Le Finistère

Sur la carte de la France
Tu avances
Nez en avant
Face à l'océan
C'est là où la terre s'achève.
Sous le souffle du vent
La terre de Cornouaille
Donne à ses rochers
Des tailles fantasmagoriques
Rappelant les légendes
Du pays Celte en Armorique
Entre landes et océan
Du haut de ses falaises
Domine la pointe du Raz
En face d'elle
Emergeant tout juste
Voici l'île de Sein
Ici où là  des éperons rocheux
Se souviennent de sites fortifiés
Font vivre les légendes
De chemins, de promenades en sentier
Arrêtons-nous à Pont-Croix petite cité médiévale
C'est une halte obligée
Pour brutalement plongé
Au cœur du Moyen-Age
De la Pointe de Pen-Hir
En passant par les criques verdoyantes
Du Cap de la Chèvre
Nous voici au cœur de ce Finistère
Sauvage et authentique
N'oublions pas la pointe du Van
Non loin de la baie des Trépassés
Lieu envoutant
Les rochers ont des noms
Comme Merlin et Morgane
C'est ici que j'admire les flots déchainés.
Novembre 2017 copyright (Ecume sur un océan de mots) 

Les phares du Ponant

Du phare de Kéréon à celui de la Jument

La mer d’Iroise monte à l’assaut des gardiens des mers

Ces vigies d’un autre siècle n’ont jamais été chimère

Frappés par les embruns, ils sont un cap au milieu de l’océan.

EvaJoe ( extrait de mon recueil de poèmes A l’encre de mon imaginaire )

Mirage!

 

 

Sur les berges de la mare aux mirages

ombrée d’arbres en dentelles

des pierres agenouillées comme devant un autel

Se laissent lutiner par les libellules sauvages.

 

Un nénuphar chuchote à l’arbre papillon

Des histoires à dormir debout

en oubliant de lui dire qu’il est un voyou

car dans trois jours il sera partis tel Cendrillon.

 

Deux poissons rouges se dorent

En  jouant l’estocade comme un toréador

Tantôt sur le ventre , un coup  sur le dos

 

En soulevant le voile nimbant l’eau

Assise au bord de la  margelle,   je plonge mes yeux 

Dans l’antre du  plaisir des dieux.

 

EvaJoe  septembre 2013  COPYRIGHT

 

 

 

 

Sous le regard des sages…

Ils sont comme des chevaux fous lâchés dans des steppes arides et rien ne les arrêtent,

ils vont par monts et par vallées, oubliant les tracas de la vie. Ils sont heureux car libre.

Ils ont  appris de leurs ainés  à écouter la nature et à faire chanter les herbes folles

Ils pleurent dans les bras des saules pleureurs mais virevoltent sur les tapis de  mousse.

 

Assis sur les rochers ils écoutent l’océan, ils aiment le bruit du ressac et les cris des mouettes

Éblouis par le soleil et les mains en visière ils regardent les bateaux rentrer au port

qui  franchissent doucement le chenal étroit et ils les saluent à chacun de leur retour.

Et, souvent ils aperçoivent les derniers soubresauts du soleil qui s’évanouit dans l’océan.

 

Ils aiment s’éclabousser dans les flaques d’eau et rentrer chez  eux  trempés mais heureux

Ils songent  aux soupirs de leurs mères mais évitent  le courroux de leurs pères

en leur racontant avoir vu le long de l’océan un bel héron cendré se mirant dans l’eau

et, à leur tour ils imaginent leurs enfants jouer dans les ruisseaux et croisant d’autres oiseaux.

 

Plus tard lorsqu’ils partiront rejoindre les montagnes aux pics enneigés

ils regarderont les mères allaitant leurs agneaux tout là-haut dans l’alpage

Ils se rouleront dans le foin comme des chevaux sauvages avant de  s’en aller  et de chercher

 au pied d’une muraille un habile lézard qui les observe au creux d’une anfractuosité.

 

Attrapant leurs rêves accrochés aux nuages en chevauchant des licornes 

pour les emporter au creux de leur lit  et les cacher sous leurs oreillers

Ils rêveront toutes les nuits et leurs cauchemars seront mangés 

Par les petits mouchoirs noués répondant aux doux noms d’attrape rêves.

 

C’est ainsi que les sages parlèrent aux parents venus les consulter

et désormais dans toutes les tribus les enfants jouent au gré de la nature.

C’est écrit dans le grand livre de leurs vies, et chacun le sait et le vit pleinement

Et c’est ainsi depuis la nuit des temps et c’est comme ça que nous l’avons transmis.

 

Lorsque Grand-Père eut refermé le livre de notre vie, j’ai vu de ses yeux coulés quelques larmes, mais je n’ai rien dit car je savais que si sur terre sa vie était finie de là-haut au pays des étoiles il veillerait sur notre peuple.

Comme je l’avais songé, le lendemain Grand-Père avait rejoint le pays de ses ancêtres et c’est à mon père que revenait l’immense tâche d’être à son tour un sage, et ce serait transmis comme un flambeau jusqu’à la fin des fins.

 

Texte imaginaire mais….

 

 

 

© EvaJoe juin 2013