Entre ombre et lumière

Dernière apparition du soleil enflammé

Qui embrase de caramel le ciel affamé

Et donne un avant goût d’une apothéose ruisselante

Dans des tons orangés, feux, jaunes avec un soupçon d’absinthes.

 

Sous la folie du ciel apparaît la ligne d’horizon

Dessinée par un maître inconnu venu d’une drôle de maison.

Celle qui relie la terre au ciel, l’espace d’un coucher.

Les couleurs massepain se teintent de rose et s’estompent effarouché.

 

Ici et là des filaments d’or retiennent notre regard

Abasourdis par cette féerie nous en redemandons comme des fêtards.

Puis doucement les lumières du jour lancent un dernier assaut,

Et, finalement vaincues s’éteignent en quelques soubresauts.

 

Et soudain au-dessus de nos têtes un rougeoiement nous dévoile des nuages

Aussi terrifiant qu’ils soient nous admirons un drôle de mirage

Où se jouant du soleil couchant des éclairs zèbrent le ciel

Pour laisser entrevoir un sortilège de feux d’artifice aux couleurs miel.

 

EvaJoe copyright Juin 2014 

 

Le cheval (fête du cheval)

Pour le coucou du haïku de Marie-Alice

 

 

 

 

écuyère agile

dans la brume du matin

naseaux écumant

 

 

fête du cheval

voltige aérienne

vivats de la foule

 

 

martèlement sourd

sabots effleurant le sol

archange caracole

 

(Archange le cheval  Appaloosa de ma nièce)

 

 

Insolite

 

 

Surgit de nulle part tu apparais à nos yeux

Petit soleil éclairant nos vies

illusion d’un jour pour une délicatesse inassouvis

Te voici espiègle se jouant de ce vert camaïeu. 

 

Prêt de ce mur de feuillage à l’expression idolâtre

Tu te baignes dans cette verdure 

Sortie tout droit d’un livre de la Comtesse de Ségur

Te voici seule mais capable de les combattre.

 

Un enchanteur d’un coup de baguette magique

Donne un aura de grâce 

à ta couleur jaune  dans cet univers archaïque.

 

En balbutiant mes mots je ne te fais point rougir

Tu restes là décider d’en découdre avec moi

Et je ne sais si tu es une illusion mais tu ne peux t’enfuir.

 

Pour ma participation à la  communauté des Passeurs de mots

 

Pour le thème du mois de juin :

Illusion, Mirage

 

 

 

 

Entre Aubrac et Auvergne

Je joue les prolongations jusqu’à mercredi prochain, j’ai besoin de me ressourcer pour écrire à nouveau, je vous propose mes photos sur le chemin de mes vacances.

 

 

Sur les bords du Gardon

 

 

Vers Nasbinal quelques parts sur le chemin de Compostelle

 

 

Et plus loin 

 

La liberté de  se ressourcer, toujours plus loin, au cœur de l’Aubrac

 

 

Chut ! Au cœur du silence…

 

 

Et plus loin encore….Elles sont arrivées les belles « Aubrac »

 

 

Elles ont les yeux faits, et les mâles l’on dirait des bisons…..

 

 

 

 

Une puis, deux, trois, quatre journées s’achèvent et  nous ne pouvions manquer ce beau coucher de soleil sur Aumont-Aubrac

 

 

Au détour d’une route l’insolite: Une pyramide en porte-à-faux, ainsi dénommé

 

 

Lorsque je suis passée dessous, j’ai demandé à la pierre de ne pas décider de se laisser tomber……Je préfère l’admirer que de la voir sur la route étroite.

 

 

 

En AUVERGNE, je ne pouvais pas passer à côté du Mont Mouchet, haut lieu historique d’un des grands Maquis Français, qui va commémorer les 70 ans de la bataille définitive  pour que nous soyons aujourd’hui LIBRES!

NE LES OUBLIONS PAS!

 

Ils avaient entre 17 ans et 74 ans ceux qui étaient sur le Mont Mouchet

 

 

C’était de l’Auvergne où je prolonge mes vacances jusqu’à  mardi 10 juin

A bientôt!

 

EvaJoe

 

 

 

Liberté!

Pour le thème du mois de mai de la Communauté des Passeurs de mots

 

Que vous inspire cette photo:

LIBERTÉ OU SOLITUDE

 

J’ai choisis LIBERTÉ

 

Loin des foules et de la vie trépidante

Un pas après l’autre je montais

Difficile de mettre un pieds devant l’autre

Mais la ville, ses fumées, sa pollution, ses cris

Je n’en pouvais plus, aussi je rejoignais les étendues désertiques

Les burons de l’Aubrac ou jadis coulait l’aligot.

En cette période de l’année il  y a quelques rares pèlerins de Compostelle

Mais moi je n’ai rencontré personne .

Certes je ne fuyais rien puisque demain ou dans quelques jours je repartirais

Mais en ce moment j’appréciais le calme troué de temps en temps par le cri d’une buse

le meuglement d’une ou deux vaches qui attendaient le gros de la troupe.

 

Au loin deux burons, aucun signe de vie, il n’y avait pas de fumée 

 j’étais seule, perdue dans cette immensité;

Enfin je prenais le temps de vivre, le temps de l’apaisement.

Suivre ce chemin foulé par des milliers de marcheurs

Qui, aujourd’hui devait faire grève, car depuis l’intersection plus bas

Aucune âme qui vive, pas un chat, j’étais seule mais libre.

 

A plein poumon je respirais l’air pur, il ne faisait pas chaud

Mais la pluie c’était arrêté de tomber

et la brume se jouait de moi, elle laissait planer quelques voiles

qui donnaient à la nature un aspect lugubre pour ceux qui avaient peur de se perdre.

Je savais où j’allais, je suivais mon chemin

Celui de la vie et de ma liberté, celui que je n’aurais jamais du quitter.

 

Il me fallait ce retour aux sources pour tourner la page

Dans ma tête j’entendais les cris des enfants jouant dans ces immensités

Les rires, nos folies de naguère, lorsque couché à même le sol

Nous flirtions mon amoureux et moi

C’était le temps d’avant, d’avant les incertitudes, les angoisses, le temps que je retrouvais.

Enfin, j’étais arrivé au but et je savais que désormais rien ne serait plus comme avant.

Ma liberté m’avait coûté chacun de mes pas, j’étais fatiguée mais pleinement heureuse.

Et tout là-haut lors-qu’enfin je me suis arrêtée

J’ai crié :

Libre je suis Libre merci !

Liberté, liberté chérie!

 

Je me suis réveillée, ce n’était qu’un rêve,

Sur la table gisaient les photos, ma photo,

Celle qui m’avait rendu ma liberté,

Le cher pays de mon enfance.

 

Ce texte est une pure fiction, je me suis laissée inspirer par la photo.

Je pars une petite semaine là-haut dans cette étendue où je rencontrerais les vaches « Aubrac » qui viennent d’arriver

Sûrement des pèlerins, des marcheurs.

Aujourd’hui je ne peux plus marcher mais je marche dans ma tête et cela me permet une grande LIBERTÉ.

 

Vous vous doutez que mon blog sera en pause, je ne pourrais ni vous lire, ni vous écrire. Là-bas on est loin de la WIFI.

Je vais me ressourcer;

Je vous embrasse et à la semaine prochaine.

 

EvaJoe