Un citoyen comme les autres.

Sempiternelle comédie

Pour une grimace à l’infini

Tantôt il sourit

Tantôt il affole et les pourris

 

En se livrant à de nombreuses facéties

il joue son rôle dans la vie

Poussant ses détracteurs à la folie

Il les épuisent en un après-midi.

 

Jouant de son prestige, point il ne faiblit

Boxant de ci de là il les aplatit

C’est lui le roi  du cirque il vous le dit

N’en déplaise à certains il se vautre dans votre lit.

 

Il n’est pas grand, plutôt petit

il vous mitonnera au bain-marie

Il a de la superbe même dans le replis

Il est fourbe et plein de rouerie.

 

Il accuse et vous croit marri

De ses façons vous en êtes ébahis

Espérant que tôt ou tard  il soit trahi

Par un des siens du beau Paris.

 

Je ne sais si à Neuilly

On entend encore ses gargouillis

Moi je vois que dans tout ce bafouillis

Il passe encore pour le gentil.

 

Moi je vous le dis il y a du rififi

dans la cour de Monsieur Sarkozy

Car vous l’aviez deviné, je parle de ce nanti

Présumé innocent, cela va de soi, mais un peu décati.

 

Ecrit en cinq minutes, mais outré de sa prestation à la télévision. D’une part il n’y a point de fumée sans feu, d’autres parts même si nos gouvernants ne sont pas des anges, ne soyons pas dupes de ses larmes….Si c’était une pauvre mère de famille qui avait été mise en examen, on en ferait pas tant de plats, et surtout elle n’aurait même pas droit à un interview.

Les beaux parleurs qui chialent à la télé me laissent de marbre. 

 

 

 

 

Jeux de l’été

L’esprit s’égare dans le labyrinthe

et la main tâtonne pour trouver la sortie

espérant au bout de la nuit découvrir la télépathie

sans perdre l’idée de retrouver son empreinte.

 

Des jeux inédits surgissent de nul part

Ici de grands mâts  nous masquent du rêve

et l’on aperçoit la mer et même la grève

pour donner ‘illusion en jouant sur des remparts.

 

Dans la nuit qui s’achève, ils rentrent harasser

Du paint-ball à l’accrobranche ils ont joués

maintenant il est temps de s’effacer.

 

Lorsque le temps des vacances s’achèvera

Ils rêveront à ces moments privilégiés

Où le rêve et la réalité se côtoyaient

 

A cette dame créole…

J’ai programmé quelques textes, vous me m’oublierez point

Je vous lirais à mon retour, merci !

 

 

 

 

Une musique lancinante s’élève dans la nuit

l’on dirait le cri du charmeur de serpent

brisant en un éclair cet éclat flamboyant

qui rythme le coucher du soleil qui s’enfuit.

 

Foulant au pieds le sable blanc qui brille

l’ombre doucement se déplace 

et ondule sous la caresse du vent  avec grâce

Pour terminer sa course en un quadrille.

 

Des couleurs massepains et oranges envahissent l’île

la chaleur est lourde ce soir

une effluve odorante de frangipaniers laisse une trace indélébile. 

 

La musique doucement s’éteint

j’entrevois la dame créole de Baudelaire

disparaître  dans l’écume de la mer.

 

 

 

Interrogation

Il maugrée dans sa barbe un merde sonnant et tonitruant et tourne les talons. Mais c’est à ce moment-là que mon père fait son entrée par la même porte secrète dans le mur, la bibliothèque tourne sur elle-même et Wladimir lui dit :

-Enfin vous voilà, mais vous ne m’aviez pas dit que c’était votre fille que je devais garder. Croyez-vous que ce soit une bonne idée ?

Là ! Les bras m’en tombent, c’est lui que j’ai eu au téléphone  ce matin, comment cela se fait-il que je n’ai pas reconnu sa voix. Et je me demande ce que veut dire cet imbroglio ; d’un côté Pierre le suspecte et de l’autre mon père lui demande de me surveiller. Avec lui, la garde étroite va vite virer au cauchemar. Il va me faire du chantage et vouloir reprendre sa place de mari, mais il n’en sera pas question. Pendant que mes pensées vagabondent, mon père entre et me serre dans ses bras en me disant :

–          Ouf, tout va bien, il ne t’est rien arrivé de fâcheux !

–          Pourquoi il y a quelques choses que je devrais savoir ?

Wladimir et mon père ont leur figure des mauvais jours, je crains le pire. Mais pour l’instant je suis dans les bras de mon père et Wladimir a un petit sourire ironique et il daigne enfin m’embrasser, tout en me murmurant :

–           Cela faisait longtemps que nous n’avons pas été aussi proches.

–          Remercie mon père, je pense que c’est à lui que tu dois avoir le bonheur de me revoir.

–          Non, Edith, c’est toi qu’il doit remercier, si tu n’avais pas eu l’idée d’intégrer ce projet, je ne pense pas que Wladimir serait ici.

–          Papa, tu sais très bien en quel terme nous nous sommes séparés tous les deux.

–          Oui, mais Wladimir est le meilleur garde du corps tu peux en convenir. C’est son nouveau métier, il fait dans la garde rapprochée, cela lui va comme un gant.

Mais de suite mon père met fin à cette conversation qui n’a pas lieu d’être, vu les circonstances. Et rapidement il me met au courant et m’explique qu’il s’est passé de drôles de choses pendant que j’attendais mes deux autres gardes du corps. Alors que la voiture s’éloignait en compagnie de mes parents et de mon fils, le chauffeur avait reçu un appel téléphonique de Pierre, lui intimant l’ordre d’empêcher mes parents de communiquer avec moi, de façon à ce que je sois facile à manipuler pour la suite des évènements. Le chauffeur ne s’était pas montré assez discret et mon père avait compris la conversation, aussi avait-il fait appel à mon ex-mari et un de ses amis pour venir les récupérer à la fameuse villa bleu qui, pour le malheur de Pierre était un lieu que mon père avait déjà utilisé il y avait quelques années. Ensuite il avait été facile pour Wladimir et Sergueï de venir les récupérer, ils avaient tout d’abord mis ma mère et notre fils en lieux sûr, embarqué le chauffeur pour un interrogatoire et ils étaient là pour m’aider dans la suite des évènements. Il nous fallait être vigilant car les deux gardes du corps allaient sûrement faire leur apparition et quant au reste il me fallait attendre le lendemain pour voir l’annonce. En mon for intérieur je pensais, pour voir les deux annonces.

Dans ma chambre je me prend à faire le point sur les évènements qui viennent de se dérouler sous les yeux, mon ex-mari, certes est bien là mais il y a comme quelques choses d’étrange, c’est lui sans être lui. Il a toujours son sourire charmeur, ses dents blanches bien alignées, sa mèche rebelle, ses yeux bleus gris qui peuvent être froid ou câlin, mais je ne sais ce qui me dérange. Il me semble qu’il est sa doublure, sa copie conforme, car au moment où il s’est penché sur moi pour m’embrasser je n’ai ni reconnu sa manière de faire et surtout son après rasage  dont en 15 ans de vie commune il n’a jamais changé, n’est pas le même.

Je n’ai jamais rien su de sa famille, avait-il des frères ? Des sœurs, ses parents au moment de notre rencontre étaient décédés. Il y a bien eu ce Sergueï dont mon père a fait allusion tantôt, mais c’était un vague cousin. Je m’endors non sans mal car toutes ses questions me viennent à la tête et forcément mon sommeil s’en ressent. Quelques heures plus tard je me réveille, le jour pointe à peine son nez, mais je sens le café et le pain grillé. Une bonne douche et me voici sur pieds. Le journal est posé sur la table et dans la cuisine se trouve deux autres hommes en compagnie de mon père, je me glisse derrière le paravent qui sépare le bureau de la cuisine et j’écoute les conciliabules qui sont mené par le plus grand des deux hommes.

–          Vous savez Monsieur, je me demande ce que va en penser le boss

–          Que m’importe !

–          Mais j’ai une idée, rentrez chez vous je double votre salaire et nous communiquerons à l’aide de ce téléphone, vous rendrez compte à votre chef, mais faîtes vous tout petit. Je surveillerais bien mieux ma fille, seul qu’avec vous deux, de plus vis-à-vis des voisins, un père et sa fille cela passera mieux.

Devant les arguments de mon père, les deux hommes se rangent vite à ses côtés, je vais attendre leur départ pour faire mon apparition, mais c’est sans compter sur Wladimir qui brutalement me met une main sur la bouche et m’intime l’ordre de ne pas crier. Je sens sa chaleur contre mon corps ainsi que sa virilité qui caresse le bas de mon dos. Je suis désarmée face à lui, il sent mon désarroi et resserre son étreinte, je me sens fondre dans ses bras. Mon Dieu il faut que je me ressaisisse sinon il va tirer profit de la situation. Qu’ai-je appris à l’école de police lorsqu’un adversaire nous ceinture, aussi mes réflexes reviennent en automatisme et je lui assène un coup de coude dans l’œil avant de l’envoyer valsé au sol. Sous le choc il reste étourdi et se relève non sans me glisser un « on se retrouvera ». J’hausse les épaules et le laisse partir. Après avoir remis un semblant d’ordre dans ma tenue vestimentaire je me glisse dans la cuisine où mon père imperturbable lit le journal, mon journal. Mais je ne bronche pas et attends qu’il en ait terminé pour m’en saisir. Je vois un sourire se dessiner sur les lèvres de Wladimir, qui de plus en plus m’intrigue. Je suis désormais persuadée que ce n’est pas lui. Tout dans sa manière de faire peut le laisser croire, mais tout à l’heure quand il m’a serré contre lui un détail infime m’a frappé, mais il faudrait qu’il me prenne à nouveau dans ses bras, ce dont je n’ai pas envie pour m’en assurer.

Après quelques paroles banales avec mon père, il me tend le journal et attend que j’en prenne possession, il me signale n’avoir rien vu concernant l’échange que Pierre doit faire avec moi, je soupire et me saisis du journal et je vais m’installer sur la terrasse.

 

Je tourne les pages lentement car je me sens observer et je ne veux pas que mon père ou l’autre, je le nomme ainsi car je sais désormais que ce n’est pas lui, m’observent, ils aimeraient savoir si Pierre m’a signalé quelques choses dans le bon déroulement de notre affaire. Dans les petites annonces il n’y a rien de Pierre, par contre mon inconnu m’a écrit, et là je sens la panique m’envahir, je dois maîtriser ma peur et me concentrer sur la réponse à apporter à ce texte étrange.

Votre fossette au menton me manque, je n’ai qu’une envie c’est vous serrer dans mes bras, bientôt cela sera possible, je le pressens, même si vous en doutez encore. Votre cachette je vais la découvrir, ce n’est qu’une question de temps. Votre corps s’enflammera sous mes baisers j’en suis convaincu. Répondez-moi…Sinon….

 

En colère je réponds ceci :

Si vous me menacer je pense que nous n’avons rien à faire ensemble. Je sais que je suis fascinée par vos yeux mais j’ai encore la tête sur les épaules.

Et je conclue par :

Attends votre prochain courrier si vous êtes tant attirer par moi, vous devez modérer vos ardeurs.

Une vierge qui n’en n’est pas une.

 

Quelques choses me chagrinent je ne sais pas ce que c’est mais ce malaise va me suivre une partie de la journée. Je pense que les yeux de celui que mon père me présente comme mon ex-mari et ceux de l’inconnu du 7 h 12 me perturbent énormément.

Mais pourquoi ?

 

A suivre

 

Je  programme la suite, vu que mes vacances approchent et vous pourrez suivre les aventures d’Edith et son inconnu du 7 h 12.

Il y a des jours

Il y a des jours où la vie tient à un fil

Et l’on est équilibriste sur ce brin ténu

Un seul pas et tu tournoies sans fin

ou l’autre et tu te raccroches à une voie

 

Pourtant le gouffre est là qui te fais signe

Se laisser aller sans immerger

Ne plus souffrir et se laisser happer

S’en aller sans un retour en arrière.

 

Il y a des jours ou ton corps dit non

Ou ta tête tient encore et te dis oui

En immergeant de ce puits sans fond

tu remontes au soleil et découvre un regard.

 

 

Aucun mot entre ces deux

Juste un regard, une larme ou  un sourire

Et la vie reprends le dessus  et tu veux vivre

Tu t’accroches et remontes à la surface.

 

Il y a des jours ou le ciel est plus bleu que nature

Tu es attentif au bruit qui t’entoures

et là tu sais que tu reprends goût à la vie

Tu es vivant et libre de mordre dedans.

 

Je dédicace ce texte à mon fils qui est passé très prêt de cet au-delà que l’on veut éviter lorsque l’on a 33 ans et toute la vie devant soi. Pour ceux qui aimeraient sans voyeurisme en savoir plus, et compte tenu que je ne veux pas me répéter plusieurs fois. J’ai écrit sur mon blog de défi  l’explication à ces mots. Dans le cadre du jeu de Domi: la dico citation

Mon blog : Un jour, un défi

 

Je reviendrais tout doucement car là il faut que je reprenne le cours de ma vie, arrêtée l’espace d’une semaine….

 

EvaJoe