Le crime de la Croix du Détour (titre provisoire)

Bonjour la nuit dernière j’ai écrit ce début de texte, si vous pensez que cela va vous intéressez je pense que je le continuerais, car mon imagination est galopante ces temps-ci!

J’en met quelques lignes….

 

 Jules était arrivé le premier, il attendait ses copains à l’endroit où la veille ils avaient relevé les traces du cerf, il faisait encore froid, une fine couche de neige avait saupoudré les prés, les arbres en fleurs allaient souffrir, son beau-père allait encore pester contre le monde entier, comme si c’était leur faute.

Il en était là de ses réflexions quand un craquement imperceptible se fit entendre près du gros chêne. Ce n’était pas ses copains, il était encore trop tôt. Puis un cri, des bruits de lutte. Jules se fait tout petit et se cache tant bien que mal sous la frondaison, pourvu que ses copains ne déboulent pas du sentier de la Croix du Détour sinon cela pourrait être dangereux. Soudain les craquements se rapprochent, Jules se fige et ne respire plus. Il voit à quelques encablures deux grosses chaussures  noires, recouvertes de vase, celui-là a dû se promener vers la mare du vieux château. Un morceau de ferraille pend à son extrémité, comme si ces chaussures étaient mal ressemelées. Jules reste tapi, son souffle se régularise, l’individu poursuit son chemin.

Ouf! Pense Jules il ne m’a pas vu, c’est sur ces entrefaites qu’arrivent Paulo et Aubin, l’individu est donc repartis par la forêt puisqu’il n’a pas croisé ses copains. Faut-il le leur dire ou se taire, Jules juge plus prudent d’attendre si cette échauffourée aura des conséquences, il serre la main à ses copains et tous les trois se dirigent vers le château. Ils jouent aux chevaliers comme tous les enfants de leur âge, mais Jules n’est pas tranquille, les événements du début de journée sont encore bien présent, personne ne doit savoir qu’il a été témoin d’un…Mais de quoi a-t-il été le témoin involontaire. Une dispute? Un meurtre, il ne sait pas. 

 

Hermione porteuse de Liberté!

Pour ton nom la mythologie fut ton berceau

Mais en ce jour nous honorons le vaisseau

Hermione!

En entendant résonner tes canons

J’ai une pensée pour le Marquis de La Fayette

Inscrit sur mon arbre généalogique.

Il y a 235 ans tu partais pour des terres lointaines

Tel un héros pour secourir le nouveau monde.

 

Aujourd’hui ton vaisseau copie conforme

part affronter les vagues pour gagner l’Amérique.

Des hommes et des femmes t’ont remis à flot

Pendant 17 ans ils t’ont reconstruit à l’identique

Tu as fière allure sous ta coque vernie

avec tes lignes et tes courbes en une belle harmonie.

 

Tu es l’emblème d’une Paix retrouvée

Tu ressembles à une cathédrale inversée

Tu es un chef d’oeuvre

Car porteuse de Liberté

 

 

Car c’est avec fierté que nous assistons

au départ de cette frégate royale

 

EvaJoe avril 2015

 

 

Les mots joueurs!

Chaque mardi après-midi depuis janvier je retrouve soit une classe de CP, soit les CE1 et CE2  de mon village et je leur raconte un de mes contes écrits pour les enfants et parfois aussi pour les grands enfants.

Un de mes textes a même été travaillé par les enfants du CE1 et CE2. Leur institutrice m’a demandé le texte « Perle de Lune » et en a fait un livre illustré par les enfants. Mais avant que je le photographie pour vous le montrer, il doit être montré à l’ensemble des 4 classes et chaque enfant doit l’emporter chez lui pour le montrer à ses parents, ce n’est qu’à la fin de l’année que vous le verrez. Ce n’est pas si loin puisque c’est début juillet.

A l’issue de la dernière séance de mardi, cette même institutrice m’a demandé de récidiver et de leur écrire un texte court  avec des jeux de mots , afin qu’ils aient largement le temps de l’illustrer.

Voici ce que cela donne:

 

Cette nuit les livres sont en effervescence. Dans le grand livre d’images, les photos se sont envolés. Il n’y a plus de mots, seuls les lettres sont là et essayent de se souvenir quels mots ils formaient.

Les A se regroupent avec le P et le R, car disent-elles, elles se ressemblent…

Le W avec le M car le W trouve qu’en faisant la cabriole, il ressemble au M

D’autres refusent que MAUX viennent semer la zizanie dans les mots.

Maux qui veut dire le mal tu ne peux venir dans notre livre  parle d’une voix forte le O qui enfle énormément!

– Te sens-tu mal ? Lui demande le I, droit comme un jour sans fin…

L’O tonne d’une voix de stentor : Taisez-vous.

 

Tous rient sous cape

La saison s’installe (l’O tonne) et s’étale sur la page blanche. Il remplace l’I, vert de rage qui s’éloigne enfin.

Mais les T  font entendre leurs voix, trépignent et tentent de faire tomber les ténèbres.

Il n’y a que les P qui ne disent rien, ils attendent sagement avec les V des violettes au cœur tendre et aux jolis yeux parme. Même les papillons s’y mettent, et chuchotent c’est le Printemps qui chasse l’I vert et repousse le vilain O et son cortège qui tonne, comme  l’O rage lorsqu’il voit ça.

Alors la mélodie des mots coeurs se fait entendre, parfois ceux-là à force de parler de cœur le font pour ne rien dire mais là ils se moquent  de tout et de rien.

Le jour va bientôt se lever il faut que toutes les lettres se mettent en place. Déjà les mobiles tournent et valsent accrochés au lampadaire. Ils sont couleurs jonquille, perce-neige et pâquerettes.

Le grand livre de la bibliothèque va retrouver son entrain grâce aux mots qui se sont levés tôt, et, qui pour une fois ont accepté de jouer dans la même cour.

Ils ont réussis à écrire un beau livre et ils ont de belles images pour l’illustrer.

Les motifs marquent les pages de dessins aux allures fantasques l’on dirait des chevelures se mirant dans l’eau où  d’autres s’accrochant dans les arbres.

L’émotion invite les mots lierres  a repoussé les mots laids pour que toutes les lettres puissent avoir un mot tôt ou tard.

 

Le V est déjà en vacance et refuse de venir!

Dans le lointain on entend les momies claquer des dents mais on les repousse dans les pages d’un autre livre. Celui-ci est d’une nature riante et se joue des mots sans maux. 

Leurs mots dits et écrit sont les plus beaux.

Tous les enfants du monde auront leurs mots à dire.

 

Un parfum de l’Eau de Là! ( Épilogue)

Voilà j’espère que vous ne serez pas déçu, c’est terminé…Une fois que vous m’aurez dit votre ressentiment sur le texte. Dîtes-moi si je peux me lancer auprès d’un éditeur, sachant que bien entendu je vais tout regarder à nouveau, les répétitions, la ponctuation, le style, etc ….

Merci déjà de m’avoir suivis au cours de ces semaines et à bientôt pour une nouvelle histoire, sachant que j’ai la tête vide..Rire, vous attendrez donc un peu…..

 

Enfin nous allions savoir ce  que contenait le testament de Bonne Maman, depuis que Papa était revenu d’un lieu qui à ce jour restait flou. Suite à un coup reçu sur la tête, il s’était retrouvé enfermé dans un hôpital où, souffrant d’amnésie, il avait eu du mal à remonter la pente. Et, c’est en lisant le journal que le nom du Laboratoire lui avait permis de retrouver cette mémoire qui lui  faisait défaut.

Il avait accusé son neveu d’être l’instigateur de son  départ de la vie de sa femme et de ses enfants. Ce dernier avait accepté les remontrances, et à ce jour, il n’était pas réapparu au laboratoire. Par contre, il fallait qu’à l’ouverture du testament il soit présent, sinon on repartait pour qu’il ne soit pas ouvert.

En ce samedi matin, la famille Delmas au grand complet est là. Fabien est venu, il a sa tête des mauvais jours, il faut dire que ses cousines se sont payé sa tête et là il est en colère, mais compte tenu de ce qu’il leur a fait, il s’est incliné.

Nous sommes tous réunis dans la grande Maison de Bonne Maman, cela nous rappelle les beaux jours, mais maintenant nous allons pouvoir en savourer toutes les retombées bénéfiques. C’est dans un joyeux brouhaha que nous prenons plaisir à nous retrouver, rien qu’en ouvrant les volets on sentait revivre le passé. L’enfant prodigue était de retour, peu savaient la raison d’une si grande absence, mais chacun respectait le silence de l’oncle François.

Une fois le clerc de notaire arrivé, nous allions pouvoir procéder à l’ouverture du testament de Bonne Maman qui nous avait réservé des surprises. Non seulement elle nous léguait la grande Maison et toutes les terres qui l’entouraient, mais chacun des petits enfants, sans oublier ses enfants, touchait une somme considérable, le fruit de toute une vie. A cela elle avait ajouté une lettre écrite de sa main à chacun des petits enfants, sur laquelle elle nous redisait les valeurs de la famille et elle nous demandait de toujours honorer la mémoire de ceux qui nous avaient précédés et de ne jamais oublier que le nom des Delmas ne devait jamais être entaché par de sombres règlements familiaux.

Papa, à ce moment-là, avait regardé leur cousin…qui avait baissé la tête, fort gêné.

Puis ils avaient tous été invités à se rappeler de l’endroit où ils aimaient retrouver leur Bonne Maman et dans ce lieu privilégié pour chacun d’entre eux, elle leur avait laissé, mais caché, un cadeau personnalisé. En ce qui concernait les enfants nés après son décès, comme Louis, il aurait un cadeau remis par le clerc.

Aussi, c’est une envolée de moineaux qui s’est précipitée dans le domaine familial. Chacun a eu le temps de chercher et de retrouver le cadeau que notre Grand-Mère lui destinait.

Si France, nos cousines et Victoria avaient des bijoux ainsi que Bertrand qui avait trouvé la chevalière en or de notre Bon Papa, notre cousin Fabien avait, quant à lui, les vieilles éprouvettes du Patriarche. Cela nous a semblé comme un clin d’œil et une ironie de l’au-delà que Bonne Maman lui adressait. Mais il est parti sans les emporter car son frère Bertrand et sa jeune sœur s’étaient payé sa tête, et c’est le bruit des éprouvettes qui tombaient sur le sol qui avait alerté les autres membres de la Famille.

La porte s’est refermée avec fracas et depuis nous n’avons plus jamais eu de nouvelles de notre grand cousin comme nous l’appelions autrefois.

 

 

FIN

Le dénouement – chapitre 13

Lorsqu’au matin France franchit la grande porte du laboratoire, elle a pris sa décision, elle démontrera à son cousin qu’elle est différente de lui. Elle lui donnera deux choix, soit il se retire, soit il crée deux laboratoires en un seul, lui gardant la partie recherche pharmaceutique comme il l’a fait jusqu’à présent, et elle, aura en charge la ligne parfum.

Elle monte les marches et savoure l’instant où elle va se retrouver face à son cousin. Mais pour l’instant, elle se regarde dans la grande glace qui est en-dessous du portrait du fondateur, leur arrière-grand-père. Un regard qui la satisfait. Elle a vêtu son tailleur « chance » comme le surnomme Denis, un ensemble crème avec son foulard vert assorti à ses yeux. Elle s’est maquillée discrètement, enfin elle peut être elle-même désormais. Sa vie va reprendre son cours.

Elle décide de prendre les escaliers qui l’emmènent au premier étage, puis à ce moment, ne voulant pas trop attendre, elle prend l’ascenseur et se rend rapidement au quatrième étage. Elle savoure ce moment qu’elle a tant attendu, il n’y a personne, même les femmes de ménage ont terminé leur travail, pourtant elle sent comme un parfum, un sillage d’un parfum connu…Bizarre, mais elle ne s’attarde pas sur cette odeur, elle continue sa lente progression. Tiens se dit-elle, la porte du bureau de son père, qui était celui de Fabien jusqu’à hier, est entrouverte, c’est étrange, il est possible que les femmes de ménage aient oublié de la fermer. Il y a une odeur de pipe, cette odeur qu’enfant elle aimait, lorsqu’elle se rendait chez Bonne Maman, cet odeur venue d’Orient, qui, ce matin se trouve mélangé à un parfum. Quand elle pense à sa Bonne Maman, elle se souvient que c’est le jour où son bonheur s’est évanoui le jour de ses dix ans

Les souvenirs se bousculent, elle se revoit enfant jouant dans le bureau de son père à la poupée, c’est si loin, il s’en est passé des choses depuis. Son père, les difficultés dans le travail, l’internat, le retour de sa maman dans sa vie, puis la disparition de son père, aujourd’hui il lui manque tellement, comme il serait heureux de la voir bardée de tous ses diplômes prendre possession du laboratoire ou, ensemble, ils feraient, tous les deux, leur premier pas. Mais il ne faut pas vivre que de rêves, la réalité est là. Différente, mais elle va aimer se donner corps et âmes à l’entreprise familiale. 

  Elle continue, le couloir se fait long, comme si elle voulait à la fois retardée ce moment ou elle prendra possession du bureau de son père, ou elle fera table rase du passé. Mais elle sait que tant qu’elle n’aura pas de nouvelles de son père, sa vie restera suspendue à un fil, qui pourra l’aider ? Denis, cet homme qui l’aime, et, qui déjà est auprès d’elle et qu’elle chérie tout autant.

 Maintenant elle accélère son pas, son cœur bat à tout rompre. Voilà, c’est l’instant qu’elle attendait. Elle entre, le fauteuil du « Boss » est tourné côté fenêtre,  dans la pénombre il lui semble voir une silhouette, Fabien serait donc déjà là, et l’attendrait. Mais il n’est pas chauve, qui a pu s’introduire dans le bureau, mais elle n’a pas le temps de se le demander, à ce moment-là le fauteuil du « Boss » bouge et se remet dans la position normale face au bureau et elle entend ceci :

–       Enfin te voilà ma chérie, j’ai vu que tu avais emporté le coffret, je t’ai attendue, cela fait si longtemps, comme tu as tardé !

Et devant France abasourdie, la silhouette, qui, dans la pénombre, elle n’avait pas vue, se lève et s’approche d’elle ; alors venant d’outre-tombe elle n’a qu’un cri :

–       Papa !