Je n’ai pas prononcé un seul mot, je l’ai juste écouté,
Moi je voulais revenir ici, et surtout je n’ai jamais demandé à être mis dans ce foyer.
Je n’ai rien fait.
Il me demande pardon, mais je sens qu’il aimerait que je lui dise que je l’aime
Là c’est trop tôt, je suis enfermée et je n’ai même pas le droit de manger demain,
à moins que mon petit déjeuner soit copieux.
Je vais dormir, car je suis épuisée.
Mon réveil est mis sur 4h 45, de manière à ce que je sois habillée
Quand on ouvrira ma cellule ; il manque les barreaux aux fenêtres mais c’est pareille.
Lorsque j’entends mon réveil sonné, je ne sais plus où je suis.
J’ai vite fait de me le rappeler car j’ai les fesses endolories par les coups de fouet
une bonne douche, et j’attends les cinq heures, effectivement ils sont à l’heure
Mais surprise c’est ma belle-mère, elle pose un panier repas pour midi et me demande
si j’aime toujours le chocolat, mais elle a mis du café dans un pot si j’en voulais, je ne lui dit mots
et elle attends sûrement un merci, et bien elle peut attendre.
Avant elle devra s’excuser de m’avoir frappé et tant qu’elle ne l’aura pas fait
elle sera invisible à mes yeux. Sur ce je lui montre la porte
et elle s’en va, je la vois revenir sur ses pas, et elle me dit
« Lolo, ne m’en veut pas, la tension a été trop forte pour moi
Serait-ce l’esquisse d’une excuse, nous verrons,
Qu’elle parte, j’ai faim !
J’aurais dû lui montrer les dégâts qu’ont occasionnés ses coups de martinet….
J’ai les fesses striées de coups de lanières et elles ont virées au bleu, quelle conne !
Moins d’une heure plus tard
la voiture de mon père démarre, je me demande où ils vont, je le saurais par Chris et Amélie.
Et, si je vérifiais si elle a ôté la clef de ma porte.
vu qu’elle a fait plusieurs aller et retour,
Je glisse une feuille de papier sous la porte, puis avec un stylo je l’introduis dans la serrure
elle a oublié la clef, je pousse un peu plus fort, la clef tombe
je tire sur ma feuille de papier et ma clef glisse délicatement sous ma porte.
Heureusement que le jour sous la porte est grand sinon j’aurais dû les attendre.
J’ouvre ma porte et je vais aller directement dans la chambre où autrefois mes parents dormaient.
Il y a une commode, un chevet, en fait ce sont les meubles de la chambre de Bob
et il y a aussi son lit à une place.
Mais chose étrange, la chambre a l’air d’être faîtes, car il n’y a pas de poussière sur la commode.
J’ouvre la grande armoire de famille, il y a tous les vêtements de mon père
ainsi que ceux de ma mère,
comme si elle avait disparu brutalement sans pouvoir emmener sa garde-robe
Je monte sur le marchepied pour atteindre les rayons les plus élevés
Il y a que des draps tout bien plié dans des housses de couleur différentes,
du reste il semble neuf
deux piles attirent mon attention
Il y est écrit : pour Lolo et pour Amélie de la part de Maman,
Comme c’est bizarre et étrange, serait-elle venue là ? Pourquoi ? Je ne comprends rien
J’en suis là de mes réflexions quand la porte s’ouvre et je croise le regard d’Amélie
qui de suite comprends que j’ai fait la même découverte qu’elle.
Nous nous asseyons toutes deux sur les deux fauteuils de la chambre
Et j’apprends que la semaine dernière, deux colis ont été apportés, un pour chacune de nous deux
Notre père n’a rien dit mais il a monté lui-même les deux colis, et comme le lendemain
était le jour où il s’absentait, Amélie en bonne curieuse était venue voir, mais elle avait été surprise
par notre belle-mère qui lui avait dit ; « voilà tu es contente, elle fait mieux que moi pour vous. »
Pour moi, c’est une joie car là c’est certain notre maman est toujours de ce monde et elle pense à nous.
La journée ne pouvait pas mieux commencer, Amélie m’a demandé comment j’étais sortie de la chambre
et quand elle a compris, elle a éclaté de rire,
Chris est apparu et a été content de voir que je m’étais souvenu
de nos jeux lorsque enfants ils nous enfermait dans l’abri de jardin
et il fallait en sortir d’une manière ou d’une autre.
Maintenant nous devons profiter que le bébé dort pour faire nos recherches.
Il me propose d’aller dans la chambre de papa et de sa chérie,
il possède aussi la clef.
Amélie va continuer de fouiller l’ancienne chambre
et Christophe le bureau. De cette manière nous devrions trouver,
à moins que notre père garde le précieux sésame avec lui.
Lorsque je pénètre dans la chambre de mon père et de sa furie je suis abasourdie
on dirait un bonbon rose, comme c’est moche, maman avait meilleur goût !
La courtepointe est rose comme les rideaux,
comme la moquette, comme la salle de bain, ainsi que les murs.
Je me demande comment papa peut dormir ici, quand je découvre que le lit n’a qu’une seule place
Ah mon père fait chambre à part, et bien là je me demande ce qu’il fait avec cette taré.
Je commence à fouiller minutieusement la commode où je pensais trouver des vêtements roses,
ce qui m’aurait bien amusé, mais non c’est très classique en faîtes, voir moche et d’un autre temps.
Dans le dernier tiroir il y a un coffret en bois rouge, ainsi qu’un autre,
lui, est beaucoup plus petit, il est en cuir noir,
je l’ouvre facilement ce sont des bijoux,
Tiens on dirait l’alliance de maman, et aussi sa bague de fiançailles
Il y a une jolie gourmette en or et dessus il est noté Pierre-Victor, étrange,
je ne comprends pas tout, mais je cherche si le coffret marron n’aurait pas une clef.
Car, ce doit-être vraiment précieux ce qu’il y a dedans, en effet
c’est fermé par un petit cadenas, où peut se trouver la clef, je passe délicatement la main
de partout et ne trouve rien, je regarde à nouveau dans le coffret à bijoux
et là surprise il y a une petite clef qui me semble correspondre à la serrure
Je ne veux pas appeler mon frère et ma sœur, je veux voir par moi-même ce qu’il y a dans ce coffret
il peut appartenir à la « tarée adoucie »
Je sors des photos, ce sont les nôtres, ce coffret est donc à Papa.
Il n’y a qu’une seule photo de maman, nous sommes assis les petits sur ses genoux,
les grands à ses pieds, c’est papa qui a pris la photo, une date est notée au dos.
Mais ce qui attire mon regard ce sont des photos coupées, que dis-je déchirées.
J’essaye de les reconstitué, pour certaines c’est impossible,
Ce sont celles de maman, aucune n’est entière,
toutes sont en petit morceaux, décidément le mystère s’épaissis.
On dirait que papa a voulu effacer toute sa vie où il était heureux avec notre maman.
Seules les photos où nous y sommes tous il les a conservé
et encore sur certaines d’entre elles, il a découpé le visage de maman.
J’entends Mélanie qui nous appelle, elle crie je l’ai.
Et c’est ensemble que nous ouvrons le livret de famille,
nos parents sont toujours mariés, et notre stupeur est immense lorsque nous découvrons
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