Lumieres dans la nuit

J’ai tout quitté ma famille, mes amis, ma vie, mon travail. J’ai vidé mon compte en banque. Pris un billet de train pour nulle part. Mais je reste en France.

A la gare j’ai rencontré un vieux Monsieur, nous avons passé la nuit sur un banc. Il m’a raconté sa vie. Demain il allait à la maison de retraite, il ne pouvait plus rester dans sa maison, il habitait tout en haut d’un promontoire rocheux. En Ardèche.

Voici son récit, car mon avenir s’est joué ce matin de juin dans une gare à moitié désaffectée où un bus nous avait déposé après s’être fait cueillir en gare de Lyon.

Messieurs que faites-vous là ?

Avec mon grand-père nous avons fait une halte, il n’a pas toutes ses jambes, il fatigue vite.

Où allez-vous ?

En Ardèche

Il n’y a aucun train qui dessert l’Ardeche, il n’y a pas de gare ferroviaire. Vous devez prendre un bus jusqu’à Montélimar. De là vous irez sur Aubenas où il y a une gare routière.

Le vieux Monsieur à ce moment-là m’avait laissé entrevoir un papier. Il y était écrit :

Monsieur Jean Pol heure d’entrée à l’EPHAD ce 23 juin 2012 à 14 h. A Aubenas.

Ni une ni deux, nous roulons en pleine nuit vers Montélimar. J’ai dû hisser Monsieur Jean dans le bus, aidé par le chauffeur un brave homme.

Jean m’a raconté sa vie :

Je suis né à Aubenas le 14 juillet 1922, mon père était cultivateur, ma mère nous élevait. Elle avait eu cinq enfants. Quatre garçons et une fille. Je suis le seul survivant. Deux de mes frères sont morts pendant la guerre 39/45. Un fusillé par les Allemands. L’autre n’est jamais revenu des camps de la mort. Il avait échappé au peloton d’exécution et il est mort en Pologne.

Le plus jeune est mort il y a un mois, c’est la raison qui m’a fait quitter mon village. Je vivais tout près de lui. On s’était inscrit à l’EPHAD d’Aubenas. Donc j’y vais. Pendant la guerre nous habitions Lyon car avec mes frères nous y faisions nos études. Je suis revenu pour voir mon fils…

A ce moment-là, Monsieur Jean s’est mis à pleurer. Je ne savais pas quoi faire. C’était des tout petits sanglots, mais je voyais couler ses larmes.

Alors je lui ai mis la main sur l’épaule en lui disant :

Pépé je suis là.

Je ne sais pas ce qu’il a compris mais dès ce moment je suis devenu ce fils qui était mort car personne ne l’avait averti. Mort pour la France et il n’en avait jamais rien su.

Puis j’ai appris son mariage, sa vie d’abord à Lyon comme notaire, puis un jour il a fait comme moi tout quitté, sa femme, ses enfants et il est parti sur les routes pour échouer dans un village. Avec son frère célibataire il a construit sa maison pierres après pierres. Puis la maison de son frère et de leur petite soeur. Ils vivaient en harmonie. Ses enfants venaient le voir mais dans un village cela n’avait rien à voir avec Lyon. Ils s’ennuyaient, et les vacances terminées partaient à leur vie trépidante.

Petit à petit ils ne sont venu qu’une semaine, puis un jour et puis il ne les a plus revu jusqu’à il y a deux jours. Sa fille ainée vit au Maroc, la cadette sur Montélimar, c’est sûrement la seule qui vient voir son père. Il a dit au revoir à sa fille ainée à l’aéroport Saint-Exupéry, elle ne sait pas quand elle reviendra. La plus jeune était en partance pour le Canada. Son père lui a dit qu’il allait sur Montélimar faire son testament. Et il m’a rencontré.

Je n’ai pas osé lui demander si sa soeur vivait toujours à Lajaresse. De toutes façons je le saurai bien vite puisque je vais y aller. A Aubenas assis devant la gare j’ai téléphoné à l’EPHAD, ils sont venu le chercher, mais auparavant il m’a donné la clef de sa maison. Et une sacoche qu’il m’a demandé de n’ouvrir qu’une fois assis dans son fauteuil en face de l’âtre. Je lui l’ai promis.

Nous nous sommes embrassés, il avait un grand sourire, il m’a dit: « vis heureux mon fils. »

Je suis parti en direction de Vallon-pont-d’arc où j’ai couché dans une chambre d’hôtes. Le lendemain j’ai appris que Lajaresse était tout en haut. Mon hôtesse m »a conseillé d’acheter une carte de grande randonnée, sinon j’allais me perdre.

Cela fait deux heures que je marche, je n’ai pas rencontré âme qui vive. Ah si ! Deux chèvres qui broutaient de maigres herbes le long du chemin. Lorsque soudain j’entends des voix, des rires et dans un tournant de ce chemin qui n’en finit pas de serpenter je me trouve face à deux jeunes filles et un homme un peu plus âgé.

Nous nous saluons, puis l’homme me demande où je vais.

A Lajaresse

Ils se regardent et semblent fort étonné

Vous allez voir Mr Brun ou Madame Michel.

Vous connaissrz tous ceux qui habitent dans le village

Ils s’esclaffent, je me demande au moment qu’elle en est la raison ? Aujourd’hui je sais.

Ça monte, mais c’est faisable. Vous connaissez quelqu’un ?

Oui, je suis le petit-fils de Mr Pol

Voyre grand-père est parti, c’est bien le moment de venir.

Je sais qu’il est parti, c’est lui qui m’a invité d’aller chez lui pour mes vacances.

Et bien bonnes vacances !

Et leur rire me poursuit.

A suivre…

Lumière dans la nuit.

Avant de vous proposer un nouveau récit dans quelques heures ou jours, je voulais vous signaler que j’ai inventé mon village. A l’heure où je vous écris je pense le situer en Ardèche sur un piton rocheux…

Soyez patient, par contre je voulais remercier Martine qui, ce matin en lisant son billet m’a donné une idée.

C’est le titre…

A bientôt

L’Inconnu du 7 h 12/14-3

Ce que nous ignorions c’est qu’au moment de l’attaque Isabelle et Edith ayant entendu gémir un homme derrière une dune s’étaient avancées en rampant et découvert un spectacle ahurissant.

Deux hommes maintenaient en joue le Général de la Roche. Un était un bédouin et il avait la gâchette d’un pistolet sur la tempe du général, l’autre avait un fusil et une lame brillait dans sa main pleine de sang. Un homme était à terre et saignait abondamment, c’était le Colonel Berthier du Régiment de chasseur Alpin de Briançon.

Sans se concerter les deux jeunes femmes avaient tiré de leur poche un couteau et dans un ensemble des plus parfaits et au niveau du cou avaient blessés mortellement celui qui venait de tuer le Colonel. Quant à l’autre la lame lui avait effleuré le cou et en se retournant avait aperçu Isabelle qui n’avait pas eu le temps de se baisser. Il lui avait tiré une balle dans la tête, et c’est Edith qui avait réussi à l’abattre en lui tirant une rafale avec son FAMAS.

Avec les cris et le bruit des armes personne n’avait su le drame qui s’était déroulé tout près de nous.

Édith avait toujours dit avoir vu une femme s’enfuir, elle n’avait pas pu la poursuivre tant la bataille faisait rage et que le Général avait besoin de soins ainsi qu’Isabelle. Le Général n’aurait jamais dû être sur cette embuscade or il avait été appelé par une femme qui lui disait :  » je viens d’être faites prisonnière par les rebelles, ils vont être pris dans un guet apens mon gé ». Et la communication avait été coupée.

Était-ce Mimie ? Avait-elle eu du remord ? A ce jour nous n’en savons rien. Nous ne l’avons jamais revu, enfin on croyait jusqu’à aujourd’hui…

En rentrant en France nous avions tous pansé nos plaies jusqu’au jour où Dimitri m’avait demandé si j’étais prête à faire un sacrifice pour quelques mois.

Il fallait que je dise à mes parents ainsi qu’à mon frère et à tous mes amis que je m’étais fait à l’armée que je me séparais de Dimitri.

J’étais abasourdie, la seule chose que j’avais faites c’était tourner les talons et partir en courant tout en pleurant. Dimitri m’avait rattraper dans l’escalier du Ministère des Armées. Il m’avait câliné puis nous étions remontés et c’est à ce moment là que j’avais retrouvé le Général De la Roche. Patiemment il m’avait expliqué ce qu’il allait se passer.

Nous allions montés de toutes pièces le plus gros canular mis en place depuis le cheval de Troie.

Notre cheval de Troie ce serai le Projet 50. 50 comme les 50 ans de mon Régiment. J’allais aussi dire que je quittais l’armée et pendant six mois voir plus si nous ne trouvions pas ce qu’il s’était passé au Mali. J’étais toujours sous les ordres du Général mais il devenait mon Boss. Ceci en accord avec notre Ministre de tutelle.

Ce projet consistait à laisser entendre que nous préparions une arme extraordinaire qui empêcherait les bombes de tomber sur un Pays. Une espèce de parapluie anti bombe. Plus c’était gros plus nous serions crû. Surtout que plancherait dessus de grosses pointures comme des généraux, des colonels et deux très grands scientifiques. Et une femme qui dans l’armée était devenue la mascotte de tous les régiments par ces nombreux exploits aux commandes de son hélicoptère. Une pilote hors paire, par contre elle venait de se séparer de son beau et ténébreux mari le Commandant Dimitri Mahusier. Ceci afin d’attirer comme de la glue des prétendantes…

Une fois cette bombe lancée, nous avons eu de nombreux appels téléphoniques de Pays qui voulaient nous prêter des agents pour nous aider. Tant le projet intéressaient. Mais aussi nous avons subi des assauts répétés d’autres pays qui essayaient de détourner nos agents. Tous intégrés ils n’ont rien dit. Surtout qu’au fond ils n’avaient rien à défendre puisque c’était faux.

Nous avions trouvé un bureau que nous avions baptisé Import-export. Nous n’étions pas tous présents tous les jours sauf le Boss, et les deux scientifiques, ceci pour accréditer la thèse que c’était un projet exceptionnel qui méritait les meilleurs. Quant à Moi j’étais là plus pour le courrier. Je ne m’ennuyais nullement car je passais du temps à discuter avec mon Boss de strategie militaire. Les deux scientifiques étaient largement occupés pour d’autres affaires.

Pendant trois mois hormis les sollicitations dont j’ai fait état, rien ne s’était passé de probant.

Puis j’ai reçu un courrier anonyme qui disait ceci :

Souviens-toi d’Isabelle morte par ta faute.

J’ai donc comme prévu dans mon contrat donné aux experts de la gendarmerie le courrier où ils n’ont trouvé aucune trace d’ADN connu. Rien ne permettait de trouver qui avait pu envoyer pareil courrier. Comme j’habitais dans un hôtel, on avait pu me suivre, mais encore fallait-il savoir que j’étais au Mali ?

Chacun de ceux qui étaient dans le Commando ont subi un test de graphologie. Aucun d’eux n’étaient celui qui avaient écrit le courrier. Le Général, Dimitri et moi avons pensé que c’était la seule qui avait déserté Marie Christine dit Mimie qui devait en être l’instigatrice. Après quelques recherches, nous avons retrouvé dans les archives de l’armée une note écrite de sa main. Et c’était bien son écriture. Mimie était en début de cette année au Québec car le tampon et le timbre le prouvaient. Nous ignorions si elle n’avait pas un complice qui l’avait posté à sa place. Dès janvier nous avions diffusé la photo que nous avions d’elle à Briançon et au Mali à tous les aéroports. Mais jamais nous avons pensé qu’elle subirait une « chirurgie faciale complète » .

Celle qui se trouve dans une cellule de la police a eu le visage entièrement refait selon les médecins qui l’ont examinés. Oreilles forme du visage, bouche implantation des cheveux. Méconnaissable puisque Dimitri ne l’a pas reconnu. Ni aucun d’entre nous.

Mais je dois continuer mon récit. Depuis le mois de mars je croisais toujours le même homme, c’était Gwen sans être Gwen, lui était rentré avec nous, mais vu avec du recul il n’avait jamais fait mention qu’Isa était sa demi-soeur.

Puis les annonces dans le journal ont commencées à paraître, les premières je n’y ai pas prêté attention. Puis comme je cherchais un pied-à-terre plus loin de Paris et sa banlieue j’ai un jour machinalement regardé les annonces dans leur intégralité, certains jours pour m’occuper dans les bureaux d’import-export. C’est aussi à ce moment-là qu’un Colonel qui partait à la retraite nous a demandé de prendre sa petite fille qui voulait travailler dans le secrétariat, car elle n’avait pas trouvé de stage. Mon Boss a hésité mais comme il connaissait la jeune fille nous l’avons pris pour un stage de 15 jours. Nous lui avons donné un travail bidon et nous ne pensions pas qu’elle allait nous trahir.

la louve était entrée dans la bergerie.

Elle avait demandé le dernier jour où elle nous quittait si elle pouvait m’envoyer un courrier pour me remercier. Un des scientifiques lui l’avait donné. Ce jour là j’etais avec mon fils et Dimitri chez ma belle-mère qui très malade n’était pas au courant du mensonge orchestré auprès de mes parents et de tous ceux qui me connaissaient. C’est ce jour-là que Dimitri m’avait dit avoir rencontré au sein de la BRI une jeune femme charmante. Cela montrerais aux yeux de tous que notre mariage était terminé.

A nouveau j’avais eu un pincement au coeur et senti que Dimitri s’éloignait. Mais en bon soldat je me sacrifiais sans penser que le piège se refermait sur nous. La porte était ouverte et j’allais être dans la tourmente.

Et bien entendu Gwen était parmi ceux qui allaient me servir de garde du corps, tout en nous trahissant. Vraiment j’avais senti le vent tourné et lui avait commis de nombreuses fautes. Quant à sa demi-soeur elle dès son apparition dans les bras de Dimitri je l’avais détesté. Gwen et Marie nous observaient pour nous faire tomber. Mais la question reste poser pourquoi nous haïr ?

Je fais partie de ceux qui vont interroger Marie, la nuit dernière Gwen s’est suicidé dans sa cellule. Il a laissé une lettre où il accuse Marie d’avoir soudoyé la petite stagiaire en lui faisant peur. Et d’avoir mis en place au Mali le guet apens où bon nombre de nos camarades sont tombé. En ce qui concerne l’accident sur l’autoroute où le Général devait mourir, il a dit être le conducteur de la moto et Marie le bras armé. Mais il expliquait pas la raison qui avait poussé Marie… Quel que soit son prénom à commettre ces actes odieux, surtout ceux du Mali et l’attentat sur le Général. Il ajoutait que c’était lui qui avait refait le visage de tous ceux qui se trouvaient à la gare. Il donnait leur adresse, et pensait qu’il n’en manquait qu’un seul à l’appel. Le mari de sa soeur .

EPILOGUE

Marie est muette, aucun son n’est sorti de sa bouche, aussi nous l’avons remise aux autorités militaires. Elle risque la cour martiale et la prison militaire à vie alors que nous lui avions proposé pour qu’elle se mette à table d’être emprisonné à la Maison d’arrêt de Versailles.

Au moment où elle part menottée, de rage je lui dit que Gwen s’est pendu dans sa cellule et qu’il l’accuse dans une lettre. Elle me regarde et me dit :

Je sais que tu ne m’aimes pas, mais toi tu m’as pris le seul homme que j’aimais, aussi je te hais et dehors un jour où tu ne t’y attendras pas mon mari te tueras. Peu importe les dommages collatéraux c’est un kamikaze, un rebelle à toutes causes c’est un terroriste. Cette tirade et cet aveu rejoignaient ce que nous avions lu dans le courrier d’adieu de Gwen.

Je n’ai rien laissé paraître mais je me suis effondrée dans les bras de Vincent mon beau-frère dès qu’elle n’était plus dans le Commissariat. Moi qui pensait être à l’abri en ayant trouvé celle qui nous avait fait tant de mal. Dehors il y avait un homme qui savait tout de moi.

A 25 ans rester en prison à vie ce n’est pas ce que chacun veut vivre. Elle n’a assassiné personne, elle a juste commandité et livré aux rebelles ses camarades de combat et son Colonel. Et a essayé d’éliminer le Général de la Roche en l’attirant dans le guet-apens. Elle a programmé l’accident et tuer les deux gardes du corps et sûrement pensé les avoir tous éliminés. C’est une tentative d’attentat sur un haut gradé. Et surtout le Général ne pourra plus être sur le terrain. Son travail va consister à être dans l’administration. Mais le connaissant comme nous le connaissons tous il sera appareillé et commandera à nouveau ses femmes et ses hommes.

J’ai réussi à siéger au tribunal militaire, le Général a pensé qu’en me voyant elle parlerait. Elle n’a pas d’avocat, elle va se défendre seule.

En effet le premier jour dès qu’elle m’a vu elle a demandé que je sois révoqué. Le Général avait prévu cette hypothèse et avait ajouté dans l’acte d’accusation que les seuls jurés militaires seraient ses anciens compagnons d’armes y compris Dimitri et forcément moi Edith Mahusier.

Elle n’a rien dit mais j’ai senti au regard qu’elle m’a lancé qu’elle était à son tour pris au piège. Nous avons dû attendre huit longs jours avant qu’elle nous dise la raison pour laquelle elle avait essayé de tuer par deux fois le Général de la Roche.

En faisant des recherches sur ses origines elle était tombée sur un livret de famille qui appartenait à ses parents. Sur la page de leur mariage il était noté que sa mère morte à sa naissance s’appelait Myriam de la Roche, elle était la fille unique du Général. C’ est la raison pour laquelle elle s’était engagée dans l’armée. Un jour elle avait fait un acte de bravoure et le Général l’avait décoré, au moment où il lui mettait la médaille, elle lui avait dit :

Je suis Marie votre petite fille. Le Général avait continué son travail et quelques jours plus tard avait fait appeler Marie.

Le Général étant le procureur lui avait dit que vous ai-je répondu ?

Que vous n’aviez jamais eu d’enfants n’étant pas marié, par contre vous aviez un frère mais qu’il travaillait dans la vie civile et qu’il n’avait jamais été Général.

Pourtant je l’ai vu ce livret de famille s’était mise à vociférer Marie. Il avait fallu l’évacuer et décider que la séance reprendrait à 14 h, le temps que chacun reprenne ses esprits.

Mais pourquoi me disais-je au moment de la pause elle nous a entraîné dans sa vengeance ? Dimitri m’a dit au creux de l’oreille qu’il avait compris. Et que si elle ne parlait plus , il demanderait a être cité comme témoin à charge.

A son retour la pièce était électrisée par ses propos du matin.

Le Général Francis de la Roche ayant demandé de témoigner avait été appelé à la barre.

Il avait raconté que son frère aîné avait eu cette enfant la mère de l’accusée avec leur bonne il avait à peine 15 ans. Son père militaire de carrière l’avait mis dans un lycée Militaire pour qu’il rentre dans le droit chemin. Ce qui du reste était arrivé. Il avait ôté par contre de son nom la particule et s’appelait Paul Roche. Il avait coupé les ponts avec sa famille mais voyait de temps en temps ses frères et soeurs.

Quant à la jeune bonne son père lui avait donné de l’argent pour qu’elle puisse mettre son enfant au monde et lorsque sa petite fille s’était mariée lui avait laissé prendre le nom de De la Roche, le Général avait toutefois ajouté que Francine n’en ferait pas état et qu’elle prenait celui de son mari. Et que personne ne devait savoir quoi que ce soit. Mais le livret de famille les avait trahis. Car l’histoire s’était répété, cette jeune femme avait eu Isabelle et un autre enfant avec son mari et Mimie ici présente, et Yves avec le père de Gwen.

Dimitri avait laissé au Général un mot et avait demandé de témoigner si Marie ne parlait pas. Cette dernière à la suite des explications du Général s’était à nouveau muré dans un silence impressionnant. Personne ne parlait. Au bout d’un quart d’heure le procureur Général avait appelé à la barre Dimitri.

Marie avait poussé un hurlement en le couvrant d’injures et en lui interdisant de parler.

Dimitri avait livré à la cour que Marie et Vincent son frère étaient parent par leur mère. Comme Vincent et Isabelle n’était pas le frère et la sœur de Marie et d’Yves ils avaient à la mort de leurs parents été placés dans un foyer. Puis Vincent avait été adopté par les parents de Dimitri. Isabelle avait refusé d’être adoptée.

Marie se souvenait de Vincent qui s’occupait d’elle jusqu’à ce que son père l’emmène avec son frère vivre chez Gwen. Enfant unique, s’il avait aimé cette petite soeur il avait haï Yves, c’était un garçon et il était brillant dans ses études tout lui réussissait. La jalousie s’était insinué en lui jusqu’à l’avoir poussé à s’engager. Il était mort cinq ans auparavant en héro.

Marie avait retrouvé Vincent, effectivement il s’appelait Mahusier, mais en allant au Services Sociaux elle avait réussi à demander son dossier en se faisant passer pour Isabelle. Elle avait découvert que Vincent avait été adopté par la famille Mahusier, elle servait sous les ordres d’un Mahusier, elle s’était rapproché de lui et avait voulu avoir une aventure avec lui, et il.lui avait appris qu’il était marié à une femme adorable .

Un jour qu’elle passait à proximité du mess des officiers elle les avait vu s’embrassant comme des fous, les avaient suivis et elle avait fomenté une vengeance pour se débarrasser de celle qui lui prenait son amour.

Marie au moment où Dimitri a terminé son témoignage, elle se lève et lance un couteau sur Dimitri qui le reçoit dans le coude. Elle est ceinturée et emmenée. A ce jour nul ne sait qui a pu lui donner ce couteau.

Avant d’être enfermée, on lui a ôté la seule médaille qu’elle avait eu. Marie est enfermée à vie dans une prison militaire et suit un traitement psychiatrique.

Son mari a été tué dans une embuscade par Édith. Personne ne lui l’a dit.

FIN

J’espère que vous vous perdrez pas dans cette histoire de famille.

Francine est à la fois la nièce du General et la mère des quatre enfants Isabelle l’aînée et Vincent le cadet.

Avec le père de Gwen elle a eu Marie et Yves son jumeau.

Ces deux derniers ont été accueilli chez les parents de Gwen compte tenu que le père de Gwen était aussi leur père.

Quant à Vincent il a été adopté par les parents de Dimitri. Isabelle préférant resté en foyer.

A bientôt pour une nouvelle histoire….

L’Inconnu du 7 h 12/14-2

Deux ans plus tôt quelques parts au Mali

Le General de la Roche avait donné l’ordre de former un commando issu de deux corps d’armée au Commandant Eric Pellot qu’il avait nommé à la tête de ce groupe, c’est ce dernier qui était chargé de trouver 15 hommes et femmes pour accomplir une mission particulière classée top secret. Ils devaient débusquer des terroristes qui se cachaient dans un village acquis à la cause de l’armée Française. Toutefois aux alentours subsistaient quelques résistants rebelles.

C’était une mission qui avait besoin de tireurs d’élite, pilotes d’hélicoptères et traducteurs. Une cuisinière et un prêtre complèteraient le groupe.

Pour Éric la meilleure ne pouvait être que sa soeur Edith qui avait à son actif plusieurs citations et médailles militaires. Aussi ce fut une des premières à venir. Mais il lui fallait l’aval du Général pour l’ensemble du groupe issu de l’armée de terre et de l’air.

Et c’est ainsi qu’autour d’eux étaient arrivé Dimitri son beau-frère tireur d’élite appelé depuis Paris ainsi que deux de ses compagnons, puis Mohamed, Timothée, Tomas,Mimie,Isabelle , Annette, Clément, Alexandre, Philippe Pont, petit curé avait accepté de faire partie de ce commando et Gwen, C’était ajouté deux soldats un qui se faisait appeller Stan, il avait une bonne gâchette et était chasseurs dans le civil. On l’avait déjà repéré pour ses tirs qui faisaient mouche à chaque fois. Le second se nommait Martin, il était mécanicien sur Airbus. Pour les hélicoptères il n’avait pas son pareil pour découvrir rapidement la moindre panne.

Ils étaient nombreux, mais tous ignoraient de combien d’hommes il fallait le moment venu. Cette unité spéciale s’entraînait jour et nuit et il saurait dans l’heure qui suivait quand ils partiraient.

Rien ne s’était passé au cours du premier mois, lorsqu’un soir le Général et le Colonel de l’unité d’Edith nous avait demandé de tous se préparer nous partions pour une destination inconnue, seules Edith et Clément avaient été autorisé à voir les plans. Et comme Clément nous l’a dit plus tard il ignorait même le nom du premier village où les hélicoptères allaient nous déposer. Nous sommes restés dans ce village trois jours à s’ennuyer. Les hélicoptères étaient dissimulés derrière une dune. En rigolant on disait à notre petit curé d’implorer le ciel pour éviter qu’il y ait une tempête de sable

Le troisième soir branle-bas le combat c’est le départ pour l’opération Hibou du désert. Nous étions répartis dans les deux hélicoptères. Nous avions tous des cagoules et pour les hommes nous avions reçu l’ordre de nous faire pousser la barbe, habillés de la même manière, personne ne savait qui était qui ? Sauf le Général et les deux Colonels de chaque armée.

Au moment de partir il manquait à l’appel selon Éric, deux combattants, rapidement nous apprenons que Gwen est reparti appelé dans le campement de base. Quant à celle qui se faisait appeler Mimi elle avait tout simplement disparue, mais elle avait réussi à convaincre sa sœur Isabelle de la remplacer aux pieds levés. Quant elle est arrivée en courant elle a juste dit :

Excusez moi mon Commandant

Eric lui a répondu :

Silence plus personne ne parle.

Nous sommes arrivés de nuit et de suite nous avons essuyé les premiers coups de feu.

Nous étions tombés dans une véritable embuscade, c’était un guet apens. Nous avons engagé le combat avec des terroristes deux fois plus nombreux que nous. Certes nous en avons tué un grand nombre, et fait prisonniers des blessés et celui qui semblait être le chef.

Nous avons subi des pertes considérables Isabelle la fiancée d’Eric a reçu une balle dans la tête, elle est morte dans ses bras. Philippe dit Pompon a eu la tête à moitié arrachée il avait son œil qui pendait dans le vide. Alex et Martin ont sautés sur une mine. Ce fut un carnage.

Un des hommes du village nous a appris qu’une femme blanche blonde était arrivée trois heures avant l’attaque et avait expliqué au chef du village que des français allaient venir les attaquer. Le chef du village avait transmis aux groupes armés du désert une attaque imminente. Et ce fut confirmé par le chef des terroristes qui l’a même décrit d’une manière dont on ne pouvait pas douter. C’était bien Mimi de son prénom Marie-Christine dont ses papiers faisaient foi.

Mais Mimi avait aussi passé pas mal de temps comme infirmière dans plusieurs villages et le doute était dans nos têtes.

Nous avons tous été rapatriés en France, certains ont démissionnés ne pouvant même plus se regarder dans une glace. Les autres ont soignés leur blessure tant à leur corps qu’à l’esprit.

Nous n’avons jamais revu Marie Christine Gardon. Est-elle morte ? Pour l’armée officieusement elle est portée disparue, mais en réalité elle est recherchée pour haute trahison.

A suivre…

L’Inconnu du 7 h 12/14-1

Non ce n’est pas possible qu’il ait eu connaissance de ce que nous avions mis en place Le Général, Dimitri et mon frère Éric suite aux évènements horribles qui étaient arrivés au Mali quatre jours avant notre retour en France.

Il faut que je revois cette photo, comment Dimitri a compris qui était une des femmes voir les deux ?

Pourquoi le Général a-t-il fait allusion à une sœur de Gwen alors qu’elles sont deux

Tout ceci est bien étrange. Avant le retour de Dimitri il nous reste une heure trente, j’ai largement le temps de faire le point avec Eric et Tom et pourquoi ne pas y associer notre petit curé. Mais je ne puis laisser le Général seul en le privant de notre compagnie. A moins que je lui en fasse part auparavant et qu’ensemble nous avancions.

Dans quinze jours j’aurais rejoint ma nouvelle affectation il faut que je sois libre de mes mouvements sans toujours penser aux risques que je fais courir aux miens ou à l’incertitude qu’il pèse au-dessus de ma tête.

Savoir qui a un lien à la fois avec l’armée et la vie civile ?

Qui a commandité l’attentat contre le Général ?

Qui a kidnappé mon fils et s’en est pris à mon frère et ma mère ?

Qui était le mystérieux interlocuteur de Gwen et qui lui a donné l’ordre de me nuire. Quoique pour Gwen je ne sais pas à quoi m’en tenir. Ignorait-il que son frère était mort ? Et pourquoi ne m’avoir jamais parlé de sa soeur ou demi-sœur ?

Que de questions sans réponse ce matin. J’espère qu’avec le retour de Dimitri j’en saurais davantage. Perdue dans mes pensées je n’ai pas vu arriver mes frères d’arme. Je sursaute lorsqu’une voix m’interpelle.

Madame la Colonel est perdue dans ses rêves.

Pardon

Mes respects Madame la Colonel

Je reconnais mon aide de camps le Major Philippon connu sous le sobriquet de Pompon.

Rompez Major

Et je l’embrasse comme si nous nous étions quittés hier, alors que je ne l’avais pas revu depuis plus d’ un an et dans des circonstances terribles. Je l’examine de la tête aux pieds mais m’aperçois rapidement qu’il a un oeil fixe, sa blessure après l’attaque était assez horrible il avait le visage en sang et son oeil gauche pendait dans le vide.

Edith je ne suis plus Pompon mais oeil de lynx. L’armée m’a dit que j’étais bon pour le service si je voulais rempiler.

Et tu as dit oui

Bien entendu et le Colonel que tu vas remplacer m’a affecté au mess des officiers.

Et…

Si tu me veux me voilà

Mon pauvre Pompon ça va être dur de lui dire ma Colonel s’ esclaffe mon frère !

Mais je n’ai pas le temps de répliquer je vois arriver Dimitri assez abattu mais il fait le V de la victoire. En arrivant à notre hauteur il s’étonne de nous voir dans le couloir mais comprend en voyant sortir de la chambre le médecin chef une infirmière et le médecin des armées notre frère d’armes poussant le fauteuil roulant de notre Général.

Ah vous voilà Dimitri, alors vous l’avez mis aux arrêts.

Mon Général je l’ai mis dans une cellule.

Chez vous ?

Oui car avant de la livrer à l’armée je veux connaître ses raisons qui l’ont poussé à nous nuire.

Elle s’est laissée faire

Non mais j’avais emmené Clément, Mohamed et Timothée. (1)

Je piaffe d’impatience, mais de qui parle Dimitri, je tourne en boucle où le coup porté à la tête m’a laissé des séquelles. Ce n’est pas possible je suis dans le flou total. Poussé par le petit curé le Général arrive à ma hauteur et me tend une photo.

C’est la même sans être là même, ils sont au même endroit mais un tantinet plus vieux. Les filles ont vingt ans, les garçons quinze. Il m’a suffit de poser les yeux sur la photo pour la reconnaître.

Cette g***e a fait tuer sa sœur, je ne l’aimais pas cette femme. Je me retiens de la traiter de tous les noms.

Dimitri s’approche de moi et me dit :

C’est finis mon amour, nous allons pouvoir redevenir mari et femme bien que sur le papier nous l’étions toujours.

Merci Dimitri et Edith d’avoir accepté de jouer cette comédie aux yeux de vos parents et de votre grande famille qui est l’armée. Mais nous allons ou plutôt vous allez devoir l’interroger pour comprendre qui a trempé dans l’opération Projet 50.

Après c’est à l’armée de la juger. Mais mes petits avez-vous vu l’heure ? Il.serait grand temps de nous rendre à cette cérémonie.

Dont vous êtes l’instigateur mon Général

Ah non vous n’allez pas vous en sortir comme ça clame Eric, j’exige une explication. Edith qui est cette femme ?

Je sais très bien que tu as compris mais tu veux me l’entendre dire

Effectivement alors à toi l’honneur

Myriam Dupin la soeur d’Isabelle. Marie, Isa en légende sous les photos.

Personne n’a dit un mot, tous ont eu une pensée pour Isabelle morte au combat dans une embuscade. J’entends les sanglots d’Eric. Je lui prends la main et nous partons tous à la cérémonie. Avant d’entrer le Général donne un mouchoir à Eric et lui dit nous vous attendons mon vieux allez vous rafraîchir.

C’est notre Commando au complet qui rentre, au départ quatre femmes dix hommes. Hélas il ne reste qu’Annette et moi comme femmes. Et chez les hommes il manque à l’appel Alex mort aussi dans l’embuscade.

A notre nom ,nous répondons présent et sans se concerter à l’énoncé du prénom d’Isabelle et Alexandre nous disons d’une seule voix Mort au combat. Nous recevons tous la légion d’honneur ainsi que nos camarades mort dans l’exercice de leur fonction à titre posthume.

Auparavant Boris avait reçu la médaille du courage pour avoir au péril de sa propre vie protégé son patron. Ainsi que ses deux collègues mort.

J’ai aussi reçu et là je ne m’y attendais nullement la médaille du courage pour avoir au péril de ma vie sauvé le Général et notre Colonel.

Et j’ai été nommé devant ma famille, mes camarades et les ministres : Colonel. On m’a ajouté à mon uniforme les épaulettes destinées à ma nouvelle fonction.

Après la cérémonie nous avons pris le vin d’honneur et Dimitri et moi avons annoncé que notre amour n’était pas mort. Que c’était pour trouver qui nous avait trahi que nous avions dit être séparé. Mais pour Hugo nous l’avions toujours préservé.

Nous annulons le repas qui devait tous nous réunir car nous avons du travail en perspective. L’interrogatoire de Marie et Gwen va commencer. Nous serons aidé en cela par les hommes de Dimitri et de son frère Vincent, police et gendarmerie réunis. Ce sera d’abord informel puis selon les résultats obtenus ou non, nous les livrerons à un tribunal militaire.

Nous avons 48 h pour trouver qui était le commanditaire et qui nous espionnait pour l’opération Projet 50. C’est ce que vient de nous dire le Général de la Roche. Et nous voulons aussi savoir pourquoi Marie nous a trahis et fait tomber dans ce guet apens.

Pour aller plus loin nous reviendrons en arrière à ce jour maudit dans le désert Malien où notre Commando…

  1. Mohamed dit Momo
  2. Timothée dit Tim

Suite et fin prochainement…