L’enfant de personne (1)

Tu es la fille de personne…. Combien de fois au cours des dix premières années de mon enfance l’ai-je entendu….L’enfant de personne.

Lorsque je tendais les bras vers la vieille femme assise au coin de l’âtre, l’aïeule comme disait Pierrot le grand dadais nommé ainsi par son père, un homme méchant brutal, qui, m’inspirait une peur qui grandissait au fur et à mesure que moi même devenait une fillette.

La vieille me repoussait et moi comme trois pommes à genou basculait en arrière et immanquablement j’hurlais. Si Pierrot était dans les parages, il se précipitait vers moi, il me relevait et m’emmenait dans sa chambre pour jouer à la poupée. J’étais sa chose. La première fois qu’il m’a déshabillée je devais avoir six ans, ou c’est parce que je m’en souviens, il est bien possible qu’il ait commencé bien avant. Il n’allait pas très loin mais je pense qu’il me faisait subir ce que la morale réprouve. Habilement il me chatouillait mais parfois j’avais mal, aujourd’hui je sais ce qu’il m’ a fait.

Et un jour je me vengerais.

Je ne sais si je continuerais cette nouvelle, c’est à vous de me le dire.

EvaJoe

Clapotis d’une barque

Photos de l’arrière plan

Brisant l'éclat du soleil, la barque effleure l'eau
Elle rêve de voiles gonflant sous le vent
Afin de fuir la foule des estivants
Elle, toute petite n'a rien d'un vaisseau.

Abreuvé d'amour, il la caresse comme une femme
I fait corps avec celle à qui il a donné son âme.

Le chuchotis de l'eau clapote sur la barque
Encore un coup de rames, elle s'éloigne du rivage
Où dans son écrin de verdure, la voici vitrine en voyage
Pour enfin atteindre les rives ombragées d'un parc.

Les phares du Ponant

Du phare de Kéréon à celui de la Jument

La mer d’Iroise monte à l’assaut des gardiens des mers

Ces vigies d’un autre siècle n’ont jamais été chimère

Frappés par les embruns, ils sont un cap au milieu de l’océan.

EvaJoe ( extrait de mon recueil de poèmes A l’encre de mon imaginaire )

Surfer en eaux troubles

Chapitre 1er

Aussi loin que mes souvenirs remontent je me revois enfant, timide, de grosses lunettes me mangeant le visage, une frange et une queue de cheval parachevaient le tout. Il était tout au plus ingrat, mais j’avais deux magnifiques yeux bleus, c’était des petites lumières sur mon visage, mais au fil du temps je les cachais derrière des linettes de plus en plus moches, voire même fumées beaucoup plus tard.

Mon père était le PDG d’un grand laboratoire, grandeur et décadence, je résume en ces deux mots toute la vie de notre famille.

Au début de ma scolarité j’allais de la maternelle au primaire chez des dames fort strictes, je m’habituais rapidement à leur manière sévère de nous réprimander quand nous dépassions les bornes, je me fis des copines mais pas de véritables  amies.

EvaJoe ( extrait d’un livre jamais publié écrit en 2000)

Souvenirs !

A cet impossible tant désiré

Que je ne puis saisir ni attraper

A ces rêves fous qui ne sont jamais arrivé

 

Je revois ces sommets enneigés

Ces plages aux reflets irisés

Ces sentiers escarpés

Et ces chemins détournés.

 

Ce paysage lunaire aux cendres encore fumantes

Ce petit coin de campagne au charme désuet

Cette cathédrale et ces vitraux grandioses.

 

Il y a dans les voyages  des moments irréels

Des rencontres qui sont éternels

Et des souvenirs à jamais gravés