Le silence d'une nuit d'hiver

 

Lançant leur premier feu sur le silence de la nuit

les braises se consumment en une belle rougeur

en laissant le vieil homme éveillé et songeur

doucement elles s’endorment sans bruit.

 

Dehors entre les murs de neige la vie s’endort

seul un oiseau s’envole et se réfugie au nid

la neige en tombant ressemble à de la chantilly

le sommeil de la maison répond au silence dehors.

 

Tisonnant à nouveau les braises mourantes

le viel homme garnit son poele pour la nuit

et s’en va se coucher avant l’aube frissonnante.

 

Dans ses rêves il embrasse le soleil au zénith

rêvant de blés jouant avec le vent

voyant aussi dans le ruisseau passé une truite.

 


 

 

 


Vos Mots

Nous sommes fait de petits riens

Mais aussi de mille choses

Nous sommes  une expression

Et donnons des mots en farandole.


Si l’on se donnait la main

Le tour du monde l’on ferai.


Sous le signe de l’amitié

Les mots s’entrelacent sur le papier.

 


Si je les prenais un à un 

Je n’aurai pas assez de temps 

Pour vous les redonner

Et les sublimer à votre tour.


Ce sont vos mots posés sur mes écrits.


ils sont fait de votre amour.



Sont ils posés à la tombée de la nuit?

Ou dans le matin naissant,

Sous la pluie ou dans la tempête

Ils sont là et m’éblouissent.


Je lis vos commentaires

Apprécie, sourie  ou suis émue

Parfois même bouleverser.

 

Que ce soit de la langue française 

Ou  mon charabia, qu’importe vous êtes là.


Aussi en cette année je parle de mes aminautes

Blogueurs comme moi ou illustres passants

Famille,amis de la vie ou amis du net

Réunis sous la bannière de ma rencontre

Avec ma poésie mais malgré tout avec moi.

 

Merci de déposer vos mots

Sur mes modestes écrits

Merci de m’encourager à continuer

Merci de votre présence

Merci pour tous vos mots

Au cours de l’année passé.

 

Cette année je repars avec vous

Vers d’autres objectifs

Des idées fourmillent en mon cerveau

Vous le saurez bien assez tôt.

Mes meilleurs voeux

A mes amis de la toile.

A vos marques partez

Je lève un nouveau voile.

 

En ce 3 janvier 2012 auprès de mon canal

 

EvaJoe

 

 

La petite voltigeuse

 

 

Sur un fil tendu une fillette marche

gracieuse et belle , elle n’est que sourire

elle fait une révérence pour nous séduire

 met ses bras au dessus de sa tête en une arche.

 

Puis, doucement elle donne du mouvement

de droite à gauche le fil se balance

dans la salle il y a un grand silence

chacun suspend son souffle c’est géant .

 

Lorsque tout à coup la fillette glisse

après une drôle de pirouette elle atterrit

dans les bras de son partenaire; c’est une féerie

la foule debout applaudit, elle sourit complice.

 

Pendant sa chute, son visage est resté impassible

pas une seule fois elle n’a paru avoir peur

tout cela est bien trompeur

elle ne peut montrer sa frayeur et doit rester inflexible.

 

Les paillettes tombent autour des voltigeurs

ils ont donné le meilleur d’eux mêmes

le public le sait et les aiment

car chaque nuit ils recommenceront  encore. 

 

 

Vision de nuit

Le soleil happe de sa bouche de feu la terre

il ne reste à l’horizon qu’un liseré orange

ressemblant de loin à une forme étrange

surgit des antres d’un cratère.

 

Ce rouge sang se propage et se laisse planer

puis disparaît dans la voûte céleste

embrassant l’horizon câlin et modeste

tout ébouriffé de s’être laissé entraîner.

 

Fuyant le frisson de la lune ronde et volage

se mirant dans les ondes en les étreignant

puis sous le pont , elle plonge en se noyant

réapparaissant plus bas dans le vieux village.

 

La terre se pare de millions de bijoux

brillant aux cieux comme étoiles

certaines sont filantes et mettent les voiles

sans pourtant oser mettre les bouts.

 

Lorsque les brumes joignent terre et ciel

c’est le moment ou les corps s’éveillent

encore perdus dans leur songe, quelle merveille!

L’obscurité s’évanouit en un souffle irréel.

Frissons d' autrefois

Des lucioles se trémoussent dans la nuit 

en clignotant sur des arbres  fantasmagoriques

et dessinent au sol une belle mosaïque

qui s’efface au matin et disparaît sans bruit.

 

Dans les lavoirs d’autrefois se baigne la lavande

en racontant l’histoire des lavandières

qui plier sur leur labeur paraissait en prière

et d’une main énergique lavait en une sarabande.

 

Dans le souffle du soir au parfum enivrant

s’en vont les amoureux comme autrefois

passant aux doigts rougis l’anneau chatoyant.

 

La rosée surprend les amants au matin

l’on voit frissonner la chaire nue

lorsqu’une goutte doucement l’étreint.