons pas encore la liste des invités. J’en fais partis mais je ne sais pas qui m’a invité….

 

Après l’Atelier de Mijoty puis La Boîte à Rêves et enfin La Marguerite des Possibles, Ce sont des écrits et des illustrations (photos, dessins, peintures) pour donner du rêve à des enfants qui sont malades, c’est un beau projet qui a aboutit au fil des ans et qui va me permettre cette fois ci de donner ma contribution. Après avoir été lectrice me voici co-auteurs….

 

Moi Poussin  appelé ainsi depuis que je suis né et que je n’ai pas réussis à grandir aussi vite que les autres enfants, je tourne et retourne ce carton d’invitation dans mes mains. Qui a pu me l’envoyer et pourquoi moi, homme instruit mais si petit que je fais rire tous ceux qui me voient.

Est-ce que j’en éprouve de l’humiliation? Non pas du tout, au contraire j’en profite pleinement. La seule chose qui me préoccupe c’est de porter ce surnom ridicule alors que j’ai comme tous les êtres humains un prénom. Je me nomme Jules comme Jules César, mon père passionné d’histoire l’a choisis avant de disparaître et de me laisser à ma mère, une femme sans  cœur et qui ne connaissait rien à l’amour. Ai-je fait un blocage et est-ce pour cela que je suis petit je ne sais pas, mais j’ai 20 ans et je croque la vie à pleine dents. Je mesure 1,50 m, certes ce n’est pas très grand mais je plais….

Hommes, femmes qu’importe je plais. Ma dernière conquête mesure plus d’un mètre soixante dix, je ne vous dis pas sa hauteur cela vous affolerait. Nous sommes aux antipodes l’un de l’autre mais je ne suis pas là pour parler de nos ébats, je suis là pour choisir ma tenue et m’en aller voir le marié, son nom me dit quelques choses ainsi que celui de sa belle. Ai-je frotté mes pantalons sur le banc de l’école ou ciré les  bancs des stades de foot où ma mère me traînait sûrement dans l’espoir de faire de moi un homme.

Il me faut un costume et quand à ma chérie du moment nul ne la connait et si elle n’est pas invité elle n’en fera pas un fromage, elle virevolte avec la jeunesse dorée, moi ou un autre que lui importe! Quand on est de petite taille comme moi, il faut se grandir, aussi vais-je  enfilé des bottes avec des talons fort hauts pour passer inaperçu, un haut de forme me grandirait aussi, mais est-ce une cérémonie stylée ou passe-partout, à ce moment de la journée je l’ignore.Je ferais l’impasse sur le haut de forme mais je me coiffe du chapeau noir de mon grand-père Savoyard et que l’on ne sort que pour les grandes occasions.Le tout complété par un costume parme, c’est ma couleur favorite, autour du cou un foulard rose. Me voici prêt.

J’ai lustré mon automobile, elle semble neuve sous le soleil, je ne veux pas épater la galerie,  ce n’est pas mon but, je n’ai qu’une envie c’est me fondre dans ce mariage. Mais l’imprévu ne me fais pas peur.Ah tiens c’est bien le Clément que je connais, le petit dernier de la famille, mais c’est mon ennemi juré. Bizarre qu’il ait songé à m’inviter à moins que ce soit sa future femme à qui je dois l’invitation.

Marie! Jules tourne ce prénom dans sa tête, une femme nommée Marie il n’en revoit qu’une, cette gentille adolescente avec qui il a passé des vacances inoubliables chez sa grand-mère. Est-ce possible que ce soit-elle? Il attend la venue de la mariée …Il va savoir…Et si c’était elle……Mais alors…..

 

 

 

 

 

Une disparition inquiétante

Elle était là au bout du chemin avec son toit de guingois et ses fenêtres aux petits rideaux à carreaux rouges et blancs. Une maison comme les autres, mais cette ferme avait un secret. Comme dans toutes les fermes il y avait des animaux qui vivaient les uns avec les autres et répondait à des noms mais ici ils avaient de jolis prénoms. Il y avait Etoile la belle alezane et sa petite pouliche Vénus.

Les vaches ne s’appelaient pas Rita ou Marguerite, mais Prunelle et Mirabelle. Le coq se nommait Auguste et quant aux poules il y avait Mascara car on aurait dit qu’elle s’était maquillée, puis Châtaigne, elle avait toujours ses plumes en bataille et la petite dernière se nommait Poucette car lorsqu’elle était née elle n’était pas plus grosse que le pouce du fermier.

Dans la cour sous un soleil caniculaire dormaient deux chiens, le plus âgé se nommait Réglisse il était noir et c’était un beau labrador, mais il était vieux et à moitié aveugle, mais jappait quand il se passait quelques choses d’anormal. La plus jeune répondait au doux prénom d’Amande, sa couleur s’en rapprochait, c’était aussi une labrador, mais elle était jeune et un tantinet fugueuse. Un gros chat qui ne dormait que d’un œil était allongé de tout son long dans la balancelle, mais il se gardait bien de la faire bouger ne voulant pas réveiller la charmante enfant avec qui il se trouvait. Lui, il répondait au doux prénom de Camomille, il faut dire que sa couleur s’apparentait à la tisane.

Il y avait aussi deux biquettes une se nommait Tempête et l’autre Téméraire, quant aux moutons ils sont bien trop nombreux pour tous les nommer, mais pour vous donner un aperçu je vous en cite quelques uns. Améthyste, Topaze, Rubis, Précieuse, Émeraude et bien d’autres dont à ce jour j’ai oublié le nom.

C’était une fin d’après-midi où au loin on voyait s’amonceler de gros nuages noirs et dans les champs les hommes s’affairaient pour rentrer les « roules ». Mais lorsque Camille se réveille de sa longue sieste, elle se précipite dans l’enclos ou se trouve sa ponette, qui bientôt doit mettre bât, hélas, cette dernière a disparue. Quel émoi dans la petite cour….De tous les côtés nous entendons:

« Salade ou es-tu? »

« Salade reviens »

« Salaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaade…. »

 

Mais nenni personne ne répond aux cris angoissés de la petite Camille. Sa maman sort dans la cour et constate comme le grand frère que la clôture de l’enclos laisse apparaître un gros trou comme si on avait découpé avec beaucoup de précaution le grillage où se trouvait la jolie Salade. Dans le pré seuls broutent paisiblement les deux vaches et bien entendu elles n’ont rien vu….

Bizarre ni Amande ni Réglisse n’ont aboyé constate le papa en rentrant des champs. Bizarre et étrange, il n’était pas loin son champs, il n’a vu personne s’en aller ni en charrette, ni en voiture, voir même en camion…Tout cela était bien étrange. A la nuit tombée ils constatent que rien ne s’est produit et ils sont contraints d’appeler la gendarmerie, qui, bien entendu en entendant disparition se sont précipités à la ferme, mais quand ils ont vu que c’était une ponette sont repartis plus vite qu’ils n’étaient venus, en leur demandant de venir déposer une plainte le lendemain matin si cette dernière n’était pas revenue. En partant ils râlaient pour s’être déplacer pour un canasson….

 

A suivre Copyright le 17/10/2014