Ma lettre au Père Noël

J’ai participé à un jeu concours chez les Croqueurs de mots. Merci à Domi d’avoir pensé à moi.

Sur 16 lettres j’arrive à la sixième place avec six voix.

Le premier est notre ami Gibee

Voici les mots imposés :

IA (Intelligence Artificielle) – maison – santé – ensemble – esprit – étoile – bêtise – âme – pirouette – désolation – bocal – réel – lumière – Joseph – coeur – polyphonie – enguirlander

Et voici ma lettre :

Cher Père Noël,

C’est mon frère Joseph qui a eu l’idée de t’écrire une lettre cher père Noël.

Tu sais Papa Noël mon frère il a un cœur gros comme ça. Avec lui j’ai fait des tas de bétises. Mon frangin il a l’esprit vif il se sauvait lorsque papa arrivait et moi je me cachais et papa me disait tu seras privé de cadeaux.

Mais c’est toi papa Noël qui les apporte les cadeaux de Noël.Cette année je te demande, cher Père Noël, d’apporter à tous ceux qui vivent dans la pauvreté, du bonheur et la santé . J’espère que tu pourras exaucer ces souhaits, car je sais que ton âme est pleine de bienveillance.

Moi j’habite en Corse dans la maison de ma Maman. Cette année on a décidé d’ enguirlander notre sapin avec des couleurs jaunes et bleus. On est tous ensemble mais mon frère lui c’est une étoile montante du ski français. Il fait des pirouettes sur une planche. Il a eu une médaille en or.

Oui c’est réel ce n’est pas du bluff comme l’autre avec son intelligence artificielle (IA).

Père Noël mon frère c’est une lumière qui brille dans la nuit, tu peux lui apporter une nouvelle planche pour skier avec les couleurs qu’il aime du bleu comme le ciel, du jaune comme le soleil et du rouge comme les coquelicots

À bientôt mon papa Noël je t’aime

Emilie.

En chute libre !

Elisa est une jeune fille de quinze ans elle habite au coeur d’une petite bourgade appelée Peisey-Nancroix, la seule fille entourée de frères qui l’ont initié à leurs jeux et sports. C’est une skieuse accomplie, elle fait du parapente avec l’aîné de ses frères et de l’escalade avec le plus jeune de quatre ans de plus qu’elle.

Elle s’est toujours sentie chez elle dans les montagnes. Les vastes panoramas, les crêtes déchiquetées, et les vallées verdoyantes étaient pour elle une seconde nature.Ce jour-là, en colère contre ses parents, elle avait choisi de fuir la demeure familiale ainsi que des rires goguenards de ses frères. À cela s’était ajouté le courroux de son père, sa mère prof de violon donnait ses cours et n’étaient pas au courant de la dernière de ses enfants.

Elisa en colère fit claquer la porte et décide en l’espace de cinq minutes de faire peur à ses frères et surtout à vos père. Elle va partir et va se réfugier dans ce monde qu’elle aime tant.

Tout en marchant d’un bon pas elle entend encore le rire de son aîné lorsque dans une colère froide son père lui avait ordonné de monter dans sa chambre non sans lui avoir supprimé son smartphone avec lequel sur les réseaux sociaux elle avait noué une idylle avec un jeune homme qui aux dires de son frère était un adulte plutôt qu’un jeune de son âge.

C’était la réflexion de José qui avait mis le feu au poudre. La montée était difficile, mais elle se sentait invincible, ses mains agrippant les prises froides de la roche, ses pieds s’installant avec précision sur chaque recoin, enfin libre !

Tout en montant elle se souvenait du baiser brûlant que lui avait donné Mohand son amoureux. Quelle malchance que juste à ce moment elle avait vu sur le trottoir d’en face son frère ainé. Prise de panique elle s’était enfuie.

Au fur et à mesure qu’Elisa s’élevait, les paysages qui l’entouraient prenaient des teintes éclatantes. Le soleil, bien que voilé par de légers nuages, illuminait les sapins qui bordaient le sentier. Les fleurs sauvages, éclatantes de couleurs, parsemaient le sol, tandis qu’un ruisseau dévalait les pentes, murmurant des secrets oubliés.

Plus haut, les sommets majestueux, drapés de neige, se dressaient comme des gardiens silencieux, prêts à accueillir les rêveurs. Mais la colère aveuglait Élisa. Les nuages, d’abord discrets, s’épaississaient, s’accumulant comme une ombre menaçante. Ignorant les signes de l’orage qui s’annonçait, elle poursuivit son ascension. Soudain, un grondement sourd résonna au loin. Elle hésita, mais la pulsion de la montée était plus forte.

C’est alors qu’un éclair déchira le ciel, suivi d’un fracas assourdissant. Le sol se mit à vibrer sous ses pieds, et, déséquilibrée, elle lâcha la paroi.La chute fut brève mais terrifiante. Élisa s’écrasa sur une plateforme rocheuse plus bas, perdant connaissance sous le choc.

Lorsque le premier éclair zébra le ciel, José ébéniste qui travaillait dans son atelier non loin de la demeure familiale regarde sa montre et s’étonne que sa jeune sœur qu’il avait vu partir avec son sac sur le dos son piolet accroché à l’arrière ne soit pas de retour. Elle connaît tout comme ses frères les dangers de la montagne par mauvais temps.

Il range ses outils , au second coup de tonnerre qui se propage plusieurs fois en montagne, il est inquiet. Elisa n’a plus son téléphone son père lui l’a confisqué, il ne peut l’appeler. Sous une pluie battante il se précipite dans les ruelles déjà envahis d’eau, lorsqu’il voit venir à sa rencontre le maire du village. Il semble inquiet mais esquisse un signe lorsque José le croise :

  • Votre sœur a disparue, votre petit frère vient d’alerter la brigade afin qu’un peloton de gendarmerie monte. Connaissez-vous les lieux où votre sœur aurait pu aller ?

Disparue répète José… Elle ne peut pas faire le mont Pourri…

  • Avez-vous téléphoné aux gardiens du refuge ?Oui, mais elle n’y est pas. Au refuge il y a des alpinistes chevronnés, dès que l’orage s’arrête, Peter nous a promis d’envoyer une équipe.José songeait à sa sœur, elle n’était pas équipé pour aller jusqu’au sommet. De plus elle n’a que quinze ans et nullement le droit de partir seul.

Les coups de tonnerre étaient de plus en plus fort. Le peloton de gendarmerie accompagné de José partent sous une pluie battante. D’abord en voiture jusqu’à Plan Peisey, le ciel est d’un blanc laiteux, quelques flocons tourbillonnent alors que l’on entend le tonnerre grondé, afin de se rapprocher du lieu où pourrait se trouver la jeune sœur de José.

Pour ce dernier, le jeune gendarme qui conduit lui semble familier, il verra à la descente s’il le connait. Entre temps il a averti son père qui n’a pas dit un mot. Mais a dû se précipiter pour récupérer leur mère. Il imagine les regrets de son père.

Les paysages qui entouraient le village, bien que majestueux, prenaient une tournure sombre alors que la tempête continuait de rugir. Les torrents d’eau dévalaient des pentes, et le vent hurlait dans les arbres. Le peloton de gendarmerie avec leur jeep se trouve rapidement aux pieds de la paroi rocheuse.Avec de puissantes jumelles ils scrutent la paroi. Le chef de groupe, celui qui conduisait la voiture s’approche de José et lui propose de s’habiller en conséquence s’il veut rejoindre sa sœur. José est abasourdi celui que sa sœur embrassait est gendarme dans le groupe d’intervention des secours en montagne. Il ne dit rien , l’autre l’observe et lui demande quelles sombres pensées traversent son esprit.

  • Vous appelez-vous Mohand ?
  • Non pourquoi ?
  • Pour rien !
  • Je vois bien que quelque chose vous tracasse, si ça peut vous consoler mon petit frère se nomme Mohand.
  • Quel âge a -t-il ?
  • Il aura 18 ans après demain, en quoi mon frère vous intéresse lui demande-t-il tout en commençant la montée.
  • Si vous allez chercher ma soeur c’est en partie à cause de votre frère et de mon père.
  • Lorsque nous aurons retrouvé votre sœur en pleine forme vous me raconterez toute l’histoire. Pour l’heure je suis en opération sauvetage. Est-ce que vous êtes en état de nous accompagner ?
  • Oui bien entendu je suis guide de Haute Montagne.

Il ferait la jonction sur la plate forme à cinq cent mètres du restaurant avec le groupe qui allait arriver en provenance du restaurant d’altitude.Il y avait bien un chemin qui serpentait au travers, mais José était formel , sa soeur adorait grimper à mains nues sur cette portion. Le groupe conduit par un guide Suisse et qui venait du refuge les rejoindrait au même endroit.Tous connaissait ce lieu qui servait de bivouac aux groupes qui apprenait l’escalade. Cela permettait aux nouvelles recrues de se perfectionner, c’était facile pour ceux qui connaissaient la roche. Ils terminaient leur cours par une nuit au refuge.

Les montagnes, bien qu’imposantes, avaient aussi un cœur, un cœur qui battait au rythme de la solidarité et de l’amitié.La tempête s’éloigna, laissant place à un ciel dégagé. La roche humide est encore glissante mais tous ceux qui montent ont su dompter la montagne.Les sauveteurs, conscients de l’urgence de la situation, avancent avec précaution sur les sentiers escarpés. La première équipe, composée de Medhi, plus un villageois guide en haute montagne ainsi que de deux gendarmes membres expérimentés, se dirigent vers la plateforme depuis la vallée par la paroi Nord qui se nomme Feclaz Jean du nom du grand-père de José. Ils scrutent les environs pour repérer des indices de la présence de la jeune fille.

La seconde équipe, également composée de José et deux sauveteurs, emprunte un chemin parallèle à l’ouest, utilisant leurs cris et sifflets pour se signaler mutuellement tout en recherchant un signe de vie.

Pendant ce temps, la troisième équipe, partie du refuge, descend avec détermination. Ils sont en communication radio constante, partageant des informations sur leur progression et les zones déjà explorés.Alors que les équipes s’approchent de la plateforme rocheuse depuis différentes directions, l’angoisse grandit. Les sauveteurs ne savent pas qu’à quelques mètres de là, la jeune fille est toujours inconsciente, allongée sur la surface froide et dure de la roche. Le vent souffle, apportant avec lui des sons de la nature environnante, mais aucun des sauveteurs ne peut encore entendre les battements de son cœur.

Soudain, alors que les deux équipes de la vallée se rapprochent de leur point de rencontre, l’un des membres de la première équipe aperçoit une silhouette au sol. « Regardez, là-bas ! » s’exclame-t-il en pointant du doigt. Les autres se retournent et, réalisant que cela pourrait être la jeune fille, ils accourent vers elle, le cœur battant.Ensemble, ils se précipitent sur la plateforme, tandis que la troisième équipe, maintenant à proximité, entend les cris et se joint à l’effort. Ils se rassemblent autour de la jeune fille, vérifiant ses signes vitaux et appelant les secours pour une évacuation d’urgence par hélicoptère.La tension de ces moments cruciaux laisse place à un sentiment d’espoir. Ils savent qu’ils doivent agir vite pour lui apporter les soins nécessaires. La vie de cette jeune fille dépend maintenant de leur professionnalisme et de leur détermination.

Le vent glacial s’engouffrent dans les anfractuosités de la montagne, amplifiant la tension palpable qui flottait dans l’air. Soudain, un bruit mécanique assourdissant, se rapprochait de la plateforme où Élisa, , était allongée, inconsciente, perdue entre la vie et la mort. Son visage était pâle, presque translucide, et le rouge vif du sang qui s’écoulait de sa tête contrastait avec la blancheur de la neige qui l’entourait. José, son frère, se tenait à quelques pas d’elle, figé par la peur et l’angoisse. Ses mains tremblaient alors qu’il luttait pour garder son calme, chaque battement de cœur de sa sœur résonnant dans son esprit comme un tambour de guerre. Il se souvenait des rires qu’ils avaient partagés, des secrets échangés dans le noir, des rêves qu’ils avaient tissés ensemble. Comment avait-on pu en arriver là ?

Le bruit de l’hélicoptère s’intensifie, et José lève les yeux, ses yeux embués de larmes, cherchant la silhouette de l’appareil. Quand il l’aperçut enfin, une lueur d’espoir illumina son visage soucieux. Les secouristes étaient en route. S’ils pouvaient juste arriver à temps, s’ils pouvaient la sauver.

Enfin l’hélicoptère est au-dessus, un des gendarmes envoie un filin par lequel José et Medhi fixent la civière sur laquelle repose la jeune sœur de José. Medhi invite José à accompagner sa soeur au CHU le plus proche. Ils s’étreignent et José disparaît dans les entrailles de l’oiseau venu sauver Élisa.

Si pour ces hommes le sauvetage est terminé, pour lui ce soir c’est différent, son jeune frère Mohand a embrassé la jeune Élisa, ce n’est pas si grave mais José a avoué à Medhi que son père était assez sévère avec sa sœur et que lui même en avait rajouté un peu, mais dans son esprit cela aurait dû se terminer autrement. Il s’en voulait car par sa petite phrase assassine il avait mis la vie de sa sœur en danger.Dans l’hélicoptère les secouristes continuent par des gestes précis à soulager sa sœur. Une minerve lui est posée, puis comme un murmure José entend un des secouristes lui dire :

  • C’est une bonne commotion cérébrale, je ne pense pas qu’il y est une fracture du crâne, le sang c’est une plaie qu’elle a dans le cuir chevelu, cela a saigné mais c’est superficiel . Devant le visage pâle de José et son mutisme Yohan lui tend une flasque et lui conseille d’en boire une petite rasade.

José apprécie c’est du génépi, cela le réchauffe et lui donne un coup de fouet. Il se ressaisi et peut se pencher au-dessus de sa sœur.

L’hélicoptère rejoint le CHU de Bourg Saint Maurice où elle serait bien soigné. Il appelle ses parents et ses frères pour les avertir qu’une équipe médicale attend Élisa à Bourg Saint Maurice. Dans le même temps il averti Medhi afin qu’il puisse faire ce qu’il lui a promis.

Cela fait plus de trois heures qu’Elisa est entre les mains des médecins lorsqu’arrive Medhi accompagné de son petit frère. José présente à ses parents Medhi comme l’homme de la situation qui a permis de retrouver leur enfant, dans la foulée Medhi dit à leur père qui il est, et la raison pour laquelle il est accompagné de son jeune frère. Ce dernier salue Monsieur et Madame Feclaz tout en ajoutant :

  • Je suis le petit ami d’Elisa mais avant on était juste des copains et petit à petit on s’est découvert plein de points communs, on s’est rapproché et lorsque votre fils aîné nous a vu, certes nous nous embrassons, mais c’était la première fois. Le soir même chacun de notre côté nous devions en parler moi à mon frère puisque c’est lui qui s’occupe de moi. Et votre fille à vous. Mais rien ne s’est passé comme prévu.

Monsieur Feclaz a les yeux qui vont tour à tour de Medhi à Mohand et regarde José d’un regard courroucé qui s’adoucit face au gendarme du peloton de haute montagne.

  • Nous en reparlerons plus tard jeune homme.
  • Merci mon Commandant d’avoir fait le nécessaire auprès de ma fille.
  • Ce n’est rien Monsieur je ferais ça pour tout le monde mais là c’était particulier surtout après que José m’a expliqué pour sa sœur.
  • Hélas je suis un impulsif, ma femme me le répète assez souvent, José m’assurait que votre frère était bien plus vieux, j’étais en colère contre ma fille j’ai fait n’importe quoi. J’ai vu rouge, alors que ce sont deux jeunes qui se sont rapprochés et qui s’aiment.
  • Je dois vous dire Monsieur que je vais avoir 18 ans samedi.
  • Nous en reparlerons jeune homme.
  • Merci Monsieur.

C’est à ce moment que la porte du service de réanimation s’est ouvert.Le médecin chef de l’unité spéciale des blessés en montagne leur fait signe.Rapidement ils sont rassuré, Élisa est sorti de son coma, elle a juste un traumatisme crânien sans écoulement de sang à l’intérieur de la boîte crânienne. Elle est groggy et il faut que la douleur diminue. Le médecin ajoute qu’ils vont la garder en observation 48 heures. Ensuite un repos de huit jours et elle pourra repartir d’un bon pied.

  • Pouvons-nous voir notre Fille
  • Bien entendu par contre seulement deux personnes à la fois.

Au moment où le père d’Elisa et José va entrer dans le service, il se tourne vers Medhi et lui dit :

  • Votre frère et vous je vous invite à aller voir ma fille. Expliquez-lui que vous l’avez retrouvé par la voie Féclaz. Et quant à vous jeune homme vous avez ma bénédiction pour votre idylle naissante.

le 11/12/24 copyright

La barque de l’amitié

d’après un poème

Il était une fois, au bord d’un lac paisible, une vieille barque en bois qui avait vu des jours meilleurs. Ses couleurs vives, autrefois éclatantes, s’étaient ternies avec le temps, et elle était maintenant abandonnée à moitié dans l’eau.

Elle pleurait son passé où jadis avec sa belle coque verte avec un liseré jaune, elle fendait les flots pour emporter au cœur de ses entrailles petits et grands. Elle se souvient des cris de joie qui résonnaient lorsqu’ils jouaient au bord de la plage.

La voici nostalgique de ce passé lointain.

Non loin de là, par un jour d’été chaud, alors qu’ils s’ébattaient sur la rive, un groupe d’amis décida de participer à la grande course annuelle de barques qui aurait lieu huit jours plus tard. Malheureusement, la barque du père de l’un d’entre-deux fut voler la nuit suivant les inscriptions. Sur le point d’abandonner, le plus âgé leur suggère de se rendre vers le port qui abrite les bateaux d’estivants. En longeant la rivière paisible, il les emmène sur un chantier réparant de vieux bateaux. Hélas après avoir mis en commun leurs économies, il fallait se rendre à la raison, malgré la vétusté des barques ils n’avaient pas assez d’argent pour pouvoir en remettre une à flot. Déçus ils s’en retournèrent chez eux, soudain là dans l’eau à moitié caché par les roseaux et les herbes se dissimulaient une barque. Elle prenait l’eau de toutes parts. Mais sa carcasse avait résisté au temps qui passe et aux intempéries. Tous aussi enthousiasme les uns que les autres ils l’entourait, la cajolait. L’un d’entre eux trouvait que ce vestige du passé avait encore fière allure.

« Et si on réparait cette barque ? » proposa avec enthousiasme le plus âgé. Ses amis, d’abord sceptiques, furent vite convaincus par sa passion. Ensemble, ils se mirent à l’œuvre. Avant de lui donner une nouvelle jeunesse, ils n’oublient pas le pêcheur pour qui autrefois sa barque était toute sa vie. Ils s’approchent, passent leurs doigts sur sa coque usée et petit à petit ils sont transporté et se racontent des histoires de pirates et d’aventures, imaginant des mondes lointains peuplés de flibustiers, corsaires, et du capitaine crochet.

La barque bien que silencieuse vibrait au rythme de leur enthousiaste, comme si elle reprenait vie en écoutant leur récit. Avant de la remettre en état il fallait lui trouver un nom pour pouvoir l’inscrire pour le concours. C’est grâce à la seule fille de la bande des sept comme ils se nommaient qu’ils trouvèrent son nom.

L’ARC-EN-CIEL était né et, surtout inscrite pour la course qui aurait lieu dans huit jours. Dans le village tout le monde fut surpris personne ne connaissait Monsieur Macono Hubaléma. Mathéo, Coralie, Noa, Basile, Léon, Marius et Hugo. Bien entendu ils n’avaient pas donné leurs prénoms juste les deux premières syllabes ce qui avait donné : « Macono Hubaléma » Ils étaient tous persuadés que cet étranger au village allait leur voler leur victoire. Mais personne appris qui c’était avant la course. Mais les langues allaient bon train. Pourquoi ne pas réserver la course aux habitants du village ? C’est une honte faire appel à des inconnus.

Aussi pour calmer les esprits qui sur chauffaient, les organisateurs demandèrent à l’ensemble des participants de fournir le papier d’enregistrement de leurs barques. Les jeunes étaient désespérés, où pourraient-ils trouver ce fameux papier ? Bien sûr qu’il existait puisqu’il était noté « MON suivis de trois chiffres ». Si leur petite ville était noté il y avait un chiffre qui leur faisait défaut. Le quatrième qui selon le père de Mathéo était indispensable. Dans un premier temps Coralie se rend au port pour rencontrer le meilleur ami de son père, et là elle apprend qu’il lui faut le certificat de cession de son bateau. Or ils ont trouvés une vieille barque qu’elle restaure avec des copains. Et ils ignorent à qui appartient le vieux rafiot. Il renvoie Coralie rejoindre ses amis en lui promettant d’avoir une réponse avant midi.

Pendant ce temps Mathéo, Léon, Basile et Noa se sont activé. Ils ont nettoyés la barque et ils ont enlevés les herbes humides qui étaient collées contre l’embarcation ainsi que la mousse. Ils récupèrent de vieilles planches pour les mettre en travers à deux endroits. Ils les poncèrent. Le matin ils avaient trouvés six couleurs sur sept. Indigo personne ne voyait vraiment avec quelles couleurs la fabriqué. Aidé de leur smartphone ils firent quelques mélanges hasardeux et lorsque ils furent satisfaits, Coralie et Hugo étaient enfin de retour. Le bateau ne prends plus l’eau, il ne coule pas. Ils pourront y monter à quatre c’est le nombre requis pour la course. Coralie, Marius et Hugo resteraient à quai. Marius suivrait en moto et prendrait des photos. Quant aux deux amoureux ils s’occuperaient de la logistique.

Mais il était temps de la repeindre, Coralie et Hugo piaffaient d’impatience. A midi toujours aucune nouvelle. Sans ce fameux papier ils leur étaient impossible de participer à la course. Quelle malchance !

Il fallait apporter le papier d’immatriculation avant dix-sept heures. A quinze heures trente, Coralie et Hugo se rendirent à la mairie. La secrétaire était la tante d’Hugo. Elle écouta son neveu lui raconter l’histoire de la barque abandonnée dans l’herbe et à moitié remplie d’eau. Marius leur avait fourni des photos avant et après. Elle pris l’initiative d’appeler le maire pour exposer le problème que les jeunes rencontraient. Ce dernier pris rapidement les choses en main. Et à seize heures cinquante, Mathéo, Léon, Basile et Noa frappaient à la porte des organisateurs avec le papier d’immatriculation de leur barque.

 » Bravo vous êtes dans les temps, à demain à huit heures tapante ».Ne vous inquiétez pas Monsieur le Maire nous y serons. Il leur fit un clin d’œil et leur dit au revoir Monsieur Macono Hubaléma, ce qui fit rire tous ceux qui étaient au Comité des fêtes.

Et avec un peu d’imagination et beaucoup de travail, ils redonnent vie à la barque. Ils l’appelèrent « L’ ARC-EN-CIEL », symbole de leur amitié et de l’espoir qu’elles portaient aux sept amis.Le lendemain matin, avec l’Arc-en-ciel enfin prête, ils prirent le départ de la course. Leurs cœurs battaient la chamade alors qu’ils glissaient sur l’eau. Au début, la barque tanguait, mais avec la synchronisation de leurs coups de pagaie, elle commença à filer sur le lac, comme si elle avait retrouvé sa jeunesse.

Les concurrents les regardaient avec étonnement. Les jeunes pagaient ensemble, unis par la détermination et le lien qu’ils avaient tissé en réparant la barque. C’est une renaissance elle faisait corps avec eux, semblait vibrer de vie, portée par leur énergie et leur courage.Alors qu’ils approchaient de la ligne d’arrivée, un vent soudain se leva, déchaînant les eaux. Les autres barques luttaient pour garder le cap, mais leur barque avec son équipe soudée, trouva le rythme parfait pour naviguer à travers les flots en colère.Dans un dernier effort, ils ramèrent avec plus de cadence et franchirent la ligne d’arrivée en premier, acclamés par le village. Ils avaient non seulement gagné la course, mais aussi redonné vie à une barque oubliée.

Ce jour-là, L’ ARC-EN-CIEL ne fut pas seulement une barque, mais un symbole de solidarité, d’espoir et de la magie que l’on peut créer quand on croit en quelque chose ensemble. Les jeunes promirent de toujours prendre soin d’elle, car elle leur avait appris que même les choses les plus oubliées peuvent retrouver leur éclat grâce à la détermination et à l’amitié.

A bientôt

copyright EvaJoe 3/12/2024

Terre de légende !

A Jean-Claude ( pour sa photo)

Dans un coin reculé de la Bretagne, là où la mer embrasse la terre avec vigueur et où le vent chuchote des secrets anciens, la lande se dévoile sous un ciel changeant.

Les ajoncs, s’élèvent tels des gardiens de ce paysage sauvage. Leur floraison dorée, éclatante comme le soleil, illumine le terrain, contrastant avec les teintes plus douces de la bruyère qui s’étend comme une mer violette à perte de vue.

Et pourtant c’est dans ce décor planté au milieu de nulle part qu’il m’est arrivé une histoire étrange. Je cheminais sur le chemin en cette matinée où les premières lueurs du jour s’infiltrent à travers les nuages, projetant des ombres dansantes sur le sol, À chaque pas, le parfum sucré des ajoncs se mêlait à l’odeur terreuse de la bruyère, créant une atmosphère empreinte de mystère.

Et c’est de ce moment étrange dont je veux vous conter. Peut-être que vous allez me trouver naïve, et pourtant je suis sûre d’avoir croisé un être exceptionnel. Il était assis avec sa vieille casquette usée par le temps, l’eau de mer et le soleil. Il avait une barbe hirsute, il parcourait les mers depuis plus de quarante ans, à bord de son vaisseau « le Vent des Bruyères « . Son visage était marqué par le sel et le vent, et ses yeux brillaient d’une sagesse acquise au fil de nombreuses aventures.

Un soir alors que le soleil se noyait lentement dans l’horizon, Gwen prit place sur le bastingage de son navire. La mer était calme, presque trop calme, et les vagues murmuraient des secrets oubliés. C’est à ce moment-là qu’il se mit à me raconter l’histoire de son plus grand voyage.

« Chère amie « commença-t-il d’une voix rauque, j’ai voyagé vers des îles mystérieuses du Pacifique. On disait que ces îles étaient enchantées, peuplées de créatures marines fantastiques, et de trésors inestimables, mais ce que je cherchais, c’était quelque chose de bien plus précieux : la légende d’une perle que l’on se transmettait depuis des siècles dans ma Bretagne natale. Cette perle était capable de réaliser un souhait. »

Gwen ferma les yeux revivant ces moments.

« Avec mon équipage nous avons affrontés des tempêtes violentes et des vagues gigantesques. Chaque jour était une bataille, mais nous ne perdons jamais espoir. Après des semaines de navigation, nous avons enfin aperçu les contours des îles, recouvertes d’une brume mystérieuse.En nous approchant nous avons découverts une crique cachée, entourée de falaises abruptes. Là au fond d’une grotte sombre, brillait la fameuse perle. Mais hélas elle était gardée par une sirène d’une beauté à couper le souffle. Ses cheveux scintillaient comme des étoiles. Et sa voix était un chant envoûtant. Et là surprise elle nous a avertis que pour obtenir la perle, nous devions lui prouver notre valeur.Nous avons donc entrepris une série d’épreuves, chacune plus difficile que la précédente Nous avons dû résoudre des énigmes antiques, surmonter nos peurs et prouver notre bravoure. Ce n’est qu’après avoir fait face à nos propres démons que la sirène a reconnu notre valeur. Enfin elle nous a offert la perle mais à un prix. Pour chaque souhait réalisé une goutte de mer serait versée. Et ainsi pour chaque bonheur que nous réaliserons s’en irait une part de son essence.

Le vieux loup de mer à ce moment-là était plongé dans son passé, il ne disait plus rien. Autour de moi, même le vent se taisait. Aucun bruissement, plus rien. Un silence de plomb attendait…Puis il continue son récit :

« C’est à ce moment là que j’ai compris que le véritable trésor n’était pas la perle mais les liens tissés entre nous. Les leçons apprises au cours de ce voyage. »

Gwen soupira, son regard se perdant dans les vagues. Une fois rentré au port, j’ai décidé de ne pas utiliser la perle. J’ai compris que certains trésors sont destinés à rester inaccessibles, car ils ne sont que des illusions. La mer elle-même est un trésor, et chaque vague raconte des histoires que seuls ceux qui écoutent peuvent entendre.

J’étais subjuguée, autour de moi il y avait une foule silencieuse qui m’avait rejoint, tous étaient captivés. Un silence impressionnant avait envahis la lande. La nuit était tombée et les étoiles scintillaient autour de nous, comme autant de rêves à réaliser. Gwen sourit, conscient que, tant que les histoires continueraient à être racontées, la mer resterait vivante, gardienne des légendes et des aventures de ceux qui osent naviguer au-delà de l’horizon.

Ce texte m’a été inspiré par la photo de mon livre

Liberté pour Solène

Solène était prisonnière d’un monde qui l’ignorait. Les murs, qui l’entouraient, étaient usées par le temps. Depuis quelques temps, elle essayait d’atteindre la fenêtre dont elle voyait parfois le ciel bleu s’y refléter.

Le courage ne lui manquait pas, mais elle s’apercevait au fil des jours que c’était sans espoir, personne n’allait lui venir en aide. Pourtant, elle en avait da la volonté à grignoter chaque jour, centimètres par centimètres, l’espace qu’elle convoitait.

Elle se doutait bien qu’au-delà du mur il y avait d’autres fleurs, mais ce qu’elle ignorait c’est qu’elles étaient de toutes les couleurs comme une palette de peinture.

La lumière du jour se reflétait dans la vitre, créant des nuances de bleu qui l’attiraient inexorablement. Chaque matin, elle tendait ses longues tiges vertes vers le haut, espérant atteindre cette fenêtre, symbole de libertés et de possibilités.Pourtant la vie n’était pas facile pour Solène avec sa robe jaune lumineuse. Le mur était rugueux et silencieux, et le vent violent menaçait chaque jour de lui arracher ses beaux atours. Elle puisait dans ses réserves la force et l’espoir.

Dans les fissures du mur, elle s’accrochait avec la folie du désespoir. Sa volonté de vivre brillait plus que le soleil qui réchauffait ses pétales.Solène en était certaine, au-delà de cette fenêtre, un jardin l’attendait. Le vent lui l’avait murmurée.

Elle se racontait des histoires de jardins en fleurs, de champs ou les herbes folâtraient et de ciel vaste où elle pourrait danser au gré du vent. Son corps battait fort en un rythme infernal. C’était une nouvelle vie chargée de promesse.

Un matin, alors que le soleil caressait ses pétales, un petit oiseau vint se poser près de son cœur. Le piaf se confondait avec les murs. Solène brillait comme le soleil au firmament. Ils se regardèrent et le roitelet commença à siffler une mélodie douce qui parlait de plaines, de monts, de forêts, tout un monde que Solène n’avait jamais vu. La fleur touchée par ce vibrant chant d’amour se mit à danser au rythme de la mélodie. Elle oscillait de gauche à droite ou d’avant en arrière. Elle valsait.

La mésange était aux anges et elle s’émerveillait de chacun de ses pas de danses. C’était magique, voire même féerique.Solène encouragée par les amies du piaf se sentait pousser des ailes. Elle se haussait, se courbait et dans un élan plein de détermination, elle se propulsait au niveau de la fenêtre. En un battement d’ailes, la belle sittelle poussa la fenêtre et celle-ci s’ouvrit en un grincement qui fut pour Solène la promesse d’une vie nouvelle.

Un souffle d’air frais vient lui chatouiller le visage, elle frissonne … Et devant la fenêtre, elle découvre un immense jardin où tous les petits soleils brillent de mille feux. C’est ta grande famille lui dit Madame Mésange. Ce sont les tiens. Écoute, ils t’acclament. Tu es leur reine. Celle qu’ils attendaient.

La lumière inonde le jardin et Solène enfin libre s’épanouit dans toute sa splendeur. Elle a réussi à franchir la barrière qui la retenait à ce monde où elle vivotait. Elle puisait sa force dans cette pierre qui la soutenait, la portait. Elle voulait embrasser le monde. Cependant après l’euphorie du moment, elle vit que le jardin se reflétait dans les vitres de la fenêtre. Elle n’était pas parvenue à quitter la pierre. Mésange ! oh ma mésange ! peux-tu m’aider ? Solène il faut que tu en aies le courage. Mais seule, je n’y arriverais pas. C’est à ce moment qu’une abeille nommée Bizz fit son apparition dans leur champs de vision. Tout en bourdonnant, elle s’approcha de la fleur et, commença à la butiner. Mais aucun bruit alentours, elle regarda à gauche et vit une mésange.

Qu’est-ce qui vous préoccupe ? Demanda-t-elle tout en secouant ses ailes.

Aidée par mon amie la mésange, j’ai vu un magnifique jardin ou pousse des milliers de fleurs. J’aimerais tant être avec elles. Ici je suis seule et m’accroche désespérément au mur.

Je peux t’ aider à trouver une solution. Ensemble, nous pourrions créer une chaîne d’amitié. Mais j’ai besoin de l’aide de ton amie mésange.

Celle-ci flattée d’être sollicitée et de se rendre utile pour sa nouvelle amie s’approcha de l’abeille et fut à l’écoute de tous ses conseils.Les deux nouvelles amies se mirent au travail, Bizz butinait les fleurs du jardin voisin et revint, tout en offrant à la fleur des pétales de couleur éclatante et des graines de plantes grimpantes et Solène les plantait autour d’elle et elle montait haut très haut. Petit à petit elle pris la forme d’un beau soleil tout en écoutant ce que lui racontait son amie la mésange.Laisse tomber les pétales qui ne te servent pas, tu auras le plus beau des tapis. Mes amies les mésanges ont ouvert la voie. Dès que tu es prêtes nous allons te porter dans ce jardin merveilleux.

Au fil des jours, les racines étaient devenues une belle liane qui courait sur le sol. La mésange se posa à ses côtés et avec d’infimes précaution elle l’a souleva doucement. Le cœur de la fleur battait la chamade, elle se sentait chavirer mais Bizz et ses sœurs veillaient. Elle volait au-dessus du mur qui l’avait abrité au fil du temps, mais qui bientôt serait voué à la démolition. Il était grand temps de partir.

Lorsqu’elle fut enfin déposée sur le sol, elle réalisa que son rêve était devenu réalité. Entourée de fleurs amicales et baignée par le soleil, elle se mit à sourire. Elle avait trouvé sa place grâce à l’amitié et la solidarité de ses nouvelles amies. Dans ce jardin elle n’était plus seule. Elle était enfin chez elle. Ce jardin portait le même nom que la maison : Ma Liberté.

copyright EvaJoe le 26/11/2024

Cette nouvelle je l’ai écrite une fois que mon livre était à la correction.

J’ai repris chacune de mes photos de mes livres et j’en ai fait un texte. Même des romans que vous ne connaissez pas et qui ne sont pas publié…

A bientôt