Boomerang (suite 3)

Je n’ai pas prononcé un seul mot, je l’ai juste écouté,

Moi je voulais revenir ici, et surtout je n’ai jamais demandé à être mis dans ce foyer.

Je n’ai rien fait.

Il me demande pardon, mais je sens qu’il aimerait que je lui dise que je l’aime

Là c’est trop tôt, je suis enfermée et je n’ai même pas le droit de manger demain,

 à moins que mon petit déjeuner soit copieux.

Je vais dormir, car je suis épuisée.

Mon réveil est mis sur 4h 45, de manière à ce que je sois habillée

Quand on ouvrira ma cellule ; il manque les barreaux aux fenêtres mais c’est pareille.

Lorsque j’entends mon réveil sonné, je ne sais plus où je suis.

J’ai vite fait de me le rappeler car j’ai les fesses endolories par les coups de fouet

une bonne douche, et j’attends les cinq heures, effectivement ils sont à l’heure

Mais surprise c’est ma belle-mère, elle pose un panier repas pour midi et me demande

si j’aime toujours le chocolat, mais elle a mis du café dans un pot si j’en voulais, je ne lui dit mots

et elle attends sûrement un merci, et bien elle peut attendre.

Avant elle devra s’excuser de m’avoir frappé et tant qu’elle ne l’aura pas fait

elle sera invisible à mes yeux. Sur ce je lui montre la porte

et elle s’en va, je la vois revenir sur ses pas, et elle me dit

« Lolo, ne m’en veut pas, la tension a été trop forte pour moi

Serait-ce l’esquisse d’une excuse, nous verrons,

Qu’elle parte, j’ai faim !

J’aurais dû lui montrer les dégâts qu’ont occasionnés ses coups de martinet….

J’ai les fesses striées de coups de lanières et elles ont virées au bleu, quelle conne !

Moins d’une heure plus tard

la voiture de mon père démarre, je me demande où ils vont, je le saurais  par Chris et Amélie.

Et, si je vérifiais si elle a ôté la clef de ma porte.

vu qu’elle a fait plusieurs aller et retour,

Je glisse une feuille de papier sous la porte, puis avec un stylo je l’introduis dans la serrure

elle a oublié la clef, je pousse un peu plus fort, la clef tombe

je tire sur ma feuille de papier et ma clef glisse délicatement sous ma porte.

Heureusement que le jour sous la porte est grand sinon j’aurais dû les attendre.

J’ouvre ma porte et je vais aller directement dans la chambre où autrefois mes parents dormaient.

Il y a une commode, un chevet, en fait ce sont les meubles de la chambre de Bob

et il y a aussi son lit à une place.

Mais chose étrange, la chambre a l’air d’être faîtes, car il n’y a pas de  poussière sur la commode.

J’ouvre la grande armoire de famille, il y a tous les vêtements  de mon père

ainsi que ceux de ma mère,

comme si elle avait disparu brutalement sans pouvoir emmener sa garde-robe

Je monte sur le marchepied pour atteindre les rayons les plus élevés

Il y a que des draps tout bien plié dans des housses de couleur différentes,

du reste il semble neuf

 deux piles attirent mon attention

Il y est écrit : pour Lolo et pour Amélie de la part de Maman,

Comme c’est bizarre et étrange, serait-elle venue là ? Pourquoi ? Je ne comprends rien

J’en suis là de mes réflexions quand la porte s’ouvre et je croise le regard d’Amélie

qui de suite comprends que j’ai fait la même découverte qu’elle.

Nous nous asseyons toutes deux sur les deux fauteuils de la chambre

Et j’apprends que la semaine dernière, deux colis ont été apportés, un pour chacune de nous deux

Notre père n’a rien dit mais il a monté lui-même les deux colis, et comme le lendemain

était le jour où il s’absentait, Amélie en bonne curieuse était venue voir, mais elle avait été surprise

par notre belle-mère qui lui avait dit ; « voilà tu es contente, elle fait mieux que moi pour vous. »

Pour moi, c’est une joie car là c’est certain notre maman est toujours de ce monde et elle pense à nous.

La journée ne pouvait pas mieux commencer, Amélie m’a demandé comment j’étais sortie de la chambre

et quand elle a compris, elle a éclaté de rire,

Chris est apparu et a été content de voir que je m’étais souvenu

de nos jeux lorsque enfants ils nous enfermait dans l’abri de jardin

et il fallait en sortir d’une manière ou d’une autre.

Maintenant nous devons profiter que le bébé dort pour faire nos recherches.

Il me propose d’aller dans la chambre de papa et de sa chérie,

il possède aussi la clef.

Amélie va continuer de fouiller l’ancienne chambre

et Christophe le bureau. De cette manière nous devrions trouver,

à moins que notre père garde le précieux sésame avec lui.

Lorsque je pénètre dans la chambre de mon père et de sa furie je suis abasourdie

on dirait un bonbon rose, comme c’est moche, maman avait meilleur goût !

La courtepointe est rose comme les rideaux,

comme la moquette, comme la salle de bain, ainsi que  les murs.

Je me demande comment papa peut dormir ici, quand je découvre que le lit n’a qu’une seule place

Ah mon père fait chambre à part, et bien là je me demande ce qu’il fait avec cette taré.

Je commence à fouiller minutieusement la commode où je pensais trouver des vêtements roses,

ce qui m’aurait bien amusé,  mais non c’est très classique en faîtes, voir moche et d’un autre temps.

Dans le dernier tiroir il y a un coffret en bois rouge, ainsi qu’un autre,

lui, est beaucoup plus petit, il est en cuir noir,

je l’ouvre facilement ce sont  des bijoux,

Tiens on dirait l’alliance de maman, et aussi sa bague de fiançailles

Il y a une jolie gourmette en or et dessus il est noté Pierre-Victor, étrange,

je ne comprends pas tout, mais je cherche si le coffret marron n’aurait pas une clef.

Car, ce doit-être vraiment précieux ce qu’il y a dedans, en effet

c’est fermé par un petit cadenas, où peut se trouver la clef, je passe délicatement la main

de partout et ne trouve rien, je regarde à nouveau dans le coffret à bijoux

et là surprise il y a une petite clef qui me semble correspondre à la serrure

Je ne veux pas appeler mon frère et ma sœur, je veux voir par moi-même ce qu’il y a  dans ce coffret

il peut appartenir à la « tarée adoucie »

Je sors des photos, ce sont les nôtres, ce coffret est donc à Papa.

 Il n’y a qu’une seule photo de maman, nous sommes assis les petits sur ses genoux,

les grands à ses pieds, c’est papa qui a pris la photo, une date est notée au dos.

Mais ce qui attire mon regard ce sont des photos coupées, que dis-je déchirées.

J’essaye de les reconstitué, pour certaines c’est impossible,

Ce sont celles de maman, aucune n’est entière,

 toutes sont en petit morceaux, décidément le mystère s’épaissis.

On dirait que papa a voulu effacer toute sa vie où il était heureux avec notre maman.

Seules les photos où nous y sommes tous il les a conservé

et encore sur certaines d’entre elles, il a découpé le visage de maman.

J’entends Mélanie qui nous appelle, elle crie je l’ai.

Et c’est ensemble que nous ouvrons le livret de famille,

nos parents sont toujours mariés, et notre stupeur est immense lorsque nous découvrons

……../………

Boomerang (suite 2)

Comme je vois que certains pensent que c’est mon histoire je répète que ce texte est pure fiction. Je me suis levée en pleine nuit la semaine passée avec cette histoire en tête. Quand j’ai commencé à l’écrire je n’avais que quelques pistes au début, mais je connaissais la fin. C’est fort étrange mais ce n’est pas la première foi que cela m’arrive. Comme si mon cerveau travaillait la nuit…J’écris ainsi mes poèmes.

Chapitre 2

Un peu plus tard il me semble avoir entendu des cris

Et la voix tonitruante de ma belle-mère, puis soudain

une porte a claquée

j’ai vu que la mégère s’en allait, tiens, tiens….

Aurais-je poussé cette femme hors du logis de ma famille,

je n’ose y croire, en plus elle est partie les mains vides

elle doit aller faire une course, et comme elle ne m’intéresse pas

je m’occupe à rassembler mes souvenirs.

Je reprends possession de ma chambre

de mes livres, mais j’ai grandis

et plus rien ne me corresponds, même mes vêtements sont trop petits

je n’ai qu’une valise, il va falloir que l’on m’achète de nouveaux vêtements

pourvu que cette dingue ne m’habille pas comme il y a 50 ans

elle en serait bien capable. J’ai envie d’être habillée comme les filles de mon âge.

Je suis fatiguée et j’ai une faim énorme, en attendant le repas je vais m’allonger sur mon lit.

Combien de temps ai-je dormis, certainement beaucoup, car la nuit est tombée.

Soudain la clef tourne dans la serrure.

C’est mon grand-frère, il pose un plateau sur mon bureau

et met un doigt sur ses lèvres et me chuchote à l’oreille

« Ne dis pas un mot, je n’ai pas le droit de t’adresser la parole,

quand je serais partis tu regarderas sous ton assiette ».

Aussitôt dit il tourne les talons et referme ma porte à clefs.

De suite je passe la main sous l’assiette et je trouve une feuille de cahier pliée en quatre

mais j’ai tellement faim que je me jette sur la nourriture qui s’étale sur le plateau.

Une salade verte avec de la sauce et des petits carrés de jambons et du pain grillé frotté à l’ail,

des pommes de terre chaudes et une tranche de roulé de porc

un fromage un peu sec mais délicieux

une pêche, le tout accompagné de deux tranches de pain et d’une carafe d’eau.

Zut je n’ai pas de vin ni de café, j’en rigole toute seule de mes idioties.

Après ce bon repas que j’ai mangé seule, je m’assois sur mon lit et je lis

Tout d’abord il est écrit en rouge :

Débrouille toi pour que ce papier ne soit lu que par toi, personne, je dis  bien personne

ne doit y poser les yeux dessus, ni Papa, ni l’autre toqué….

 

Chère Lolo,

Chris et moi ta sœur Amélie nous avons besoin de te parler de vives voix le plus rapidement possible

mais d’ores et déjà nous voulons que tu saches combien nous t’aimons,

même Papa t’aimes mais il ne sait pas te le dire et encore moins nous le montrer,

nous savons ce que tu en penses, il t’a lâchement abandonnée dans ce foyer avec Bob,

il n’a pas su gérer le départ de Maman, nous en reparlerons.

Papa doit s’absenter ainsi que sa nouvelle compagne demain toute la journée

Chris a refait faire une clef de ta chambre, de cette manière nous pourrons

t’ouvrir la porte car belle maman doit emporter la clef dans son sac.

Je suppose qu’au petit déjeuner demain, elle va-t’en informer.

Attention fais l’innocente, ils ne doivent rien savoir de ce que nous allons faire.

Nous profiterons de leur absence pour fouiller les papiers de Papa,

Nous aimerions mettre la main sur le livret de famille

Ainsi nous verrions si Papa est divorcé et éventuellement ce qui est noté

par rapport à Bob, car, personne ne nous a informé de ce qui s’est réellement passé.

C’est à la veille de ton retour que la « garce » a dit ce n’est pas votre frère, c’était votre demi-frère.

Bizarre, jamais on nous a dit cela, de qui tient-elle ces renseignements, pourquoi Papa lui a confié cela et ne nous a rien dit.

Que d’énigmes dans cette maison !

Comme ils partent très tôt, papa va sûrement passé ce soir t’avertir de l’heure à laquelle tu devras te lever

Nous t’embrassons très fort, ah j’allais oublier nous aurons la garde de Victor, c’est un bébé charmant

il ressemble à Bob…..

J’entends la clef qui tourne à nouveau dans la serrure, vite je glisse la feuille sous mon oreiller

C’est Papa, il me semble assez triste, il referme la porte à clefs

et s’assoit à mes côtés sur le lit.

« Ma petite fille, je te demande de m’écouter attentivement, ta belle-mère ne t’approchera plus

et elle ne lèvera plu la main sur toi, ton frère y veillera, et elle me l’a promis.

Demain elle et moi nous ne serons pas là, tu seras enfermé dans ta chambre jusqu’à notre retour

Selon ce que m’en dira ton frère en qui j’ai toute confiance, soit tu resteras jusqu’à la fin de la semaine, soit tu mangeras avec nous à table.

Il va pour se lever, quand soudain il me prend dans ses bras comme autrefois, me serre contre son cœur

et me murmure :

Pardon mon enfant !

Et il tourne les talons et s’en va, après m’avoir dit que le petit déjeuner serait servi à 5 h du matin.

Boomerang! (suite 1)

Lorsque les gendarmes m’appréhendent ils le font avec beaucoup de douceur

ce qui dans un premier temps me surprend

mais plus tard  tout en réfléchissant et en les écoutant

j’apprend que lorsque mon amie Steph s’est faîtes intercepté

elle a essayé de courir, bien mal lui en a pris

La police l’avait plaqué au sol

et menotté, mais c’était une récidiviste de la fugue.

Quand à moi j’apprends avec stupeur

que je n’aurais jamais dû allé dans ce camps,

car mon père voulait que je réintègre le domicile familial

ce qui ne s’était pas fait à cause de ma stupide fugue.

Après avoir prévenu ma belle-mère il est décidé

que je serais reconduite par une gendarmette et en train

dans la grande maison.

En attendant je suis couchée sur un lit de fortune et j’ai dormis comme un bébé.

Je ne sais de quoi sera faîtes ma vie avec ma belle-mère,

mais au moins pendant le reste des vacances mon père serait là

ce que je viens d’apprendre de la bouche même de la maréchaussée.

Le voyage c’est bien passé et la gendarmette assez sympa m’a remise à mon père.

J’ai revu celui  qui m’avait laissé comme un paquet

cinq ans auparavant, la première chose qu’il a fait

c’est de m’asséner une gifle dont je devrais me souvenir pour longtemps.

Il m’a dit que j’étais une affreuse gamine, que je ressemblais à ma mère

trait pour trait, que j’allais devenir une sale gamine si sa compagne n’y mettait pas le holà!!

Que répondre à cet accès de rage de mon papa que je chérissais avant tous ces événements.

D’une famille normale nous étions une famille éclatée.

Plus la voiture montait à notre maison, plus je me demandais ce qui allait se passer

mon père n’a plus desserrer les dents jusqu’à ce que l’on arrive à cent mètres de notre maison.

A ce moment là il se gare, me fait descendre de voiture et ce qu’il m’a dit m’a laissé tremblante.

Je veux que tu sois gentille avec ta belle-mère, elle s’occupe bien de la maison et de ton petit frère.

Ton frère et ta soeur sont avec nous pour les vacances à la rentrée tu resteras seule à la maison

Mais pendant le mois qu’il reste avant que tu intègres un lycée technique tu vas te tenir à carreau.

Je dois m’absenter jusqu’à la fin de la semaine, en attendant que je revienne

tu seras consigné dans ta chambre, tu ne seras pas au pain et à l’eau mais tu obéiras à ta nouvelle mère.

Je bouillais intérieurement, cette femme ne sera jamais ma mère,

Je ne posais aucune des questions qui me tournaient dans la tête.

Pourquoi Bob n’était pas revenu à la maison et toujours cette même question sans réponse

où était notre maman chérie?

Mon père me dépose devant la grande porte marron, il n y’ a aucun bruit lorsque j’entre

Au moment où je monte dans ma chambre j’entend comme un hurlement

cela vient de la cuisine, je vais aller voir ce qui se passe.

Une femme que je suppose être ma belle-mère crie après ma soeur aînée qui lui rigole à la figure.

Quand à Chris il est en retrait et assiste à la scène, lorsque mon frère et ma sœur me voient

ils se précipitent de suite vers moi et mon grand-frère me soulève de terre et il me fait des milliers de bisous.

Mais ma belle-mère ne l’entend pas ainsi

Sans m’embrasser elle m’ordonne de monter dans ma chambre et me dit qu’elle me rejoindra

dès qu’elle aura  réglé le problème avec  Amélie.

Mais pendant qu’elle me parle Christophe et Amélie se sont éclipsés.

Alors que je monte les escaliers je l’entend les monter derrière moi

J’ai beau courir, elle me rejoint et me plaque contre la dernière marche

et m’incendie d’horreur.

Elle me tire les cheveux et me gifle deux fois.

Puis elle me  pousse dans la chambre et m’arrache mon short

et je me retrouve à demi nue devant elle.

Elle me frappe deux fois avec un fouet, je crie

et c’est mon père qui  suivit de mon frère qui met un terme à cette punition sauvage

et m’arrache des bras de cette mégère..

Il ne me  fait aucune remarque, sa compagne sort, mon frère aussi

et j’entend tourner la clef dans la serrure.

Je la hais cette femme, elle va me le payer.

Boomerang! (suite)

Après avoir vécu une semaine avec des hauts et des bas

dans ce camp sans toiles de tente, mais dans une maison

je m’étais lié avec une drôle de fille

elle était là pour la deuxième année,

et si l’an passé elle avait fait profil bas

cette année ce n’était pas le cas.

Chaque jour elle était punie

soit pour avoir refusé d’exécuter une corvée

soit parce qu’elle s’asseyait au cours d’une balade

et refusait de se lever.

Rapidement je lui démontrais qu’elle était pire qu’une fillette

Et aussitôt ensemble nous avons décidé de fuguer

Mais il fallait nous entraîner à marcher

et pendant une semaine nous étions assidue à toutes les marches.

Une nuit alors que tout le monde dormait

nous nous sommes levé sans bruit,

nos chaussures à la main

nous avons descendu  les escaliers

à pattes de velours

En bas, il n’y avait personne

l’après midi nous avions repéré une porte donnant sur l’arrière cour

Steph de corvée de pluches l’avait laissé ouverte

et personne n’avait vérifié si elle était fermé

ce que nous avions constaté en allant vers notre chambre.

Aussi c’est tout naturellement que nous nous sommes enfuis par cette porte

ouverte vers la liberté,

non sans avoir pillé le garde-manger et pris au passage un gros sac à dos

Steph avait vidé la caisse des courses

ce qu’elle avait omis de me dire.

Dès que nous sommes sur le chemin qui descend vers la vallée

nous remettons nos chaussures de marche

Il pleut, il y a du brouillard

Il ne faut pas que nous nous perdions.

Nous avons quitté le camp vers les minuit

et plus de 2 heures plus tard nous atteignons le petit village

de Maligot (nom inventé)

Ce village est vide l’hiver, mais l’été il y a beaucoup de vacanciers.

Lorsque nous le traversons il est fort calme

seul un chien signale notre passage

Maintenant la lune est levée et nous éclaire un peu le chemin

Il est en descente et fort dangereux, les pierres roulent sous nos pas

nous devons faire fort attention

ne pas se faire remarquer, il y a bien la route

mais là, nous allons nous faire repérer

et il n’est pas question que nous retournions en prison.

Car, malgré mes 5 ans de vie au foyer, assez dur pour une petite fille choyée

ce camp n’est pas un lieu idyllique

où j’aurais pu passer de belles vacances.

Nous ne sommes pas à leurs yeux des enfants

nous sommes gardé comme un troupeau

si bien surveillé que nous leur avons fait un pied de nez en s’enfuyant à leur barbe.

Enfin il est 4 h du matin lorsque nous arrivons à la ville,

notre fuite n’est pas encore connue

car le lever a lieu a 7 heures

Il nous reste 3 heures avant de disparaître à tout jamais

et ce pour toujours ce que toutes les deux nous espérons.

Brusquement Steph change le programme bien établi auparavant,

elle décide de prendre le train mais sans moi.

La raison je l’ignore, je me pose sur la nationale et lève le pouce

rapidement un camion s’arrête et me demande où je vais

Je m’entends lui répondre Marseille.

Moi, aussi au dernier moment je ne vais plus chez mon père.

Il est plus de 8 heures du matin lorsque le chauffeur s’arrête

à un relais routier, je fais celle qui dort

et il me laisse, il ne ferme pas son camion.

La radio ronronne doucement

soudain je prête l’oreille

ils annoncent que deux jeunes filles sont en fugue

ils ignorent à quelle heure elles sont parties, elles n’étaient pas dans leur chambre

Finalement je ne regrette pas de m’être séparé de Steph lorsque j’entend qu’elle a volé

l’argent du repas de la semaine.

Bien entendu à les entendre nous sommes fautives toutes les deux.

Ils surveillent les gares, voir même les aéroports car ils disent que nous ne faisons pas notre âge.

Heureusement que le chauffeur routier n’est pas là

ils m’auraient posé des questions, pas envie de lui répondre.

Je me demande si je dois rester avec lui ou le quitter

Mais ici je serais vite repéré, c’est un lieu de passage

si j’ai entendu cette annonce, eux ont tout aussi bien pu l’entendre.

Nîmes est tout proche, mais il va me falloir marcher

le long de la nationale je vais me faire repérer

Il faut que le chauffeur me laisse en pleine ville.

J’en suis là de mes réflexions quand la portière côté passager s’ouvre

J’entend deux voix, le chauffeur parle à un autre gars

« La voilà la petite dont je te parlais »

« Hum beau brin de fille, elle a quel âge? »

« Dans les 18 ans je pense qu’elle a envie de se faire une virée dans le midi

Bon tu me décharges de cette nana

où je cherche le petit Paulo, il a envie d’une femme, elle peut faire l’affaire. »

Dire que l’on parle de moi comme d’un paquet encombrant

que vais je faire, m’enfuir je serais vite rattrapé

Restée, ils vont me forcer à descendre

Il me veut quoi le type que j’entends rire, que dis-je glousser

Certes je ne suis pas une oie blanche, je sais ce que les hommes font aux filles

qui traînent les rues, et encore mieux celles qui font du stop.

Si je refuse je peux être violé

si je consens je me donnerais à un inconnu, à mes yeux c’est pareil.

Il faut que je feins le sommeil, cela peut encore me protéger

ici il y a des vas et viens et d’autres camions

tous ne sont pas que des salauds.

Finalement je sens que l’on me secoue

« Bon la môme il faut que tu descendes, je suis arrivée à destination,

mais mon copain peut te faire gagner quelques kilomètres

il va t’emmener jusqu’à Aix en Provence après tu devras te débrouiller. »

« C’est qui votre copain », il me montre un type aux cheveux bruns

des petits yeux enfoncés dans leurs orbites

un mégot à la lèvre

il pue la cigarette et me regarde avec un drôle d’air,

Il m’attrape et me fait descendre du camion

au passage je sens ses mains qui me palpent les seins, je ne dis rien

« C’est bon Gus, elle fait la maille »

et tous les deux éclatent de rire.

Ayant récupéré mon sac à dos, je démarre au quart de tour

et me précipite vers le relais routier

Le pauvre Gus n’a pas le temps de s’en rendre compte que je suis déjà  à l’intérieur.

Je me rend immédiatement dans les toilettes

et patiente quelques instants,

Lorsque l’on secoue brutalement la porte

j’entends une voix de femme me demander si je suis malade

« Oui mais je sors »

« Prends ton temps la môme »

Enfin une voix sympathique, est-ce la patronne ou un chauffeur routier

Je sors, elle me toise de haut en bas et me demande si je suis seule

« Oui »

« Ou vas-tu?

« Marseille chez mon frère, nous nous sommes raté à Grenoble.

« Aurais-tu eu des problèmes avec Gus?

« Oui »

Tu as échappé à un grand prédateur, il a fait de la tôle pour viol

Je me  met à trembler, et cette femme me prend dans ses bras

comme si c’était ma mère.

Elle me fait monter dans son camion et

pendant une heure ni l’une ni l’autre nous avons prononcé un mot

puis brusquement Nénette, c’est son surnom me dit

‘Dis la môme tu es en fugue? »

Et de fil en aiguille j’apprend que mon portrait robot a été diffusé sur toutes les chaines

de télévision, ainsi que celui de ma copine qui a déjà été rattrapé

Mais ils me cherchent du coté d’Orléans.

Ecoute la môme je ne veux pas d’histoire, tu m’as l’air clean, alors raconte moi ton histoire

Une fois que je lui ai raconté la  disparition de ma mère, mon placement au foyer

ma fugue et mon  arrivée dans ce camps pour malfrats

je la vois essuyer une larme, et elle me fait cette confidence

J’étais une môme comme toi en cavale mais je ne te raconterais pas ma vie

car ce à quoi tu as échappé ce matin, m’est arrivé; je te conseille

de téléphoner à ton père où à ta belle-mère et selon ce qu »ils te diront tu aviseras.

Il n’est pas loin de midi, elle s’arrête à un resto routier d’où elle me rapporte un casse croûte

et me tends son téléphone portable.

Quand je suis de retour soit tu n’es plus là

soit tu y es encore mais je téléphone au flic.

Compris la môme, tu laisses le téléphone sur le siège, on me connait dans le coin

personne n’aurait l’idée de me le voler,

et sur ce, elle tourne les talons, fais demi tour et me serre contre elle

en m’embrassant, bonne chance la môme!

Je n’ai pas faim, Steph a été récupéré par les gendarmes en gare de Tours

C ‘est sûrement elle qui a dit que je pensais rejoindre mon père,

j’ai eu une bonne idée de changer d’itinéraires,

à cette heure j’y serais aussi chez les gendarmes.

Je tourne et retourne ce téléphone, puis je me décide

Cette voix est inconnue pour moi, sûrement ma belle-mère

« Allô c’est Laurence »

Qui? Je ne connais pas de Laurence, mais une garce nommée Lolo

qui fait de la peine et du chagrin à toute sa famille

Où es-tu aboie-t-elle?

Je coupe rapidement la conversation

pose le téléphone sur le siège et descends du camion

A ma descente deux gendarmes m’attendent.

Au loin je vois Nénette, elle évite soigneusement mon regard.

J’ai encore été trahie.

.

Boomerang!

je ne met que des extraits, mais pour votre lecture ce sera cohérent. On me l’a conseillé pour éviter que l’on me pompe la totalité de mon histoire. Mais tout est déposé sur un site de e.auteurs.

PROLOGUE

Chaque minute qui passait m’emmenait vers mon destin

serait-il celui que j’avais espéré

ou celui que je regretterais

à ce moment là je l’ignorais.

Celle qui m’accompagnait n’avait proféré aucune parole.

Son visage était hermétique,

elle m’avait forcé à la suivre et tiré par le bras

comme si j’étais une jeune pouliche qu’il fallait dompter.

Je n’avais que 10 ans et j’ignorais de quoi ma vie allait être faîtes?

Et surtout où elle m’ emmenait mon petit frère et moi.

Il y avait 2 mois que ma vie avait basculé

En rentrant de l’internat où j’étais avec ma soeur de 4 ans mon aîné

nous avions retrouvé mes frères de 8 ans et 15 ans

assis sur les marches de notre maison

ils avaient un air si désespéré que de suite

nous avions compris qu’un grand malheur était arrivé.

Au lieu de retrouver notre père et notre mère

c’est la jeune soeur de papa qui nous avait ouvert la porte.

Toute habillée de noire comme à son accoutumée, depuis que grand-Pa n’était plus.

Cet après-midi de juin elle paraissait encore plus triste.

Quelle catastrophe allait nous tomber dessus?

En quelques mots elle nous avait asséné

une vérité qui s’était imprégné en moi

comme un mal sournois.

Notre mère était porté disparu

Disparu comment ça ? Avait osé demandé Christophe mon frère aîné.

Moi doucement et en sanglotant j’avais dit , maman est morte

et notre tante avait acquiescé en disant c’est tout comme.

Que voulait dire ce tout comme….

Ou elle était morte ou alors elle n’était plus chez nous?

Personne n’avait expliqué aux enfants que nous étions ce que cela voulait dire.

Au bout d’une semaine de vacances, livrés à nous mêmes

Notre père était revenu de je ne sais où.

Il avait une barbe, était mal peigné,

il ressemblait aux vagabonds  que l’on croisait parfois sur les chemins.

Au sujet de maman il n’avait rien dit mais

il nous avait expliqué qu’à la rentrée nous n’irions pas dans le même internat.

Les deux plus petits ce qui voulaient dire mon petit frère et moi

nous irions « Aux hirondelles « 

drôles de nom pour une école

et Amélie et Christophe seraient interne dans un  lycée privé à Orléans; mais

car il y avait un mais, ils rentreraient rarement à la maison.

Papa allait partir travailler à l’étranger.

Nous les petits on ne savait pas ce que c’était que les hirondelles.

Et depuis cette fameuse journée notre père était partis

les épaules encore plus voûtés, sans un autre mot.

C’est sa petite soeur , tante Aglaé qui s’était occupé de nous.

Deux longs mois de vacances

complètement livrés à nous mêmes

Juste avant la rentrée scolaire notre père était revenu

amaigris comme un jour sans fin.

Il nous avait pris dans ses bras à tour de rôle

en nous demandant pardon, puis il nous avait confié

Nous les petits à une femme à l’air revêche.

Et maintenant avec mon petit frère je me retrouvais

dans ce train qui nous emmenait loin de notre maison

à l’autre bout de la France

Aux hirondelles!

Pourquoi Papa nous avait abandonné

car c’était bien de cela qu’il s’agissait

J’allais rester dans ce foyer pour orphelins

cinq longues années jusqu’au jour ou j’allais fuguer

mais alors que le train rentre en gare de Lyon

j’ignorais tout du tournant qu’allait prendre notre vie.

Chapitre 1er

Cinq longues années se sont écoulé

et ce matin j’ai pris ma décision

mon petit frère m’a quitté au tout début

il faut dire qu’avec ses longs cils bruns ourlant ses deux  yeux bleus

son petit air d’angelot

il avait vite été confié à une famille aimante

alors que moi avec mes cheveux toujours en bataille

mes yeux vert qui lancent des éclairs

je n’intéressais personne.

Puis il parait que je faisais toujours la tête

j’avais un air boudeur comme le disait la directrice

Mais aujourd’hui pour moi c’est un grand jour

j’ai réussis mon brevet des collèges

et je pars dans la vie active

Laquelle je ne le sais pas moi-même mais je fuis.

Avec l’adresse de mon petit frère en poche

je vais aller rôder du côté de chez cette famille

Que dis-je,? Ces nouveaux parents

c’est ce que j’ai appris d’Amélie,

Depuis sa majorité elle et mon frère aîné sont libres

Ils sont retourné à la maison

et là ils ont découvert que papa vivait avec une autre femme.

Un mégère comme disait Christophe.

Aucune nouvelle de maman, papa ne leur en avait rien dit de plus

Disparue certes mais pas morte comme on avait essayé de nous le faire croire.

Mais ou est Maman me disais-je en marchant vers la maison de Bob.

Je suis arrivée, c’est bien ici qu’il habite

Une jolie petite maison nichée dans une prairie, ce n’est pas la grande maison

mais c’est jolie et propre.

Deux fillettes jouent sur une balançoire, mais elles sont plus jeunes que mon frère.

Au moment ou je vais entrer

je vois sortir un jeune garçon blond, mon cœur bat à tout rompre

c’est lui c’est mon jeune frère. Il a grandis, il est encore plus beau que dans mon souvenir

Nos deux regards se croisent.

Mais c’est à ce moment là que je vois sortir une jeune femme de la maison

elle appelle: Philippe, Marie et Maud il est l’heure d’aller à la piscine.

Philippe, mais je suis certaine que c’est mon frère, il ne s’appelle pas ainsi.

Toute la famille sort, je me cache derrière le gros platane qui borde l’impasse.

Bob ou Philippe passe devant moi, sans un regard.

Me voici seule, les grands n’ont que faire de moi

et mon petit frère ne me reconnaît pas.

Combien de temps ai-je pleuré, je ne sais pas, mais ma vue était brouillée

J’ai vu revenir la famille, sa famille à Bob-Phil comme je l’appellerais désormais.

Il m’a vu et a ralentis son pas,

puis, il s’est baissé pour refaire son lacet, le reste de la famille est rentrée

nous voici face à face. Bob ai-je murmuré

C’est moi Lolo

Et, nous nous sommes serré dans les bras.

Comme tu as grandis, tu es devenu un beau jeune homme

Toi aussi ma Lolo tu es belle.

Et de fil en aiguille j’ai su que nous avions été délaissé par notre père

pas complètement abandonné car il versait de l’argent au foyer

mais livré à nous mêmes.

La raison, lui aussi bien que moi nous l’ignorions.

Depuis neuf mois , notre père a signé un acte d’abandon et mon frère a été adopté

il porte un nouveau prénom et le nom de famille de ses nouveaux parents.

Je balbutie mais Maman n’est pas morte

Peut-être mais elle nous a abandonné.

Je crie, je pleure, je tempête, mais on n’en sait rien.

Philippe est affolé devant mes sanglots

Il me fait un gros bisou et me dit adieu

Et je le vois partir vers sa nouvelle vie ou je n’ai pas de place.

Combien de temps ai-je erré dans les rues je ne sais pas

il faisait nuit quand je me suis retrouvé à la gare.

J’ai cherché un endroit pour dormir et j’ai trouvé un banc

Dans mon sac à dos une petite bouteille d’eau

des sucres et du lait concentré

un petit pécule d’argent, ma carte d’identité

et la photo des jours heureux.

Nous quatre entourés de Maman et Papa

devant la grande maison.

Soudain je sens une main qui se pose sur mon épaule

je sursaute, c’est la police

Aurais tu fugué? Je lui répond que non, mais que j’ai raté mon train

pour Orléans , l’année scolaire est terminé je rentre chez moi.

Ou sont tes bagages? Ma tante les as mis à la consigne.

Ou est passé ta tante, je rougis et je répond , elle est au petit coin.

Il n’insiste pas.

M’a-t-il crû, sûrement car il est allé rejoindre son collègue.

Mais je n’étais pas tranquille, aussi j’ai quitté la gare

et je me suis réfugié dans un petit square ou je suis souvent allée au cours de

ces cinq longues années de survie.

Tout le monde a toujours dit que je faisais plus âgée.

Je vais aller prendre un billet de train et  je partirais

rejoindre mon père et mon frère et ma soeur

et le bébé car depuis peu j’ai un demi frère.

J’espère être bien accueillie.

Hélas rien ne va se passer comme je l’ai espéré

Au petit matin c’est la police qui m’a récupérée

et emmenée au foyer, là-bas j’ai subis un interrogatoire en règle

et on m’a confié à un jeune homme pour aller faire un camp dans les Alpes.

Je m’en souviens c’était marche où crève comme disait mon amie

Corvée d’épluchages de légumes, nettoyage des cabinets

et marche en plein air, genre armée.

La nourriture était chiche, il parait que ça forge le caractère

C’était plus une maison de redressement qu’un camp à la montagne.

Mais j’allais semer une panique incroyable dans ces rouages huilés depuis longtemps.

Je suis encore en pause mais j’avais programmé ce texte pour le weekend prochain mais je vous le donne à lire avant.

A Bientôt!

EvaJoe, mars 2013 copyright