La saga de l’été (Chapitre 3 suite 1)

Je m’absente, je reviens mardi prochain mais voici une suite….

J’ai aussi trouvé son titre définitif

  • Je ne sais pas, mais j’ai des souvenirs d’une femme qui disait Amaury regarde ta petite sœur, ne la trouves-tu pas belle ? Mais je ne sais si c’est à moi que ces mots s’adressaient où à un autre enfant..
  • Dîtes-moi depuis combien d’années êtes-vous chez votre famille d’accueil ?
  • Deux ans !
  • Et avant ?
  • J’étais avec Sandie dans un foyer, et…
  • Et ?
  • Avant j’étais chez Nanie
  • Qui était Nanie ?
  • Sandie et moi nous avions pensé que c’était notre grand-mère mais quand elle est morte un homme en noir à la mine patibulaire nous a déposés en pleine nuit dans un square de Tours. L’inspecteur se souvient il la lu sur leur dossier. Bon et cette photo elle vous parle mieux que celle-là ?
  • Oui, c’est ma sœur, bien que certains de ses traits soient plus durs dans la réalité.
  • C’est normal
  • Ah et comment vous le savez
  • Ecoutez-moi Théo, avant que je vous informe de plusieurs choses qui il me semble vous ne connaissez pas je vais vous raconter deux histoires, la première se situe maintenant et l’autre est plus ancienne, environ 15 ans. Comme vous êtes majeur je n’informerais pas votre famille d’accueil dans l’immédiat de votre présence dans nos locaux, par contre ils seront avertis une fois que je vous aurais fait part des faits que j’ai en ma possession de votre présence chez nous. Vous n’êtes pas en garde à vue, ni obligé de rester, mais je pense que vous avez besoin de connaître des faits qui datent de 15 ans. Pour que votre sœur revienne j’ai une petite idée et je vous en parlerais quand vous aurez digéré ce que je vais vous dire.

Lorsque le Commandant lui a exposé l’ensemble des faites, Théo est prostré sur sa chaise, mais il n’a qu’une envie c’est que Sandie soit au courant, et surtout il veut rencontrer sa famille, mais auparavant il lui sera fait à lui et à son père, même si ce mot résonne bizarrement en lui, il a un père et une mère, ainsi qu’un frère kidnappé lui aussi et une sœur nés d’un autre mariage, mais qu’importe ils font partis de sa famille. Sa petite sœur a 5 ans, comme il aimerait la prendre dans ses bras et la consoler, mais pour l’instant il va faire un test ADN, plus tard il va rencontrer son père, car lui aussi passera ces mêmes tests, il leur faut être certains qu’ils soient parents. Pour sa mère cela semble plus compliqué, mais ce n’est pas maintenant qu’il va baisser les bras. Heureusement qu’il a passé son bac, car il se demande si il aurait pu réussir en ayant tout ce poids sur les épaules.

Voilà c’est fait il est maintenant dans une petite pièce sans vitre, quoique il se doute qu’elle a une glace sans tain, mais serait-ce pour que son père puisse s’habituer à son visage avant que tous les deux se rencontrent.. En effet la porte s’ouvre et un homme d’allure assez jeune, beau, et de suite ils se se jettent dans les bras l’un de l’autre. Ces deux-là se ressemblent suffisamment pour être certains qu’ils sont parents.

  • Amaury où Théo, mon fils, mon amour, mon trésor, mon tout petit comme tu m’as manqué, comme j’ai pleuré.
  • Papa, je suis Amaury et je veux reprendre mon prénom, on dit que les enfants n’ont aucun souvenir avant trois ans, quand le Commandant m’a demandé si Amaury me disait quelques choses je me suis souvenu de bribes de phrases, mais je ne sais si c’est Nannie qui me le disait ou
  • Nannie ?
  • Oui, tu la connais
  • Oh mon Dieu ! Comment n’y ai-je pas songé plus tôt, Oh mon Dieu !

Puis le père d’Amaury s’évanouis, la porte s’ouvre, on devait les observer et on apporte à Monsieur Paillet les soins nécessaires à son état. Petit à petit il revient à lui, il est d’une pâleur mortelle et bredouille des mots sans suite. Le choc lui semble rude, il est dans un état second, des larmes lui coulent sur les joues mais aucun son ne sort de sa bouche, il semble ailleurs. Rien ne présageait ce contre temps car l’inspecteur espère qu’il va s’en remettre, mais dans un premier temps il fait appeler le SAMU. L’évacuation de Monsieur Paillet a été demandée, Amaury se sent orphelin encore une fois, il refuse de se rendre dans sa famille d’accueil, il préfère aller à l’hôtel car sans la présence de son père il ne peut pas aller chez lui. Et pourtant cette petite sœur qu’il ne connait pas, il aimerait la rencontrer ce soir. L’inspecteur doit se rendre à la demeure des Paillet, il va lui demander si il peut l’accompagner, là-bas et en accord avec la seconde épouse il verra si il peut passer la nuit.

Dans la voiture banalisée, Amaury réfléchit aux derniers évènements, il est rassuré, personne ne lui en veut de ne pas avoir signalé la présence de sa sœur chez lui, il a eu sa mère d’accueil, elle est heureuse pour lui, il ne peut en dire autant de sa sœur mais qu’a-t-elle à reprocher à Sandie, voire même à lui d’avoir retrouvé leurs parents ; il espère toutefois qu’elle n’y est pas mêlée. Non ! Il ne peut dire ça, elle n’est intervenue que parce qu’ils ont été déposé comme des paquets dans un square de Tours, avant il ne l’avait jamais vu. Ouf ! Mais cela le tracasse. Elle ne semblait pas contente quand elle a accompagné sa sœur dans les locaux de la police, pour lui apporter une petite valise de vêtements pour se changer. Il espère que l’inspecteur s’en est rendu compte, où le jeune gardien qui dessine si bien. Pour l’instant il n’en sait rien. Il est assis à l’arrière et écoute les deux policiers parler d’un séjour qu’ils ont fait tous les deux à Chamonix.  Enfin voilà la bâtisse de sa famille, il ne l’imaginait, pas si grande, c’est un véritable joyau de l’architecture Tourangelle. A la sonnerie une jeune femme ouvre la porte et de suite  elle s’agrippe à lui, et lui dit :

  • Monsieur Amaury rentrez, mais j’espère que vous allez aider les policiers à retrouver ma fille.
  • Votre fille ! Je ne comprends pas ?
  • Ma fille a été kidnappée à la place de votre petite sœur en compagnie de votre frère.
  • Ah je ne savais pas, je vais aider pour ce que je connais les policiers, mais hélas il semblerait qu’il
  • Chut taisez-vous Amaury, nous relaterons à votre belle-mère et à son amie ce que nous avons en notre possession, pour le reste venez.

Dans la salle de jeux et avec l’accord de sa belle-mère il y a une belle petite fille aux grandes boucles avec un regard tellement semblable à Sandie qu’Amaury doit se forcer à refouler ses larmes. Il se met à sa hauteur et lui dit :

  • Bonjour
  • Qui tu es ?
  • Amaury
  • Il est mort Amaury, il a son nom vers Papy et Nannie

Nannie encore cette femme, les policiers sont de plus en plus surpris. Amaury tremble, sa grand-mère les aurait donc enlevés, puisque à ses mots son père s’est évanoui. Finalement cette famille n’est pas celle qu’il l’espérait. Mais si elle est morte elle ne peut pas être l’instigatrice du second enlèvement, alors serait-ce une coïncidence.

  • Qui est Nannie ?
  • C’est la maman de Papa
  • Ah !
  • Tu la connais ?
  • Je ne sais pas, mais ma grand-mère s’appelait aussi Nannie. La tienne tu l’as connue ?
  • Non, elle est morte il y a des millions d’années et grand-père lui, il est mort de chagrin, c’est ce que j’ai entendu.
  • Rebecca n’embête pas ton frère !
  • Mon frère il n’est pas grand il est petit il a deux ans, et il se nomme Adrien avec un A comme tous les premiers garçons de la famille.
  • Comme moi ! Oui Rebecca c’est moi Amaury, je ne suis pas avec les grands-parents, je suis bien vivant et même tu as une autre sœur.
  • Maman !

haïkus sur les mouches et autres insectes

 

dans l’eau de l’étang

s’est baigné une mouche

gît les pattes en l’air

 

sur mes cheveux grenat

la guêpe en robe rayée

drôle de raisins

 

mort de ma tapette

en écrasant des mouches

elles volent encore

La Saga de l’été (chapitre 3 suite )

Il est plus de minuit lorsque les policiers  sont de retour, ils reviennent bredouille, Marco est passé entre les mailles du filet. Par contre lors du compte rendu l’inspecteur a marqué des notes sur des faits qui certes ne semblent pas aller dans le sens de l’affaire mais qui toutefois l’ont passablement intrigué. Il est encore à déchiffrer tout ce que ce coup de filet raté lui a apporté quand soudain il se souvient de la réflexion de Paul un de ses meilleurs collaborateurs.

  • Voyons qu’est-ce qu’il m’a dit ? ?

Ah ! C’est Paul qui lui a parlé d’un jeune recru qui lui a fait une réflexion en voyant une gamine dans le TER, il est partis, mais dès demain matin il lui demandera si il est capable de faire un portrait-robot, voire dessiner les traits de cette gamine car c’est un excellent dessinateur. Demain, mais c’est dans à peine trois heures. Il lui faut se reposer. Son lit d’appoint est là, il s’allonge et à peine couché, il dort d’un sommeil profond, mais peuplé de toutes ses affaires en cours.

Trois heures plus tard il est réveillé par le jeune gardien de la paix dont Paul lui a parlé hier soir, il lui a posé sur son bureau un café et y a joint deux croissants, c’est rare, mais il le note car ce sont aussi ses petits moments qu’il aime partager avec ses hommes. Leur vie est souvent rude mais ils savent se réserver des moments d’intimité dans lesquels on peut repérer la trempe de certains hommes et femmes.

  • Merci
  • Ah je vous ai réveillé Chef !
  • Non je dormais que d’un œil, avez-vous déjeuné ?
  • Oui mon Commandant !
  • Continuez à me dire Chef j’ai l’impression d’être dans une brigade de cuisine.

Tous les deux rient, cela détend l’atmosphère de la veille qui était lors du « briefing «  oppressante, puis après que le Commandant est pris son petit déjeuner, il expose au jeune gardien l’idée qu’il a eu. De suite il acquiesce et sent même de la fierté dans cette demande. Son chef lui tend un carnet à dessin qu’ils utilisent lors des portraits robots. Ses souvenirs datent de cette nuit, de plus il a un bon coup de crayon et dessine souvent les portraits de ceux qui le lui demandent. Mais là il doit faire appel à sa mémoire, mais il a une bonne mémoire visuelle, il va certainement aider son Commandant. De plus il y a pensé en rentrant chez lui, il est certain que cette gamine est  ou a un lien de parenté avec le portrait vieilli de cette fillette. Mais il est vrai qu’elle faisait plus âgée, enfin c’est le Commandant qui va suivre l’enquête, elle a été rouverte officiellement ce matin, 15 ans après, mais il faut dire qu’il y a de nombreuses zones d’ombre.

Le commissaire attend en compagnie de son jeune inspecteur les résultats du dessin du jeune gardien Lebon. Enfin le voici, il tend à son chef le portrait, et là un juron s’échappe de la bouche de l’inspecteur.

Mais à ce moment un coup est frappé à la porte, c’est la jeune stagiaire de l’accueil :

  • Monsieur le Commissaire, il y a un jeune homme qui insiste pour voir le Commandant, il dit qu’il est le jeune garçon placé chez la « Famille Minot ».

A ces mots, l’inspecteur bondit et dit :

  • Je reviens !

Puis, avisant Théo, car c’est bien lui, il le convie à le suivre dans le bureau du Commissaire.

  • Asseyez-vous jeune homme, avez-vous quelques choses à me dire pour insister lourdement à l’entrée auprès de mes collègues.

Théo n’en mène pas large, mais il se doit de leur dire qu’il a vu sa sœur et que suite au portrait-robot diffusé à la télévision hier, sa sœur a de nouveau fuguée mais cette fois-ci de chez lui, enfin de sa chambre car sa « tatie » n’était pas au courant et du reste en ce moment rien n’a changé.

  • Tout d’abord, j’ai 18 ans aujourd’hui et je me devais de venir vous voir, surtout depuis ce matin quand j’ai vu ce qui s’est passé à la gare de Saint-Pierre des Corps. Je me suis dit si ma sœur est partie elle a certainement rejoint une gare et ?
  • Sandie c’est votre sœur ?
  • Oui
  • Elle a quel âge ?
  • 15ans mais elle en paraît 18.

L’inspecteur prend le portrait vieilli de l’enfant disparu il y a juste 15 ans et la tends au jeune homme pour voir sa réaction, mais à la surprise générale il leur dit :

  • Oui c’est elle, mais là elle est plus jeune, votre portrait date un peu.!

Dans le bureau du commissaire plus aucun raclement de pieds, plus de toux, plus un bruit, ils sont tous abasourdis, mais cela confirme ce que le jeune gardien a pensé en voyant Sandie dans le TER. Aussitôt pris d’une impulsion subite le jeune gardien tend à Théo son propre dessin alors que ni le Commissaire, ni son Commandant ne l’ont encore vue. Théo la regarde et deux larmes coulent sur ses joues. Il tend le dessin au gardien et lui dit :

  • Vous dessinez bien, oui c’est ma sœur !

L’inspecteur à son tour prend le dessin et siffle en effet d’après la photo que le père lui avait remis, ils ont vieillis la photo pour lui donner 15 ans, mais puisque elle en paraît 3 de plus, il va falloir faire des retouches. De suite et sans s’occuper de Théo qui ne comprend rien il appelle le laboratoire et quelques instants plus tard on lui apporte une nouvelle photo, alors que le Commissaire s’étonne de cette rapidité, il apprend qu’ils avaient prévus plusieurs portraits plus ou moins vieillis au cas où on leur le demande.

  • Regardez jeune homme, au fait quel est votre prénom ?
  • Théo!
    • Est-ce que le prénom d’Amaury a une résonance en vous.

    Le jeune homme a un air hagard, il se lève s’assoit et leur dit :

A suivre

La saga de l’été ( Chapitre 3 )

Il s’installent juste derrière Sandie, elle n’en mène pas large, si c’était pour elle ? Mais le train a démarré et ils discutent entre eux. Soudain un prénom accroche son oreille, il n’y a pas trente-six « Marco » sur le coin, il serait donc à sa poursuite et non de la sienne. Serait-ce ces policiers qui sont allé au bar ce matin ? C’est bien possible, mais alors ils ont pris peur avec Dorian pour rien, il ne le suivait pas, il fuyait la police. Sandie se sent soulagée, elle va pouvoir rejoindre Dorian à la gare suivante. Toutefois il ne faut pas qu’elle relâche prise, il lui faut être attentive à tout ce qui se passe, et surtout à ce qu’elle voit au bout du wagon, Marco en personne vient de faire son entrée, la voici prise entre l’enclume et le marteau. Demander secours à la police, certes elle serait sauvé des griffes de Marco, mais se jetterait directement dans les bras de la police ce qui signifierait retour à la case départ : le foyer ! Ça elle ne le veut pas, il n’en n’est pas question, alors que faire. Elle avise à côté d’elle un magazine, certainement oublié par la personne qui occupait cette place, elle s’en saisis et se plonge dans une lecture fort intéressante, puisqu’elle ne voit pas que Marco a fait demi-tour certainement à la vue des policiers, qui, eux n’ont rien vu. Mais le train entre en gare et c’est même le terminus, aussi Sandie va prendre tout son temps pour descendre, malheureusement les policiers font de même. Que faire ? Se lever, passer devant eux, où repartir par où est venu Marco. Au moment où elle va se lever, le policier situé derrière elle lui demande de ne pas se lever, du reste un appel se fait entendre par la SNCF.

– Les passagers du TER N° 4250 F en provenance de Tours doivent rester dans leur wagon, une opération policière est en cours, nous répétons les passagers du TER….

La suite se perd dans un brouhaha énorme, une course poursuite commence, des policiers ont pris en chasse un homme qui court vite, si Sandie était à l’extérieur, elle verrait que chaque porte est gardée comme la sienne par deux policiers à l’intérieur et deux policiers à l’extérieur. Mais Sandie se fait toute petite dans son coin, quelle idée a eu Dorian à la laisser seule, maintenant elle a peur. Et lui que fait-il en ce moment ?
Lorsque Dorian est entré dans son wagon il a bien remarqué qu’il était suivis par Marco, mais qu’importe il savait qu’à l’intérieur du wagon il ne lui ferait pas de mal, mais pour cela il fallait prendre une rame pleine de gens qui rentrent chez eux après une dure journée de travail et qui n’aspirent qu’à leur petite tranquillité. Dorian voit au moment où il va pour monter que ce wagon est presque vide et qu’il y a Sandie, cette gamine ne lui est rien mais elle lui a fait penser à sa petite sœur, aussi s’est-il juré de lui venir en aide au moment où il a appris qu’elle était en fugue. Si ce Marco lui court après c’est que forcément elle le dérange. La raison , il veut éviter de la connaître, lui ce qui l’intéresse c’est juste la mettre à l’abri, en attendant qu’elle se décide à aller à la police, parfois il y en a qui savent te donner l’envie de te dépasser, c’est ce qu’il lui était arrivé quelques années auparavant, si il pouvait être cet homme pour Sandie alors il allait s’y employer dans la mesure de ses moyens. Mais auparavant il fallait se soustraire à la vue de Marco. Ce dernier le suit toujours, au loin on entend les sirènes de la police, bizarre se dit Dorian, on dirait qu’elles sont sur le quai, puis il n’y pense plus, c’est assez souvent que la police patrouille dans le coin. Enfin voici une rame, il monte avec Marco sur ses talons. Cela va être difficile de s’en débarrasser, à moins de sauter avant d’arriver à Saint-Pierre, au moment où le TER prend la dernière courbe, il est presque au pas, mais il faut avertir Sandie et il n’est pas certain qu’elle soit capable de sauter et surtout de ne pas sa faire de mal. Mais Dorian comme Sandie ne se jetteront pas dans le vide, en effet deux policiers montent dans la rame de Dorian, et s’assoient comme des passagers ordinaires.
De suite Marco se sent mal à l’aise, il consulte sa montre et se lève, il passe devant Dorian sans le voir, et, pourtant ce dernier en est sûre il le suivait. Serait-ce les policiers qui le font fuir ? Il en est de sas réflexions quand il voit revenir Marco la mine sombre, il s’installe en face de Dorian et lui assène ces quelques phrases :

 « Petit con, tu as trouvé le moyen d’avertir les flics »

Dorian ne lui répond pas, il n’a pas envie de finir au poste, les policiers regardent dans leur direction, mais ils n’ont pas pu entendre la phrase susurrée plutôt qu’hurlée de Marco. Ils doivent calculer le nombre de passagers, ou bien sont-ils à la poursuite de Marco et ont-ils l’intention de l’attraper sur St Pierre des Corps. Mais il le saura bien vite.
Au moment où le TER prends sa courbe avant d’entrer sur la gare de triage, Marco se lève à nouveau et s’approche de la porte, Dorian pense qu’il va sauter comme on le faisait naguère, mais rien ne se produit. Il reste debout et attend que les portes s’ouvrent. Il est devenu celui que l’on chasse et n’est plus le chasseur pense Dorian.
Juste avant que le train s’immobilise totalement en gare, Dorian a réussis à ouvrir la porte et s’est jetée plus que descendue sur le quai. Aussitôt les deux policiers se sont précipités derrière lui, mais l’autre à déjà quelques mètres d’avance.
Il s’ensuit une course poursuite entre quelques policiers, tout ce petit monde disparaît aux yeux des passagers qui se demandent bien qui est ce personnage habillé comme un prince surgit de nulle part. Dans la rame de Sandie où elle aussi a suivis les péripéties de la course poursuite, un des policiers la regarde intensément, puis il dit assez fort pour qu’elle puisse l’entendre mais pourtant discrètement.
– Dis-moi Paul tu ne trouves pas que la gamine ressemble au portrait-robot de celle qui a été enlevée.
– Cette gamine n’a pas 15 ans, elle en a au moins 18 voire plus
– Allons lui demander ses papiers d’identité
– Bonne idée!
– Bonjour Mademoiselle
– Bonjour Messieurs (dit-elle d’une petite voix fluette, elle a tellement peur, mais il ne faut pas qu’ils s’en aperçoivent)
– Vous voyagez seule ?
– Je rentre chez moi
– Où habitez-vous ?
– Ici
– Dans la gare
– Non, à Saint-Pierre!

Au moment où ils vont lui demander ses papiers, une voix se fait entendre.

– Ah ma chérie je t’ai cherché, te voilà !

C’est Dorian qui en avisant la scène s’est décidé à intervenir à ses risques et périls, mais qui sait c’est samedi soir, deux amoureux intéresseront moins les policiers que le beau Marco qui doit toujours courir.

– Qui êtes-vous jeune homme ?
– Je suis le fiancé
– Ah la jeunesse, allez circulez les amoureux !
Le plus jeune des policiers lancent une œillade légèrement grivoise aux deux jeunes enlacés qui quitte le TER, Ces derniers passent devant une escouade de policiers armés jusqu’aux dents et cagoulés. A la sortie Dorian voit qu’il y a un contrôle des papiers de tous les voyageurs. Que faire, passez seul et laissez Sandie se débrouiller, mais auparavant il lui faut savoir si elle a des papiers d’identités.

– Sandie as-tu ta carte d’identité ?
– Oui, pourquoi ?
– Regarde il y a un contrôle
– Tu ne peux pas te faire passer pour mon fiancé, advienne que pourra, je vais me mettre devant toi et si ils m’arrêtent je te connais pas, d’accord !
– Je ne peux pas dire que je te connais pas, mais j’aviserais selon les circonstances.

Les jeunes gens se séparent, Sandie tend sa carte d’identité et attend, mais il ne se passe rien on la laisse passer. La photo sur sa carte ne lui ressemble pas, elle a, à peine 10 ans, mais depuis elle a bien changée. Dorian passe lui aussi sans encombre, les voilà à l’air libre et loin de tout ce déploiement de force. Ils marchent comme deux amoureux en devisant tranquillement, mais dès que la gare se trouve à quelques encablures d’eux, Dorian lui demande de courir et de le suivre.

La saga de l’été ( chapitre A suite 3 )

Tout d’abord, excusez moi si vous avez eu deux  fois à la lecture le chapitre  A suite 2, mais il n’était pas sur ce blog, si vous voulez recopier vos commentaires vous pouvez le faire en vous rendant sur APLN, d’avance merci, sinon je  les mettrais.

 

 

Lorsque Sandie quitte la chambre de son frère, elle ignore où elle va s’en aller mais elle ne doit pas rester ici, tôt ou tard  la mère d’accueil et sa sœur viendront mettre leur nez dans la chambre et là son frère aura des problèmes, quant à elle, ils la ramèneront peut-être entre deux gendarmes à son foyer, cela lui donnerait des lettres de noblesse ou cela lui vaudrait des sanctions, elle n’essaye pas de répondre à cette question, elle doit se fondre dans la foule en évitant soigneusement d’aller dans cette rue ou elle n’aurait jamais dû mettre les pieds. Ce Marco est un être abject, une pourriture qui a cherché à la mettre sur le trottoir comme sa mère avait-il l’air de dire…Mais encore faut-il que ce soit vrai, ce genre de personnage ment comme il respire. Pourtant Sandie sait qu’il lui faudra en savoir davantage, d’abord appeler le commis, qui sait possible qu’il est appris des choses importantes grâce aux confidences du « Marco ». Elle a emprunté le téléphone de son frère, elle reviendra le lui rendre dès qu’elle en saura mieux sur leur vie passée. Pour l’instant, elle fouille sa poche à la recherche du papier qu’il lui a glissé lorsqu’elle  l’a quitté.

 Ah le voici, il va lui répondre, mais bien entendu il ne connaît pas son numéro, mais ce n’est pas grave, elle lui a dit qu’elle se débrouillerait, puis il la regardait avec des yeux qui en disaient long  sur sa beauté. Elle le savait qu’elle était bien fichue, elle avait toujours été enviée dans tous les foyers où elle avait séjourné. Ce n’était pas sa faute.

  • Allo
  • Oui ? Qui êtes-vous ?
  • C’est Sandie
  • Ah ! Vous me voulez quoi ?
  • C’est vous le jeune homme que j’ai croisé
  • Oui, mais je suis sous surveillance, je ne sais pas dans quoi vous vous êtes mis, mais ce type ce n’est pas un tendre.
  • Oh ! Etes-vous toujours à votre travail ?
  • Oui
  • Quand est-ce que je peux rappeler ?
  • Vous voulez quoi de moi ?
  • Vous connaissez Marco ?
  • A peine et pas comme je l’ai vu aujourd’hui
  • Ah bon il était comment
  • Méchant, voire fou
  • Oh ! Il vous a fait du mal ?
  • Non ! Mon patron est intervenu
  • Heureusement pour vous, acceptez-vous de me revoir
  • Oui, mais en plein Tours pas ici, vous connaissez la ville ?
  • Non, mais je saurais retrouver l’endroit que vous allez me dire.
  • Alors d’accord on se retrouve vers la gare, c’est là d’où je repars chaque soir, j’y serais vers 20 h cela vous ira.
  • Oui, merci à tout à l’heure.

Sandie se demande ce qu’elle va faire pendant toutes ses heures, flâner, il n’en n’est pas question, car elle risque de faire des mauvaises rencontres, aller au point de rendez-vous, oui pourquoi pas. D’abord regardez un plan de la ville pour savoir où se trouve cette fameuse gare.

Les heures s’écoulent interminablement, que va-t-elle lui demander au jeune commis, elle ne le sait pas et se demande si c’est bien prudent de retrouver ce gars, après tout si elle la croisé ce matin c’est à cause de ce Marco et de sa stupide idée d’aller dans ce bar. Bon, elle prend le bus et se rend à la gare de Tours, elle a eu un moment d’hésitation lorsqu’ une dame lui a demandé si c’était à Tours ou à Saint-Pierre-des Corps qu’elle voulait aller. Il y a plus de trains qui partent de là-bas mais c’est franchement plus loin. Elle s’est décidée pour Tours car il lui semble que le commis lui l’aurait mentionné cette ville.

Bientôt il sera là devant elle, car il est tout au plus 19 h 56, il ne devrait pas tarder, mais soudain Sandie sent comme une fébrilité la gagner, pire elle a peur, elle voit avançant vers elle ce « Marco », que fait-il là ? Est-ce qu’il l’a vu ? Il passe à quelques mètres d’elle, Sandie n’en mène pas large, il y a beau avoir une foule considérable, on ne sait pas de quoi ce type serait capable, puis soudain elle voit arriver marchant comme un félin mais regardant à droite et à gauche le jeune homme de ce matin. Brutalement il la prend par la main et la plaque contre le mur en dessous de la grosse horloge de la gare.et il lui dit :

  • Ne faîtes pas un geste, ne dîtes rien, Marco m’a suivis il est là à trois encablures et regarde de ce côté.
  • Oui, je sais, je l’ai vu mais il ne m’a pas vu.
  • Mais qui êtes-vous pour lui
  • Jusqu’à ce matin je l’ignorais, maintenant je pense qu’il y a un rapport avec ma mère.
  • Alors votre mère est dans de sales draps, car Marco est toujours remboursé.
  • Justement il ne sait où se trouve ma mère et je dois payer pour elle.
  • Savez-vous que c’est un souteneur de la pire espèce il a déjà été mêlé à plusieurs scandales, je le tiens de mon patron, il m’a dit ce matin de ne plus me trouver sur sa ligne de mire, et là à cause de vous je suis à nouveau sous les feux des projecteurs., suivez-moi Sandie, mais dépêchons nous car mon train entre en gare dans 30 minutes et c’est le dernier je ne voudrais pas le manquer.
  • Sandie rit sous cape en voyant le lieu où Dorian l’a emmené, ce sont les toilettes de la gare, c’est un lieu peu reluisant mais à cette heure il n’y a presque personne, il s’engouffre dans un wc côté dame. Didier a demandé à la « dame pipi » son autorisation, elle a l’air de le connaître. Ils sont protégé par deux portes, plus la dame à l’entrée, théoriquement Marco ne devrait pas faire un scandale ici, mais Sandie a tout de même peur, cela doit se lire sur son visage.
    • Ecoutez-moi, nous allons nous séparer ici, je ne veux plus entendre parler de vous, j’ai ma vie, vous n’avez qu’à reprendre la vôtre et ne remettez plus jamais les pieds dans le bar. Mais toutefois avant de partir dîtes moi le nom de travail de votre mère, et si mon patron sait quelques choses je vous en informerais, par contre cet après-midi le bar a reçu la visite de la police est-ce à cause de vous ?
    • Je ne suis pas allée voir les flics, non, à moins que l’on m’ait vue et signalée
    • Tu es en fugue ?
    • Oui !
    • Ah ! Alors là c’est différent, je sais ce que c’est la rue, j’ai une piaule sur Saint-Pierre des Corps nous allons y aller mais nous allons prendre le train séparément, tu vas sortir la première te rendre au quai N° 3 tu prendras le TER, tu t’assois dans n’importe quelle rame je te retrouverais sur le quai à Saint Pierre. Tu as de l’argent pour un billet de train ?
    • OuI

Comme Dorian lui l’a dit, Sandie se rend au guichet prend son billet pour la gare suivante, cela ne lui coûte pas très cher, elle passe aux côtés d’un policier qui la dévisage, mais ne dit rien, la voici sur le quai, le TER rentre en gare à 20 h 25 précise. Elle monte dans la rame en face d’elle, s’assoit et attends le départ du train. Au moment où celui-ci démarre, la porte s’ouvre et deux policiers entrent.

A Suivre

A partir du chapitre suivant les deux histoires vont s’entremêler…..