La révélation (chapitre 8 )

Après les événements de la nuit, Victoire avait traîné au lit, puis sous la douche et c’est d’un pas lourd qu’elle avait rejoint l’ensemble de l’internat qui déjeunait dans un joyeux brouhaha. Les langues allaient bon train, chacune semblait tout savoir sur la manière dont s’étaient déroulés les événements de cette nuit. Toutes y allaient de leur remarque. A part les instigatrices, peu savaient ce qui s’était  réellement passé.

Victoire en arrivant vit la porte fermée, mais elle pensait pouvoir se glisser anonymement dans la salle à manger et gagner une place libre. Hélas, rien ne se passa comme elle l’espérait. A son entrée, la salle a oscillé entre le fou rire et le silence. C’est le silence qui l’a emporté, un silence hostile, qui pouvait glacer le sang de Victoire, qui, à ce moment-là s’est sentie jugée par toutes les internes. Elle a gagné rapidement sa place et s’est assise sous le regard de centaine d’yeux méprisants. Elle qui pensait que peu seraient au courant, là, il lui fallait bien s’avouer que c’était peine perdue. Puis petit à petit alors qu’elle restait figée sur sa chaise, les conversations ont repris, mais malgré tout elle se sentait la cible de toutes les élèves de la sixième à la terminale. De plus elle ressentait en son for intérieur une grosse humiliation. Tout en déjeunant du bout des lèvres, elle savait que la directrice l’attendait, qu’allait-elle lui dire ? Qu’allait-il se passer ? Elle voyait bien que c’était elle qui allait faire les frais de cette aventure. Elle qui avait été enfermée, et non celles qui l’avaient enfermée. Elle ne pourrait être renvoyée, son père s’y opposerait, il avait tellement de travail, la preuve il l’avait déposée là en pleine nuit comme un paquet. Ce père dont elle avait rêvé alors qu’elle était enfant, et qui venait d’apparaître dans sa vie, ce père qu’elle avait idéalisé et qui brutalement lui était revenu…Bien sûr il ne savait rien, sa mère avait caché sa grossesse à tous. Mais il n’était pas l’homme dont elle avait enjolivé sa vie étant enfant. Son prince charmant, c’était un homme beau qui possédait les mêmes cheveux qu’elle, mais ses yeux étaient d’un vert comme la mer un jour d’été. Ce père qu’elle n’avait vu en tout et pour tout que quinze petits jours et qui, brutalement lui avait fait quitter les Etats Unis où, selon ses dires, rien ne le retenait, l’avait emmenée en France. A ce moment-là elle était encore accompagnée par sa tutrice, mais c’est lui seul, après l’avoir présentée à sa mère, qui avait décidé de l’emmener dans cet internat. Au grand dam de sa tutrice, seule sa mère avait compris. Quant à sa tutrice, elle s’était inclinée et avait compris la raison pour laquelle il la mettait dans cette pension, elle avait eu beau le supplier, il lui avait bien fait comprendre que c’était en attendant qu’il règle des affaires importantes, la meilleure solution. Elle sentait de la part de sa grand-mère une certaine animosité, Victoire en connaissait la raison, sa mère avait aimé ses deux fils, et le patriarche, son grand-père avait fait comprendre à ses fils que fréquenter cette femme c’était une mésalliance. Tour à tour il l’avait laissée sous la pression familiale. Seul son père avait affronté le patriarche, mais devant le courroux du vieil homme il avait cédé, tout en demandant à son frère de lui trouver une place dans leur société. Pour sa mère, cette place lui avait permis de garder la tête hors de l’eau surtout lorsqu’elle s’était aperçue qu’elle attendait un enfant de son amour d’adolescence. Et la suite, Victoire la connait, elle avait vécu dans l’ombre de ce père qu’elle ne connaîtrait jamais jusqu’au jour  où lors de l’ouverture d’un testament chez un notaire, Victoire avait appris les noms et prénoms de son père, et la possibilité à ce dernier de pouvoir la connaître et la reconnaître, chose plus importante aux yeux de sa mère. Sa maman était morte des suites d’un cancer.

Tout en allant à son rendez-vous chez la directrice, Victoire se souvient de son père lui expliquant qu’il lui demandait de faire connaissance avec sa petite sœur, et de lui dire qui elle était. Il savait qu’elle aurait un choc, mais elle avait toujours rêvé d’avoir un frère ou une sœur. Il lui avait demandé de lui dire tout son amour pour elle, et que bientôt ils vivraient tous ensemble. Victoire devait lui remettre une lettre en mains propres et non la mettre dans son casier comme elle l’avait fait. Elle avait aussi menti à ses camarades de chambre car elle n’avait pas voulu leur dire que cette mère qu’elle chérissait énormément était trop tôt partie, et, elle leur avait dit qu’elle était vivante.

Quant à France, elle lui ressemblait, sauf qu’elle possédait les fameux yeux verts de son papa. Toutes les deux étaient brunes avec de belles boucles, si France les avait gardées longues, ce n’était pas son cas, elle avait détesté ses cheveux, alors elle les faisait couper très courts,  maintenant elle en est certaine, elle l’allait les laisser pousser. Son père lui avait dit de l’informer dès qu’elle en aurait parlé à sa sœur, ce qu’hélas elle n’avait pas fait, elle ne lui avait jamais écrit.Tout en cheminant vers le bureau de la directrice, Victoire se souvient du moment où son père s’en est allé, il était venu avec elle pendant l’absence de France, pour justement  lui laisser sa chance de faire connaissance. Et elle avait tout raté. Il faut dire que son arrivée avait été assez chahutée par les filles de sa chambre, elles s’étaient un tantinet moquées d’elle, mais elle n’avait rien fait pour en rire avec elle. Et puis, quelle idée elle avait eue d’aller ouvrir, voire même forcer l’armoire de sa demi-sœur et craquer pour une maudite tablette de chocolat.

En attendant que la directrice l’appelle, elle descend dans la cour et se demande comment elle a pu devenir la pestiférée de cette école. Devant ses yeux il y a un paysage des plus beaux. Le Cervin tout auréolé de neige est si majestueux, que tout le monde succombe à ses charmes. Victoire admire sa dent rocheuse qui perce le ciel. Son papa lui a dit qu’il l’avait déjà gravi, elle rêve un jour de l’accompagner, ainsi elle le connaitrait davantage. Mais pour l’instant elle est appelée par la directrice, elle quitte la cour à contre cœur et va vers son inévitable punition.

Rien ne s’est passé comme elle s’y attendait, elle se sent en un sens fort soulagée ; mais comment faire maintenant, il lui faut aller vers France, la directrice lui a appris qu’elle avait reçu un courrier de Monsieur Delmas, s’étonnant du silence de ses filles l’une ne lui écrivant pas du tout et l’autre ne lui disant pas comment elle avait appris la nouvelle. Maintenant la directrice était dans la confidence, elle avait même proposé à Victoire une solution et lui avait demandé d’y réfléchir, la balle était dans son camps, c’était désormais à elle de faire le premier pas. Mais il fallait se dépêcher car France allait aussi l’apprendre de leur père. La lettre était arrivée, la directrice lui avait donné à peine une heure. Il lui fallait prendre le taureau par les cornes et ne pas tergiverser. Toutefois la directrice lui avait dit qu’elle avait eu une attitude déplorable et que ce serait long pour reconquérir l’amitié de l’ensemble de sa chambre dans un premier temps. Elle pensait que dès que France serait au courant, elle devrait lui pardonner, même si elle était allée un peu loin. Pour leur papa il serait préférable qu’elles tissent toutes les deux de nouveaux liens. Elle ne la punissait pas car elle trouvait que ce que ses camarades lui avaient fait, même si on ne fait jamais justice soi-même, était une punition qui lui permettrait de s’en souvenir toute sa vie.

Victoire est à nouveau dans la cour face au Cervin, cette montagne  qu’elle aime car elle la rapproche un peu de son père, qui la connait. Elle sanglote car le moment que son papa a voulu est enfin arrivé, il lui faut parler à France. Et là elle se sent toute petite, ce n’est plus la méchante, c’est une grande sœur qui a fait beaucoup de peine à sa petite sœur, même si cette dernière n’a pas la même mère qu’elle. Victoire n’a pas vu que dans la cour, plus loin, il y avait aussi Léa, qui s’est bien rendu compte que Victoire pleure. Elle ne sait si c’est la punition de la directrice ou alors si elle pleure de ce que ses compagnes de chambre lui ont fait subir, à moins qu’elle regrette, Léa ne sait qu’en penser ? Personne ne l’avait frappée, juste jetée dans une pièce noire et enfermée, du reste, elle pense que c’est surement Laure qui lui avait ouvert la porte ce qui jetait sur Victoire une suspicion comme si elle s’était punie elle-même. Tout à coup elle aperçoit France qui traverse la cour en courant, elle a dans la main une lettre. Mais sur son visage se lit un grand désarroi. De qui peut-être ce courrier ? Dès que France est auprès d’elle, elle lui tend son courrier et lui dit :

–       Tiens lis

Puis, sans un mot elle s’assoit et attend que Léa finisse sa lecture. Léa comprend assez rapidement ce que le père de France lui annonce bien que ce soit à mots couverts, mais elle préfère se taire et attend que France lui dise ce qu’elle en pense.

–       Tu sais Léa, il y a tellement de coïncidences et je me demande si…

Mais elle n’a pas le temps de terminer sa phrase, Victoire les a rejointes et Léa en les voyant larmoyantes, leur trouve une ressemblance. Elle avait bien compris, mais alors pourquoi Victoire s’est comporté de cette manière ?

–       France je te demande pardon de t’avoir fait souffrir et d’avoir eu ce comportement indigne de moi, Madame la directrice nous attend toutes les deux, veux-tu m’accompagner ?

 

–       Oui, mais tu n’as rien à me dire ?

–       Tu as raison, autant en finir tout de suite, France tu es ma petite sœur et je le sais depuis le jour où a été ouvert le testament de ma maman. Pardonne-moi, j’étais tellement jalouse de toi, tu avais eu notre père pendant 10 ans et moi je ne l’ai vu que quinze jours.

Léa, doucement s’éclipse, elles ont tant de choses à se dire, elle ne veut pas être entre-elles.

Elles s’éloignent, côte à côte mais pas encore mains dans la main, mais en fin limier Léa sait que ce n’est qu’une question de temps.

Vengeance ( chapitre 7)

Pendant les quinze jours qui les séparaient de ce mercredi ou Laure partait, les filles des deux chambres de l’aile gauche avaient mis en place leur vengeance, elles avaient repéré depuis qu’elles étaient à l’internat une petite pièce elle n’avait  pas de fenêtres, elle servait de buanderie et était éclairée par une lumière blafarde et si on s’amusait à faire bouger la lampe qui était fort basse on pouvait voir se dessiner sur le mur des ombres. Personne n’y allait la nuit car toutes connaissaient des histoires à faire peur et à cet âge on aime bien se faire peur. Mais pour peaufiner leur vengeance, elles avaient demandé, le weekend précédent où toutes étaient restés pour dire  au revoir à Laure que le soir elles puissent se raconter l’histoire de la dame ou de la fille du Seigneur, selon celui qui la racontait qui hantait parfois la nuit le bâtiment. Autrefois c’était un château qui avait appartenu à un Ecossais, et qui dit Ecossais dit monstre du Loch Ness ou d’ailleurs. Les fillettes avaient  suggéré que ce soit l’économe qui déjà âgée connaissait plusieurs légendes et elle avait une manière de les raconter à faire peur à plus d’une fillette. Elles avaient bien observés Victoire, elle était comme beaucoup d’entre elles vite effrayée, elle le faisait moins voir que Laure, mais elle aussi lors de la veillée, elle avait paniqué, et Léa qui était chargé de la surveiller s’en était rapidement rendu compte. Pour parfaire leur vengeance elles s’étaient toutes rendues dans la buanderie et ici sans fenêtres, personne ne pouvait se sauver et l’illusion serait parfaite lorsque la dame apparaîtrait. Ce qui du reste c’était passé comme France et Léa l’avait imaginé, elles avaient mis l’économe dans la confidence, tout au moins pour la première partie, car la seconde se jouerait mercredi à la tombée de la nuit, le moment le meilleur pour faire peur. L’économe avait accepté qu’Erika joue le rôle de la femme qui hantait le château, avec un drap sur le corps et au moment fatidique, elle devait se lever, elle était caché dans le placard où se trouvait les draps bien empilés, dessous il y avait une grande place que les fillettes avaient vidés dans l’après-midi. Si Erika avait su ce qui se tramait il est certain qu’elle ne se serait pas prêté à ce jeu, mais pour cet épisode il y en avait peu qui était au courant. Le cri qu’a poussé Victoire a dû s’entendre à des milliers de kilomètres tant elle a eu peur, et dans la semaine qui a précédé leur vengeance, elle circulait dans les couloirs qu’‘accompagnés de Laure qui se prêtait bien au jeu. Bien entendu que le jour ou l’économe avait raconté l’histoire, d’autres aussi avaient eu peur mais Victoire les avait battus par son cri guttural et horrible, et que si il n’y avait pas cette vengeance de prête aurait pu servir à Léa et France pour se moquer d’elle. Mais elles avaient toutes les deux préférées la manière forte tant cette fille avait été désobligeante envers France mais aussi envers une partie de l’internat.

Quand la porte avait été refermée à clefs, Laure s’était affolée, jamais elle ne pourrait faire ce qu’elles avaient décidés, mais Léa en bonne détective avait réussis à subtiliser le double de la clef, elle avait déjà essayé et elle ouvrait bien la porte.

Le mercredi jour du départ de Laure, la matinée c’était passé à regarder des photos avec l’accord de leurs prof d’Histoire, puis l’après-midi chacune avait vaqué à ses occupations habituelles sauf Victoire qui comme à son habitude avait une colle, Laure lui avait promis qu’elle viendrait l’attendre vers les 17 h et qu’elles iraient ensemble prendre leur goûter, les parents de Laure ne devaient venir qu’après le repas du soir, elles avaient largement le temps de rejoindre les autres à la patinoire et après le repas du soir au moment où tout le monde irait vers sa chambre, il faudrait passer  à l’acte,  et Laure pourrait savourer comme elles la vengeance, de plus comme cette dernière partait, ses parents devaient s’entretenir avec l’économe et la directrice pour récupérer son argent, ses bijoux et son carnet scolaire. Erika quant à elle devait assister à une soirée cinéma en ville avec les élèves de terminale, elle ne regagnerait la chambre qu’assez tard, c’était vraiment le seul jour où elles pouvaient exécuter leur plan. Toutes les filles étaient déjà arrivés, Léa avait ouvert la porte et attendait cachée dans le placard à balai l’arrivée de Victoire et Laure, elle tenait dans sa main un foulard, tout comme France qui avait mis le sien autour de son cou pour éviter que si Victoire sentait  que quelques choses se passaient qu’elle soit sur ses gardes. Laure devait simuler une douleur au moment où elle passait devant le placard à balai et elle devait se pencher pour laisser croire à sa compagne qu’elle souffrait horriblement. Comme Victoire était heureuse que Laure la fille d’un richissime patron du Cac 40 s’intéresse à sa petite personne, fit exactement ce que ses compagnes de chambre attendaient d’elle, elle se pencha sur Laure en lui demandant ce qu’elle pouvait faire pour elle. A ce moment précis elle a sentis une vive poussée et elle serait tombée si Laure ne l’avait pas retenue, puis deux mains la saisissaient, deux autres lui mettaient un bâillon sur la bouche et Léa lui bandait les yeux. Elle fut tellement surprise qu’elle ne s’était point débattue, aussi une dizaine de mains l’ont poussé vers la buanderie et elle a eu le temps d’entendre tourner la clef dans la serrure, elle avait atterris sur le plancher, et puis,  une cavalcade de pas des rires étouffés et plus rien.

Elle ignorait ou elle se trouvait et qui lui avait fait ça, elle pensait un peu à France, voir à Léa mais elle ne les avait pas vu ; tout c’était passé dans son dos. Dans un premier temps elle réussissait à ôter le bandeau, mais cela ne l’avançait à rien, c’était noir, ôter aussi le bâillon sur sa bouche, mais avant d’appeler au secours, il fallait qu’elle sache où elle était, quand soudain, une peur irraisonnée l’a prise à la gorge, elle savait, son cri est resté dans le fond de sa gorge, elle avait beau appelé à l’aide rien ne sortait. Elle pleurait, et criait mais personne ne semblait l’entendre, par contre, elle entendait des chants, des rires, c’était Laure qui partait, mais elle, qui pensait qu’elle s’en était fait son amie l’avait trahis…

Il a bien dû s’écouler au moins dix bonne minutes avant que Victoire  réussis tant bien que mal à appeler, mais qui pouvait l’entendre, à part celles qui savaient, mais vu le silence soit elles avaient accompagnés Laura, soit elles s’étaient enfin coucher. La montre de Victoria s’allumait, elle vérifia l’heure qu’il était et reprenant son souffle elle se mit hurler : « Au secours », une fois puis deux, puis plusieurs, mais personne ne venait. Ces garces, se dit-elle avaient bien réussis leurs coups mais elle verrait, mais tout en se disant cela, Victoire compris qu’elle ne pourrait plus se venger car les fillettes s’étaient toutes unies contre elle, le mieux se serait que l’on vienne la chercher et elle les oublierait toutes, mais elle savait aussi qu’elle n’était pas maître de son destin.

Pendant ce temps les fillettes bavardaient et s’étonnaient que Victoire n’essaye pas de crier davantage, était-elle tétanisée et elle pleurait peut-être couchée à même le sol, ou alors comme France le pensait elle préparait déjà son retour pour la faire souffrir davantage, mais rien n’était moins sur car au départ toutes l’avaient entendu sangloter. Laure en partant sans rien dire à ses camarades avait glissé la clef dans la serrure et pendant que Victoire hurlait l’avait tourné et elle était partie en emmenant la clef. Comme les fillettes ont envie de savoir comment tout cela va se terminer elles essayaient de lutter contre le sommeil. Mais certaines dormiront lors du dénouement final qu’à cela ne tienne le lendemain la cloche de l’internat allait fonctionner à merveille et des élèves aux professeurs tous le sauraient.

 Mais voilà Erika qui rentre de sa séance cinéma, elle vérifie si les demoiselles dorment ce qui semble être le cas, quand soudain elle s’aperçoit que Victoire n’a pas défait son lit et que sa chemise de nuit est encore étalée sur son lit. Déjà que la directrice n’aime pas qu’elles se rendent au cinéma la nuit, si la gamine a fugué s’en sera terminé de leurs joyeuses escapades. Il faut réveiller les autres, et leur demander ce qu’elles savent, Erika sait bien qu’entre elles il y a une guerre sourde. Mais elles sauront se conduire en jeune filles responsables, c’est un cas de force majeur, à moins pense-t-elle  qu’en son absence il se soit passé quelques choses. Elle allume le plafonnier et chose curieuse à ce moment-là elle entend Victoire appelée au secours, mais dans la chambre il y a des cris de colère car Erika les a réveillés. Cette dernière se retrouve dans le couloir ou elle croise l’économe et la directrice. Elles trois ouvrent la porte de la chambre d’à coté, mais ici c’est le calme le plus complet sauf les respirations des 5 fillettes se font entendre. La directrice referme la porte, et continue son inspection, elle ouvre le placard à balai, mais elle n’y est pas, puis ouvre la porte de la buanderie, allume et trouve Victoire assise à même le sol barbouillé de larmes.

Elle invective en lui disant :

–       Que faîtes-vous là dans le noir, vous jouez à quoi ?

–       On m’a enfermé et j’avais beau appeler au secours personne ne venait !

–       Non, mais vous vous moquez de moi, vous n’étiez pas enfermé, allez dépêchez-vous d’aller vous couchez, demain je vous attends dans mon bureau dès le petit déjeuner avalé.

Victoire se relève rapidement suis Erika et rentre dans la chambre ou 3 fillettes sont assises sur le lit et la regardent passé en se payant ouvertement sa tête. Elle se garde bien de dire quelques choses car la directrice est encore dans le couloir et la moindre phrase après 22 h est passible de punition. Lorsqu’Erika éteint elle n’est pas encore déshabillé mais elle ne profère aucune parole, elle fait comme tout le monde elle se couche et essaye de dormir.

La nuit s’est bien passée sauf pour Victoire qui a vu des ombres et qui dans sa tête a mélangé son aventure avec celle de la dame du château qui s’était jeté du haut de la fenêtre de la tour selon la légende.

 

A SUIVRE

L’éclipse en Islande: J’ y étais : la preuve en photo….

 

En avançant vers ce point des cieux

la lune devient courbe et se fond dans la rondeur du soleil

De Phébus à Icare tous ont  levés les yeux

Le jour s’est fait obscur et l’astre solaire s’éteint.

 

Les ombres au sol s’allongent

En Islande la lune va éclipser le soleil

En grignotant petit à petit  l’astre solaire

Nous découvrirons  en ce jour les étoiles et les planètes.

 

 

La neige de blanche devient grise

le ciel prend des teintes incroyables 

Entre rose jaune vert , la température baisse

 

 

 

 

Le soleil à nouveau réchauffe le sol Islandais

il brille au firmament tel le roi de  ces lieux

et moi de mon fauteuil je rêve et vous offre ces mots

enveloppé de la douce chaleur du feu de mon âtre.

 

 

(Photographié de mon i.phone non pas en Islande mais devant ma télévision  cette nuit)

Classé X

J’imagine déjà votre regard, mais qu’est-ce qu’elle va nous concocter? Quand même elle exagère quand on dit classé X c’est déjà olé olé…Rire, mais voyons attendez la suite….

 

Pour le jeu de Domi et sa communauté l’annuaire pour les Nuls voici ma participation Classé X

 

 

 

Non ce n’était pas Mimosa la fille de Popeye et Olive  qui était née sous X mais  elle n’aimait pas non plus tout ce qui était classé X. Eux ce qui les intéressait c’était leur Xérès vieux de 1 an Mais il fallait bien le dire  la bouteille était vide, car les lecteurs qui sont venu lire le W en ont bu une rasade à chaque ouverture de page…..

Allez! Venez nous allons rejoindre mes héros bien malgré eux…

Mais est-ce bien normal de vouloir à tout prix faire du X car il  y a suspendu au-dessus de sa tête beaucoup d’immoralité…

 

Mais nos amis ont décidé de partir se promener dans les Alpes de Provence, mais il aurait pu aller en Corse, voir aussi dans les Pyrénées, cette fleur qui pousse à haute altitude peut être rude ou scabra…Et voilà que ce X redevient scabreux..Mais non ne mélangeons pas tous les mots, voyons cette fleur

Celle-ci est la Xatardia scabra

Mais Mimosa qui est la plus érudite de la famille la connait sous le nom de persil de l’Isard. Elle n’est pas si scabra que ça, vous voyez comme elle est belle….

 

Popeye lui ne comprend rien, quand il s’est penché après avoir monté cet éboulis, il a sentis comme une odeur de carotte, bizarre s’est-il dit…

Après avoir tiré leur repas du sac à dos ils ont du redescendre  tout ce qu’ils avaient montés le matin Olive traînait les pattes. Elle était ko, elle préférait la mer et se bronzer sur une plage plutôt que de monter pour redescendre. Mais ni Mimosa, ni Popeye l’écoutaient, tous deux photographiaient .

En arrivant au bas de la montagne Olive pensait que sa nouvelle voiture électrique sa Xinyang Electric allait les emmener à la maison, mais notre pauvre amie avait oublié les recommandations du constructeur, il fallait la recharger, sinon  la batterie serait HS, Popeye et Mimosa ont décidé d’attendre assis dans la voiture le retour d’Olive avec le dépanneur.

Enfin les voici, il est grand et fort, bronzé mais comme Mimosa est Xénophile tout va aller trop vite et la scène qui suivra sera irrémédiablement classé X!

Mais  ce n’est pas le moment de la bagatelle, la voiture est chargé dans le camion du beau ténébreux et Mimosa monte à ses côtés, Popeye quand à lui trouve qu’il se traîne comme une limace, ce soir il a un concert de Xylophone aussi il a intérêt à accélérer sinon il va voir de quel bois il se chauffe.

Enfin les voici arrivés, Mimosa et  Xavier le  dépanneur ont échangés leurs courriels et ce soir nous avons vu sur la toile fleurir des XOXO

Le X représente les quatre bras d’une étreinte 

et le O  représente les lèvres d’un baiser.

 

Plus vous écrivez gros plus c’est classé X

 

 

 

 

Pour ceux qui ne savent pas un Xénophile c’est le contraire d’un Xénophobe.

 

 

 

Faits troublants (chapitre 6 ) Fin

Si cela s’ était arrêté là, cela n’aurait pas été si grave, car l’amour propre de France n’était pas à une remontrance, voire à une réflexion près, mais hélas quelques jours après le cours de volley, alors que France s’était retrouvée seule dans la chambre le matin pour faire son lit, Victoire s’était attardée elle aussi, sûrement pour en découdre avec son ennemie comme elle s’amusait à le dire.

France s’était rendue compte qu’elle traînait dans la douche, l’eau ne coulait pas, donc elle attendait, mais qu’allait-il se passer ? France pensait qu’elle devait rester sur le qui-vive car à chaque fois elle en avait fait les frais, et il n’était pas question qu’elle devienne son souffre-douleur. Certes elle était gentille mais pas au point de se laisser frapper sans répliquer ou tout au moins le signaler tout d’abord à Erika, puis si elle continuait à la directrice. Mais elle n’en n’était pas encore là, elle se faisait juste la réflexion, lorsque Victoire surgit devant elle. Son sourire était sardonique, on aurait dit un félin prêt à bondir sur sa proie. France marqua un temps de recul, puis se ressaisissant elle fit celle qui n’avait pas peur. Mais l’autre à l’affut de tout, s’est bien vite rendue compte que France était au bord de la panique, aussi en profita-t-elle pour s’approcher d’elle. Au moment où elle allait l’apostropher, Erika était rentrée dans la chambre, fort étonnée de les voir toutes les deux face à face.

–       Que faites- vous là ? Vous n’avez pas entendu la cloche, c’est l’heure du petit déjeuner, ne vous faites pas trop attendre, vous savez que la directrice n’aime pas les manquements à la bonne marche de son établissement.

Avant que France ne lui réponde, Victoire avait pris les devants en murmurant

–       Je dois faire une commission à France.

Etonnée, France dès qu’Erika eut franchi la porte interrogea Victoire.

–       Qu’as-tu à me dire ?

–       Je connais le prénom de ton père

Pour France, à ce moment de sa vie où son père lui manquait terriblement, en entendre parler c’était comme si on lui annonçait la plus mauvaise des nouvelles. Aussi d’un haussement d’épaules, elle sortit de la chambre pour ne pas en entendre davantage, et dévala rapidement les escaliers, tout en se disant :

« Cette fille se paye ma tête, elle ne peut pas connaître son prénom, ici je n’ai aucun papier, et tout ce qui me concerne est dans un des tiroirs du bureau de la directrice, comme pour l’ensemble des élèves. Donc elle va me balancer n’importe quels prénoms pour voir si elle fait mouche. Décidément rien ne l’arrête tout est prétexte à se faire remarquer, si elle essaye de gagner ma confiance ce n’est pas ainsi qu’elle doit faire. »

Dès que France franchit la porte de la salle à manger où l’on entend un joyeux brouhaha, elle voit Léa qui lui fait signe, elle se dépêche de la rejoindre sans faire le moindre bruit pour éviter la réprimande car tout le monde est en train de déjeuner.

Victoire les rejoint toutes les deux car, à l’évidence pour elle rien n’est terminé, elle se doit d’asséner à France le prénom de son père. Du reste elle ne doit pas traîner si elle veut que France lui accorde un peu d’attention.

–       Ton père se prénomme François.

Pour France c’est comme si dans ce joli matin il y avait eu un grand coup de tonnerre et que la pièce où elle se trouvait avait été envahie de noirceur. Plus aucun son ne sort de sa bouche, et elle ne peut même pas lui demander comment elle le sait. L’autre ne demande pas son reste, elle s’en va à une autre table pour éviter d’être bombardée de questions et remet à plus tard les explications qui lui seront demandées.

Léa qui savait comment le père de France se prénommait est elle aussi abasourdie, elle pense que Victoire est allée comme à son habitude fouiner dans les papiers de la directrice, mais à l’évidence cela est impossible car le bureau est en l’absence de la directrice tout le temps fermé à clefs. Donc elle a su, mais de quelle manière et par quelle indiscrétion et surtout que peut-elle en faire et en quoi cela la regarde ? Ni France, ni Léa ne comprennent. France se sent dépassée et de nombreuses questions lui viennent aux lèvres. Qui est cette Victoire qui est née un an avant elle et le même jour ? Elle a beau chercher elle ne la connait pas, elle sait son nom car les professeurs les appellent par leur nom de famille. Victoire Gerry, cela ne fait même pas français. Elle sait aussi que cette fille ne vit qu’avec sa mère, mais c’est tout ce que la demoiselle a dit. Quant à son père, elle est restée fort évasive à son sujet, et du reste cela n’intéressait nullement France et les copines de leur chambre, Victoire n’en n’a pas plus dit ce jour-là.

France dans les jours qui suivirent en avait reparlé avec sa meilleure amie, elles avaient toutes les deux l’impression que perpétuellement Victoire jouait un rôle. Pour quelle raison ? A quoi cela lui servait-elle ? Léa avait même émis qu’elle pensait qu’elle était téléguidée par un adulte, mais qui ? Avec l’accord de France, elle s’était rapprochée d’elle et faisait celle qui allait devenir son amie, mais Victoire n’était pas dupe et elle ne se livrait qu’au compte-goutte, de plus elle jouait un jeu dangereux, jusqu’à ce que Léa, fine mouche, y mit rapidement le holà. Elle avait essayé de la faire brouiller avec France. En conclusion les deux amies la trouvaient non seulement machiavélique, mais fourbe, méchante, cherchant toujours à faire punir qui que ce soit. Cette fille est aigrie en avait conclu Léa. Son éducation était à revoir, elle parlait vulgairement, même si parfois elle employait des mots qui avaient une résonnance étrange. Elle passait les trois-quarts de son temps les mercredis après-midi en punition, elle avait autant de colles que France et Léa à elles deux avaient de bonnes notes. Elle avait même réussi, pas plus tard que le matin de la découverte du prénom du père de France, à  faire infliger à l’ensemble de la classe une punition collective. Elle avait lancé sur la tête du professeur d’anglais, où elle excellait, une pomme prise dans la corbeille du petit déjeuner. Cette dernière un peu flétrie s’était écrasée sur la veste de Madame Smith, une écossaise fort sympathique. Quand elle avait reçu la pomme, elle s’était retournée, en demandant à la fautive de se dénoncer, personne n’aurait accusé Victoire, mais cette dernière ne l’avait pas mieux fait. D’où la punition collective à faire signer par les parents et la directrice. Ceux qui ne rentraient pas chez eux ne la faisaient signer que par la directrice. Avec les parents il est toujours possible de s’expliquer mais avec la directrice, ce n’était même pas la peine d’émettre une opinion. Sinon la sentence serait doublée. Les méchancetés s’accumulant, bientôt elle allait avoir la classe entière qui lui en voudrait. Soit elle le voulait, soit elle ne s’en rendait pas compte, mais elle n’était pas si naïve que ça, elle le faisait donc dans un but. Mais à ce jour le reste de la classe ne l’avait pas découvert.

Quelques jours plus tard, Léa au moment de se lever c’était sentie fort mal, et Erika avant d’appeler l’infirmière lui avait conseillé de garder le lit. Quant aux autres elles avaient fui la malade, seule France était restée un instant avec son amie.

–       Je reviendrai plus tard, en attendant lui dit-elle ne te découvre pas.

Devant tant de sollicitude, Léa avait fondu en larmes et France n’écoutant que son bon cœur l’avait prise dans ses bras et mis un gros bisou sur sa joue, en lui disant 

–       Tout à l’heure je m’occuperai de toi comme si c’était ton papa.

A travers ses larmes, Léa lui avait souri, mais elle avait assez de fièvre pour se rendormir rapidement. C’est dans la matinée que les premiers frissons ont envahi le corps de France et rapidement un violent mal de tête s’est emparé d’elle. La prof de français lui a posé quelques questions en voyant son manque d’assiduité en cours, et lui a dit de rejoindre l’infirmerie. Victoire a proposé de l’accompagner ce qui du reste était la consigne lorsque l’une d’entre elles se rendait à l’infirmerie. France descendait péniblement les marches tant sa vue se brouillait, soudain alors qu’elle précédait Victoire, elle reçut une grande claque dans le dos qui lui fit perdre l’équilibre et la projeta contre le mur et comme elle descendait elle ne put se retenir et bascula quelques marches plus bas. Victoire la rejoignit rapidement, nullement affolée, au contraire elle la regardait avec un sourire cruel aux lèvres et elle lui asséna quelques méchancetés du style :

 –   Pauvre idiote tu n’es même pas capable de tenir sur tes jambes, alors tu devrais appeler papa François et il viendrait tel un chevalier sauver son bébé. Mais hélas ton cher papa ne peut rien faire, de toute façon tu n’es qu’une sainte nitouche, tu vas encore pleurer pour rien comme à ton habitude et te faire chouchouter. Mais, elle lui ajouta,

–  Ta  Léa est malade elle ne viendra pas à ta rescousse, tu es donc à ma merci et il va falloir m’obéir. Dépêche-toi de te lever, et tu n’as pas besoin d’aller à l’infirmerie tu n’es pas malade, ce ne sont que des simagrées pour que l’on t’envoie rejoindre ta copine.

En lui disant cela elle lui mettait des coups dans le dos. France est à la fois choquée par les propos de Victoire et à la fois elle souffre car elle est malencontreusement tombée sur sa main et elle sent une vive douleur, du reste en haut du poignet c’est déjà bleu et brillant. Si cette folle ne l’aidait pas, jamais France n’allait pouvoir se relever. Malgré les multiples douleurs qui enserrent à la fois  ses tempes et son poignet, elle peut jeter un œil sur sa montre, elle sait qu’il faut qu’elle tienne au moins une ou deux minutes car l’intercours va bientôt sonner et là, il va y avoir une ruée de jeunes filles qui vont descendre quatre à quatre les marches, au moins pour un temps elle sera sauvée. Pendant que France réfléchissait quelle ne fut pas sa stupeur de voir Victoire tourner les talons et la laisser à son triste sort. France se mit à se traîner vers la rampe, elle se hissa tant bien que mal et put petit à petit reprendre sa descente  et rejoindre l’infirmière qui, prévenue par sa professeur trouvait étrange qu’elle ne soit pas encore là.  Etonnée de la voir dans ce piteux état, France ne put que lui dire que son mal de crâne ayant empiré alors qu’elle amorçait la descente, sa vue s’était brouillée et elle avait raté une marche, elle  était tombée sur sa main, et elle sentait une sourde douleur lui envahir tout le bras. L’infirmière s’étonnait de l’absence de l’élève qui devait l’accompagner, mais France fit celle qui n’avait pas compris et ne dit mot sur ce qui s’était réellement passé. Elle avait une forte fièvre et en plus elle s’était cassé le poignet. Elle qui pratiquait le cheval et le ski ne s’était jamais rien cassé, alors là, elle se sentait diminuée. Pourtant, elle n’y était pour rien, mais elle ne pouvait le dire, enfin c’était ce qu’elle pensait. Dès que Léa fut mise au courant, elle lui dit qu’elle avait eu tort. De toute façon, Victoria ne sortit pas victorieuse de cet incident, elle fut punie pour avoir omis de signaler l’accident de France et pour s’être enfuie en la laissant seule au sol. France, assez mal en point, ce mercredi avait préféré garder le lit avec un bon livre plutôt que de se rendre en salle de cours où elle aurait retrouvé Victoire punie qui faisait son pensum. Quant aux autres sixièmes, elles s’étaient rendues à la patinoire, ce dont avait rêvé France et Léa, mais ce serait partie remise, il y aurait bien d’autres sorties tout aussi intéressantes.

C’est à la suite de l’accident de France que l’ensemble des copines qui se trouvaient sous la direction d’Erika avaient décidé de punir une fois pour toute cette vermine. Mais elles ont dû attendre une quinzaine de jours pour mettre leurs plans à exécution.

En effet ce mercredi, Laure une de leurs amies s’en allait. L’occasion était trop belle, c’était le meilleur moment pour agir. De cette manière, si cela se retournait contre-elle, Laure porterait la faute, elle était d’accord, mais elle ne serait pas punie puisqu’elle quittait le soir même l’internat et qu’elle n’y reviendrait plus jamais.