Concert de pétales!

Merci Plume

 

Sous la rosée du matin, caches-tu un secret

En bouton où en floraison

Docilement tu t’égrènes au vent

 

Concert de pétales dessinant les jardins!

 

Photos de Sabine

 

Merci Sabine

 

De face où de dos tu caresses le regard

De cette nature 

Qui cherche à t’entraîner dans une drôle d’aventure.

 

Concert de pétales chuchotant au jardin!

 

Offert par Sabine

 

 

Sous les reflets du couchant

l’aquarelliste a dessiné des pétales ocrés et saumonés

Emprisonnant la lanterne du ciel.

 

Concert de pétales insouciant au soir dans le jardin

 

Au jardin du Luxembourg

 

Offert par Sabine

 

En se parant de taffetas

Il découpe nos rêves de pétales

En s’offrant tel un feu d’artifice.

 

Concert de pétales au jardin du ciel!

 

Les dahlias des haïkus et de ce texte m’ont été aimablement offerts par Plume et Sabine, je leur dédicace ce texte.

 

EvaJoe  octobre 2013 Copyright

 

Le chant du peintre!

 

Les liens sont ténus et entremêlés

mes peintures sont ainsi exposées

vu par des yeux étrangers

moqueurs, critiques ou enthousiasmés.

 

Se mettre à nu en offrant ses toiles

Exposition, mes yeux en deviennent étoiles

double expression entre deux arts

Enfin sortis de leur brouillard.

 

Le pinceau frémit sur l’échelle de la tendresse

ma main effleure ma feuille en une douce caresse

Se laisser posséder par son art et devenir sa maîtresse

S’abandonner et oublier ses maladresses.

 

En s’exposant on ressent plus le visuel 

les peintures ont des attitudes irréelles

Mon plaisir à les voir devient vendange sensuelle

Même si je ne me compare point à Raphaël.

 

La douce mélodie en un weekend s’est achevée

Mon parchemin de couleur va se refermer

sur un murmure de mots inachevés

que je traduis  ce jour en un  poème pour les sublimer.

 

 

EvaJoe septembre 2013 copyright

 

Pour la première fois j’ai exposé quelques toiles faîtes au cours de l’année 2013 dans l’ atelier l’Un l’Autre  où je me rends deux fois par mois

voici ce qu’en dit  l’instigatrice de cet atelier:

 

A partir de propositions de départ et accompagné par une séance de relaxation issue de la technique du yoga nidra, les créations naissent puis continuent à vivre chez chacun et, de séance en séance, permettent un véritable parcours créatif. Une multiplicité de techniques est mise à la disposition de la création (gouache, acrylique, crayon aquarelle, graphite, fusain, collage, encre,impression…) 

 

 

 

 

Bonne fête

 

 

 

PAUSE

 

 

Mais avant de m’en aller je souhaite une bonne fête à Sabine et la voici lors de sa halte chez moi pendant les vacances, elle vous préparait de biens beaux textes.

 

 

bonne fête SABINE

 

 

 

 

C’est le temps des vacances

Je pars dans le Lubéron et je serais dès demain dans le Colorado Provençal, et à Roussillon au pays des Ocres.

 

Photo du site touristique Catherine Gardone

De belles photos en perspective!

Je vous souhaite pleins de belles choses et à bientôt

L'inconnue du GR 20

 

 

 

 

 

 

Lorsque elle reprend ses esprits, elle est à l’hôpital mais ne sait même pas ce qu’elle fait là et par quels moyens elle y est arrivé. Une infirmière  lui dit de rester coucher que le médecin va être content de la voir éveillé, ainsi que Damien. Un flot de paroles lui vient aux lèvres, elle l’a appelé par son nom de famille pourtant elle est certaine de ne l’avoir communiqué à personne, elle était là incognito, mais il a dû se passer de nombreuses choses pendant la journée. Elle demande l’heure et elle s’aperçoit qu’il est à peine neuf heures du matin. Alors, comme l’infirmière lui sourit elle lui demande mais on est  quel jour ?  Devant son incrédulité,  l’infirmière lui explique que cela fait trois jours que l’hélicoptère l’a redescendue du refuge.

Elle lui explique que lors de sa dernière chute elle avait eu une commotion cérébrale et qu’à son arrivée sur Bastia elle était plongée dans le coma. Le médecin avait vu qu’elle était en pleine forme et ne s’inquiétait nullement pour elle, ce n’était à son avis qu’une question de  jours.

Depuis qu’elle sait que l’on est mercredi, elle est de plus en plus agitée, il faut qu’elle se lève et qu’elle quitte l’île. Mais l’infirmière lui intime l’ordre de rester coucher, elle va être aidée par Damien qui franchit la porte, il est en civil mais est accompagné de deux policiers. Il s’assoit à son chevet et lui demande si elle est contente de s’être moqué de lui, elle rougit comme jamais cela lui est arrivé, et prétexte qu’elle est fatiguée et fait mine de s’endormir. L’infirmière demande aux autorités de quitter la chambre leur signifiant qu’elle ne peut leur accorder un interrogatoire car Mlle Minelli vient juste de se réveiller et qu’elle préfère attendre que le médecin l’ait examiné pour leur permettre de l’interroger. D’un signe de main, Damien dit aux deux policiers de s’éloigner et il s’assoit auprès de Manon et se penchant assez prêt il l’embrasse et dit à l’infirmière Madame est ma fiancée. Au moment où Manon va pour se lever, il la serre davantage et lui murmure à l’oreille, ne fais pas l’enfant je sais que tu me désires, et maintenant que je sais qui tu es, je ne te quitterais plus.

Manon soupire et se laisse aller sur l’oreiller complètement épuisée par cette joute muette menée contre Damien.  A quoi cela lui sert-il de le combattre, il a deviné qui elle était. Et c’est d’une voix éteinte qu’elle lui demande si la jeune Américaine a été retrouvée et devant son hochement de tête, elle soupire, enfin elle va être mise hors de cause par la jeune femme, car elle se doute que les propos sibyllins de Damien sont porteur d’autres choses. De plus il a dit à l’infirmière qu’il était fiancé. C’est vraiment n’importe quoi, quand  son frère aîné va l’apprendre il va la tuer, tuer est un bien grand mot, tout au moins lui tourner le dos car chez eux la Famille c’est sacrée et pour se fiancer il faut que l’heureux élu soit agrée par la famille. Certes autre temps autres mœurs, la vendetta est passée mais les familles ne marient pas leurs enfants avec les ennemis d’hier. Manon en sait quelques choses, n’a-t-elle pas quitté l’île il y a plus de 10 ans après que son père est refusé d’accepter comme gendre  le fils Pieri. Tout en se souvenant de cet homme qu’elle aimait passionnément, elle trouve que Damien a une certaine ressemblance avec Mario.  Pourtant comme Damien l’attire, comme elle se sent protégé en sa compagnie, mais pour l’instant il va falloir répondre aux questions de la police, voir qui sait d’un juge.

Une fois Damien mis dehors par le médecin, Manon adossée à un oreiller pense que cela va être difficile d’avouer à Damien que c’est pour les besoins d’un futur roman qu’elle s’est laissé embarquer dans cette histoire.  Elle n’a même pas osé lui demander si l’échange avait eu lieu, le demander c’était implicitement avoué qu’elle était au courant, et ça elle ne le veut pas. Il lui faut s’assurer qu’elle ne sera pas de près ou de loin mêlée à cette histoire, qui, après tout, n’est pour elle qu’une folie de ses anciens copains de jeunesse. S’en prendre à cette touriste cela s’est passée au dernier moment, c’était elle, Manon qui devait être emmené, elle connue sur l’île à cause de son nom : Manon Minelli, un pseudo pour ne pas être reconnue des habitants de l’île et en particulier de Mario, Pourquoi avoir voulu la kidnapper, elle en est là de ses pensées quand on frappe à la porte. C’est son père accompagné de Damien. En le voyant elle fond en larmes, elle la grande romancière se sent toute petite face à son père, 10 ans qu’ils ne se sont plus adressé la parole. Alors que fait-il ici et pourquoi accompagné de Damien.

Damien présente Manon à son chef, le commissaire Roconci, à ce moment-là, Manon comprend que l’histoire n’est pas terminée. C’est un jeu de dupes, Damien doit ignorer son lien de parenté avec son chef, sinon ce dernier serait venu seul. Une Manon Minelli aussi rousse que sa fille cadette était brune, qui a changé de nom, qui a vieilli et qui a laissé pousser ses cheveux alors qu’auparavant elle courait avec ses frères dans le maquis en short et les cheveux courts et surtout qui l’a quitté  un dimanche matin alors qu’on allait célébrer ses fiançailles avec le fils de leurs amis et non avec son Mario adoré ne peut se trouver dans cette chambre. Dix ans qu’ils ne se sont vu, croisé, voir même qu’il sait ce qu’elle a fait de sa vie. En dix ans son père est devenu un bel homme. Il a assis sa réputation en devenant commissaire de police, bien sûr que Manon, puisque c’est ainsi qu’elle se fait appeler suivait sa carrière de loin. Mais en ce moment présent, elle va être obligé de lui dire qui elle est, et, elle se demande ce qui va se passer, d’autant plus que Damien a quitté la pièce.

Une fois la porte refermée, il s’assoit et au travers de ses longs cils ils s’observent, pas un ne parle. Manon où plutôt Amélia de son vrai prénom attend que les questions fusent.

–          Alors Amélia peut tu me dire ce que tu faisais avec Mario sur le Monte Rotondo.

–          Comment sais-tu que c’est moi !

–          Ma petite fille je sais tout ce que tu as fait depuis 10 ans j’étais fier de toi mais tu me connais je n’ai pas voulu faire ce premier pas. Maintenant, et une fois que cette sale histoire sera réglé nous recommencerons notre histoire au moment où nous l’avons laissé.

–          Mario mais il n’était pas avec moi, enfin ce n’est pas possible, pas lui, il me l’aurait dit.

–          Tu n’as pas reconnu mon jeune inspecteur, Mario qui se fait appeler Damien à cause de la vendetta entre nos deux familles, c’est un brillant inspecteur et j’ai tiré un trait sauf ton frère aîné, mais ça tu le sais. C’est le Mario de ton adolescence,  celui que tu aimais autrefois.

 

A ces mots, Amélia-Manon fond en larmes et c’est ainsi que Damien-Mario les retrouvent dix minutes plus tard, l’un soutenant l’autre, plutôt enlacé qu’en train de répondre aux questions de son chef. Il est stupéfait et ne comprends pas. A ce moment là leurs yeux se croisent et devant le regard plein de larmes de Manon et du commissaire, Damien assommé comprend que la belle romancière dont il est tombé amoureux n’est autre que son amour de toujours la belle Amélia. 

Le temps de la vendetta pour un lopin de terre est , il l’espère révolu, son chef l’apprécie, et il sait qui il est, mais de là à lui donner la main de sa fille. sachant que sur cette dernière pèse de  lourds soupçons suite à ce kidnapping. Il va falloir jouer serrer et surtout démêler l’écheveau. Que va-t-il apprendre?

 

 

Fin de la 1ère partie

 

© 2013 EvaJoe  

 

 

la première image vient d’ici

La deuxième de  là