Ecoute, écoute, ils arrivent, sais-tu qui ils sont et surtout où ils vont. Ils portent sur leur dos des sacs si lourds que chacun de leurs pas leur coûtent.
Atteindront-ils le sommet de la montagne, voire même la ville au bout du chemin. Harassés de fatigue ils ne voient pas la longue route sinueuse, ils marchent d’un
pas lent et vont.
Là où ils étaient il n’y avait rien, sur leur dos leurs maigres bagages, dans leurs yeux il n’y a qu’un long désespoir.
Ici ou là un sanglot à peine réprimé, ils sont comme un troupeau se rendant à l’abattoir, de le dire me fait mal mais je le ressens ainsi.
Pauvres gens, demain ce sera le tour de qui?
Ici ou là il y a la guerre, le chomage, la triste réalité de ne plus venir à bout du lendemain. Ceux-là n’ont rien, alors se faire voler en chemin n’apportera ni
aux voleurs, ni aux volés. Mais ensemble ils ont décidé de se serrer les coudes.
Et le soir à l’arrêt ils s’organisent pour qu’ils puissent prendre à tour de rôle un peu de repos pour que demain ils puissent recommencer à mettre un pas l’un
devant l’autre.
Ecoute, écoute le murmure du chant qui monte dans la nuit , c’est un chant d’espoir.













