La barque de l’amitié

d’après un poème

Il était une fois, au bord d’un lac paisible, une vieille barque en bois qui avait vu des jours meilleurs. Ses couleurs vives, autrefois éclatantes, s’étaient ternies avec le temps, et elle était maintenant abandonnée à moitié dans l’eau.

Elle pleurait son passé où jadis avec sa belle coque verte avec un liseré jaune, elle fendait les flots pour emporter au cœur de ses entrailles petits et grands. Elle se souvient des cris de joie qui résonnaient lorsqu’ils jouaient au bord de la plage.

La voici nostalgique de ce passé lointain.

Non loin de là, par un jour d’été chaud, alors qu’ils s’ébattaient sur la rive, un groupe d’amis décida de participer à la grande course annuelle de barques qui aurait lieu huit jours plus tard. Malheureusement, la barque du père de l’un d’entre-deux fut voler la nuit suivant les inscriptions. Sur le point d’abandonner, le plus âgé leur suggère de se rendre vers le port qui abrite les bateaux d’estivants. En longeant la rivière paisible, il les emmène sur un chantier réparant de vieux bateaux. Hélas après avoir mis en commun leurs économies, il fallait se rendre à la raison, malgré la vétusté des barques ils n’avaient pas assez d’argent pour pouvoir en remettre une à flot. Déçus ils s’en retournèrent chez eux, soudain là dans l’eau à moitié caché par les roseaux et les herbes se dissimulaient une barque. Elle prenait l’eau de toutes parts. Mais sa carcasse avait résisté au temps qui passe et aux intempéries. Tous aussi enthousiasme les uns que les autres ils l’entourait, la cajolait. L’un d’entre eux trouvait que ce vestige du passé avait encore fière allure.

« Et si on réparait cette barque ? » proposa avec enthousiasme le plus âgé. Ses amis, d’abord sceptiques, furent vite convaincus par sa passion. Ensemble, ils se mirent à l’œuvre. Avant de lui donner une nouvelle jeunesse, ils n’oublient pas le pêcheur pour qui autrefois sa barque était toute sa vie. Ils s’approchent, passent leurs doigts sur sa coque usée et petit à petit ils sont transporté et se racontent des histoires de pirates et d’aventures, imaginant des mondes lointains peuplés de flibustiers, corsaires, et du capitaine crochet.

La barque bien que silencieuse vibrait au rythme de leur enthousiaste, comme si elle reprenait vie en écoutant leur récit. Avant de la remettre en état il fallait lui trouver un nom pour pouvoir l’inscrire pour le concours. C’est grâce à la seule fille de la bande des sept comme ils se nommaient qu’ils trouvèrent son nom.

L’ARC-EN-CIEL était né et, surtout inscrite pour la course qui aurait lieu dans huit jours. Dans le village tout le monde fut surpris personne ne connaissait Monsieur Macono Hubaléma. Mathéo, Coralie, Noa, Basile, Léon, Marius et Hugo. Bien entendu ils n’avaient pas donné leurs prénoms juste les deux premières syllabes ce qui avait donné : « Macono Hubaléma » Ils étaient tous persuadés que cet étranger au village allait leur voler leur victoire. Mais personne appris qui c’était avant la course. Mais les langues allaient bon train. Pourquoi ne pas réserver la course aux habitants du village ? C’est une honte faire appel à des inconnus.

Aussi pour calmer les esprits qui sur chauffaient, les organisateurs demandèrent à l’ensemble des participants de fournir le papier d’enregistrement de leurs barques. Les jeunes étaient désespérés, où pourraient-ils trouver ce fameux papier ? Bien sûr qu’il existait puisqu’il était noté « MON suivis de trois chiffres ». Si leur petite ville était noté il y avait un chiffre qui leur faisait défaut. Le quatrième qui selon le père de Mathéo était indispensable. Dans un premier temps Coralie se rend au port pour rencontrer le meilleur ami de son père, et là elle apprend qu’il lui faut le certificat de cession de son bateau. Or ils ont trouvés une vieille barque qu’elle restaure avec des copains. Et ils ignorent à qui appartient le vieux rafiot. Il renvoie Coralie rejoindre ses amis en lui promettant d’avoir une réponse avant midi.

Pendant ce temps Mathéo, Léon, Basile et Noa se sont activé. Ils ont nettoyés la barque et ils ont enlevés les herbes humides qui étaient collées contre l’embarcation ainsi que la mousse. Ils récupèrent de vieilles planches pour les mettre en travers à deux endroits. Ils les poncèrent. Le matin ils avaient trouvés six couleurs sur sept. Indigo personne ne voyait vraiment avec quelles couleurs la fabriqué. Aidé de leur smartphone ils firent quelques mélanges hasardeux et lorsque ils furent satisfaits, Coralie et Hugo étaient enfin de retour. Le bateau ne prends plus l’eau, il ne coule pas. Ils pourront y monter à quatre c’est le nombre requis pour la course. Coralie, Marius et Hugo resteraient à quai. Marius suivrait en moto et prendrait des photos. Quant aux deux amoureux ils s’occuperaient de la logistique.

Mais il était temps de la repeindre, Coralie et Hugo piaffaient d’impatience. A midi toujours aucune nouvelle. Sans ce fameux papier ils leur étaient impossible de participer à la course. Quelle malchance !

Il fallait apporter le papier d’immatriculation avant dix-sept heures. A quinze heures trente, Coralie et Hugo se rendirent à la mairie. La secrétaire était la tante d’Hugo. Elle écouta son neveu lui raconter l’histoire de la barque abandonnée dans l’herbe et à moitié remplie d’eau. Marius leur avait fourni des photos avant et après. Elle pris l’initiative d’appeler le maire pour exposer le problème que les jeunes rencontraient. Ce dernier pris rapidement les choses en main. Et à seize heures cinquante, Mathéo, Léon, Basile et Noa frappaient à la porte des organisateurs avec le papier d’immatriculation de leur barque.

 » Bravo vous êtes dans les temps, à demain à huit heures tapante ».Ne vous inquiétez pas Monsieur le Maire nous y serons. Il leur fit un clin d’œil et leur dit au revoir Monsieur Macono Hubaléma, ce qui fit rire tous ceux qui étaient au Comité des fêtes.

Et avec un peu d’imagination et beaucoup de travail, ils redonnent vie à la barque. Ils l’appelèrent « L’ ARC-EN-CIEL », symbole de leur amitié et de l’espoir qu’elles portaient aux sept amis.Le lendemain matin, avec l’Arc-en-ciel enfin prête, ils prirent le départ de la course. Leurs cœurs battaient la chamade alors qu’ils glissaient sur l’eau. Au début, la barque tanguait, mais avec la synchronisation de leurs coups de pagaie, elle commença à filer sur le lac, comme si elle avait retrouvé sa jeunesse.

Les concurrents les regardaient avec étonnement. Les jeunes pagaient ensemble, unis par la détermination et le lien qu’ils avaient tissé en réparant la barque. C’est une renaissance elle faisait corps avec eux, semblait vibrer de vie, portée par leur énergie et leur courage.Alors qu’ils approchaient de la ligne d’arrivée, un vent soudain se leva, déchaînant les eaux. Les autres barques luttaient pour garder le cap, mais leur barque avec son équipe soudée, trouva le rythme parfait pour naviguer à travers les flots en colère.Dans un dernier effort, ils ramèrent avec plus de cadence et franchirent la ligne d’arrivée en premier, acclamés par le village. Ils avaient non seulement gagné la course, mais aussi redonné vie à une barque oubliée.

Ce jour-là, L’ ARC-EN-CIEL ne fut pas seulement une barque, mais un symbole de solidarité, d’espoir et de la magie que l’on peut créer quand on croit en quelque chose ensemble. Les jeunes promirent de toujours prendre soin d’elle, car elle leur avait appris que même les choses les plus oubliées peuvent retrouver leur éclat grâce à la détermination et à l’amitié.

A bientôt

copyright EvaJoe 3/12/2024

Terre de légende !

A Jean-Claude ( pour sa photo)

Dans un coin reculé de la Bretagne, là où la mer embrasse la terre avec vigueur et où le vent chuchote des secrets anciens, la lande se dévoile sous un ciel changeant.

Les ajoncs, s’élèvent tels des gardiens de ce paysage sauvage. Leur floraison dorée, éclatante comme le soleil, illumine le terrain, contrastant avec les teintes plus douces de la bruyère qui s’étend comme une mer violette à perte de vue.

Et pourtant c’est dans ce décor planté au milieu de nulle part qu’il m’est arrivé une histoire étrange. Je cheminais sur le chemin en cette matinée où les premières lueurs du jour s’infiltrent à travers les nuages, projetant des ombres dansantes sur le sol, À chaque pas, le parfum sucré des ajoncs se mêlait à l’odeur terreuse de la bruyère, créant une atmosphère empreinte de mystère.

Et c’est de ce moment étrange dont je veux vous conter. Peut-être que vous allez me trouver naïve, et pourtant je suis sûre d’avoir croisé un être exceptionnel. Il était assis avec sa vieille casquette usée par le temps, l’eau de mer et le soleil. Il avait une barbe hirsute, il parcourait les mers depuis plus de quarante ans, à bord de son vaisseau « le Vent des Bruyères « . Son visage était marqué par le sel et le vent, et ses yeux brillaient d’une sagesse acquise au fil de nombreuses aventures.

Un soir alors que le soleil se noyait lentement dans l’horizon, Gwen prit place sur le bastingage de son navire. La mer était calme, presque trop calme, et les vagues murmuraient des secrets oubliés. C’est à ce moment-là qu’il se mit à me raconter l’histoire de son plus grand voyage.

« Chère amie « commença-t-il d’une voix rauque, j’ai voyagé vers des îles mystérieuses du Pacifique. On disait que ces îles étaient enchantées, peuplées de créatures marines fantastiques, et de trésors inestimables, mais ce que je cherchais, c’était quelque chose de bien plus précieux : la légende d’une perle que l’on se transmettait depuis des siècles dans ma Bretagne natale. Cette perle était capable de réaliser un souhait. »

Gwen ferma les yeux revivant ces moments.

« Avec mon équipage nous avons affrontés des tempêtes violentes et des vagues gigantesques. Chaque jour était une bataille, mais nous ne perdons jamais espoir. Après des semaines de navigation, nous avons enfin aperçu les contours des îles, recouvertes d’une brume mystérieuse.En nous approchant nous avons découverts une crique cachée, entourée de falaises abruptes. Là au fond d’une grotte sombre, brillait la fameuse perle. Mais hélas elle était gardée par une sirène d’une beauté à couper le souffle. Ses cheveux scintillaient comme des étoiles. Et sa voix était un chant envoûtant. Et là surprise elle nous a avertis que pour obtenir la perle, nous devions lui prouver notre valeur.Nous avons donc entrepris une série d’épreuves, chacune plus difficile que la précédente Nous avons dû résoudre des énigmes antiques, surmonter nos peurs et prouver notre bravoure. Ce n’est qu’après avoir fait face à nos propres démons que la sirène a reconnu notre valeur. Enfin elle nous a offert la perle mais à un prix. Pour chaque souhait réalisé une goutte de mer serait versée. Et ainsi pour chaque bonheur que nous réaliserons s’en irait une part de son essence.

Le vieux loup de mer à ce moment-là était plongé dans son passé, il ne disait plus rien. Autour de moi, même le vent se taisait. Aucun bruissement, plus rien. Un silence de plomb attendait…Puis il continue son récit :

« C’est à ce moment là que j’ai compris que le véritable trésor n’était pas la perle mais les liens tissés entre nous. Les leçons apprises au cours de ce voyage. »

Gwen soupira, son regard se perdant dans les vagues. Une fois rentré au port, j’ai décidé de ne pas utiliser la perle. J’ai compris que certains trésors sont destinés à rester inaccessibles, car ils ne sont que des illusions. La mer elle-même est un trésor, et chaque vague raconte des histoires que seuls ceux qui écoutent peuvent entendre.

J’étais subjuguée, autour de moi il y avait une foule silencieuse qui m’avait rejoint, tous étaient captivés. Un silence impressionnant avait envahis la lande. La nuit était tombée et les étoiles scintillaient autour de nous, comme autant de rêves à réaliser. Gwen sourit, conscient que, tant que les histoires continueraient à être racontées, la mer resterait vivante, gardienne des légendes et des aventures de ceux qui osent naviguer au-delà de l’horizon.

Ce texte m’a été inspiré par la photo de mon livre

Liberté pour Solène

Solène était prisonnière d’un monde qui l’ignorait. Les murs, qui l’entouraient, étaient usées par le temps. Depuis quelques temps, elle essayait d’atteindre la fenêtre dont elle voyait parfois le ciel bleu s’y refléter.

Le courage ne lui manquait pas, mais elle s’apercevait au fil des jours que c’était sans espoir, personne n’allait lui venir en aide. Pourtant, elle en avait da la volonté à grignoter chaque jour, centimètres par centimètres, l’espace qu’elle convoitait.

Elle se doutait bien qu’au-delà du mur il y avait d’autres fleurs, mais ce qu’elle ignorait c’est qu’elles étaient de toutes les couleurs comme une palette de peinture.

La lumière du jour se reflétait dans la vitre, créant des nuances de bleu qui l’attiraient inexorablement. Chaque matin, elle tendait ses longues tiges vertes vers le haut, espérant atteindre cette fenêtre, symbole de libertés et de possibilités.Pourtant la vie n’était pas facile pour Solène avec sa robe jaune lumineuse. Le mur était rugueux et silencieux, et le vent violent menaçait chaque jour de lui arracher ses beaux atours. Elle puisait dans ses réserves la force et l’espoir.

Dans les fissures du mur, elle s’accrochait avec la folie du désespoir. Sa volonté de vivre brillait plus que le soleil qui réchauffait ses pétales.Solène en était certaine, au-delà de cette fenêtre, un jardin l’attendait. Le vent lui l’avait murmurée.

Elle se racontait des histoires de jardins en fleurs, de champs ou les herbes folâtraient et de ciel vaste où elle pourrait danser au gré du vent. Son corps battait fort en un rythme infernal. C’était une nouvelle vie chargée de promesse.

Un matin, alors que le soleil caressait ses pétales, un petit oiseau vint se poser près de son cœur. Le piaf se confondait avec les murs. Solène brillait comme le soleil au firmament. Ils se regardèrent et le roitelet commença à siffler une mélodie douce qui parlait de plaines, de monts, de forêts, tout un monde que Solène n’avait jamais vu. La fleur touchée par ce vibrant chant d’amour se mit à danser au rythme de la mélodie. Elle oscillait de gauche à droite ou d’avant en arrière. Elle valsait.

La mésange était aux anges et elle s’émerveillait de chacun de ses pas de danses. C’était magique, voire même féerique.Solène encouragée par les amies du piaf se sentait pousser des ailes. Elle se haussait, se courbait et dans un élan plein de détermination, elle se propulsait au niveau de la fenêtre. En un battement d’ailes, la belle sittelle poussa la fenêtre et celle-ci s’ouvrit en un grincement qui fut pour Solène la promesse d’une vie nouvelle.

Un souffle d’air frais vient lui chatouiller le visage, elle frissonne … Et devant la fenêtre, elle découvre un immense jardin où tous les petits soleils brillent de mille feux. C’est ta grande famille lui dit Madame Mésange. Ce sont les tiens. Écoute, ils t’acclament. Tu es leur reine. Celle qu’ils attendaient.

La lumière inonde le jardin et Solène enfin libre s’épanouit dans toute sa splendeur. Elle a réussi à franchir la barrière qui la retenait à ce monde où elle vivotait. Elle puisait sa force dans cette pierre qui la soutenait, la portait. Elle voulait embrasser le monde. Cependant après l’euphorie du moment, elle vit que le jardin se reflétait dans les vitres de la fenêtre. Elle n’était pas parvenue à quitter la pierre. Mésange ! oh ma mésange ! peux-tu m’aider ? Solène il faut que tu en aies le courage. Mais seule, je n’y arriverais pas. C’est à ce moment qu’une abeille nommée Bizz fit son apparition dans leur champs de vision. Tout en bourdonnant, elle s’approcha de la fleur et, commença à la butiner. Mais aucun bruit alentours, elle regarda à gauche et vit une mésange.

Qu’est-ce qui vous préoccupe ? Demanda-t-elle tout en secouant ses ailes.

Aidée par mon amie la mésange, j’ai vu un magnifique jardin ou pousse des milliers de fleurs. J’aimerais tant être avec elles. Ici je suis seule et m’accroche désespérément au mur.

Je peux t’ aider à trouver une solution. Ensemble, nous pourrions créer une chaîne d’amitié. Mais j’ai besoin de l’aide de ton amie mésange.

Celle-ci flattée d’être sollicitée et de se rendre utile pour sa nouvelle amie s’approcha de l’abeille et fut à l’écoute de tous ses conseils.Les deux nouvelles amies se mirent au travail, Bizz butinait les fleurs du jardin voisin et revint, tout en offrant à la fleur des pétales de couleur éclatante et des graines de plantes grimpantes et Solène les plantait autour d’elle et elle montait haut très haut. Petit à petit elle pris la forme d’un beau soleil tout en écoutant ce que lui racontait son amie la mésange.Laisse tomber les pétales qui ne te servent pas, tu auras le plus beau des tapis. Mes amies les mésanges ont ouvert la voie. Dès que tu es prêtes nous allons te porter dans ce jardin merveilleux.

Au fil des jours, les racines étaient devenues une belle liane qui courait sur le sol. La mésange se posa à ses côtés et avec d’infimes précaution elle l’a souleva doucement. Le cœur de la fleur battait la chamade, elle se sentait chavirer mais Bizz et ses sœurs veillaient. Elle volait au-dessus du mur qui l’avait abrité au fil du temps, mais qui bientôt serait voué à la démolition. Il était grand temps de partir.

Lorsqu’elle fut enfin déposée sur le sol, elle réalisa que son rêve était devenu réalité. Entourée de fleurs amicales et baignée par le soleil, elle se mit à sourire. Elle avait trouvé sa place grâce à l’amitié et la solidarité de ses nouvelles amies. Dans ce jardin elle n’était plus seule. Elle était enfin chez elle. Ce jardin portait le même nom que la maison : Ma Liberté.

copyright EvaJoe le 26/11/2024

Cette nouvelle je l’ai écrite une fois que mon livre était à la correction.

J’ai repris chacune de mes photos de mes livres et j’en ai fait un texte. Même des romans que vous ne connaissez pas et qui ne sont pas publié…

A bientôt

Entre poèmes et suspenses… Voici quelques nouvelles

Je vais profiter de ce laps de temps pour vous embarquez dans une nouvelle destinée. Plutôt que d’écrire de longs textes qui vous tiennent en haleine je vais vous emmenez sur des chemins non encore explorés. Véridiques ou semi-inventé, voir le fruit de mon imaginaire voici la première d’entre elles.

L’hôpital de tous les dangers

Huit h du matin un jeune homme se présente aux Urgences de sa ville. Petite bourgade de quinze mille habitants. Il a une douleur terrible à une jambe, cette dernière est rouge violacée, un liquide coule de l’eau mélangé au sang. Cela lui brûle le talon. Il a mal, il serre les dents.

Quelle chance il est pris immédiatement …

Dès son arrivée une infirmière lui fait rapidement une prise de sang pour éventuellement une suspicion de diabète. Plus tard après avoir vu un médecin qui le salue sans regarder sa jambe, il part faire un scanner, on l’emmène sur un lit médicalisé et il revient dans son box.

premier diagnostic c’est une infection

Ah bon tout ça pour ça…

Et là les questions affluent

Avez-vous de la fievre ? NON

Vous êtes vous fait piquer : NON

Vous êtes-vous taper NON

Le médecin le regarde lui, et ne comprend pas. Étrange… Mais qu’est-ce qu’il peut bien avoir ?

Comble de l’ironie il doit avoir peur d’attraper ce que cet homme a sur la jambe, ni il a regardé sa jambe, ni palpé… Rien…

Il part moins de vingt minutes plus tard il revient avec une ordonnance, lui l’a donne et repart sans un mot.

Ce doit être un interne se dit le jeune homme…

L’infirmière revient, elle a deux autres papiers à la main s’approche de Pierre, autant l’appeler ainsi car on a pas plus fait cas de ce Monsieur que d’un cailloux qui dévale une pente.

Bon que vous a dit le Docteur Bananian ( la terminaison est bonne , mais le nom est changé)

Pierre répond

  • Rien et j’ai ceci à prendre à la pharmacie.
  • Et pour le pansement ou est l’ordonnance de pommades ou pansements complexes
  • Je pensais que c’était vous qui l’aviez
  • Non j’ai juste une ordonnance pour un doppler et pour vos sous cutanés à faire faire par une infirmière.

L’infirmière se confond en excuses, ce n’est pas de sa faute si le médecin est incapable de lui demander de faire un pansement. Son supérieur est en-dessous de tout.

Pierre s’en va, il regarde ses ordonnances, comble de l’ironie c’est le Chef de service qui s’est occupé de lui. Pauvre petit chou… Tu as dû avoir peur de désinfecter la plaie. Mais et les gants ce n’est pas fait pour les chiens.

Mais que devient l’hôpital de proximité si personne n’est en mesure aux Urgences de vous apporter les soins appropriés. Sept à huit ans de médecine pour ça… Trois petits tours et puis s’en va…

Je dénonce l’hôpital de ma ville de ne pas avoir apporté les soins appropriés à mon fils.

J’accuse de négligence les Urgences de ma ville de n’avoir pas vérifier et regarder l’état de santé de mon fils.

J’espère ne pas être obligé de porter plainte…

Texte véridique, quelques prénoms et noms de changer… La ville est passée sous silence…

A demain

Un passé bien encombrant (30)

Maintenant Maman est pâle allongée sur une civière, dehors il y a Monsieur Maurice il a des menottes aux mains, les autres ce sont des hommes inconnus pour moi. Mais Papa a dit :

  • Si j’avais su que Maurice était à la tête de cet enlèvement, j’aurais pu me souvenir de cette maison. Mais j’étais persuadé que ma Belle-mère l’avait vendu. Du moins c’est ce qu’elle a toujours tenu comme propos. Et mon ami Joseph était leur complice je n’en reviens pas. Il m’a bien joué la comédie, je suis abasourdi, mais je pense que nous allons allé de découvertes en découvertes. J’ai bien peur d’affronter d’autres épreuves. Comment ma femme va pouvoir s’en remettre ? Je n’ai pas compris ses mots. C’était incohérent, est-ce que Charlotte a tout entendu ? Et ses types d’où viennent-ils ? Pour qui travaillaient-ils ? Qui était le commanditaire et surtout pour quelles raisons a-t-on arraché à sa famille, ma femme enceinte de 7 mois. Pourquoi cet enfant les gênait -il plus que les deux autres ? Pour moi dans l’état actuel des choses c’est une véritable énigme.

Je comprends pourquoi mon Papa est dans cet état, mais même si je n’ai pas tout compris, je vois que l’énigme de Papa tourne autour de Maman et de Monsieur Maurice. Maman quand elle croyait qu’on lui voulait du mal car Romain voulait lui faire une piqûre pour m’a-t-il dit soulager son cœur, je l’ai entendu murmurer :

  • Mais qui sont-ils ? Pourquoi maintenant ? Que leur ai-je fait ? Et Maurice l’ami d’enfance qui voulait m’épouser serait mon frère…
  • Maman que dis-tu ?

Mais Romain qui j’en suis sur à tout entendu m’avait attrapé comme un vulgaire sac de pommes de terre et éloigné de ma Maman. J’étais très en colère, mais il m’avait expliqué que ma Maman avait subi des choses tellement dures qu’elle racontait n’importe quoi.

Maintenant que nous roulons vers Mamounette je réfléchis et je suis certaine que ma maman a dit la vérité. Monsieur Maurice que ma grand- mère aimait bien était lui aussi son fils. Donc pour moi ce gros dégoûtant c’était mon oncle. J’en avais pas envie de ce sale type dans ma famille. Je n’ai rien formi de la nuit , la voiture me berce, mes yeux s’alourdissent.

  • Charlotte Charlotte
  • Quoi ? Où suis-je ?
  • Charlotte réveille toi, tu vas expliquer à l’inspecteur tout ce que tu as vu et entendu le temps où tu es restée avec ta maman. Essaye de ne rien oublier, mais ne t’inquiètes pas, Romain sera avec toi, tu n’as pas l’âge légal pour être seule. Et si tu oublies quelque chose Romain pourra t’aider. Est-ce que tu veux bien y aller ?
  • Oui

Je me frotte les yeux, j’ignore totalement où je suis, papa me tient la main, me donne un verre de lait chaud. Il est très attentionné. Je lui trouve une tête bizarre.

Papa ignore que lorsque je serais plus grande je veux être gendarme. Mais pour l’instant je ne suis que Charlotte une petite fille de dix ans trop délurée pour son âge a dit le copain d’Aurélien le fameux inspecteur de police. Celui qui faisait des ronds sur le sol comme moi lorsque je m’ennuie.

Il m’a demandé si je voulais répondre à toutes ses questions et il a ajouté si tu ne comprends pas un mot tu me demandes je t’expliquerai. Il me prend pour qui, je n’ai pas besoin d’explication pour décliner mon identité. Il est pire que mon prof de français. Par contre il n’a pas du tout rigolé quand je lui ai dit :

  • Je n’ai pas gardé les cochons avec Toi pour que tu me tutoies. À partir de maintenant vous me dites vous.

J’ai bien vu à sa tête qu’il était désarçonné, peut-être que j’aurais dû lui le dire ce verbe… Bastien lorsque Romain l’a raconté se fendait la pêche comme à son habitude. Mais Papa m’a fait les gros yeux tout en disant. C’est tout à fait toi ma fille. Bon alors j’ai eu raison. Ouf … Même Papounet et Aurélien ont ri. Quant à l’inspecteur, il n’était pas franchement content. Il a juste dit à mon Papa, cela ne m’étonne pas de ta fille on dirait ta femme au même âge.

Quel sac de nœuds ils se connaissent tous !

Bastien et moi attendons notre Maman, c’est aujourd’hui qu’elle sort de l’hôpital. Nous ne sommes pas rentré chez ses parents, je n’en connais pas la raison. Nous sommes dans le chalet des parents de Papa. Pourtant Grand-mère a appelé plusieurs fois, et Bastien m’a même dit qu’elle était venue avec son chauffeur. Puis repartie avec l’inspecteur, depuis personne n’y a fait allusion. Et le chauffeur est même reparti tout seul, pour revenir avec Grand-père. Lui il.nous a pris dans ses bras et nous a juste dit : « n’oubliez jamais que je vous aime « . Ça aussi c’est un mystère. Il n’a pas voulu rester, il est allé selon Bastien à l’hôtel. Décidément je ne comprends plus rien du tout.

Un mois plus tard, Maman se remet doucement et ce soir Papa a dit à Papounet que notre mère sa femme était assez forte pour découvrir ce qu’ils avaient appris. Seulement au moment où je pense être convié à la table des grands, Papa me dit ce n’est pas pour toi. Va avec Maryline et Aurélien, demain je t’expliquerai tout.

Je suis en colère, j’ai vécu des choses dures, et, là ce soir alors que Bastien lui a le droit de rester on me puni….Et je n’ai pas envie de manger chez Aurélien et Maryline, ou tout au moins pas ce soir. Aussi quand ils arrivent je leur dit que Papa a oublié de les prévenir et que je vais assister aux révélations. Aurélien semble sceptique et Maryline ne me dit rien mais je suis sûre qu’elle aussi a des doutes. Ils mettent du temps avant de partir. Papa a dit à Bastien que sous aucun prétexte on devait venir les déranger. Ah voilà c’est juste un guetteur, lui non plus n’est pas dans le salon de Papounet…

Si j’avais su….Mais comme dit Papounet la curiosité est un vilain défaut. Et Papa m’a consolé, mais c’est moi qui vais vous raconter la raison pour laquelle le passé est revenu nous exploser à la tête.

J’ai écouté à la porte et ce que j’ai entendu m’a fait mal au cœur. Ma grand-mère Anne Marie est en prison, elle a organisé le kidnapping de sa propre fille. Mais comment peut-on faire ça à son propre enfant ?

Faut dire que je n’ai pas entendu la suite je me suis évanouie. En tombant j’ai basculé à l’avant et la porte c’est ouverte et je suis tombée aux pieds de mon oncle. Si cela n’avait pas été aussi dramatique cela aurait pu être un bon gag. Et ce n’est que plusieurs heures plus tard que Papa nous a tout expliqué.

Le kidnapping de votre Maman a été orchestré par celle que vous considérez comme votre Grand-mère.

il y a 50 ans Anne-Marie avait 15 ans, elle habitait la maison où nous avons trouvé votre Maman. C’était la fille unique de Paul et Marie. Hélas ses parents ne s’occupaient pas beaucoup d’elle. Elle faisait de nombreuses bêtises jusqu’au jour où vsa maman découvre que sa fille attend un bébé. Elle est bien trop jeune et sa mère l’emmène en Suisse où elle va terminer sa grossesse. Cinq mois plus tard elle accouche d’un petit garçon qu’elle appelle Maurice. Les amis de ses parents déposent l’enfant dans un orphelinat, mais la religieuse demande les noms et prénoms de la jeune mère.

  • Je croyais que l’on ne donnait pas les noms et prénoms dit Bastien
  • Et bien l’amie de votre arrière-grand-mère a laissé des renseignements…
  • C’est comme ça que Maurice a retrouvé sa mère
  • Tu as tout compris Margotte
  • Ce n’est pas difficile le bébé s’appelait Maurice, Maman a dit que Maurice était son frère.
  • Ah ma petite Charlotte c’est bien plus compliqué que ça.
  • Ah bon pourquoi ?
  • Tais-toi que l’on sache pourquoi
  • Je peux continuer mes enfants
  • Oui Papa
  • Dix années se sont écoulées. Anne Marie vivait à la propriété et côtoyait des jeunes gens dont votre grand-père et bien d’autres. Mais ce jeune homme plaisait bien à ses parents et c’est tout naturellement qu’elle l’a épousé. Il s’est écoulé cinq longues années et aucun enfant ne venait, votre Grand-mère était désespéré par ses années d’échec, de grossesse espérée et les fausses couches s’enchaînaient. Un jour elle fit part à votre grand-père de son secret. Elle lui avoua qu’en Suisse dans un orphelinat grandissait un fils qu’elle avait eu hors mariage. Comme votre Grand-père espérait lui aussi un enfant il fit des recherches et un jour il revint de Suisse avec deux enfants. L’aîné agé de 15 ans était Maurice. Quant au bébé votre grand-père en avait pas dit grand chose sauf que la petite fille se laissait mourir et que sa survie serait une famille aimante. Lui rêvait d’une petite fille, de cette manière ils auraient tous les deux un enfant. Anne Marie est tombé amoureuse de cette petite fille qui avait à peine deux mois. Elle a délaissé Maurice et c’est consacré à…

Zut Papa est obligé d’aller répondre au téléphone. Bastien et moi nous avons compris le bébé c’est notre Maman. Mais pourquoi elle l’a kidnappé. Enfin papa revient et il termine son récit. Il va vite. On passe la maternelle le CP, le collège, le lycée. Puis on arrive à la rencontre avec notre Papa.

Sa maman ne voulait pas de ce galopin qui était le fils de son cuisinier, elle préférait que Maurice son fils épouse notre maman, de cette manière le Domaine de Bourgogne restait dans la famille. Mais Maman s’est mariée avec notre père et ils ont acceptés un poste en Afrique. Mais notre Maman poussé à la fois par Maurice et notre père a cherché à savoir qui était ses vrais parents. Catastrophe pour notre Grand-père, il ne l’avait pas ramené de Suisse c’était une amie de Grand-mère qui venait d’accoucher et Bon papa était son père.

Bastien m’a dit tu as compris. Il me prend pour une oie blanche. Bien sûr que j’ai tout compris. Mon Grand-père était le vrai Papa de notre Maman. Le reste ne m’intéresse pas.

Et c’est à partir de là que le drame s’est noué. Nous vivions notre vie tranquille en Afrique, le Domaine viticole resterait dans la famille puisque Bon Papa avait une fille à lui. Robert n’était pas son fils. Et Anne Marie a pensé faire disparaitre la seule fille qu’elle avait aimé, aidé par Maurice qui voulait devenir le propriétaire du Domaine. Faire disparaitre sa sœur avait été un jeu facile. Joseph le copain Africain de Papa était devenu un espion. Il avait crû aux mensonges de Maurice. Papa dit qu’il est tombé dans un piège machiavélique. Son copain a enlevé notre Maman en lui racontant que sa fille Charlotte avait été transporté à l’hôpital. La suite on ne l’a pas vraiment su. Mais un avion sanitaire avait ramené notre maman et on l’avait enfermé dans les caves de la demeure de sa mère adoptive. Maurice venait tous les jours , elle devait renoncer aux domaines en sa faveur. Mais elle ne voulait pas car elle savait que nous pourrions la retrouver, notre papa était un gendarme.

Ce que Bastien et moi ne comprenons pas c’est pourquoi cette femme est venue nous chercher en Afrique. Notre Papa n’était pas intéressé par le domaine viticole ni notre Maman. C’était peut-être ma faute car j’avais dit à Bon Papa un jour c’est moi qui régnera sur ton Domaine.

On ne le saura jamais.

Fin..